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 Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]

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 Sujet: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Dim 24 Juin 2018 - 21:53

Mon amour ce qui fut sera

avec @Zorhan Eight

Comment en étaient-ils arrivés là ? A marcher sur les routes quand un toit leur avait été promis. Cette nuit étoilée lui paraissait appartenir à une autre galaxie, si loin qu’Hécate n’en percevait aujourd’hui que les réminiscences. Tant d’évènements s’étaient produits depuis, tant de décisions qui n’avaient plus concernées que la survie d’une communauté au delà de chaque individualité. Mais son éclat malgré les années lumières restait intangible. Sans cette nuit lumineuse il lui aurait fallu un monde pour affronter de nouveau ce qui s’était dressé sur son chemin. Zorhan était un accélérateur de particules, ses battements de cœur, son amour, sa force, tout en sa présence semblait se décupler.

Leur réveil silencieux le matin du départ lui pesait déjà. Elle aurait aimé en dire plus, apaiser l’appréhension qu’elle sentait grandir en lui. Lui demander pardon aussi. Pardon de cet amour qu’il lui portait tant et si bien qu’il l’avait suivi dans cette expédition. Elle avait d’abord freiné des quatre fers à l’idée de s’embarquer dans une mission qu’elle estimait suicidaire. Mais quand plus rien d’autres ne s’était offert à eux qu’une lente déperdition, elle s’était portée volontaire. S’était-elle doutée qu’il la suivrait ? Devait-elle en être heureuse ?

Elle sentit son regard brûler sa nuque quand ils passèrent le porche de Steros. La jeune femme aurait préféré être avec lui plutôt que devant lui, séparée par trois charrettes et une dizaine de personnes. Mais sans doute avaient-ils chacun besoin d’appréhender ce monde à leur façon, cet extérieur qui leur avait tant pris. Le redécouvrir, aussi meurtri que l’intérieur de leurs souvenirs. La terre était dévastée à perte de vue, et ils ne croisèrent pas âme qui vive durant toute la première journée.
Quelques fois Hécate crut apercevoir un mouvement, et ses réflexes se redéclenchèrent, aidés par les entrainements de Nori. La main sur son bâton, prête. Elle n’en avait pas parlé à Zorhan, mais il l’apprendrait tôt ou tard. C’était étrange de se retrouver à vagabonder de nouveau à l’extérieur, entourée par une poignée de personnes qu’elle estimait. Comme un clan à échelle humaine. Les odeurs, les espaces sans fin, tout lui revenait. Elle sut qu’après cette expédition, elle ne pourrait plus être la même. De nouveau.
A l’approche du crépuscule, ils s’arrêtèrent dans des ruines, à l’abri des regards. Monter les premières tentes fut compliqué, les affaires ayant été rangées sans notion d’ordre ni de praticité. Ils s’amélioreraient avec le temps. Ces choses là s’apprennent vite. Du coin de l’œil elle ne perdait pas Zorhan d’une seconde, frôlant l’indiscrétion. Ce soir plus que tout autre si cela était encore possible, elle avait envie d’être dans ses bras, de caresser ce corps qu’elle connaissait à présent par cœur. A trop fantasmer elle se versa sur la main une louche pleine de soupe qu’elle était en train de servir et jura bruyamment.  Slown prit sa suite avec un sourire alors qu’elle attrapait le bol que lui tendait son amie pour s’asseoir un peu à l’écart. Soufflant sur sa peau échaudée, elle releva la tête, cherchant par automatisme celui qui avait occulté ses pensées au point d’en faire une maladroite et ne le trouva pas. Son cœur rata un battement alors que ses yeux fouillaient le campement du regard.




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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Mer 27 Juin 2018 - 9:39

Mon amour,
ce qui fut sera
Elle s'était approchée de moi, des doigts s'aventurant dans ma barbe et mes yeux qui se fermaient. Un soupir. Je regrettais que l'on soit partis. Hécate m'y avait indirectement forcé, sachant très bien que je ne pourrais rester à Steros en la sachant dehors, en proie à tout danger. Cette image du jour où nous nous étions rencontrés, o la vie elle-même avait risqué de s'échapper de ses prunelles... Je ne pouvais pas risquer que ça recommence en restant les bras croisés, c'était impossible qu'elle me demande ça.

