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 La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]

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 Sujet: La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]   Dim 25 Mar 2018 - 23:38

La mesure de l'intelligence est la capacité à changer.



19 Février 2481
Baraquement Sud 3



Le froid avait pris une ampleur épouvantable. Pour ne pas améliorer la situation, quelques habitans du niveau zéro avaient été relogés non sans douceur. Les miliciens étaient venus, sans une once de parcimonie pour nous faire comprendre, que dorénavant, nos couches se trouveraient dans des baraquements réaménagés. Réaménagés ? Tu parles… Ce n’était juste, que les entrepôts des zones désaffectées, où on y avait mis quelques lits de camp, séparés par de vulgaires draps. Bonjour l’intimité quoi… Les aménagements étaient rudimentaires, assez lugubres, et bien trop sordides pour certains. A priori, le gouvernement n’avait pas le temps ou des quelconques moyens à nous consacrer, bien trop occupé à reloger une élite bien trop prétentieuse. Dire que j’aurais pu faire partie de ces gens-là, vivre dans un confort monochrome et cristallin. Mais cela avait été mon choix et en tout bon honneur, je l’assumais amplement.


Cinq jours, cinq putains de jours que je me coltinais les foutus ressorts qui s'enfonçaient dans ma colonne vertébrale, cinq putains de jours que je m’endormais avec le bruit des souris qui grouillaient dans les zones désaffectées. On peut dire que cela n’avait rien d’agréable quand on cherche le sommeil. Bon même si le mec qui dit ça, est celui qui possède un rat. Mais Léonard était différent, c’était une bête propre, et surtout fidèle. Jamais vu une bestiole aussi intelligente, sûrement plus intelligente que la plupart de ces enfants d’élites qui dorment dans mon vrai lit.

“Hein mon grand ? On n’a pas d’bol, mais bon, on l’a choisi après tout ? Toi t’en fou.. T’veux juste d’la bouffe…”

Je sortis de ma poche un minuscule bout de pain, que je tendis avec douceur à Léonard. Mon petit rongeur qui, avec son pelage marron, me regardait avec ses grands yeux de chien battu.. Enfin de rat battu du coup. Mais croyez-moi, il n’est pas malheureux le p’tit, bien au contraire, on peut dire que je le traite comme un roi. Pensif, allongé sur ce qui me servait de lit, je caressais le bout de son museau, réfléchissant au plan qui était en cours. Un sacré plan, mais pour mettre à bien les choses, il fallait qu’on soit organisé. Je ne doutais de personne des Lucioles, et je savais qu’avec leur aide, nous pourrions mettre à bien l’embûche programmée.

La nourriture m’avait manqué ce soir-là, depuis tous ces changements, depuis ce remue-ménage qui nous laissait que très peu de temps, j’en avais presque oublié de me nourrir. J’aurais pu essayer de dépatouiller quelque chose, mais ce soir-là, je profitais d’un moment paisible, d’un instant de silence, étant seul dans le baraquement. Je ne savais pas où était Rhae, qui par chance avait été affectée au même que le mien. La troisième personne était Yuzi, mais je doutais fort que cette fille dorme ici, elle avait l’air d’avoir d’autres “plans”, bien plus intéressant pour se résigner à pioncer dans ces baraquements miteux. Tout en fermant les yeux, bercé par des pensées en divagation, je continuais à caresser Léonard qui, se délectant de son met, se redressa brusquement. Il avait entendu quelque chose. C’est une sacrée sonnette d’alarme ce petit, utile dans beaucoup de situations, avec son ouïe surdéveloppée en comparaison de l’homme. En effet, le silence qui nous enveloppait fut doucement rompu par des bruits de pas. Peut-être Rhae qui revenait ? Peut-être le contrôle d’un milicien ? Pour une fois, que je ne faisais rien de bien grave, alors je n’avais rien à me reprocher. Doucement, je me redressai sur ma couche, m’accoudant sur les coudes pour pouvoir apercevoir l’entrée d’une manière plus visible. Les baraquements n’étaient pas fermés et il fallait donc s’attendre à vivre dans un moulin. D’une voix un peu rauque, cherchant à montrer que j’étais occupé, je lançai mollement un:

“Qui va là ?”

