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 (11/03/2481) This rose will never die - Fiona

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 Sujet: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Dim 6 Mai 2018 - 2:16

This rose will never die




11/03/2481





La tête renversée sur son lit, Liesel observait d'un air nostalgique le plafond de sa modeste maison. Ces derniers temps, la vie au sein de Steros s'était faite plus difficile, il arrivait parfois à la rousse de regretter ses quelques semaines aux côtés du clan Sillon. Voilà plus d'un an déjà qu'elle avait intégré cette communauté de survivant, sédentaire cette fois, le contraire de ce qu'elle avait connu avant de rencontrer Djebann. Le manque de nourriture avait affaibli la plupart des habitants de Steros, parfois, la faim avait même réussit à en achever certains. Ces derniers temps étaient réellement tristes, même si Liesel tentait de ne pas y donner trop d'importance.  Le ciel semblait s'être assombri, plongeant toute la communauté dans une humeur plus que maussade qui devenait de plus en plus difficile à supporter. Puis, une idée était sortie du lot, celle de quitter ce lieu et de rejoindre Helion, le dôme. La jeune femme grimaça à cette idée, elle eut la même réaction lorsque certains avaient clairement annoncé leur départ. Il fallait dire qu'elle s'était attaché à certaines personnes, bien malgré elle. Ce n'était pas contre eux, vraiment, mais Liesel s'était jurée de se protéger depuis sa séparation avec son aînée. Son coeur semblait s'être fendu en un millier d'éclat alors qu'elle tournait le dos à Eiven, la laissant tomber, l'abandonnant aux mains de ceux qui avaient éxterminer leur communauté. Elle s'était jurée de ne plus s'attacher de la sorte et pourtant... elle l'avait fait. Sa mine triste témoignait de sa sombre humeur. Elle passa une main lasse dans ses cheveux, démêlant au passage les quelques nœuds qui s'y étaient formés. « 'Fais chier.  » commenta-t-elle en se redressant. Ses pupilles croisèrent les premiers rayons du soleil, le camp ne devait pas être très actif dès l'aube. Liesel prit sa tête entre ses deux mains, inspirant de grandes bouffées d'air avant de se lever et d'attraper les vêtements chauds qui traînaient non loin du lit.

Armée pour combattre le froid, elle s'emmitoufla dans une large écharpe de laine, laissant sa crinière rousse retomber sur celle-ci avec une certaine désinvolture. Le froid la figea alors qu'elle passait la porte de sa maison. Elle fit un petit tour au sein du camp, serrant le tissu contre sa peau, saluant au passage les quelques âmes sitôt levées ou pas encore couchées. Il ne se passait certes rien la nuit, mais ceux qui étaient affectés à la surveillance des remparts devaient garder l’œil ouvert toute la nuit, l'heure de changer de garde n'allait pas tarder à sonner et bientôt, tout le bastion allait doucement se réveiller. Sans doute aurait-elle dû se rendre auprès des malades, s'assurer qu'aucun n'ait besoin de ses services, s'assurer qu'ils étaient tous en vie, mais elle n'en fit rien. Quelque chose pesait comme du plomb dans sa poitrine, une idée qui l'avait réveillée et troublée. Cela faisait quelques jours qu'elle n'avait pas vu son amie, Fiona. Cette femme qu'elle appréciait tout particulièrement. C'était étrange, jamais Liesel n'aurait pensé un jour aussi bien s'entendre avec quelqu'un. Quelqu'un qui n'était pas Eiven. Et pourtant, c'était arrivé. La gaieté de Fiona avait eut raison de son teint défait et peu à peu, la jeune femme lui avait redonné le sourire.

C'est vers la maison de celle-ci que les jambes de la jolie rousse la guidait. Allait-elle bien? Avec tout ces malades, elle n'avait pas eut le temps de prendre de ses nouvelles. Il fallait dire que Steros était composé d'un camp assez large et long, il arrivait parfois qu'on ne croise pas tout le monde au sein d'une même journée. Tous étaient affectés quelque part, Fiona s'occupait de cultiver ce qui n'avait pas été touché par la pluie acide. La plupart des récoltes avaient été souillées, brûlées, la nourriture manquait cruellement, l'estomac de Liesel se chargea de le lui rappeler. Les portions étaient devenues des rations, bien plus petites que celles qu'elle avait pu déguster un an auparavant. Mais cela faisait parti des aléas de la vie à l'extérieur, vie que la jeune femme ne connaissait que trop bien. Elle était fatiguée de se battre - à sa façon - jour et nuit contre la faim et le froid, mais elle ne désirait pour rien au monde rejoindre le dit-dôme sauveur. Helion était la promesse d'un avenir meilleur, il y a deux ans de cela. Pourtant, en ce jour, il ne représentait que le malheur aux yeux de Liesel.

Lorsque la rumeur d'un futur départ pour Helion avait parvenue à ses oreilles, la jeune femme s'en était allée trouver Zorhan, lui seul pouvait savoir si Eiven était parvenue à atteindre celui-ci. Le résultat des investigations du régisseur n'avait rien donné, l'aînée des Hadler était toujours introuvable. Zorhan et Fiona faisaient parti des seuls au courant de l'histoire passée de Liesel, sa séparation avec sa soeur et l'attaque de leur clan. Elle leur avait demandé de garder le silence et de ne jamais la questionner à ce propos. C'était encore trop douloureux, trop récent. La belle rousse pensait que sa culpabilité finirait par s'apaiser avec le temps, mais rien n'y faisait. Elle faisait ses choix en fonction de son aînée, quand bien même celle-ci avait complètement disparue. Se rendre à Helion et ne peut-être plus jamais en sortir risquait d'enfermer Liesel dans une prison qui l'empêcherait d'un jour retrouver sa soeur. C'était inconcevable. La porte de la demeure de Fiona se dressait devant les yeux bruns de la jeune femme. Elle prit une large inspiration avant de lever sa main et de frapper plusieurs petits coups contre celle-ci. «Fiona ?  » commença-t-elle doucement, se doutant que son amie n'était pas encore réveillée. « C'est Liesel. Tu veux bien m'ouvrir  ?  »  L'infirmière s'éloigna un peu de la porte, attendant une réaction. «J'ai besoin de te parler.  »


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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Dim 6 Mai 2018 - 15:22