Le camp provisoire donnait peine à voir, même si dans mes premières errances, ça aurait été un grand luxe d'avoir une telle installation. Il y a une vingtaine d'année, quand je croyais qu'il était possible de survivre avec un rien. Quand l'orgueil me dominait au point d'en avoir perdu le fil... Les pertes et les années m'ont fait gagner en sagesse, heureusement. Mais une sagesse que les yeux de la belle Hécate savaient occulter. Une folie enfantine qu'elle avait su éveiller en moi. L'inconscience de tomber amoureux dans ce monde, de croire en l'amour et les bienfaits que ça pouvait apporter, se dire que ça valait tous les risques qui se tramaient à côté. Elle m'aidait à lâcher prise, à prendre l'air. Malheureusement, c'était un luxe que je ne devrais pas me permettre... Jamais je ne viendrais à regretter ce que nous partagions elle et moi, loin de là. Mais elle aurait dû tenir compte de ça, de nous, avant de quitter Steros... Je lui en voulais d'avoir accepté de participer à cette expédition.

Les préparatifs du camp étaient terminés. Le calme s'invitait alors que chacun se restaurait, buvait. Je n'avais pas faim... soif, bien trop pour pouvoir être rassasié, mais pas faim. Nous partirons à l'aube, sans nous attarder. La garde était assurée par un éclaireur et un protecteur. Ce dernier m'interpella alors que je m'excentrais du bivouac. « Z-zorhan, tu ne devrais pas t'éloigner... on doit rester groupés », tenta-t-il d'ordonner. Ce garçon était plus jeune que Nori. Mon regard se posa sur lui et le jaugea d'un air supérieur. Pas de ceux qui vous négligent, mais qui vous scrutent d'un air moralisateur. Je soupirai en levant les yeux au ciel. À Helion, il serait encore considéré comme un gosse... Enfermé à la caserne pour apprendre ou dans les jupes de sa mère pour trouver sa voie. Mais dehors, c'était déjà un homme qui se battait et affrontait des dangers qu'il ne devrait pas avoir à affronter. Je posai ma main sur son épaule. « Tu as raison Nelan. » Je n'avais pas de sourire à lui apporter, n'en ayant pas le cœur. Mais le fait que je me plie à son conseil semblait avoir bombé son torse, comme une fierté qu'un aîné le prenne au sérieux.

Tapotant son épaule, je revins vers le camp où j'aperçus Hécate, inquiète et semblant chercher quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Je m'approchai d'elle et glissai mes doigts entre les siens, posant mon autre main à sa taille pour l'inciter à faire volte-face. « Hécate, tout va bien ? » Lui demandai-je d'une voix basse et d'un ton quelque peu préoccupé. Nous n'avions pas parlé depuis le départ. Ni depuis le début de la journée. J'étais resté de marbre face à elle, sans vraiment lui expliquer. Elle savait ce que ça me coûtait de sortir et peut-être que la réciprocité de son silence, de la distance qu'il y avait entre nous, était sa façon de respecter ce temps qu'il me fallait pour me faire à cette idée : nous étions dehors. Une nouvelle fois. Si une chose pouvait me rendre malade, c'était bien cette idée...

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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Dim 1 Juil 2018 - 23:05

Mon amour ce qui fut sera

avec @Zorhan Eight

Toute la journée, elle avait sentit la peine et la colère de Zorhan. Aimer était à la fois un fardeau et une bénédiction. Une nouvelle vision. Non plus par la seule lunette de vos yeux mais également à travers celle de l’être aimé. De toute la journée ils ne s’étaient pas adressés un seul mot. Même lors des courtes pauses ils avaient chacun pris leur devoir à cœur… ou comme excuse pour s’éviter un peu plus longtemps. Mais à présent que le soleil touchait la ligne d’arrivée, Hécate aurait mendié un seul de ses regards ou de ses gestes.
A coup sûr il s’était isolé. Zorhan était un loup solitaire. Bien avant qu’elle ne le connaisse. A Steros il avait joué au chien de garde fidèle. Mais sa nature à l’extérieur reprendrait le dessus. Elle ne l’en blâmait pas. Elle-même avait choisi à Steros une vie loin du cœur, à la périphérie. Mais à l’extérieur, c’était l’inverse. Dans ces immensités elle avait besoin de se sentir au cœur d’un groupe, membre d’un corps à plusieurs têtes.
Des doigts qu’elle reconnut immédiatement glissèrent sur le dos de sa main, s’entrelaçant aux siens alors qu’il la guidait face à lui. Elle posa son bol, et leurs regards s’accrochèrent enfin, ceux d’Hécate cherchant à creuser la surface, capter son état d’esprit.