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 Sujet: Re: La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]   Mer 4 Avr 2018 - 9:27


Je laissais mon doigt traîner sur ce qui était désormais ma nouvelle couche depuis cinq jours. Cinq jours que je dormais affreusement mal, habituée que j'étais à mon lit. Ou plutôt à mes lits. Il est vrai que j'aurais pu rester chez moi. Avec l'aide de mon père cela aurait été possible. Mais je ne voulais pas abandonner ma mère. Et puis ce qui était en train de se dérouler au cœur du dôme... Je trouvais ça révoltant. J'avais conscience qu'une hiérarchie dans les fonctions était nécessaire. Néanmoins, la hiérarchie en question ne donnait pas tous les privilèges. Et, selon moi, déloger des familles entières, parfois avec des enfants en bas-âge pour permettre à une élite de dormir confortablement...  C'était le privilège de trop. Comment en était-on arrivés à de telles extrémités au nom du pouvoir ? Cinq jours que ces questions sans réponses tournoyaient sous mon crâne sans me laisser une seule seconde de répit. Je passais mes journées entre ici et les allés du niveau 0 à tenter de vaincre l'ennui et ce froid qui me gelait les membres. Alors forcément, j'avais l'occasion de réfléchir. De cogiter. De m'interroger. De m'indigner. De bouillir de rage. Oui, de telles injustices arrivaient à me faire trembler d'une colère contenue dont je ne pouvais parler à personne.

Ma mère ? Elle avait bien d'autres choses à penser. Le niveau 0 et ses habitants n'avaient jamais autant eu besoin d'elle qu'en ces temps sombres et compliqués. Mon père ? Ça aurait pu. Mais j'avais peur de m'énerver contre lui en le prenant pour cible de ma colère, alors qu'il n'y était pour rien. Du moins je me plaisais à le croire. Je refusais de penser qu'il pouvait cautionner pareilles actions. Après tout, ma tendance à me lever contre les injustices me venait bien de quelqu'un et j'avais du mal à croire que ce quelqu'un pouvait être ma mère. Mon grand-père ? Même pas en rêve. Je me laissais retomber contre ma couche, un  soupir au bord des lèvres tandis que la structure de ce lit me mordait le dos. Je tournais la tête et n'aperçus pas ma mère au travers du fin drap qui faisait office de mur. Oui il fallait de l'imagination pour y voir un mur, mais c'était au moins un semblant d'intimité au cœur de ces baraquements glacés et peu salubres.

Je finis par me relever précipitamment, attrapant une veste avant de quitter les lieux. J'avais besoin de sortir ou j'allais devenir folle. Je m'enfonçais dans les allées du niveau, parcourant les passages entre les baraquements. Je resserrais ma veste en un geste nerveux, mon bonnet enfoncé sur ma tête, protégeant mes oreilles. J'avais toujours été frileuse alors, forcément, j'avais l'impression de passer ma vie entourée de couches de vêtements ces derniers jours. Une nouvelle fois, mes pensées s'envolèrent vers les causes de cette situation. Je tentais de les détourner pour ne pas alimenter le moulin de la colère et de l'impuissance. C'était bien ça le plus agaçant : je ne pouvais rien faire contre cette situation. Je n'étais qu'une adolescente, une apprentie rebouteuse, mes paroles n'avaient aucun poids et c'était bien normal. Plongée dans mes pensées, je continuais à parcourir les lieux, tournant presque en rond entre les baraquements sud. Il me semblait que Ven était relogé dans l'un d'eux. Autant aller le voir, on parviendrait peut-être à se distraire mutuellement. Je tournais quelques minutes de plus, mettant à l’œuvre mon sens de l'orientation presque inexistant. Ainsi, ce fût presque par miracle que je retrouvais mon chemin. Visiblement, ici aussi ils avaient oubliés le concept de porte. J'entendis une voix m'interroger et je reconnus rapidement celui que je considérais maintenant comme un grand-frère. Alors je m'avançais rapidement entre les lits pour rejoindre le sien. Je lui adressais un sourire "-Salut. J'aurais bien toqué, mais on t'a piqué ta porte visiblement.". Un brin d'humour pourri pour tenter d'oublier une sale situation. Je posais mes fesses sur le bord du matelas et saluait Léonard d'une légère caresse. J'aimais bien la bestiole de Ven et je crois qu'elle me le rendait bien. Je reportais enfin mon regard sur mon aîné. Au vu de notre différence d'âge, il aurait pu totalement être mon frère... Si ce n'est qu'il n'aurait pas pu être le fils de mes parents. Néanmoins, ça faisait huit ans que je le connaissais et il avait fini par devenir quelqu'un d'important pour moi "-Ça va ?". En ces circonstances, ce n'était pas simplement une formule de politesse, mais une vraie question. Les maladies se développaient bien plus facilement dans ce genre de conditions et quelque chose de tout à fait bénin pouvait vite se transformer en problème. Mais au-delà de ça, il y avait aussi le mental. La manière dont on supportait cette situation. Et personnellement, je commençais à atteindre mes limites. J'avais besoin d'en parler avant d'exploser et si je n'avais pas songer à Ven avant de lui rendre visite, il me semblait que je pouvais lui parler sans crainte. Une fois que je me serais assurée que tout allait bien pour lui. Aussi bien que possible du moins.