This rose will never die


Les choses sont compliquées en ce moment, de plus en plus compliquées, depuis maintenant presque deux mois, on ne s'y était pas attendu, enfin, personnellement, je ne m'y étais pas attendue, personne ne pouvait s'attendre à ce qu'un hiver volcanique gagne le coin à vrai dire. Je n'avais pas connaissance de volcans près d'Hélion et de Steros, mais il y en a visiblement, et cela avait plongé tout le monde dans un pseudo-chaos. Si cela me réjouissait qu'Hélion soit en branle pour quelques temps, me disant que peut être il serait temps d'agir contre le dôme de façon plus véhémente, je m'en remettais toujours à notre leader en qui j'avais pleine confiance, il savait ce qu'il faisait depuis bien longtemps déjà. Mais ces derniers temps tout était bien plus difficile, même pour moi qui suit là depuis le début pourtant. Tout allait mal, et Steros semblait être en train de dépérir à petit feu, une première depuis que nous avions commencer à construire tout ce qui est là, à partir de vieilles choses, mais tout de même, Steros ressemblait à une véritable ville, une petite forteresse imprenable ou presque. Pourtant, le déclin semblait véritablement commencer, doucement mais sûrement, la nourriture se faisant plus rare, les plus faibles avaient envie de s'en aller, certains l'avaient annoncé, qu'ils partaient pour rejoindre le dôme, Hélion, là où tout était plus beau soit disant. Mais ce dôme n'est qu'une grosse arnaque, et si nous en sommes partis avec mes parents, ce n'est pas un hasard, c'était une nécessité, ils ont juste attendus que suffisamment de monde suivent les idées de notre leader pour s'en aller. Et à cette époque, je n'ai pas résister à leur choix, je me voyais mal rester seule dans le dôme alors que je n'avais que 13 ans depuis peu. Je n'avais pas envie de les quitter alors je les avais suivi, et c'est un choix que je ne peux pas regretter, même à l'heure d'aujourd'hui. Pourtant, j'aurais pu avoir le choix, de rester, de continuer ma formation pour devenir jardinière dans les serres d'Hélion. Mais à la place, nous avions continuer ma formation pour ainsi dire à Steros, pour cultiver la terre du dehors, une terre loin d'être très fertile mais qui correspondait à ce que j'avais appris depuis mon enfance. Et puis, comme nous étions à l'extérieur et qu'il y avait des maraudeurs, un ami de mes parents m'a appris à me battre, c'était aussi un souhait de notre leader visiblement, que j'apprenne à me battre sans que cela en soit pour autant mon métier à part entière puisque mes compétences en botaniques étaient les plus utiles au campement de l'époque.

Mais pour le moment, ce qui se tramait dans la tête de beaucoup, de beaucoup trop était de quitter Steros. Ils préféraient quitter le navire avant que celui-ci ne coule définitivement, comme s'ils étaient dans le Titanic. C'était un film que mes parents avaient hérité, parce que soit disant, il avait été fait par un de nos ancêtres, un certain Steven Spielberg. Je n'ai qu'entendu parler de ce film, je ne sais même pas si c'est vrai, mais apparemment, un navire énorme avait rencontré un iceberg pour sombrer au fond des eaux. Le navire pouvait donc être comparé à Steros, et cet hiver volcanique était l'iceberg. Pourtant, je n'avais pas l'intention de retourner en Hélion, non. Si j'avais à y retourner un jour, ce serait pour une mission bien spécifique, une mission de non retour peut être, je ne saurais dire, mais une mission pour affaiblir le dôme. Qui sait, peut être qu'un jour Steros attaquera de front Hélion, même si j'en doute. Notre communauté est loin d'être assez importante pour que nous puissions agir de la sorte et même si je sais me battre, je ne peux pas faire le poids face à des miliciens bien entrainés. La rumeur du départ d'une délégation pour Hélion se faisait de plus en plus insistante. S'ils avaient envie de perdre du temps, de l'énergie à agir ainsi alors, ils n'avaient qu'à le faire, mais pour moi, c'était une grossière erreur, en plus de nous faire perdre des ressources puisqu'une partie de celles-ci avaient été endommagées par une pluie acide, et donc inutilisables. Toutefois, je me disais que ce serait peut être un bon moyen de mettre à mal le dôme, de pouvoir s'y engouffrer à nouveau, pour faire en sorte que ces failles ressortent, mais cela impliquerait quitter Steros pour un bout de temps, comme une mission d'infiltration. Je connaissais bien le niveau 0 et le niveau -1, même si cela avait du changer un peu depuis ma dernière visite, je saurais quand même m'y repérer sans aucun doute. Mais pour le moment, ce n'était pas l'heure, pas encore. Il était encore tôt, mais je n'arrivais plus à dormir, alors je m'étais levée dans ma demeure, celle que j'avais construite avec l'aide d'autres pour moi. Ce n'était pas très grand, mais cela me suffisait, cela pourrait même suffire à une autre personne avec moi, mais à ce niveau là, c'est plutôt compliqué. les amours ici à Steros, ce n'est pas forcément la priorité de tous, pourtant, cela devrait faire partie de la vie, en théorie, mais certains ne pensent qu'à survivre, et les petits plaisirs de la vie, les petits plaisirs de la chair ne sont même pas une option. Il y en a eu qui ont partagé ma couche, des hommes, des femmes aussi. Je sais restée discrète à ce niveau cependant, même si j'aime avoir quelqu'un proche de moi pour me protéger, ou le cas contraire, que je puisse protéger cette personne plus faible que moi. J'allais m'habiller lorsqu'on frappa à ma porte. Je reconnaissais cette petite voix, celle de cette petite rousse qui était là depuis plusieurs mois à présent et avec qui je m'entendais à merveille. Je pouvais entendre dans le ton de sa voix que ça n'allait pas, alors j'enfilais rapidement les premiers vêtements que je trouvais et je lui ouvrais la porte alors qu'elle semblait avoir besoin de me parler.

" Qu'est ce qui se passe ma belle ? Entre, je t'en pris. "

D'un signe de la main je lui disais d'entrer me poussant légèrement pour lui laisser le passage. Je la prenais dans mes bras comme si nous ne nous étions pas vu depuis des semaines alors que pourtant, ça ne devait pas faire plus de quelques jours. Même si les choses vont mal, le temps passe quand même vite, très vite, trop vite parfois, je m'en rends bien compte, si bien que je n'avais pas pu discerné le mal qui rongeait intérieurement mon amie. Mais elle savait compter sur moi, pour tout, absolument tout, même ces pensées les plus sombres, elle pouvait me les dévoiler, car nous ne sommes personne pour juger les autres même s'ils prennent de mauvaises décisions, comme celle de quitter Steros et de rejoindre Hélion.

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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Dim 6 Mai 2018 - 16:15

This rose will never die




11/03/2481





Liesel passait d'un pied à l'autre, frottant ses couches de tissus sur ses bras et épaules afin de se réchauffer. Elle n'était pas particulièrement sensible au froid, sa vie avait toujours été à l'extérieur et le climat n'avait jamais été agréable, pour autant, cet hiver volcanique devenait de plus en plus insoutenable. La faim, la fatigue, l'appréhension... la peur aussi, tout cela n'aidait pas. Son moral était quelque peu en berne ces derniers temps, en partie parce qu'elle s'était retrouvée débordée de travail alors que les habitants de Steros étaient pour la plupart dotés d'une bonne santé. D'autre part, le fait de ne pas avoir eut de nouvelle de Fiona participait à ce manque d'envie constant. Liesel n'aurait su expliquer clairement ce qui la liait à cette jeune femme, mais elle se sentait en sécurité près d'elle, elle la savait à l'écoute et compréhensive. Fiona la comprenait, elle comprenait les angoisses de la belle rousse et les remords qui la rongeaient. Elle comprenait tout cela alors qu'elle n'avait jamais vécut quelque chose de similaire.