« Mhh… et toi ? As-tu mangé quelque chose ? » se contenta t-elle de souffler, se doutant que le brun n’avait rien avalé depuis leur dernier arrêt. Elle sentit les regards des autres peser un instant sur eux et s’en détourner quand ils croisèrent le regard clair de la cultivatrice. N’était-ce pas temps d’en finir avec les rumeurs ? De s’afficher plus ouvertement que de simples effleurements aussi sérieux que des paroles en l’air ? A moins que cela ne soit de trop pour l’homme qu’elle aimait, en plus de tout le reste. Son tempérament impétueux lui criait d’obtenir toutes les réponses à ses questions maintenant qu’elle le tenait enfin face à lui. Sa main remonta sur son torse attrapant la doublure de sa veste pour y lisser un pli invisible.
* Est-ce-que tu m’en veux ? * voulu t-elle lui crier. Il en avait le droit. Elle l’obligeait. Faisait passer Steros avant eux. Mais elle connaissait la réponse. * Oui. * Oui il lui en voulait. Ses mains remontèrent encore, cala sa mâchoire entre ses doigts puis se hissèrent jusqu’à sa nuque qu’elle enveloppa de ses paumes.
Mais il se trompait. Elle les protégeait. Eux, et tous les autres. La vision d’un futur avec lui ne passerait que par là. Et elle ferait tout pour que ce futur ait lieu. Et pour qu’il ait lieu, il fallait qu’elle soit là. Point. Doucement elle posa son front contre le sien, fermant les yeux pour en apprécier le simple contact. Et, comme si la télépathie avait toujours existé elle murmura pour elle-même.
* J’espère que tu pourras me pardonner. Quoi que tu penses. C’est pour nous aussi que je le fait.* Mais de ses lèvres à quelques centimètres de celles de Zorhan seuls ces mots s’échappèrent.


« Il faut que tu manges… je vais te chercher un bol. »  Elle s’échappa de son étreinte, revenant quelques minutes plus tard avec un bouillon chaud qu’elle plaça entre les mains de son amant. La jeune femme eut une impression de déjà vu, à croire qu’à chaque dispute elle se sentait obligée d’abreuver son homme, faute de mots.





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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Mar 3 Juil 2018 - 10:58

Mon amour,
ce qui fut sera
Les sensations que me procurait sa proximité me rendaient coupable. J'aimais tant être à ses côtés, la regarder et la voir me regarder ainsi en retour. Une enveloppe si chaleureuse combattant si fièrement le froid. À sa question, je me risquai à secouer négativement la tête après qu'elle ait chassé les yeux curieux qui nous entouraient. Ça n'était pas très habile de nous montrer si proches au beau milieu du camp. Mais je souffrais de cette distance qui ajoutait à mon malaise d'être à l'extérieur. Sa main gravit mon torse pour ajuster ma veste. Je ne quittais pas ses yeux des miens.

Bien que j'en avais envie, je ne parvenais pas à la maudire de s'être engagée dans cette expédition. Je lui en voulais, indéniablement. Mais comme si l'âge me rendait moins persistant dans mes sentiments, ceux que j'avais pour elle prenaient le dessus et j'étais incapable de lui avouer ce nuage noir qui planait au-dessus de nos têtes. Le vent finirait par le chasser, et j'en oublierais peut-être pourquoi ce jour, je lui en avais voulu... Peut-être. Son front s'approchant de mon visage, je baissai légèrement la tête pour que nous soyons front contre front. À sentir nos souffles s'entremêler, j'avais l'impression qu'une bulle venait nous entourer. Mon cœur vibrait de ce contact... je fermai les yeux un instant, appréciant ce moment privilégié comme s'il était le seul que je pourrais m'accorder, un contact que je n'aurais même pas dû tenter...

Tel un papillon, elle s'envola. Avant que je n'ai le temps de comprendre ce qu'elle venait de dire. Me chercher à manger ? Je soupirai, n'ayant pas faim du tout... Autour de moi, quelques regards se baissaient au passage du mien. Je fronçai les sourcils, pestant d'être ainsi jugé pour mon comportement envers Hécate. En même temps, les gens n'étaient pas dupes. Depuis toutes ces années où nous avions été considérés et où nous nous considérions comme de simples amis, il était évident que notre entourage ait compris. Qu'il ait vu un changement dans nos rapports, dans la façon que j'avais de la regarder... Steros ne m'avait jamais connu d'amour hormis celui que je prêtais à mes proches. Un amour qui était bien différent de celui que m'inspirait Hécate. L'intrépide et belle Hécate... étoile scintillante et tonitruante. Je faisais, sans nul doute, bien des jaloux.

