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 (Déc. 2480) Winding weaving fate

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 Sujet: (Déc. 2480) Winding weaving fate   Jeu 15 Mar 2018 - 11:19


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winding weaving fate
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Remontant un faible cours d'eau, j'avançais dans cette forêt à la fois sombre et lumineuse. Une palette de verdure et de noirceur qui, une fois la nuit tombée, ravivaient de redoutés démons qui me hantaient. J'avais peur, seule la nuit. Peur car à chaque bruit pouvant être humain, je craignais qu'ils me retrouvent... ces personnes qui m'avaient utilisée. Cet homme qui m'avait abusée. Mon mutisme imposé par mère nature jouait une part bien trop importante dans mes rapports avec les autres pour que je ne puisse leur faire confiance. Une frêle jeune fille muette : ça avait beau se débattre, ça ne causait ni de mal, ni de bruit. Comme je détestais cette faiblesse...

Avec les années, je pensais en avoir fait une force : un enjeu de taille pour éviter de m'approcher des autres ou bien de faire montre d'une férocité sauvage, à l'image d'un animal, pour dissuader quiconque de me faire du mal. C'était ce qui me caractérisait le plus : animale. Je mordais pour me défendre, fuyais au moindre geste trop brusque, m'alertais à chaque bruit suspect. Il fallait m'apprivoiser pour espérer m'approcher. J'avais été élevée différemment, mais avais vécu tout autrement. Faisant ce mélange à la fois tenace et craintif.

La nuit approchait. Je ne perdis pas une minute de plus : il allait falloir que j'établisse un camp pour la nuit. Alexander m'avait appris. Alors sans mal je fis. Des branchages, des feuillages. Je n'avais rien à manger à part quelques fruits récoltés bien plus tôt. J'allais me contenter d'un ; chasser était dans mes cordes mais je détestais faire du mal aux animaux. Ils étaient si évolués par rapport à nous, les humains, que je leur vouais un respect m'empêchant de les tuer lorsqu'il pouvait en être autrement. Grignotant mon fruit, je tentai ensuite d'oublier la faim en bricolant des petits pendentifs de végétaux. J'aimais faire ces colliers de nature. Je leur donnais des noms, des pouvoirs. Un, deux, puis trois. Ceux-ci garderaient ma nuit et les rêves que j'y ferais. Si je venais à en faire... L'obscurité gagnait du terrain, me rendant plus alerte. Alors que tout semblait calme, des bruits de pas se firent entendre. Prenant peur, je saisis mon baluchon et sortis de la cabane improvisée. Non loin se trouvait un vieil arbre. Ses racines tissaient le contrebas d'un dénivelé. Précipitamment, je m'y engouffrai, espérant que les pas passeraient leur chemin au-dessus de moi sans prêter attention aux traces de pas que ma course avait laissé...

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 Sujet: Re: (Déc. 2480) Winding weaving fate   Ven 16 Mar 2018 - 4:31

Winding weaving fate
Jamais encore il n’était sorti de la cabane aussi longtemps. Avant, oui. Quand il était petit. Mais depuis un bon moment, une marche sur les rives du lac était la plus longue distance qu’il avait parcourue. Alors pourquoi, il se le demandait encore, marchait-il depuis le matin, loin, bien trop loin dans la forêt ? Hal ne lui demandait jamais de l’accompagner. Cette fois, il avait insisté. Il en avait pour deux jours, qu’il disait, et il devait faire ça la nuit, parce que la bête qu’il traquait ne sortait pas sinon. Moi non plus, je sors pas le jour, il avait répondu. Mais ça n’avait pas tenu longtemps face au sourire de son amant et… Il secoua la tête, chassant les souvenirs chauds qui serraient son cœur. De toutes les façons, il avait beau râler autant qu’il le voulait, depuis que Hal avait été ramené blessé à la cabane par Nadzim, Thadée ne se sentait pas rassuré de le voir partir seul.