Son amie avait un avis très arrêté à propos du dôme, elle y avait vécu les treize premières années de sa vie mais n'en parlait pas comme d'un endroit paradisiaque, au contraire. Elle peignait un portrait d'Helion qui ne donnait envie à personne de s'y rendre, du moins, lorsqu'on écoutait attentivement ses propos. Liesel ne partageait pas forcément son opinion, elle n'avait rien contre Helion, à part une petite appréhension... En effet, c'est lorsque sa communauté tentait de se rapprocher du dit-dôme qu'il se sont fait attaquer. Massacrer même. Y avait-il seulement un seul survivant, hormis elle ? Parfois, la jeune femme ne se considérait pas vraiment comme une survivante. Elle avait vécut, certes, mais tout avait changé en elle, laissant de lourde balafre sur son coeur endeuillé. Quelque chose s'était assombri en Liesel, même si elle tentait de ne rien divulguer.

«Qu'est ce qui se passe ma belle ?  »  entendit-elle au travers de la porte. Celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître le doux visage de Fiona, les traits quelques peu tirés, entre la contrariété et l'inquiétude.  «Entre, je t'en pris.    »  lui intima-t-elle en se déplaçant pour la laisser passer. Liesel avait déjà pénétré dans la petite demeure de son amie, elle en connaissait les moindres recoins, là où Fiona rangeait ses affaires, c'était comme une seconde maison pour elle. Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de s'émerveiller du travail qui avait été effectué, l'infirmière avait tendance à oublier que toutes les habitations étaient faites à partir de de vieux matériaux, elle appréciait d'autant plus l'abri de Fiona car elle savait que celle-ci avait participé à sa construction.

L'observant refermer la porte derrière son passage, Liesel ôta sa lourde écharpe et la posa. Elle lança un regard sur la pièce, tentant d'y voir quelque chose qui puisse répondre silencieusement à la question qu'elle allait poser à son amie. L'idée d'un départ pour Helion ne devait pas lui plaire, au fond, elle se doutait que Fiona ne désirait pas y retourner, mais quand bien même, le doute s'était invité dans son esprit au point d'en troubler son sommeil. Qu'allait-il se passer à présent? Si Fiona partait, la jeune femme se retrouverait seule. Complètement seule. Peut-être irait-elle rejoindre le clan Sillon, après tout... elle s'était sentie bien auprès d'eux. Auprès de Djebann notamment. Son amie vint la prendre dans ses bras, Liesel plongea sa tête dans le cou de celle-ci, les yeux fermés. La seule présence de son amie avait le don de la détendre, elle se sentait déjà un peu mieux. Lui attrapant doucement les épaules, elle la repoussa, un léger sourire aux lèvres. «Ca fait un moment qu'on s'est pas vu...  » commença-t-elle doucement en s’asseyant. Elle posa un regard inquiet sur Fiona, toisant cette dernière avec bienveillance «Tu n'es pas blessée? s'enquit-elle d'abord,   tu n'es pas tombée malade ? Le froid fait des ravages, la faim aussi... si tu voyais le nombre de malade....  » Son ventre grogna de nouveau mais Liesel n'y prêta pas attention, le regard posé sur le mur en face d'elle. «J'ai entendu dire que certains comptaient quitter Steros, ils trouvent que la vie y est trop difficile aujourd'hui. J'sais pas si c'est une bonne chose...  »



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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Dim 6 Mai 2018 - 22:51

This rose will never die



La situation n'est clairement pas la meilleure en ce moment, j'en avais conscience, comme tout le monde, mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre au contraire, je suis une battante, et jamais je ne me laisserais gagner par la morosité ambiante, pas même le temps ne me ferait louper un battement de coeur. Pourtant, il y aurait des raisons de se plaindre, mais tout le monde est dans le même bateau, il aurait fallu que nos ancêtres réfléchissent sans doute un peu plus à leurs actes dans le passé. Quelqu'un avait-il inventé la machine à voyager dans le temps ? Pas que je sache, alors je continuais d'avancer, sans relâche, comme je l'avais toujours fait, et comme je le ferrais toujours, jusqu'à ma mort, qui surviendra à un moment ou un autre, je le sais bien même si le plus tard possible ce serait le mieux évidemment. Contrairement à ce que beaucoup pensait, le dôme, Hélion n'est pas la solution optimale, non. Pourquoi faudrait-il se protéger sous un dôme après tout ? Surtout que les inégalités sont nombreuses, et qu'une petite partie de la population a droit au luxe, le reste, comme ce que j'ai pu connaître n'a droit qu'au strict minimum. Mais il n'y a pas que ça évidemment, sinon, ce serait presque trop simple, alors dès que Steros avait été créé, même si je ne me sentais pas si mal que ça en Hélion, mes parents y sont allés, et j'ai suivi le mouvement, je suis donc arrivée alors que la communauté était encore petite et fragile, j'ai vu toute l'évolution de Steros, et même si je n'en suis pas à l'origine, c'est une petite fierté, car cela a grandi en même temps que moi en quelques sortes, passant d'un statut d'embryon à celui d'un adulte, même si moi, je n'étais pas un embryon quand je suis arrivée ici mais l'idée est là.