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 Sujet: Re: La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]   Dim 8 Avr 2018 - 18:50

La mesure de l'intelligence est la capacité à changer.



19 Février 2481
Baraquement Sud 3

Le bruit de pas était bien trop léger pour laisser présager un groupe de miliciens, bien trop fin pour les gros sabots de Rhae, c’était donc l’oreille tendue que j’essayai d’identifier mon visiteur. À ma grande surprise, je reconnus la silhouette fine de Nox se diriger vers moi, traversant la pauvre salle qui me faisait office de chambre. Je me redressai en tailleur sur ma paillasse, un énorme sourire aux lèvres à l’idée de la voir, ici avec moi. Ce petit bout de femme n’était autre qu’une force dans laquelle je puisais mon courage, comme une soeur, je me sentais protecteur et bienveillant avec elle. Ce côté de la famille Jagger, entre elle et Eyli, m’apportait beaucoup, sans qu’elle le sache vraiment. Depuis mon retour à Helion, je vivais à côté d’elles, mais parfois j’avais l’impression de vivre avec elles. Leur porte m’était ouverte, comme je leur ouvrais la mienne. Les moments passés avec ces deux femmes me permettaient de sortir d’une monotonie, d’un schéma bien trop redondant.

“Ho Nox ! Content que tu sois venue me voir, approche ! “

Mais s’il y avait bien une personne que je protégerai quoiqu’il m’en coûte, c’est bien Nox. Cette capuche de métal a tendance à détruire des esprits, à détruire l’image que l’on peut se faire de la vision de l’humanité, et je ne voulais pas que ça lui arrive. D’un signe de main, je tapai le matelas à mes côtés, lui faisant signe de s’y installer. Ce qu’elle fit tout en remarquant l’absence d’une cloison à l’entrée.

“T’as vu ça ? J’crois que les architectes ont chié quelque part dans l’délire..”


L'adolescente s’installa sur le vieux matelas tout en adressant une légère caresse à Léonard. Celui-ci, qui adorait la jeune fille, plus que moi j’avais l’impression, se redressa sur ses deux pattes pour la jauger de tout son long. À y voir bien, on aurait presque dit qu’il souriait le bougre. Les grands yeux de ma jeune amie avaient l’air beaucoup plus sombres que d’ordinaire, empreints d’une certaine mélancolie, sûrement dû aux jours obscurs que nous traversons. D’une tonalité sincère, qui était bien plus profonde qu’une simple banalité, elle me demanda comment j’allais. Je lui répondis d’un sourire, gardant une positivité qui m’était propre, comme toujours.

“Comme d’hab, on fait aller, surtout en ce moment… J’viens de jeter des bombes à eaux sur une patrouille de miliciens, j’essaye de pas m’faire choper !”

Ce n’était pas vrai, mais je ne pouvais pas - encore- lui dire, le vrai fond de mes pensées. Mais pour me faire passer pour un pitre, ça j’pouvais. Gardant toujours une âme d’enfant, une âme d’adolescent. C’est peut-être pour cela que nous nous entendions si bien ? Je ne saurais dire, mais en tout cas, si cela pouvait lui provoquer un sourire, alors j’aurais tout gagné. M’installant contre le mur, j’attrapai la fine couverture qui était censée me protéger du froid durant la nuit, et la passai doucement sur nos épaules. Côte à côte, nous regardâmes dans la même direction, les visages assombris par les lumières presque inexistantes. Léonard, envahi par un élan d’affection, vint se lover en boule sur ses genoux, pour entamer une sieste, qu’il n’avait sûrement pas mérité. Ah quel profiteur celui-là…

"Et toi ma poule ? Comment vas-tu ? Enfin plutôt… Qu’est-ce qui ne va pas ?”

Je la connaissais assez bien, pour voir que quelque chose embrumait ses pensées. Et s’il y avait bien quelqu’un avec qui elle pouvait parler, sans gêne, sur n’importe quel sujet, c’était avec un guignol comme moi. Ma question était sincère, sortant du fond du coeur, je me préoccupais pour elle, et je ne voulais pas voir cette mine déconfite, régner sur son visage angélique.