Comme Hal avait quitté leur camp de fortune, Thadée ne parvenait pas à rester en place, ou même simplement s’endormir. Et comme la nuit était claire, et que pour une fois il pouvait admirer le paysage sans ses lunettes, et sans brûler ses pupilles, il décida de s’éloigner encore un peu plus. Il n’en était plus à quelques pas en plus. Les troncs s’alignaient comme un chemin, ou plutôt des centaines de chemins tracés selon par où l’on regardait. Tad, lui, regardait ses pieds, parce que c’était tellement humain d’avoir toute cette nature à voir et d’au lieu d’en profiter se perdre seulement dans ses pensées… Une brise légère lui chatouilla le cou, lui rappelant qu’il n’avait pas fermé sa veste. Mais il décida de ne pas y prêter attention, et continua d’avancer. Loin d’être silencieuse, la forêt parlait. Elle lui racontait une vie qui s’étendait des cimes aux racines, qui grouillait et courrait, se faufilait. Il pouvait apercevoir des écureuils sauter de branches en branches s’il y prêtait attention. Mais surtout, il était fasciné par les oiseaux. Ils dormaient, pour la plupart, les mères couvaient leur progéniture ; et pourtant la nuit chantait, coupée de stridents appels et de hululements omniprésents. Les oiseaux étaient comme le vent : un rappel continu que la nature continue, là dehors, plus forte que tout. Son regard curieux qui avait délaissé ses chaussures pour les branches plus hautes, descendit immanquablement vers ce qu’il se passait devant lui, et il remarqua des sortes de jouets étranges accrochés à une branche. Puis à mieux y regarder, un camp de fortune. Il regarda autour de lui, alerte. Mais il n’y avait personne. Alors la personne – les peut-être – à qui appartenait ce camp devait se trouver dans l’abri de fortune. Tad fronça les sourcils. Il n’aimait l’idée de dormir dehors, et il se demanda si cette personne avait un toit qui l’attendait, quelque part… Alors qu’il s’approchait, il put distinctement voir une frêle jeune femme sortir en trombe de l’abri, pour courir se cacher sous les racines étendues d’un gros arbre. Cette attitude l’étonna, et il se figea un instant. Est-ce que c’était à cause de lui qu’elle s’était enfuie ? Etait-elle seule ? Elle était peut-être perdue, et effrayée. Thadée maugréa mentalement, se disant que Hal savait bien mieux que lui gérer ce genre de situations. Mais après tout, pour l’instant, il n’était dans aucune situation, n’est-ce pas ? En fait, il était juste debout, à regarder un camp vide, duquel une toute jeune femme venait de s’enfuir. Il pouvait tout à fait continuer sa route, ou mieux, rebrousser chemin vers son propre camp ! Après tout, il voyait de mieux en mieux, ce qui signifiait que la nuit avançait. Et si Hal rentrait et ne le trouvait pas ? Qu’est-ce qu’il dirait ? Il serra les mâchoires. Cette fille, c’était aussi la première personne qu’il rencontrait depuis bien longtemps. En tout cas, depuis Nadzim. Sans oublier que Josefine et Alice n’étaient plus, et que depuis qu’il les avait perdues, il avait senti un vide se creuser en lui. C’était stupide, mais il se demanda si parler avec cette fille n’aurait pas pu effacer cette sensation désagréable. Il pouvait juste s’avancer, lui demander son nom. Juste ça, et il repartirait. Il entendait déjà Hal s’emporter, disant qu’il fallait être prudent, et que dehors, c’était dangereux ! Mais une simple jeune fille, ça ne pouvait pas être un si grand danger pour lui, tout de même. Un peu hésitant, il fit quelques pas dans la direction du gros arbre. Il avait songé à aller la débusquer, mais il songea qu’elle était peut-être armée. Et vu comme elle semblait effrayée en s’enfuyant, il ne voulait pas risquer de la rebuter. Il était de plus en plus curieux de savoir ce qu’elle pouvait bien faire seule au milieu de cette grande forêt, d’autant qu’un coup d’œil rapide vers l’abri lui appris qu’elle n’avait pas avec elle beaucoup de biens… Est-ce que comme Hal elle venait d’un endroit plus grand, avec du monde ? Il s’amusa à songer qu’elle aussi avait peut-être un « livre ». Ne voulant pas trop brusquer la fille, il enfonça ses mains dans ses poches, et se laissa tomber sur une grosse branche qui trainait. Il regarda vers les racines. Hésita. Bon sang. Il se racla la gorge. Puis d’une voix qu’il voulait la plus douce possible – ce qui n’était pas une mince affaire étant donné qu’elle était terriblement grave, et un peu cassée par le coup de froid dont il sortait – il appela :

« Y a quelqu’un ? »

Bien entendu personne ne répondit, et il se gratifia mentalement d’insultes colorées. Au moins il était fixé : elle évitait la compagnie. Que faire ?

