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 Un moment d’inattention [Slown]

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 Sujet: Un moment d’inattention [Slown]   Mar 13 Mar 2018 - 0:26




Saleté de tempête. Saleté de froid. Au moins, pour une fois, je n'étais pas en train de veiller un patient sous une tente. Faute de moyens, nous avions dû effectuer quelques modifications au niveau de notre fonctionnement quotidien. Curieusement, beaucoup moins de personnes se présentaient à l'infirmerie depuis que le froid c'était abattu. C'était comme si la conscience collective s'était éveillée, que les gens savaient qu'il fallait laisser la place aux cas les plus graves. Certes, le confinement était de mise, mais j'avais eu l'occasion d'examiner des hommes et des femmes aux affections parfois inquiétantes, refusant toutefois de rester au sein de l'infirmerie. Nous les voyions en consultation puis ils repartaient ensuite, jurant de revenir si une quelconque modification négative de leur état de santé venait à poindre. Il n'existait que deux chambres en dur dans l'infirmerie. Je me trouvais dans l'une des deux, aux côtés d'un type qui s'en était visiblement pris aux mauvaises personnes. Ce n'était pas tant que j'avais un cœur de pierre, simplement une éducation qui m'avait rendu particulièrement insensible à la cause humaine. Le métier que j'occupais ne me correspondait absolument pas, toutefois je savais faire bonne figure. J'ignorais si quelqu'un connaissait mon véritable état d'esprit ici en dehors de Kaliska. Du moins, je n'avais encore rien fait de suffisamment préjudiciable pour me retrouver expulsée hors du bastion. Et plus que jamais, il fallait que je fasse bonne figure en ces temps durs.

Les pieds posés sur le ventre de mon patient allongé, je feuilletais un magazine jauni en équilibre sur ma chaise. Le pauvre bougre avait bien des difficultés à respirer. Je savais, au fond, qu'il ne passerait pas la nuit. Ni même l'heure. Alors un peu plus ou un peu moins... Personne ne pouvait me voir sans ouvrir la porte et j'étais assez confiance en mes capacités de "jérienfé". Un éclaireur l'avait ramené de l'extérieur malgré les nombreuses interdictions qui pesaient sur le camp. Il faisait parti des nôtres d'après certains dires. A première vue, une partie de son anatomie était désormais dans le ventre de bestioles sauvages enragées. Si ça n'avait tenu qu'à moi, nous n'aurions pas eu besoin de monopoliser un lit pour un cas désespéré pareil. A moins qu'il ne soit tombé sur des personnes du même acabit que mon ancienne tribu. L'air vague, je regardais le visage compressé par quelques linges ensanglantés en soupirant. Au moins, il ne souffrait pas, plongé dans un apparent profond coma. L'inconnu était ma porte de sortie pour faire la sieste, à l'abri et loin du brouhaha de la foule affolée. Mon estomac criait famine, il fallait se restreindre. Non seulement je pouvais bayer aux corneilles tranquillement, mais en plus avec un peu de chance je pourrais avaler la part de ration du presque cadavre. Le bon plan tout en se faisant passer pour un ange.

La porte s'ouvrit à la volée. A moitié dans les vapes, je regardais Slown dans le plus grand des calmes. J'étais partie très loin dans mes pensées, si bien que mes réflexes avaient disparu. Puis mon cerveau se remit en route. "Slown !", lançai-je dans un ton enjoué tout en retirant souplement mes pieds du ventre du mec. Si je pouvais avoir l'air complètement stone et détendue en apparence, mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. C'était la cata. Je m'étais toujours bien occupée des patients jusqu'à cet instant. Ce moment d'oubli, de retour aux sources, de fatigue et de lassitude intense. "T'imagine même pas ce que je viens de découvrir !" Je parlais vite, tentant d'accaparer son attention en cherchant un échappatoire. Comme si elle allait oublier ce qu'elle venait de voir. "Regarde !" J'ouvris mon magasine racorni à n'importe quelle page pour tomber sur quelque chose que je ne connaissais pas. Je montrai l'image à Slown. "Tu crois que ça servait à quoi ces... Volcekevajène... Dase oto ?" Pirouette, bonjour. J'étais cuite.
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 Sujet: Re: Un moment d’inattention [Slown]   Ven 16 Mar 2018 - 16:44

Un moment d’inattention
21 Janvier 2481
Une bien belle journée, malgré un temps glacial à geler la moelle épinière d’un buffle, Slown était sortie pour prêter main-forte à Hécate. L’infirmerie était calme à sa plus grande surprise et la jeune doctoresse avait besoin de se changer un peu les idées. Une bonne amie, un solide râteau et c’était parti pour labourer quelques sillons qui parsemaient les hectares dévastés. Il fallait s’occuper l’esprit, s’occuper les mains, rester là, sans rien faire n’était pas envisageable. Pas la tête pour continuer ses recherches, pas les idées à rester cloîtrer dans le dispensaire. Il fallait se changer les idées et le champ était efficace pour se défouler. Ratisser, déblayer, au moins cela ne demandait pas vraiment de connecter ses quelques neurones. Attention ! Pas que ce soit un travail ingrat, bien au contraire, elle admirait la belle blonde pour ses compétences et sa façon de gérer le potager, mais à ce moment-là, la brune voulait juste se vider de toutes pensées.