Alors, quand j'entends qu'on frappe à ma porte, quand j'entends la voix de Liesel, je me demande ce qui se passe vraiment. Elle semble terriblement nerveuse, je peux l'entendre au simple son de sa voix. Nous ne nous connaissons pourtant pas depuis si longtemps, mais je ne sais pas, le courant est passé immédiatement, comme si au fond, sa place avait été toujours à Steros, comme si elle avait toujours été dans mon coeur, et moi dans le sien, une alchimie qui ne s'explique pas vraiment à vrai dire, comme un coup de coeur amical, comme si nous étions faites pour nous rencontrer. C'est la seule avec qui j'ai une relation aussi fusionnelle, comme si au fond, nous étions des âmes soeurs, comme si un peu de sang coulant dans nos veines coulait dans nos deux corps. C'est quelques choses qui est difficile à expliquer en vérité mais qui est bien présent, alors je l'invite rapidement à rentrer à l'intérieur, au chaud même si ce n'est pas non plus la panacée, il fait plus chaud qu'à l'extérieur. Le passé de Liesel n'a rien à voir avec le mien, elle est originaire de l'extérieur, moi, je suis originaire d'Hélion, mais nous étions à présent toutes les deux ici à Steros, et cela nous convenait à merveille ou presque, parce que rien ne peut être parfait dans ce monde là, malheureusement. Il y aurait toujours des points noirs ici et là, même si je préférais ne pas les voir totalement noir, car la vie n'est faite que de nombreuses nuances allant d'un noir parfois profond à un blanc presque éclatant. Une fois à l'intérieur, je refermais la porte derrière elle, pour que le froid ambiant ne s'immisce pas dans mon humble demeure. Liesel semblait soucieuse, mais contrairement à ce que j'arrivais à discerner habituellement, je ne comprenais pas immédiatement le pourquoi de ces inquiétudes. Elle observait la pièce comme si tout avait été chamboulé, or ce n'était pas le cas, pas depuis la dernière fois qu'elle était venue à l'intérieur de mon lieu de vie, une sorte de seconde maison pour elle. Alors que cherchait-elle ? Je ne savais pas alors je la prenais dans mes bras pour la réconforter et déjà passer un premier baume sur son coeur bien meurtri. Je savais que ça avait le don de l'apaiser, même si je ne savais pas précisément l'origine des troubles qui l'habitaient aujourd'hui. Une fois l'étreinte terminée, elle semblait déjà se sentir mieux et donc, elle m'expliqua la raison, le pourquoi de sa présence si matinale ici. Nous ne nous étions pas croisées, depuis au moins quatre jours, un laps de temps anormalement long par rapport à ce que nous avons l'habitude de faire, alors elle s'en était inquiété, comme si je voulais l'éviter peut être, comme si je voulais revenir en Hélion comme s'était le cas de quelques uns. Mais j'avais quitté le dôme, certes suivant mes parents, mais c'était aussi à présent mes convictions, et si je ne pouvais pas dire que je ne retournerais jamais à l'intérieur, je ne pouvais pas dire que j'allais y retourner dans l'instant, ce n'était pas le bon moment pour moi, je le sentais au fond de moi. Mais comme nous ne nous étions pas vues durant quelques jours, le doute s'était emparé un peu trop farouchement de l'esprit de la petite Hadler. L'infirmière qu'elle était voulait savoir si je n'étais pas blessée ou malade, m'avouant que le nombre de personnes dans cet état ne faisait qu'anormalement augmenter ces derniers temps. Mais je suis solide, mentalement déjà, je suis quelqu'un de positif, je ne me laisse pas abattre par les premières difficultés venues. Je choisissais donc de m'asseoir à ces côtés, pour la rassurer encore plus. Je décidais par m'excuser de mon absence auprès d'elle durant ces quelques jours.

" Excuse de ne pas avoir été présente, j'ai travaillé dur ces derniers jours, et après être revenue chaque soir ici, je n'avais plus la force de ressortir. J'aurais pu faire un crochet par l'infirmerie pour venir te dire que tout allait bien puisque c'est le cas, mais je ne l'ai pas fait parce que je ne pensais pas que tu t'en inquiéterais autant ma chère Liesel. Je vais bien rassure-toi même si les conditions actuelles ne sont pas optimales. Je n'ai pas l'intention de te laisser tomber, tu sais que tu peux compter sur moi quoiqu'il arrive. Je ne vais pas retourner à Hélion, j'en suis partie, ce n'est pas pour y revenir maintenant. "

Ma main droite s'était mise naturellement sur son épaule gauche, comme pour la rassurer d'avantage, comme pour lui faire comprendre que je serais là quoiqu'il arrive, que son amie serait là pour elle, à défaut d'être sa grande soeur. Je ne voulais pas me targuer de jouer ce rôle là, notre relation n'est pas pareil, elle est différente mais elle est forte, car au final, pour moi, elle était un peu cette petite soeur que je n'avais jamais eu l'occasion d'avoir.

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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Mer 16 Mai 2018 - 19:46

This rose will never die




11/03/2481





Pourquoi s'évertuer à lui cacher ses sentiments? Fiona n'était visiblement pas dupe. Liesel tentait tant bien que mal de ne pas afficher cette mine défaite qui la possédait depuis quelques jours, ses traits creusés par la fatigue et la faim, ses mains, soigneusement cachée car abîmées par ses travaux. La jolie rousse se sentait lasse, triste et démotivée. Elle n'avait aucune raison de quitter Steros, pas plus qu'elle n'en avait de rester. Si Fiona décidait de partir, peut-être irait-elle rejoindre Djebann, peut-être se rendrait-elle dans la forêt, trouverait-elle d'autres compagnons de route... Mais à elle seule, l'infirmière n'était pas sans savoir qu'elle risquait fort d'y perdre la vie. Et mourir n'était actuellement pas une option. L'envie de retrouver sa soeur saine et sauve ne l'avait jamais quittée, malgré ce sentiment profondément encré au fond d'elle: Eiven devait être morte. Comment pouvait-il en être autrement ?

Laissant ses tristes pensées de côté, Liesel se repositionna dans son présent, là où se trouvait Fiona, celle sans qui sa survie mentale n'aurait sans doute pas pu être possible. La rousse lui devait tant, bien que que son amie ne pouvait l'imaginer. Elle s'était attaché à Fiona, elle s'était fondue en elle, s'était laissée porté, Fiona n'était pas qu'une amie, elle n'était pas sa soeur non plus, mais elle l'avait sauver. Sans aucun doute possible. La survie de Liesel était de son fait, et pour cela, l'infirmière lui en serait toujours redevable. Jamais celle-ci n'avait eut un tempérament particulièrement joyeux ou optimiste, elle n'avait jamais saisi le sens de sa présence sur cette terre qui n'était plus que poussière et danger, elle n'en avait pas saisi l'intérêt. Mais la séparation avec sa soeur lui avait donné un but, et Fiona lui avait servit de jambe. Elle la soutenait par sa gaieté, sa grandeur d'âme, son optimiste. Toujours, sur les beaux traits fin de son amie, s'affichait un sourire rayonnant, capable de réchauffer n'importe quel cœur fatigué.

L'agricultrice prit place à côté de Liesel, posant un regard curieux et fatigué sur celle-ci. Laissant son coeur se soulager d'un poids, la rousse s'enquit de lui expliquer sa présence aussi matinale, à vrai dire, il était peu habituelle qu'elles se croisent si tôt. C'était plutôt à la fin de leur journée, là où le temps ne manquait pas, là on elles pouvaient enfin souffler. «Excuse de ne pas avoir été présente, j'ai travaillé dur ces derniers jours, et après être revenue chaque soir ici, je n'avais plus la force de ressortir.  » Liesel acquiessa doucement, elle comprenait parfaitement le sentiment de son amie, et même si elle se doutait que la fatigue était la cause de leur manque d'entrevue, elle n'avait pu s'empêcher de s'en inquiéter plus. «J'aurais pu faire un crochet par l'infirmerie pour venir te dire que tout allait bien puisque c'est le cas, mais je ne l'ai pas fait parce que je ne pensais pas que tu t'en inquiéterais autant ma chère Liesel.  »  La jeune femme détourna un instant son regard, elle n'aimait pas afficher cette mine triste et inquiète, elle n'aimait pas présenter ses faiblesses, même s'il s'agissait de son amie. Celle-ci venait de poser une main délicate sur l'épaule de l'infirmière, une agrable chaleur lui emplit le coeur à mesure qu'elle sentait cette main, posée là, réconfortante et chaleureuse, amicale, douce, parfaitement à sa place dans un tel moment. Fiona avait le don de faire ça, de savoir ce qu'il fallait faire et quand le faire. Elle semblait lire au travers de Liesel, lire ses sentiments et ses besoins avant qu'elle-même ne soit capable de les comprendre.  