Sans qu'elle ne m'en laisse le choix, je dus saisir le bol de bouillon. Un soupir avant de la regarder à nouveau. « Il faut surveiller nos réserves... » Tentai-je de me justifier de ne pas avoir mangé plus tôt. À contre-cœur mais le corps appétant, je pris une cuillère du bouillon. Ce n'était pas le repas le plus fameux que j'avais pu faire, mais ça restait mille fois plus goûteux que les barres gélatineuses de protéines synthétisées que nous proposait Helion... Sans ces barres, ma croissance n'aurait certainement pas eu tant d'effet sur ma stature, mais ça n'en restait pas moins à gerber ces trucs... Vive les laboratoires, la recherche et toutes ces conneries pour maintenir ce havre de paix debout.

Une deuxième cuillère dans un silence pesant. Sourcils froncés, je voulais me donner un coup de pied aux fesses, lui parler, lui dire ce que j'avais sur le cœur. Mais en vain... Mes pensées s'égaraient sur les paroles que j'avais échangé avec Eagon. Ce n'était pas le moment, ni le lieu. Pourtant, les yeux qui se plantèrent dans les perles azurées d'Hécate étaient loin de la contrariété, de la colère, de la rancœur. Ils défilaient les images de mon esprit, ces rêveries presque enfantines où Steros prospérait, s'éloignait de nos préoccupations. Où tout ce qui comptait, c'était nos deux âmes liées l'une à l'autre et quelques rires d'un enfant ne nous quittant jamais. Une aspiration complètement folle... je cillai à plusieurs reprises, sirotant le bouillon d'un trait et repêchant les derniers morceaux de légumes égarés. « Merci Hécate, mais j'aurais pu m'en passer », lançai-je d'un ton maussade avant de poser le bol à côté du sien.

Je posai la cuillère sur la sienne, puis son bol sur le mien. L'esprit torturé par le poids que je ressentais sur mes épaules. L'envie de faire demi-tour en la traînant de force s'il le fallait. L'envie de la laisser faire ses choix mais de lui imposer ma présence afin de toujours pouvoir veiller sur elle. L'envie de ne plus avoir à me préoccuper du jugement des autres, de les laisser parler pour ceux que ça intéresse, pester contre moi ou contre nous pour les plus sceptiques. Je ne voulais pas me battre sur autant de fronts. Préserver mon image, celle qu'imposait mon rang. La préserver elle, au risque de l'encourager dans son imprudence. Je détestais la complexité de ces tableaux qu'il fallait composer pour que règne l'harmonie et l'équilibre. « Hécate », murmurai-je pour capter son attention sans susciter celle de ceux qui nous entouraient. « Je connais Helion. Je connais sa structure, ses système de sécurité. Je connais ses lois et ses sanctions. Je me tournai vers elle. Je connais nos chances de nous en sortir vivants et je... » Ma voix se perd un instant alors que je prends ses mains dans les miennes, les traits crispés par l'inquiétude de ce qui nous attendait. « Nos chances de réussir sont minces... trop minces... Je ne suis pas sûr d'avoir assez de confiance envers le Guide pour croire qu'on s'en sortira tous vivants », lui confiai-je d'une voix très basse. « Et peut-être que j'avais raison de rester loin de toi, de freiner ce qui naissait entre nous au fil des années parce que... je sais qu'à choisir entre le groupe et toi, ici à l'extérieur ou là-bas à Helion, c'est toi que je choisirai. » Un regard à la fois pesant de culpabilité et déterminé à la protéger.

Ce n'était pas une ambition digne d'un régisseur. Je n'avais pas à placer mes intérêts avant ceux du camp et si ça m'était facile de le faire à Steros, me retrouver à l'extérieur inversait la vapeur. J'avais perdu trop de proches pour en sacrifier aujourd'hui. Dans tous les cas, la perte de la moindre personne me pèserait sur la conscience. Alors quitte à choisir, je préfère qu'Hécate respire encore, même si pour ça, il aura fallut que j'en abandonne en route. Un constat que je m'en voulais de faire. Un sentiment de honte m'habitait à ne pas pouvoir garder le sens des priorités. À préféré vivre que survivre... Sans que je ne la laisse répondre, j'entourais de mes mains son visage et l'embrassai avec une tendre passion. Peu m'importait ce que diraient les autres. Peu m'importait d'avoir son accord ou non, elle pourrait toujours faire croire à un simple écart de conduite de ma part, et au moins nous serions sur un pied d'égalité : elle aurait le droit de m'en vouloir pour cette liberté prise.