« Je t’ai vue décamper. » il tenta, carte sur table, parlant un peu plus fort pour qu’elle l’entende bien. Pas qu’elle ne risqua de manquer le moindre mot dans le silence de la forêt, mais tout de même. « Je pars si tu veux. Je ne voulais pas te faire peur. »

Toujours aucune réponse. Tad attendit quelques secondes, et s’inquiéta d’un seul coup : elle s’était peut-être blessée ? Et si elle était inconsciente sous les racines ? Elle était partie tellement vite… Il pencha la tête légèrement en avant. Même si c’était totalement inutile car il ne voyait pas plus sous les racines. Mais ça lui donnait l’illusion d’essayer, au moins.

« Hé, tout va bien ? Tu ne t’es pas fait mal au moins ? »

Il savait qu’il aurait peut-être dû tout simplement s’en aller, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiet, bien que cette fille lui fût tout à fait inconnue.

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 Sujet: Re: (Déc. 2480) Winding weaving fate   Mar 20 Mar 2018 - 2:25



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Les pas s'étaient arrêtés non loin de moi. Non loin du camp. Une hauteur que je jaugeais équidistante. Ses pas le faisaient avancer. M'avait-il vu ? Je sentais des tremblements chercher à naître au sein de mes muscles. Une montée d’adrénaline qui se faisait à mesure que sa proximité durait. Pensant sans doute inconsciemment que ça me cacherait un peu plus et suffirait à me dérober à sa vue, je m'enfonçais un peu plus dans les racines, les laissant appuyer mon dos jusqu'à me faire mal. Un bruit sourd. Comme si un sac était posé au sol sur les brindilles et feuillages tapissant la forêt. Serrant les dents, je me concentrais sur le moindre bruit surgissant dans les parages. S'était-il installé dans mon campement de fortune ? Ou bien était-il en posture pour me cueillir dès lors que j'aurais oublié sa présence ?

Je ne tomberai pas dans ce piège. Je ne quitterai pas ma cachette. Une voix rauque retenti, finissant de crisper le dernier de mes muscles et stoppant ma respiration. Devant l'absence de réponse, il signifia qu'il m'avait vue me dérober. Je fermai les yeux et recommençai à respirer. Un frisson d'inconfort me parcouru. L'inconnu déclara toutefois que si je le souhaitais, il pourrait partir. Oui. Va-t-en. Mais comment répondre ? Je fronçai les sourcils et continuai de jouer aux invisibles en espérant qu'il prenne ceci pour une invitation à décamper d'ici. Quelques mouvements se firent entendre. Il était juste au-dessus de moi ! Il n'allait pas prendre mon silence pour un rejet de sa compagnie... Mais à rester à distance, ne pas chercher à me sortir de force de ma cachette pourtant découverte, il ne devait pas être bien méchant... En tout cas, il ne paraissait pas hostile. Ou bien attendait-il simplement que je sorte de mon plein gré avant de me faire du mal. Le vagabond aurait très bien pu vider le peu d'affaires qui jonchaient le sol de mon campement et s'en aller sans demander son reste. Or, il ne l'avait pas fait. Il s'était enquit de ma présence et, visiblement, s'inquiétait de mon état. Se pouvait-il que cet inconnu se révèle humain ? Éloigné des monstres qu'il m'avait été donné de croiser ?

Lui octroyant une chance, je m'extirpai des racines qui jusqu’à lors, me donnaient l'impression d'être protégée. Illusions naïve, mais rien que ça, c'était bon à prendre. Craintive, j'avais besoin de me rattacher à ces idées saugrenues selon lesquelles l'environnement pouvait m'aider, me protéger, me préserver. Alexander n'était plus là de puis longtemps pour le faire... Lui seul, de ses mots et ses chants d'une origine égarée dans l'océan de terre et de sable parcouru, savait me rassurer. Sa présence même me réconfortait. Un réconfort que je n'avais plus depuis trop longtemps... alors hantée par les démons qui viennent sur Terre une fois la nuit tombée... Au sortir des racines, je me redressai sans prendre la peine d'épousseter mes vêtements poussiéreux et levai les yeux vers l'homme qui s'acharnait à vouloir m’interpeller. Mes bras le long du corps, c'est dans une expression retenue et gênée que je lui fis un signe de main normalement universel en son sens : coucou.