Les quelques semaines qui avaient précédé cette journée, avaient été assez éprouvantes. Depuis son arrivée à Steros, depuis peu d’ailleurs, Slown n’aurait pas pensé le moins du monde être mis à aussi rude épreuve. Pensant que le camp n’avait pas du tout prévu ce genre d'événement, une part d’elle était heureuse de pouvoir aider d’une telle manière, d’une manière efficace. Cela lui permettait également de faire ses preuves aux yeux des supérieurs, de prouver qu’elle était une personne de confiance, une valeur sûre. Ce fut vite assez le cas, Jurah, le chef de l’infirmerie, lui avait accordé une grande part de responsabilité pour le peu de temps qu’elle avait eu pour prendre ses marques. Pouvant prendre déjà certaines décisions, à partir du moment où c’était éthique et bénéfique au campement. Puis on peut dire que l’équipe médicale était un fort soutien, peut-être un peu primaire, enfin rien à voir avec le corps médical du dôme bien sûr, mais tout aussi efficace avec leurs propres moyens. Au fond, Slown se sentait déjà en faire partie, comme une famille qui accueille un nouvel être, les bras ouverts.

Après un petit nettoyage, changement de tenue pour enfiler sa blouse de docteur, le médecin partit en direction du dispensaire, voir si la situation avait évolué. Le temps ne se voulait pas au rendez-vous de cette bonne humeur, mais Slown n’était pas du genre à perdre son optimisme pour quelques nuages. L’esprit léger, apaisé et serein, elle poussa la porte un fin sourire aux lèvres. Pas grand-chose ne pourrait enlever sa bonne humeur du jour, à moins que ? À moins que quelque chose de très grave arrive.

D’un signe de tête elle salua les quelques personnes qui travaillaient dans la pièce principale, cherchant Jurah des yeux. Slown alla voir dans son bureau, personne, pièce vide. Dans la première salle d'auscultation, idem, pièce vide. “Mais ils ont tous déserté les lieux ou quoi? “ Se questionna-t-elle silencieusement. Puis se rendant dans la dernière pièce qu’elle n’avait pas vérifiée, elle eut une énorme surprise en poussant la porte.

Choquée, éberluée par la situation, Slown resta planté dans l’encadrement de porte en voyant Natalia se reposer les pieds sur le bide d’un gars mal en point. La bouche entrouverte, ne trouvant pas les mots, elle observa la jeune rousse lire son magazine tranquillement.
Le médecin appréciait cette fille, même si elle paraissait un peu sauvage, un peu dure parfois, elle l’aimait bien. Du genre à donner le meilleur de soi-même quand cela n’a pas l’air de vraiment lui correspondre. Slown appréciait ses efforts pour aider, pour participer au sein du dispensaire. Mais là ? elle ne s’attendait pas vraiment à cela. Lorsque Natalia remarqua l’arrivée de Slown, celle-ci s’empressa de décoller ses pieds de sa victime pour attirer son attention. Après quelques secondes de choc, se rendant compte que le pauvre bougre gisant sur le sol était complètement fini, elle lança un regard des plus noirs à la jeune rebouteuse. Sans une réponse, elle arracha des mains le livre arrachis sans accorder un regard à l’intérieur. La doctoresse se tourna vers les infirmiers, les hélant assez fort pour qu’il puisse l’entendre à l’autre bout de la pièce.

“ Nariam, Halias ! Venez s’il vous plaît ! Apportez une bassine et de l’eau chaude ! Je vous laisse vous occuper de lui, je reviens. “

Se doutant bien que le sort du pauvre gars n’avait plus d’avenir, elle devrait tout de même s’en assurait par la suite. Un regard de biais vers Natalia, elle lui lança sèchement.

“ Toi ! Dans le bureau de suite !”


La suivant d’un pas dur et ferme, finalement sa bonne humeur avait réussi à s’envoler comme elle était venue. Claquant la porte du bureau, elle posa ses deux poings sur le bureau de Jurah, serrant ses phalanges qui blanchirent à vue d’oeil.

“Tu m’expliques ce bordel ?”