«Je vais bien rassure-toi même si les conditions actuelles ne sont pas optimales.  » Relevant ses yeux jusqu'à croiser les prunelles de son amie, Liesel esquissa un léger sourire sur ses lèvres charnues, «Maintenant que je te vois, je suis rassurée.  » Le contraste entre les deux jeunes femmes était frappant. Liesel semblait douce, délicate et fragile aux côté de cette force de la nature qu'était Fiona, calme, imperturbable, un rayon de soleil dans une nuit noire. Tout semblait les opposer, pourtant, elles se complétaient à merveille. Liesel savait calmer les hardeurs de son amie, et celle-ci savait lui apporter le courage de faire certains choses. Elle lui apprenait à faire confiance, à se faire confiance et à croire les autres. Elle lui apprenait à être quelqu'un d'aussi fort qu'elle.

Finalement, Liesel n'avait pu se résoudre à poser la fameuse question, tout ce qu'elle était parvenue à faire, c'était entamer le sujet de manière peu délicate, laissant peu de place à une réponse. Pourtant, lorsque Fiona lui annonça ces mots, son coeur manqua un bond dans sa poitrine. «Je n'ai pas l'intention de te laisser tomber, tu sais que tu peux compter sur moi quoiqu'il arrive. Je ne vais pas retourner à Hélion, j'en suis partie, ce n'est pas pour y revenir maintenant.  » N'y tenant plus, elle prit son amie dans ses bras, la serrant fort contre son corps, au point de vouloir l’étouffer, la garder proche d'elle, l'engloutir, la pénétrer.  «Je suis rassurée...  » répéta-t-elle doucement, la voix chevrotante.  «Vraiment rassurée.  » Elle prit une large inspiration, retenant les larmes qui tentaient de perler aux coins de ses prunelles.  «J'ai eu peur que tu partes, je l'avoue. J'ai eu si peur...  » Liesel enfuit son visage dans le cou de Fiona, laissant l'odeur de celle-ci l'apaiser, la transporter. Elle ne désirait rien d'autre qu'être présente à cet endroit, à cet instant. C'était tout ce dont elle avait besoin. Et elle aurait aimé que ce moment dure une éternité supplémentaire.



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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Sam 19 Mai 2018 - 23:19

This rose will never die



Liesel n'était pas là depuis si longtemps que ça, mais j'arrivais presque à lire en elle tel un livre ouvert. J'exagère, cela est un peu trop, mais je savais reconnaître quand mon amie n'allait pas bien, qu'elle ne se sentait pas bien, et là, c'était clairement le cas, en partie à cause de moi d'ailleurs, mais surtout à cause de ces rumeurs qui emportaient trop de monde ailleurs, en Hélion notamment. Moi, je n'allais pas m'amuser à retourner là-bas, du moins pas dans le but qui était donné à cette mission là. Un jour peut être que je retournerais là-bas, sous ce dôme de malheur, pour une autre mission, peut être, mais au jour d'aujourd'hui, rien de tout cela n'était prévu, j'étais à Steros pour encore des semaines, des mois, peut être même des années. Que ferait Liesel si je décidais de partir ? Me suivrait-elle ? Notre amitié était-elle assez forte pour résister à un tel séisme ? Je préférais ne pas le savoir, et donc lui dire que je resterais là, qu'elle pourrait continuer de compter sur moi à vrai dire. Parce que même si je suis quelqu'un d'assez indépendant, la mini Hadler avait pris plus d'importance que je ne pourrais me l'admettre. C'était comme ça, mais Liesel comptait beaucoup pour moi, nous nous connaissions bien, elle représentait ce que j'avais de plus cher ici. Je ne saurais dire si la réciproque en était arrivé à ce point là. Pourtant, elle était venue là, de bonnes heures, pour me faire part de son inquiétude à mon sujet, pour délester son coeur de biens mauvaises pensées qui n'étaient pas bonnes pour elle. Et d'un coup de langue, je balayais les doutes qui étaient venus l'assaillir de toutes parts. Il ne fallait pas qu'elle s'en fasse de cette façon, ce n'était pas bon pour elle, pas bon du tout. Mais elle ne m'avait pas vu, alors qu'habituellement, même sans se donner rendez-vous quelques parts dans Steros, nous nous croisons naturellement. Or, avec les conditions climatiques, je travaillais encore plus, de façon plus intensive, plus durement pour que tout soit comme il le fallait. Et mes forces m'avaient abandonnées, si bien qu'après la journée de travail, je ne cherchais la compagnie de personne, un tord que j'avais eu avec Liesel, alors elle me faisait culpabiliser un peu, mais bon, je n'aurais pas eu la force de lui parler plus de quelques instants contrairement à nos habitudes tellement les journées sont difficiles. Là, au saut du lit, le corps était certes un peu endolori des journées précédentes, mais il réagissait encore bien, car la journée ne faisait que commencer, et les forces étaient encore présentes. Liesel comprenait visiblement que je ne veuille plus sortir et me mettre en pleurs au fond de mon lit après mes journées de travail, mais cela n'empêche pas que j'aurais pu passer lui dire un petit mot pour la soulager, pour lui faire comprendre que j'étais toujours là. Je voyais bien que cela l'attristait, mais je ne pensais pas que cela lui tienne tant à cœur. Cela me prouvait bien qu'elle tenait à moi, peut être même plus que je ne tenais à elle. Il est difficile de quantifier l'intensité d'une telle amitié à vrai dire. Une chose était pourtant certaine, nous ne pouvions pas nous passer l'une de l'autre. Étais-ce un mal ? Je ne le crois pas, sincèrement, je ne le pense pas. C'est ainsi qu'instinctivement ou presque, je posais une main sur son épaule, comme pour la rassurer, lui faire comprendre que tout irait bien à présent, que tout irait pour le mieux malgré les circonstances. Et visiblement, Liesel s'en trouvait rassurée. Étais-ce mes mots ? Étais-ce mes gestes ? Étais-ce les deux ? La réponse de la belle rousse me fit comprendre que ce devait être un peu tout ça à la fois. Elle était plus fragile que je ne l'étais, mais cette fragilité faisait toute sa force, une force que je ne possédais pas de la même façon qu'elle. Puis, elle posait sa question, celle qui la taraudait, celle qui lui faisait le plus peur. La poser était déjà une épreuve pour elle, mais la réponse en était une autre, et je lui donnais celle qu'elle voulait entendre puisqu'elle me prit dans ces bras à ce moment, me serrant fort, aussi fort que ce que sa force lui permettait de faire de toute évidence. Mais je ne pouvais pas la repousser, au contraire, je la gardais près de moi, car si j'agissais d'une autre façon, je pourrais encore plus la briser, et je ne le désirais pas le moins du monde. Je la serrais contre moi également, mes bras frottant doucement son dos comme pour la consoler de larmes qui étaient déjà en train de couler de son visage. Si elle réussissait à se retenir, sa voix indiquait clairement le contraire. Je lui disais alors ces quelques mots à l'oreille.