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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Dim 15 Juil 2018 - 21:41

Mon amour ce qui fut sera

avec @Zorhan Eight

L’amour qu’elle ressentait pour Zorhan semblait inexorable. Plus puissant à chaque seconde. Le fait d’être sur les routes ne faisait que l’amplifier. Ca, et un avenir plus qu’incertain qui lui criait de profiter du moindre instant passé en sa compagnie. Le regard brûlant de désir refoulé sous une couche de remontrances que lui rendait Zorhan provoquait étrangement en elle des envies sulfureuses. Cet espace hors du temps qui semblait les happer à chaque fois que leur corps se touchaient réduisait à néant ses envies de se faire pardonner d’une quelconque autre façon que sur l’oreiller. Son échappée fut donc à la fois une bouffée d’oxygène et une bonne excuse pour forcer l’intendant de Steros à remplir son estomac.
Sur le chemin du retour la cultivatrice sentit les regards s’accrocher à ses jupons, sans parvenir à discerner s’ils étaient plombés de reproches ou simplement curieux. De retour auprès de Zorhan, elle balaya d’un revers de main ses arguments après lui avoir tendu son bol. Il ne pouvait pas savoir ce qui les attendrait demain, ni même dans la minute qui suivrait. Les rations avaient été savamment calculées et l’herboriste avait pris soin d’y ajouter des herbes aux vertus thérapeutiques qui acuitaient le moral et trompaient le corps. Remontant ses mains croisées le long de ses bras pour se réchauffer elle observa son soldat finir rapidement son repas en silence. Ses yeux clairs se perdirent au delà, dans cette immensité opaque qui les entourait, ce silence inquiétant où la vie grouillait sûrement, où la vie les observait patiemment.

La boule au ventre ne l’avait pas quittée depuis leur départ. Comment avait-elle fait avant, pour dormir en toute quiétude sous les étoiles, avec pour seul rempart une toile aussi mince qu’un battement de cœur ? Leurs yeux se rencontrèrent de nouveau. Hécate perçut à leur surface tous les conflits qui se livraient dans les eaux troubles de ces lacs clairs et son regard s’y encra à l’appel de son prénom. Ils ne parlaient que peu de son passé à Hélion. Mais il en connaissait sans nul doute autant les faiblesses que les forces, et celles qu’il lui exposait à présent faillirent la faire frissonner. Savoir qu’il était parti en s’accrochant au seul espoir de la protéger était une chose, savoir de plus qu’il considérait leur mission vouée à l’échec en était une autre et Hécate faillit retirer ses mains des siennes lorsqu’il les attrapa. Il devait y croire. Croire que le monstre du dôme ne ferait pas attention à la fourmi que représentait Steros à ses pieds. Son inquiétude envers le Guide lui fit cependant resserrer ses mains autour de celles de Zorhan. Le fait que lui, intendant du campement des réfugiés lui confit une telle chose était une preuve en soi de sa confiance en elle qu’elle ne pouvait qu’encourager.

A ses derniers mots cependant, son visage tiqua, se plissant de rides contrariées alors que ses mains remontaient sur ses poignets, ses ongles s’enfonçant légèrement dans la peau de cet homme décidé à ne pas croire en lui, à ne pas croire en eux.

« Zorhan tu… »  mais avant que son murmure n’ait pu lui répondre ses mains encerclèrent son visage et ses lèvres brûlèrent les siennes. Sans y réfléchir elle pressa les siennes, goûtant son plaisir trop souvent retenu et sentit son esprit s’embrumer sous l’effet de l’adrénaline. Ses doigts remontèrent les flancs de Zorhan, caressant le dessin de sa musculature. Les mots de l’intentant revinrent cependant la heurter et elle se força à interrompre brutalement leur baiser de deux mains sur le torse de Zorhan, les yeux embrumés et la voix rauque alors qu’elle tentait de reprendre ses esprits.