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 Sujet: Re: (Déc. 2480) Winding weaving fate   Lun 26 Mar 2018 - 16:10

Winding weaving fate
Est-ce qu’il avait bien fait de s’approcher ? La question tournait dans sa tête. Après tout, si elle avait déguerpi, c’était surement qu’elle avait ses raisons. Mais sa curiosité avait été trop forte, et le poids dans sa poitrine qui semblait déjà peser un peu moins lourd l’encourageait à rester. A attendre d’en savoir un peu plus. Il allait aller la chercher, vérifier qu’elle ne se soit pas fait mal, mais elle avait bougé la première. C’était une toute jeune fille qui s’était extirpée de sous les racines. Elle ne ressemblait à aucun visage qu’il connaissait. C’était normal, pourtant il continua une seconde de la scruter pour tenter de trouver le rappel d’Alice, ou de Josefine. Ce n’était pas là. Alors il arrêta de chercher. Ses vêtements pleins de poussière et de terre lui donnaient des airs de retour de chasse. Hal était souvent dans cet état lui aussi en rentrant de ses escapades nourricières… Ils semblaient aux yeux de Tad trop fins pour la protéger du froid. Il avait presque envie d’enlever sa propre veste et de lui donner. Comme ça. Mais elle ne semblait pas très assurée, ce serait peut-être mal venu. Thadée avala difficilement sa salive, ne sachant pas trop quoi dire. S’inquiéter c’était une chose, oui mais maintenant qu’elle était sortie, il ne savait plus comment réagir ! Il n’avait pas l’habitude de traiter avec des gens, une jeune fille mal assurée encore moins. Elle avait peut-être plus peur que lui. Et pourtant, elle eut le courage de faire le premier pas. Ou plutôt, le premier geste. Levant difficilement une main, elle dessina un « coucou » dans l’air. Elle n’avait pas dit un mot. La gêne ? C’était peut-être autre chose. Et puis lui non plus n’avait pas de mots d’un coup. Alors il afficha un petit sourire qu’il voulait apaisant et lui retourna son geste. C’était un peu bizarre comme situation. Juste du silence, et se regarder comme ça. Il regrettait presque de s’être approché, parce qu’après tout elle vivait tranquillement sa vie avant qu’il ne vienne la déranger. Mais qu’est-ce qu’elle faisait, toute seule dans cette forêt ? Il trouvait que c’était déjà bien assez dangereux quand Hal sortait armé jusqu’aux dents et elle… Il jeta deux regards en coin autour de lui mais ne croisa la vue d’aucune arme – peut être sous les racines en cachait-elle une ? Après tout, elle n’était peut-être pas si sans défenses qu’il se le laissait croire.

 « Tu es toute seule ici ? » il ne put s’empêcher de demander,  « Tu chasses ? C’est pour ça que tu es dans la forêt ? »

Elle lui lança un regard impénétrable qu’il ne sut pas déchiffrer. Mais pas un son se s’échappa de ses lèvres. Elle ne voulait peut-être pas raconter sa vie à un inconnu. Il pouvait comprendre ça. Lui-même n’était pas très bavard, même après plusieurs années à côtoyer quelqu’un, alors… Mais une nouvelle idée lui traversa l’esprit. Elle vivait peut être ici. Dans ce camp de fortune. C’était peut-être sa cabane, à elle. Son ventre se noua en imaginant que ce puisse être le cas. Mais les mots de Hal lui revenaient en mémoire. Les gens, dehors, devaient bouger pour survivre. Marcher beaucoup. Cette fille, était-elle de ceux qui marchent ? Et pourquoi pas. C’était une vie aussi, il n’avait pas à juger. Mais quand même, elle semblait si jeune… Il se leva. Un peu trop brusquement peut-être, la jeune fille eut un mouvement de recul ; alors instinctivement, il leva ses deux mains devant lui en défense.

 « Non, n’aie pas peur ! » s’exclama Tad.

Il voulut faire un pas en arrière, mais il avait oublié la présence de la buche derrière lui, et il perdit l’équilibre, pour s’étaler lourdement sur ce qui avait dû être l’abri de la jeune fille fait de branches trop fines pour supporter son poids. Le brun resta sonné un instant, le dos meurtri et pas certain de savoir quoi ajouter à cette maladresse. Il allait devoir l’aider à reconstruire… Ou lui proposer un autre toit pour la nuit ? Leur camp n’était pas si loin, après tout. Mais si elle vivait ici, il venait peut-être d’écraser tout ce qu’elle avait. Il se sentit affreusement coupable. Il ne savait pas s’il devait se relever et s’enfuir ou juste se confondre en excuses. Quoi qu’aucune des deux options ne lui rendrait son abri. Sans oser bouger plus, il porta sa main devant ses yeux. Comme si cacher sa vue pouvait le rentre invisible…

 « Je suis… » il laissa passer un silence, entendant la fille marcher, il lui sembla,  « désolé. »

Je suis un boulet, il pensait. Elle va mourir de froid, en plus. Allez, il devait tenter. Il pouvait peut-être même lui parler de la cabane. Si elle voulait se reposer quelques jours avec un toit sur la tête, elle serait la bienvenue. Même plus longtemps. Ils avaient de la place après tout. Et puis il se sentait tellement coupable qu’il lui aurait donné un château s’il en avait eu un. Mais tout ce qu’il pouvait offrir, c’était son camp ce soir, sa cabane plus tard. De la nourriture si elle voulait. Ou juste… La paix. La laisser tranquille, il en avait déjà assez fait. Il lui proposerait tout ça, puis de l’aider à reconstruire sa couche ; et puis si elle le chassait, il partirait sans demander son reste. Il valait mieux ça. Il ne savait pas quoi faire d’autre.