" Ne t'en fais pas ma belle, je ne vais pas te quitter, je suis là quoiqu'il arrive d'accord ? Tu sais que je t'apprécie et que jamais je ne voudrais te faire un tel mal ma Liesel. Je ne peux pas agir de la sorte avec les gens que j'aime. "

Je ne savais si mes mots dépassaient ma pensée, ou s'ils étaient remplis d'un autre sous-entendu que celui qui dépasserait le stade d'une profonde amitié, mais c'était ce que je ressentais pour Liesel. Je l'aimais comme si elle était la prunelle de mes yeux, personne n'avait le droit de la toucher, personne ne pouvait lui faire du mal, personne ne pouvait la briser. Même moi, je n'avais pas le droit alors que pourtant, je l'avais fait, même inconsciemment mais je l'avais fait. Alors comme pour me ratraper de cette erreur, je la gardais près de moi encore un peu, sentant son souffle chaud parcourir mon échine. Puis, je relâchais légèrement mon étreinte, passant une main dans ces cheveux. Sa tignasse rousse était si belle, presque volcanique.


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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Lun 28 Mai 2018 - 1:16

This rose will never die




11/03/2481





Une caresse dans son dos avait suffit à briser cette barrière émotionnelle que Liesel avait toujours tenté de s'imposer. Elle n'était pas aussi rayonnante que son amie, pas aussi vive, mais la jolie rousse tentait d'être chaleureuse, joyeuse, toujours dans la joie et l'humour, toujours présente pour les autres, toujours ce qu'elle n'était pas. L'infirmière contenait en son cœur meurtri une chose bien plus sombre que les ténèbres, elle était faite d'un mélange de culpabilité et de haine. Haine envers elle-même, haine envers le monde. Elle détestait sa propre faiblesse, détestait son manque de courage, détestait ne pas être brave, détestait tout ce qu'elle n'était pas. Elle détestait tout ce qu'était Eiven, son aînée. Elle qui avait toujours su trouver les mots, elle qui dépassait Liesel de par ses qualités. La plus jeune des Hadler n'était rien comparée à sa sœur, pire... elle n'était rien sans elle. Depuis leur séparation, un trou béant s'était installé au creux de son cœur endeuillé, une terrible solitude, une mélancolie insoutenable. Tout n'était que noir en elle, tout était sombre. Elle se sentait morte.

Si quelques personnes étaient parvenues à réveiller l'étincelle de la vie en elle, seule Fiona avait le pouvoir d'entretenir cette flamme vacillante. Fiona. Celle qui posait à présent ses mains chaudes et réconfortantes sur le dos de la jeune femme. Liesel la serrait si fort qu'elle eut peur de la briser, briser cette amie qui lui était si chère, cette amie sans qui elle ne serait pas aussi forte. Cette amie à qui elle devait tant, mais elle ne savait comment lui rendre la pareille. Le pourrait-elle un jour? Pourrait-elle regarder cette belle jeune femme aux pupilles si vivantes, avec fierté? Pourrait-elle s'imposer en tant qu'être humain devant celle qu'elle voyait comme une déesse. Personne n'avait une place aussi importante, personne. Seule Fiona comptait aujourd'hui. Eiven faisait parti de son passé, Eiven ne reviendrait sûrement jamais. Mais qu’adviendra-t-il si, par malheur un jour, Liesel se devait de choisir? «Ne t'en fais pas ma belle, je ne vais pas te quitter, je suis là quoiqu'il arrive d'accord ?   » lui chuchota la belle blonde, ces quelques mots eurent pour effet de noyer la jeune femme sous une pluie de larmes chaudes et salées, elle tentait de retenir ses quelques hoquets, mais rien n'y faisait. «Tu sais que je t'apprécie et que jamais je ne voudrais te faire un tel mal ma Liesel. Je ne peux pas agir de la sorte avec les gens que j'aime.  »

Aimer. Fiona l'aimait. Ce concept restait abstrait pour Liesel, l'amour, elle l'avait bien connu. Quelque chose de profond, fusionnel, quelque chose de fort. Pouvait-elle considérer sa relation avec cette habitante de Steros comme de l'amour? Elle en avait connu bien des formes, bien des facettes. Qu'il s'agisse de simple approche physique, ou de quelque chose qui s'élevait au delà de la conscience, chacune d'elle possédait son revers. Son côté sombre. Et chacune d'elle s'était abattue sur Liesel, perçant en l'infirmière une plaie si tenace qu'elle crut un moment ne plus jamais pouvoir s'en relever. N'aurait-elle finalement pas dû souhaiter le départ de Fiona? S'éloigner de cette femme qui lui procurait tant de bien? Pouvait-elle vraiment s'abandonner de la sorte, sachant pertinemment qu'un jour ou l'autre, elle souffrirait de cette situation ? Le pouvait-elle vraiment? Le supporterait-elle? Toujours serrée contre son amie, Liesel crut l'espace d'un instant se brûler contre le corps si chaud et plein de sommeil de celle-ci, elle mit fin à l'étreinte, passant une main énergique sur son visage, tentant d'en camoufler les larmes. Mais l'épaules mouillées de Fiona la trahissait, ses yeux rouges aussi. Elle afficha un doux sourire, reculant quelque peu, tentant d'installer une distance entre elles. Liesel ne désirait pour rien au monde blesser l'agriculture, mais elle devait se protéger. L'amour n'était pas une chose à laquelle elle pouvait s'adonner. Plus maintenant, plus jamais. Quand même bien, leur amour devait s'arrêter aux frontières de l'amitié, il était bien trop puissant pour ne pas dévaster la jolie rousse. Elle allait finir par se briser. Peut-être maintenant, peut-être dans des années. Elle craignait le départ de Fiona comme si on lui arrachait une partie d'elle-même. Peut-être voyait-elle vraiment Eiven en son amie. Peut-être avait-elle tenté de la substitué. Y était-elle arrivé? Fiona était-elle à la hauteur? Serrant doucement ses poings, elle détourna le regard, prenant une grande inspiration pour calmer ses sanglots. «Excuses-moi, commença-t-elle dans murmure, je ne devrais pas pleurer, vu les circonstances... Je suis heureuse que tu restes.    » Reniflant sans élégance, Liesel releva son visage, croisant le regard de la belle blonde, sentant son coeur se réchauffer à mesure qu'elle se perdait dans les prunelles de celle-ci. D'une main peu assurée, elle vint saisir celle de son amie, un léger sourire dessiné sur son visage tacheté. «Si les autre s'en vont, nous allons devoir rester fortes. Faire tenir Steros. Je crois qu'avec toi à mes côtés, je serai capable de tout.    »