« Attends, tu n’peux pas me dire que tu regrettes ce qui se passe entre nous et m’embrasser ensuite. »  murmura t-elle furieusement. Autour d’eux, les conversations s’étaient tues, chacun avait les yeux rivés sur le couple. Si Hécate n’était pas mécontente de dévoiler ses sentiments pour l’homme qu’elle aimait, elle n’était cependant pas prête à faire une esclandre. La tempête furieuse de ses cheveux blonds entraina à l’écart le brun d’une pression qui n’admettait aucune réplique.
A l’abri entre les tentes piquées ça et là, elle s’obligea à rompre le lien de leurs mains, les replaçant croisées sur sa poitrine comme pour les empêcher de se tendre à nouveau vers Zorhan.

« Tu n’as pas à choisir entre le groupe et moi. Je ne VEUX pas que tu choisisses entre Steros et moi. Tu peux être les deux, intendant et mien à la fois. »  Son regard faillit se faire plus doux avant de se redresser, clair en même temps qu’un menton fier.

« Et puis tu n’as pas besoin de me protéger, je sais me défendre. J’ai appris… je me suis préparée. »  

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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Mar 24 Juil 2018 - 1:17

Mon amour,
ce qui fut sera
Une présence dont la froideur restait réconfortante. Une étincelle d'espoir au milieu du désespoir. Presque dix années s'étaient écoulées sans qu'un seul jour notre affection n'ait décru. Peut-être destinés par l'éternité. Peut-être entremêlés par un sort dont les comptines résonnent par-delà les mers. Hécate avait trouvé la clé de mon cœur, cette serrure sauvage et résistante qui s'était laissée enchaînée dans les tumultes de mes regrets. Une porte que je la bénissais d'avoir ouvert. D'avoir franchi. Ses chevilles à nues se dessinant dans l’entrebâillement laissant la lumière tamisée pénétrer l'antre austère. Illuminant une part de moi-même dont je ne soupçonnais l'existence. Hécate... Même en pensée ce me faisait frémir l'échine à tressaillir d'un désir si longtemps enfoui.

Ses mains se resserrent sur mes regrets. Enveloppant cette chair et ces os qui avaient œuvré au cœur du mastodonte d'acier. Les griffes de la lionne m'électrise d'un soupir délecté. Baisé volé à l'instinct, elle me reprit avec une détermination dont sa voix seule avait le secret. Folie embrasée étouffée par l'air de ses mains confrontant mon torse tel un avertissement. Si sa voix était basse, elle n'en restait pas moins meurtrière. Je n'avais pas le droit, c'est vrai. Il fallait que je reprenne raison et laisse de côté mes impulsions. Garde pour moi ces pensées qui pourtant me torturaient. Je la suivis, de cette laisse tissée par ses doigts fins aux propriétés ensorcelantes. Se lisait dans son regard cette envie et cette colère. Cette fougue et cette fureur. La hauteur de son menton ne saurait dépasser le mien et pourtant, il parvient à le surplomber. Baissant légèrement les yeux, m'arrêtant sur le contour de ses courbes comme pour y trouver un réconfort mesuré, je soupirai. « La confiance que tu me portes est louable. Mais ça ne changera rien à l'issu du moindre dilemme venant à impliquer ta vie. Et si par malheur celle-ci doit m'échapper pour servir les lubies utopiste d'un vieux fou alors... » Mes lèvres se heurtèrent à une barrière que je n'avais jamais osé franchir. Une folie qu'elle seule pouvait faire naître en moi.

Plantant un regard intense dans les saphirs que représentaient ses yeux, m'approchant d'un pas pour briser cette distance qu'elle avait bien fait de vouloir instaurer, j'exprimai ma pensée sans retenir le moindre mot. « J'enverrai sous-terre toute âme pouvant y avoir joué un rôle, jusqu'au plus insignifiant, lançai-je en posant une main ferme dans son cou, rapprochant mon visage du sien. Murs, ciel, terre et eaux brûleront sous mes pas jusqu'à ce que les flammes ne viennent à me consumer. » Souffle saccadé et ma dextre serrant son bras, je la provoquais autant que mes yeux exprimaient leur désir d'extérioriser cette passion qu'elle m'inspirait. Un amour qui allait au-delà des mots et des attentions. Une attirance charnelle indéniable exacerbée par cette tension lancinante. « Tu t'es préparée ? Et à quoi ? Tu ne sais pas ce qui t'attend », sifflai-je d'une voix basse et grave demandant à ce qu'elle prouve ses dires. Dans cet élan, je tentai de la faire choir, maîtrisant autant mes gestes que sa chute pour préserver sa stupeur sans provoquer la moindre douleur.