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 Sujet: Re: La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]   Sam 14 Avr 2018 - 1:52


Je  ne pus retenir un léger rire en entendant la réplique de mon ami. Ven avait toujours, lorsqu'il discutait avec moi, une attitude positive et une légèreté qui m'avaient mis du baume au cœur plus d'une fois. Néanmoins, cette fois, les émotions étaient trop fortes, la rage trop grande pour être étouffée par quelques vannes. Dommage. Ca aurait sûrement rendu le tout beaucoup plus facile. Néanmoins, rire un peu me faisait du bien et me permettait d'expulser un peu de la raideur qui hantait chaque fibre de mon corps depuis que les relogements avaient commencé.  Depuis huit ans que je le connaissais, il n'avait pas vraiment changer de comportement, s'adaptant toujours à l'enfant puis à l'adolescente que j'étais. Bien sûr, je n'aurais pas osé imiter les actes qu'ils disaient perpétrer. Je crois que mon grand-père m'aurait tué si j'avais osé. Mais ça ne m'empêchait pas d'aimer Ven de tout mon cœur. Il avait toujours été présent pour moi et ma mère. A la réflexion, il avait sûrement été la personne qui avait été la plus présente pour nous ces huit dernière années. Et pour ça, je lui serais toujours reconnaissante. Tandis qu'il nous couvrait du tissu qui était l'unique rempart contre le froid qui nous avait été octroyé par les autorités, je sentis des petites pattes se déplaçant sur mes jambes. Je souris légèrement en voyant Léonard prendre ses aises. Définitivement, j'aimais bien le petit être. J'avais moins froid désormais entre mes fringues, la couverture et la chaleur corporelle de Ven à mes côtés. Rapidement je rentrais mes mains dans mes manches en écoutant Ven. Le blond était perspicace. Presque trop à mon goût.

Pouvais-je tout lui dire ? Là était toute la question. Mais elle ne se posait pas vraiment. J'avais une confiance aveugle en mon aîné. Peut-être que je faisais une grossière erreur. On ne connaît jamais complétement les autres et chacun restera toujours un mystère pour son voisin. Mais j'acceptais de prendre le risque. Je finis par murmurer. "-Disons que... Ce qui se passe en ce moment... Ça ne me plaît pas. Pas du tout. Plus tard je veux accéder à des hautes fonctions mais pas pour ça. Je veux pouvoir faire en sorte que ce dôme soit correctement géré et fonctionne dans les règles. Mais ça... Déloger des familles entières, parfois avec des gamins pour reloger des élites... Ça non.". Je n'avais jamais caché à Ven mon désir d'accéder au pouvoir, mon envie de faire bouger les choses, celles qui ne convenaient pas d'après moi. Ce genre de privilèges sortis d'on ne sait où en était le parfait exemple. J'avais conscience qu'il fallait des dirigeants et des petites mains. Mais tous restaient humains et aucun ne méritait plus qu'un autre de dormir au chaud. Et ça, c'était quelque chose que certaines personnes avaient tendance à oublier. Et bon sang ce que ça me mettait en rage. Nerveusement, je sentis mon poing se serrer dans ma manche. Mes jointures devaient en être blanchis à ce stade. Je ressassais encore et encore, j'avais rien pour m'occuper, forcément, ça me donnait envie de crier un bon coup. De casser quelque chose. De secouer les responsables et de les coller à la place des civils qui frissonnaient toute la nuit dans leur baraquements mal isolés. Mais je ne pouvais rien faire de tout ça. Et en un sens, c'était pire car d'autant plus frustrant. Le sentiment d'impuissance... J'avais rarement ressenti ça, mais ça ne m'empêchais pas de le haïr. Je finis par murmurer le regard fixé sur le mur face à nous, les poings serrés. "-Ça me met dans un état Ven... L'injustice couplée à l'impuissance. Cette sensation d'assister à quelque chose de révoltant sans pouvoir rien y faire. Ça fait des jours que j'y pense. Et plus j'y pense, plus je m'énerve. Et plus je m'énerve, moins ça sort de ma tête. C'est un cercle vicieux sans fin et je peux rien y changer.". Ce n'était pas de l'abattement. C'était de la révolte qui bouillonnait sans pouvoir s'exprimer. Voilà ce que je ressentais.


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 Sujet: Re: La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]   

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La mesure de l'intelligence est la capacité à changer. [19/02/2481]
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