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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Ven 8 Juin 2018 - 19:46

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Je la serrais fort, et elle me serrait fort également, comme si elle ne voulait plus me lâcher, comme si je ne voulais plus la lâcher à mon tour, comme si nous ne faisions plus qu'un. Peut être que c'est ce qui devrait se passer, peut être que notre amitié était au regard de cette étreinte plus qu'une très forte amitié. Peut être que l'amour que j'éprouvais elle n'était pas simplement de l'amitié, pas simplement. Pourtant, je n'envisageais pas cela avec Liesel, non, je ne voulais pas de cela. Je voulais avant tout l'aimer en amitié, être là pour elle si jamais elle vacillait, si jamais elle chancelait, je voulais pouvoir être cette béquille qui la maintienne en vie, qui la maintienne sur le bon chemin, je ne voulais être rien d'autres. Je ne connaissais pas tout de sa vie, je ne connaissais pas ces moindres secrets, mais j'en connaissais suffisamment pour savoir les réactions qu'elle aurait dans telle ou telle situation. Là, je savais qu'elle avait besoin de la chaleur de mon corps, de gestes tendres qui lui prouvait mes propos. Je n'avais pas l'intention de quitter Steros, je n'avais pas l'intention de la quitter elle, car je le savais, elle avait besoin de la béquille que j'étais sous peine qu'elle ne chute sur le trajet menant vers le prochain point de nos vies. Elle était forte Liesel, mais il y avait aussi en elle des fêlures prouvant que malgré les apparences, elle pouvait être fragile aussi, un paradoxe que je me devais de garder bien au chaud. Un être vous manque et tout est dépeuplé. Plus j'y pensais, et plus je me disais qu'elle avait pris de l'importance dans ma vie, comme si finalement, je ne pouvais plus me passer d'elle. Si j'étais sa béquille, elle était aussi la mienne pour me dire que la vie à Steros était moins dure que ce que j'aurais pu vouloir ailleurs. Le dôme aurait pu m'offrir mieux peut être, mais le dôme n'était pas une bonne chose. Il fallait le détruire, faire en sorte que tout le monde soit au même niveau. Un jour, j'y retournerais pour tout casser, pour le réduire en miette, mais la priorité n'était pas là. Ma priorité était Steros et même si les conditions n'étaient pas optimales pour le moment, cela le resterait. Et Liesel n'était pas étrangère à cela, car elle faisait partie de Steros à part entière. Nous sommes des maillons de la chaine. Moi, je nourris les gens, elle, elle les guérit, c'est comme ça que ça fonctionne pour nous deux et c'est ce qui est le mieux. Je lui disais donc que j'étais là pour elle et cela eu pour effet de la faire pleurer sur mon épaule, car elle était à fleur de peau, émotive, faisant preuve de cette fragilité que j'aimais parfois voir chez elle. Ce roc qu'elle était pouvait parfois s'effriter dans des moments aussi intimes que celui-ci. Je lui disais peut être des mots forts pour elle, mais je l'aimais vraiment, je tenais énormément à elle, peut être même trop. C'est elle qui mit fin à notre étreinte, feignant de ne pas avoir pleurer mais je l'avais senti, je l'avais entendu, je l'avais vu aussi. Il n'est rien de montrer quelques faiblesses en de pareil moment. C'est dans la nature humaine même si cela ne semblait pas forcément plaire à la belle rouquine. Elle souriait, s'écartant d'avantage de moi mais restant toutefois proche. Elle réussissait à calmer ces sanglots au prix d'un effort qui semblait gigantesque à mes yeux. J'avais réussi à ne pas pleurer en même temps qu'elle, mais mes yeux s'étaient retrouvés humides eux aussi, toutefois aucune larme n'avait perlée sur mes joues. Elle voulait se montrer forte, et me prenant la main, elle me dit qu'il allait falloir nous montrer forte si certains d'entre nous s'éloignaient de Steros. Et ces paroles me firent chaud au coeur, plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. A deux nous pourrions aller plus loin, c'est une certitude, ensemble nous pouvions déplacer des montagnes, c'était une certitude. Je caressais le dos de sa main qui était dans la mienne, souriant.

" A deux nous pouvons aller loin, c'est sur. Nous devons être là pour Steros, toi en soignant les gens, et moi en faisant en sorte qu'ils puissent avoir de la nourriture. Nous ne sommes que de petits rouages, mais nous sommes essentielles à la communauté. Nous sommes essentielles l'une à l'autre. "

Dans mon esprit, il n'y avait pas d’ambiguïté à propos de cette relation, mais après cette dernière phrase, mon coeur loupa un battement, comme s'il voulait me signifier que justement, il y avait plus que ça peut être. Mais je me contentais de sourire, parce que j'aimais ce moment là, je ne voulais pas qu'il s'arrête malgré les circonstances du dehors, comme une petite parenthèse enchantée au milieu du chaos, comme un de ces moments heureux alors qu'ailleurs, ce n'est pas tellement la joie. Et finalement, une larme perlait sur ma joue droite, comme pour sceller cette amitié avec Liesel, comme si demain, je donnais ma vie pour elle, pour qu'elle soit saine et sauve.


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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Mar 10 Juil 2018 - 0:19

This rose will never die




11/03/2481





Les larmes qui avaient roulées le long de ses joues lui donnait un goût salé dans la bouche, amplifiant sa soif et sa faim. Son ventre se tordait de petits sursauts d'appétit mais Liesel n'en avait cure. Elle profitait de cet instant, instant intime qu'elle partageait loin de tout avec cette amie si particulière qu'était Fiona. Particulière, oui, tel était le mot à employer. Si jusque là, jamais la rouquine n'avait ressenti le besoin de se questionner à propos de cette amitié si forte, si fusionnelle, il n'en était plus de même aujourd'hui. Là, enlacées l'une contre l'autre, leur corps tentant presque de fusionner ensemble, la jeune infirmière ne sut réellement identifier ce sentiment qui l'emplissait.

Il était vrai que, jusqu'à présent, son seul point de comparaison en terme de relation affective avait toujours été Eiven. Mais Eiven était sa soeur aînée, et même si les sentiments qu'elle ressentait pour cette dernière était puissants, elle avait toujours su les imager, les identifier et les contrôler. Alors qu'à cet instant, ainsi serrée contre Fiona, tout semblait s’emmêler dans son esprit. Sa présence aux côtés de la belle agricultrice semblait évidente, leur entente semblait avoir gravi un nouvel échelon, quelque chose était en train d'arriver. Quelque chose était en train d'éclore, quelque chose qu'elle ne parviendrait pas à contrôler, à moins d'y mettre terme à présent. Mais le désirait-elle? Désirait-elle vraiment s'éloigner de Fiona, perdre cet instant d'apaisement, de complicité?