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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Sam 28 Juil 2018 - 23:04

Mon amour ce qui fut sera

avec @Zorhan Eight

L’amour ressemble à une danse. Un duo, fait de face à face et de contacts. Un touché timide et fuyant à ses débuts. Deux danseurs qui se cherchent, se frôlent. S’écartent. S’amusent. Se respirent l’âme d’un souffle, l’expirent d’une caresse. Et enfin lâchent prise. Par entrainement, les pas deviennent réflexes, les mains se trouvent, les corps se meuvent tels des miroirs et la passion brûle d’une joie sereine et confiante. Mais vient un temps où l’un comme l’autre veut mener. Choisir les prochaines notes, imposer son rythme et sa direction. Le duo reste intacte, mais les gestes sont plus sûres, ils rattrapent, serrent, maintiennent, s’affrontent.

Et leurs regards se heurtaient, creusaient l’un en l’autre des carrières d’efforts et d’arguments pour mener la danse. La dispute qu’ils avaient évitée de peu en raison de leur départ précipité s’annonçait orageuse. Electrique même. Car s’y mêlait un amour si violent par la force de leurs sentiments qu’il était comme un troisième menton relevé au milieu de leurs deux egos.

Louable… mais à quoi pensait-il la réduire ? Un enfant dont on tapote la tête après avoir récité sa leçon parfaitement ? N’était-elle pas son égale ? Ses yeux lancèrent des éclairs, furieuse d’avoir ainsi été balayée d’un revers de manche et ses bras se resserrèrent un peu plus sur sa poitrine. Pourtant elle ne précipita pas sa réponse, car l’entendre insulter le guide de « vieux fou » l’avait autant ébranlé que le reste et sa bouche s’était entrouverte sous le choc. Si elle avait toujours su qu’elle devait convaincre Zorhan jour après jour que leur union était possible, la perte de sa foi envers Aliam était un roc auquel elle n’était pas sûre de pouvoir s’attaquer. Il y avait eu des indices bien sûr, mais ce qu’elle entendait à présent lui faisait peur. Ils avaient été si proches, fondateurs de Steros par la seule graine de leurs esprits accordés. Comment en étaient-ils arrivés là ?

La main de Zorhan se posa sans préavis contre son cou, réduisant brutalement l’espace entre eux et arrachant un hoquet de surprise à la jeune femme. Se mordant la lèvre inférieure, Hécate retint son souffle. Alors ? Elle redoutait les prochains mots qui sortiraient de sa bouche tout comme il semblait les mâcher amèrement. Elle aurait dû dire quelque chose, stopper cet élan, mais aucun son ne franchit ses lèvres. Les pupilles azurs de Zorhan captèrent les siennes et Hécate se sentit plonger.

La marée brutale de ses mots la frappa de plein fouet et son visage se crispa, incapable pourtant de détacher son regard du sien, incapable même de ciller si bien que l’air vint picoter sa rétine asséchée. C’était une déclaration d’amour à n’en pas douter. Mais si violente, si implacable qu’une langue glacée vint lécher son échine, lui extirpant un frisson à mi chemin entre la peur et le désir. Leurs visages à deux doigts l’un de l’autre, elle pouvait sentir son souffle saccadé aller et venir sur ses lippes. Elle le désirait, terriblement. Malgré ses promesses de feu et de sang. Son amour si profond, si absolu pour elle raisonnait en échos avec tant de force que s’en était douloureux. Sa voix grave et provocatrice suffit à la décider et ses doigts vinrent crocheter le menton à la barbe grisonnante de son amant, avec la ferme intention cette fois de ne lui extirper que des sons inintelligibles.

«  Mon amour… »

A peine ses lèvres se rapprochèrent des siennes cependant qu’elle se sentit basculer. Doucement certes, mais il lui arracha un cri. De stupeur d’abord, puis de rage alors qu’elle se dégageait brutalement par un coup d’épaule de l’emprise de Zorhan. Essuyant d’un revers de manche ses yeux humides elle lui lança un regard sombre et frustrée d’animal que l’on fait tourner en bourrique alors qu’elle retrouvait son équilibre, haletante.

« Je sais ce que tu essaies de faire, et je ne te laisserais pas faire. » murmura t-elle en reprenant son souffle.