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 Sujet: Re: Un moment d’inattention [Slown]   Mer 4 Avr 2018 - 13:51



L’espace  d'un instant, mon cœur s'était arrêté. Puis il repris, laissant son doux battement résonner dans ma gorge. Plus aucun bruit ne se faisait entendre, perturbé par le fort bourdonnement qui s'était installé dans mes oreilles. Peut-être aurais-je mieux fait de rester à roupiller ce matin comme si ne rien était ? Blotti dans beaucoup de couvertures à braver le froid au lieu de penser à venir chercher du réconfort là où il n'y en avait guère. Steros était un rêve qui durait depuis un peu plus de deux années. Un rêve qui semblait virer au cauchemar depuis les derniers évènements climatiques. Un cauchemar qui pouvait se transformer en un véritable enfer si je faisais un faux pas.

La voix de Slown me tira de ma torpeur. L'espace d'un instant, je crus être endormie pour mieux me réveiller et ne pas réitérer la même erreur dans la réalité. Mon magazine arraché des mains, j'eus la vague idée de me flanquer une baffe bien méritée histoire de voir si j'étais bel et bien réveillée. Je jetai un coup d’œil rapide vers le (futur) macchabée sans pour autant ressentir la moindre once de remords. Il était fichu de toute manière. Seulement, je ne savais pas quelle idée saugrenue j'avais pu avoir d'étaler mes jambes sur lui. Une petite place en fin de lit était largement suffisante pour pouvoir me détendre, mais il fallait croire que mes anciens réflexes n'étaient jamais très loin. Au camp, j'avais besoin de me faire respecter des autres esclavagistes ainsi que des esclaves. Mon père attendait beaucoup de moi tout en me traitant comme une moins que rien. Parfois, j'avais l'impression que son estime envers ma personne était placée en-deça de celles qu'il avait pour les combattants esclaves. La chair à canon, en d'autres termes selon ses propres dires. Poser les pieds de la sorte sur un mourant était une manière de faire comprendre aux autres que leur vie n'avait absolument aucune valeur.

Si la docteur ne m'avait pas adressé la parole dans un premier temps, le ton qu'elle employa à mon encontre était glacial. Une intonation qui me rappela de mauvais souvenirs et me donna envie de lui coller mon poing dans la figure. Mes pulsations cardiaques accélérèrent de manière significative, comme si j'étais sur le point de me livrer à un combat sanglant. Serrant les mâchoires, je tournais les talons afin de me diriger vers son bureau, sans un mot. Toutes mes pensées s’enchevêtraient dans ma tête. J'ignorais s'il valait mieux pour moi que je m'enfuis tout de suite ou que je reste à affronter la suite des évènements. J'étais terrifiée à l'idée de me retrouver éjectée de Steros. Retourner vivre à l'extérieur me pétrifiait. D'un autre côté, l'état second dans lequel je me trouvais me faisait douter de moi-même. La soif de sang était là. Je ne m'étais pas battue depuis bien trop longtemps pour sembler complètement saine d'esprit.

Calme-toi...

Une pensée interne, une profonde inspiration. J'étais de retour, plus posée. Je plantais mon regard dans celui de Slown que je fuyais depuis le début, prête à en découdre. Si la folie pouvait être à peine perceptible dans mes yeux, tout mon corps semblait prêt à exploser, tendu comme un élastique tiré à son maximum. Le menton relevé, je me livrais à quelques paroles. "Je n'ai aucune explication à t'offrir. Enfin, si, mais tu ne comprendrais pas". Je m'apprêtai à dévoiler un pan de mon passé ignoré de tous dans le bastion, hormis de Kaliska. "Je viens d'un camp d'esclavagistes." J'effectuai un haussement d'épaule tout en parlant, comme s'il s'agissait d'une évidence. "J'ai beaucoup de démons qui me hantent. Des réflexes. Je ne suis pas habituée à compatir pour quiconque. Même si je me force quotidiennement, ce n'est pas quelque chose de naturel chez moi. Petit à petit, ça vient." Ma langue passa brièvement sur mes lèvres, humectant ces dernières devenues soudainement affreusement sèches. "Je suis désolée. Pour ce que j'ai fait, je ne peux pas te l'expliquer, tu ne comprendrais pas". Dans ma tête, il était évident que je faisais partie du camp des "méchants" en mentionnant ma provenance. Mais cela ne l'était probablement pas tant que ça pour quiconque entendait ces paroles.