Dans un ultime effort, la belle rousse sécha ses larmes, offrant un sourire de facade à son amie. Elle n'aimait pas ainsi perdre la face, pas plus qu'elle n'aimait dévoiler ses faiblesses. Mais si Fiona était la seule à les entrevoir, alors c'était d'accord. Elle acceptait de perdre un instant son bouclier pour se dévoiler. «A deux nous pouvons aller loin, c'est sur. Nous devons être là pour Steros, toi en soignant les gens, et moi en faisant en sorte qu'ils puissent avoir de la nourriture. Nous ne sommes que de petits rouages, mais nous sommes essentielles à la communauté. Nous sommes essentielles l'une à l'autre.  » Ces mots lui firent chaud au cœur tandis que la main de la belle blonde caressait la sienne. Ce simple touché lui arracha un doux frisson, et alors que son amie semblait désireuse de ne pas montrer ses faiblesses, elle finit par, à son tour, craquer, laisser une perle solitaire s'épandre sur sa joue rose.

Elles étaient essentielles l'une à l'autre, Fiona avait raison. D'une main tremblante sous le coup de l'émotion, mais sans hésitation, Liesel essuya du bout de ses doigts la goûte salée. Un leger sourire s'était dessiné sur son visage, les mots n'étaient plus nécessaires, leurs prunelles en totale osmose se comprenaient. La jolie rousse laissa sa main posée contre le visage de son amie, caressant celui-ci avec affection. Du bout des lèvres, elle vint finalement poser un baiser sur la joue de Fiona. Qu'y avait-il de plus à dire? Les mots n'auraient pas réussi à imager le sentiment qui possédait à présent Liesel. Ce geste semblait avoir répondu à toutes ses interrogations, elle était là où elle devait l'être. Avec cette personne-ci. Peu importait ce qui pouvait arriver à cet instant, rien ne saurait briser ce cocon de bien être qu'elles étaient parvenues à créer.




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 Sujet: Re: (11/03/2481) This rose will never die - Fiona    Lun 16 Juil 2018 - 19:26

This rose will never die


L'émotion était palpable, plus forte qu'à l'accoutumée, plus forte car les circonstances étaient un peu particulières aussi, mais il n'y avait qu'avec elle que je montrais ces fêlures là, car en général, je n'en montre rien, ou pas grand chose. Je ne fais pas forcément la fière, mais je suis impassible comme si rien ne pouvait m'atteindre même si je ne me montre pas froide comme une vulgaire poupée de porcelaine sans expression. Mais avec Liesel, il n'y avait plus de masques à porter, j'étais moi-même et la réciproque était incroyablement vraie. Pourtant, cela ne fait pas des années que je connais la petite Hadler mais c'est pourtant tout comme, comme si nous avions grandi en Hélion et que finalement, nous avions décidée d'en sortir pour notre bien pour venir ici à Steros. Pourtant, il n'en était rien, ce n'était pas comme cela que notre histoire commune s'était écrite. Elle était bien plus courte, mais elle était incroyablement intense, elle était mon amie, ma meilleure amie, elle avait cette place si particulière dans mon coeur, une place que personne ne pourrait lui enlever, une place que personne ne pourrait lui ravir également. C'était comme ça, c'était ainsi, c'était notre vie. Nous étions dans les bras l'une l'autre, comme si nous ne nous étions pas vue depuis des semaines, alors que ça ne faisait que quelques jours, à cause du boulot principalement, et de la fatigue qui allait avec. Elle était si proche de moi, par le coeur, par la pensée, par nos corps entremêlés. Serais-ce plus qu'une profonde amitié qui pourrait nous unir ? La question avait le mérité d'exister en ces temps difficiles. Mais s'ils étaient plus propice, la question se poserait-elle ? Je ne saurais le dire, mais Liesel était comme mon âme soeur, en amitié, c'était une certitude, car bien rapidement nous avions trouvé nos atomes crochus, mais serais-ce plus que de l'amitié ? Je ne savais pas ce qu'elle en pensait, je ne savais même pas si elle se posait la question à vrai dire, et je n'osais pas la poser sous peine de peut être la décevoir, ou la faire souffrir inutilement. Si elle savait que cela était en train de potentiellement germer dans mon coeur, et que ce n'était pas réciproque, peut être que cela serait le début de la fin, et que je pourrais la perdre, or je ne le désirais pas. Sans s'en rendre compte, elle était devenu un point d'encrage dans la réalité, une bouée de sauvetage dans cette mer en tumultes perpétuels. Alors je plaçais des mots sur le moment que nous étions en train de vivre. Etais-ce une déclaration pure et simple ? Je ne saurais le dire moi-même, mais je savais qu'ensemble nous pourrions résister plus longtemps, nous pourrions aller plus loin dans nos vies respectives, je le savais, j'en étais intimement convaincue alors je le lui disais tout en caressant cette main dans la mienne. Puis la larme se mit à couler, alors que non, comme elle, je n'aime pas montrer mes faiblesses aussi petites soient-elles. Mais là, c'était trop pour moi, et même si je ne pleurais pas à chaudes larmes, cette larme coulant sur ma joue était un symbole fort, un symbole que personne n'avait vu jusqu'à présent, car jamais je n'avais pleuré devant quelqu'un ici. Elle était pourtant aux premières loges pour voir cela, et tremblantes, elle n'hésita pas à prendre cette perle lacrymale pour elle, essuyant ma joue, comme pour me dire par les gestes qu'elle serait avec moi aussi quoiqu'il arrive. Tout cela était implicite, mais notre langage corporel ne manquait pas de traduire ce que nos mots n'arrivaient pas à décrire, comme étant à la fois un déchirement, mais surtout un apaisement. Mais la main de Liesel n'essuya pas simplement cette larme, elle resta là, à caresser ce visage qui était le mien, comme pour me dire qu'elle me comprenait pleinement, que oui, notre osmose du moment n'était pas simplement un passage, mais quelques choses qui était plus profond, qui était plus permanent. Puis les lèvres de Liesel vinrent se poser sur cette joue qui ne semblaient attendre que cela. Pourtant je fus légèrement déçue, à peine, je me disais que peut être Liesel n'osait pas ou peut être qu'elle ne voulait pas franchir cette ultime barrière qui nous ferait passer de l'amitié à un amour naissant. Alors, je tournais légèrement la tête, pour que nos lèvres se touchent presque, sentant notre souffle l'une contre l'autre, observant la jeune rouquine, pour voir, si elle le voulait, pour voir si sauter ce pas ne lui ferait pas peur, et finalement, simplement, sensuellement mes lèvres venaient se poser sur les siennes dans un doux baiser, tendre.


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(11/03/2481) This rose will never die - Fiona
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