 « Prosze, wybacz mi… »

Il soupira longuement.

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 Sujet: Re: (Déc. 2480) Winding weaving fate   Lun 30 Avr 2018 - 10:53



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Loin d'être à l'aise - l'étant face à chaque être humain que je croisais, les animaux m'inspiraient bien plus confiance - mes pieds restèrent enracinés dans le sol sans me laisser bouger d'un millimètre. Retenant ma peur de s'exprimer, prenant sur moi et sur ces pressentiments que j'observais face à cet inconnu, j'attendais de déceler un peu plus précisément ses intentions. C'est ce genre de moments d'insouciance qui pouvaient m'être fatals... Mais je craignais de ne pas avoir le choix. Si je courrais vite uniquement sur des courtes distances, sans être sûre de le semer, il me rattraperait inévitablement.

Le silence fut respecter lorsque lui aussi se décida de me saluer d'un simple signe de la main. Son sourire me laissa perplexe. Fronçant les sourcils, je n'en étais pas plus rassurée. Qu'allait-il me faire ? Me violenter ? Me tuer ? Me manger ? Si les pires hypothèses venaient valser dans mon esprit, sa voix vint les faire taire. Mes traits se crispèrent. Il savait que j'étais seule... personne à la ronde... et je n'étais armée que de mon courage et d'un couteau que j'avais laissé au petit camp que je m'étais fabriqué pour la nuit. Sans défense ; ni arme ni voix pour crier et espérer que l'on vienne me sauver. Je le détestai sur cet instant, le fustigeant du regard telle une enfant contrariée.

L'inconnu tenta d'approcher de quelques petits pas, provoquant mon recul instinctif alors que les racines étaient proches de me faire trébucher. Un simple « n'aie pas peur » se retrouvait difficilement crédible dans ce genre de situations... Comment pouvait-il espérer que ça marche ? Mon souffle se faisait plus fort, une respiration animée par la peur. Mais c'est en voyant que ça ne marchait pas que ce fut l'inconnu qui recula et trébucha, venant se raccrocher aux quelques branchages constituant l'abri, le faisant céder par la même occasion. Tel un instinct naturel, mes yeux vinrent se loger sur mon sac. Il ne l'avait pas écrasé, lui. Tant mieux. Si un mouvement vers lui m'avait chatouillé, la peur m'avait laissée immobile. L'homme sembla sincèrement embarrassé, ce qui ne manqua pas de me troubler. Ce n'étaient que des branchages... Même si refaire la cabane serait long et fastidieux, surtout avec la nuit qui malgré sa clarté, voyait ses dangers s'éveiller... ce n'était pas le moment de la journée propice à l'établissement d'un campement. Ça ne marchait pas... Alexander ne m'avait pas appris les choses comme ça.

Quelque peu pressée par l'idée que la nuit se passerait sans abri, je m'avançai vers l'homme à terre, ramassant à côté de lui mon précieux sac que j'enlaçai comme s'il représentait toute ma vie. Dépité, l'homme grommela un langage qui échappait à ma compréhension. Ce n'était pas une personne habile, loin d'être très maligne de prime abord. L'idée qu'il soit là dans le but de me causer du tord s'estompait petit à petit. Dépitée, je baissai les yeux et m'assis à côté de lui. Je n'avais pas la foi de recommencer cet abri. Sur le sol jonchait quelques babioles de feuillages et de brindilles. Ces petites créations que j'aimais voir décorer les lieux et les gens. J'en avais offert un à Alexander. S'il était en vie, peut-être portait-il toujours autour de son cou l'un de mes colliers... Ne lâchant pas mon sac, je plantai mon regard dans celui de l'inconnu. Comme si le regarder avec insistance me permettrait de le comprendre, de savoir ce qu'il avait en tête. C'était sans doute ce que devaient faire les gens avec moi : m'observer et tenter de deviner ce que je pouvais avoir en tête.

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