Mon cœur battait si vite que l'impression que mes tempes allaient imploser devenait presque insupportable.
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 Sujet: Re: Un moment d’inattention [Slown]   Dim 22 Avr 2018 - 19:55

Un moment d’inattention
21 Janvier 2481
C’était une évidence. Baignant depuis son plus jeune âge dans ce milieu, Slown avait grandi entre les livres, les décoctions, et les malades que son père traitait au quotidien. Une évidence, de par sa personnalité également. D’une nature compatissante et un esprit de déduction, en sachant prendre le recul qu’il faut, elle était comme un poisson dans l’eau, une biche dans la forêt, un scorpion dans le désert. Mais cette évidence, n’est pas donnée à tout le monde, parfois notre chemin de vie, ne dépend pas de nos choix, et cela, elle en était bien consciente. Si elle, elle avait eu cette chance, cette possibilité de choisir sa voie, le regard de plomb de la rebouteuse, en disait tout le contraire. Notre passé influence notre avenir, endurci notre vision de la vie, et surtout la vision que l’on peut avoir de l’être humain en général. Comment le prendre en considération, de quelle manière anticiper les réactions des gens qui nous entourent, et apprendre à réagir à notre tour. Ce sont des attitudes auxquelles on ne pense pas, auxquelles, inconsciemment, on essaye de faire face. Mais parfois, plus compliqué pour certaines personnes.

Se pinçant l'arrête du nez, Slown ferma les yeux tentant de se calmer silencieusement. Toujours impavide toujours d’un naturel pacifiste et maîtrisé, ce côté d’elle était indispensable dans cette situation. La voix rauque de Natalia franchit ses lèvres, pour enfin, apporter sa réponse, son explication. Mais il n’y en avait pas, bien sûr, quelle justification aurait pu expliquer ce geste ? Malheureusement, aucune. Il faut bien comprendre, que les habitants de l'extérieur, ont une autre approche… de la vie. Chose que Slown, commençait à comprendre, à expérimenter petit à petit, en se confrontant à ce genre de scène. Elle écouta ce que la rousse avait à lui dire, silencieusement, tout en plantant son regard dans le sien, le plus sévèrement possible. Assez pour montrer son mécontentement, mais en gardant cette lueur, cette flamme empathique, qui démontrait qu’elle comprenait, qu’elle la prenait en considération. Cela ressemblait à un défaut, à une faiblesse, mais pour ce métier, s’en était plus qu’une force, même quand il s’agissait de se confronter à ses collègues.

Sentant la crainte de Natalia, elle put voir dans ses yeux, les mille reproches qu’on avait pu lui faire par le passé. Comme si elle se sentait dans le mauvais rôle, du mauvais côté. Et quand on a cette impression au quotidien, s’en est presque normal de perpétuer dans ces mauvaises habitudes. C’est un réflexe humain, quand l’on vous dit que vous êtes mauvais, alors vous vous sentez tout comme, et vous agissez en circonstances. La cognition du docteur lui faisait en prendre conscience, mais c’était loin d’être une excuse pour ce comportement.


“Il y a plein de choses que je ne comprendrais pas, bien sûr. Ce que je comprends par contre, c’est que le passé appartient au passé. Que tout le monde a des démons intérieurs à combattre, et que cela peut être plus dur pour certains… Je ne te blâme pas pour qui tu es, ou pour les choses horribles que tu as pu vivre.. Mais je pense, et j’en suis même sûre, car je t’ai côtoyé depuis quelque temps maintenant, tu es assez perspicace pour être consciente de tes actes.”


Depuis le début, depuis son arrivée, Slown avait perçu l’aide de Natalia au dispensaire comme des .. efforts. Mais même si cela n’était pas inné chez elle, ils étaient bien présents. Le soir de la veillée, les jours qui suivirent, où les blessés avaient afflué, elle était toujours là, aidant dans les pires situations. L’observant du coin de l’oeil, rare étaient les fois où elles avaient pu partager, s’ouvrir l’une à l’autre, sortant du domaine médical. Une petite part en elle, regrettait de ne pas avoir fait ce pas avant, chercher à découvrir ce qui se cachait sous cet air de petite sauvage. De comprendre autrement, que dans cette confrontation, le pourquoi du comment. Soupirant doucement, la brune détendit ses poings pour s'asseoir sur la chaise. Face à elle, Natalia bouillonnait, faisant monter la rosée sur son pâle visage. Lui faisant un signe sur l’assise devant elle, Slown s’adoucit, lui montrant que ce n’était pas la peine de s’embrumer, que cela ne facilitait pas la discussion.


“Si tu as décidé de venir ici, c’est pour changer, n’est ce pas ? Mais j’ai une question Natalia... Pourquoi as-tu choisi d’être rebouteuse ? “


On ne choisit pas tout le temps, le destin ne nous laisse pas forcément cette chance, mais elle avait besoin d’entendre de sa bouche, sa raison. Si cette voie allait à l’encontre de sa nature, alors pourquoi? Bien d’autres métiers auraient pu lui correspondre..

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