« Tu veux pouvoir tout contrôler, tout prévoir, moi y compris. Mais je ne suis pas un objet sous verre que tu peux installer chez toi en espérant qu’il oubliera de penser. Je ne suis pas non plus l’idiote que tu sembles voir en moi, manipulée par le bon plaisir d’Aliam. » Elle avisa un piquet de tente inutilisé et fit quelques pas en sa direction alors qu’elle reprenait d’une voix chargée d’émotions.

« Au nom de ta colère nouvellement déclarée pour le guide, tu n’as pas à m’ôter mon libre abrite. Ces choix je les ais fait en mon âme et conscience. Pour ce que je crois juste et parce que je sais que l’on peut y arriver. Alors reproche moi tout cela, reproche moi même ma future mort puisque tu me donnes si peu de chance, car j’y aurais joué un rôle tellement important que c’est aux enfers que tu me fera siéger. »

D’une main ferme elle tira du sol le piquet de bois et le fit glisser entre ses doigts. Son regard effronté s’encra dans celui de Zorhan.
« Mais puisque tu veux des preuves, alors je vais t’en donner. » Bien qu’elle sache pertinemment qu’il parerait le moindre de ses coups, Hécate comptait bien lui arracher quelques ecchymoses, à défaut de ne pas les lui avoir provoqué par des méthodes plus charnelles. Elle se décala d’un premier pas sur la gauche avant de se rapprocha de Zorhan par une fente droite et le bâton siffla dans l’air, à hauteur du creux du genou. Car si l’amour est une danse, il ressemble aussi à un combat.

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 Sujet: Re: Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]   Mar 14 Aoû 2018 - 11:39

Mon amour,
ce qui fut sera
Steros nous accordaient un confort volé. Un voile déposé sur nos yeux afin que l'on puisse croire en de jours meilleurs. En un avenir possible, un futur à imaginer. Mais retourner dehors nous ramenait à cette évidence : dehors, rien ne restait pour l'Homme. Persistait cet instinct de survie sans qu'il n'ait réellement de sens mais auquel on s'accrochait inlassablement. Peu en importait le prix.

Les enjeux changeaient pourtant... Avec ce qui était arrivé à Nori, ce qui se passait entre Hécate et moi, et ces doutes qui m'avaient toujours habités sur les messes basses du Guide glissées à quelques oreilles bien spécifiques, il se verrait inévitablement sur mes traits que je mentirai si je disais que Steros m'inspirait la même dévotion qu'à nos débuts. Une désillusion que je ne souhaitais pourtant guère propager. Mais au fond, je ne pouvais nier que l'issue de cette expédition marquerait un tournant décisif dans la position que je prendrai face au Guide.

Mes peurs en éveil, la crainte de perdre ces rêves que je faisais pour notre futur, je ne me rendais pas compte de l'impact que ça pouvait avoir sur Hécate. Ma colère se reflétait dans ses prunelles comme si elle se l'appropriait. Ma tendance à protéger les miens se décuplait lorsqu'il s'agissait d'elle. Sans remettre en cause ses capacités à être utile dans cette expédition, je ne pouvais jouer l'optimiste à imaginer que tout se passerait pour le mieux. Rien ne pourrait se passer comme prévu une fois à l'intérieur du dôme... En avait-elle seulement conscience ? Je ne lui prêtais pas la méfiance qu'il faudrait avoir en s'aventurant à Helion. Là était mon tord : je ne voulais pas la sous-estimer, seulement la préserver, mais le résultat était le même.

Elle eut beau me saisir le menton, je la fis chavirer, perdre l'équilibre qui la maintenait. Se lisait dans son regard un éclair de rage qui m'était destiné et que je méritais sans nul doute. Mais c'était là une chose que j'acceptais. Que j'avais déjà lu dans le regard de Thaya. Or, Hécate n'était pas faite du même bois. Oh non... et sa colère était aussi froide que tonnante. Elle se dégagea de mon emprise, prétendant savoir ce que j'avais l'intention de faire. Sa coopération ne serait pas au rendez-vous.

De ses fines lèvres, Hécate me houspilla à déplorer ce besoin que j'avais de contrôler ce qui se passait autour de moi ainsi qu'autour de ceux qui m'étaient chers. La suivant le regard bas, je ne la lâchais ni des yeux, ni des talons. La naïade m'assurait faire ses choix consciemment et que je ne saurais m'interposer entre elle et sa volonté. De quoi me faire serrer les dents, ma mâchoire se crispant à son regard incendiaire. Détermination soudaine dans sa voix oscillante des émotions qui la traversaient, elle consentit à vouloir me donner les preuves que j'attendais sur sa capacité à s'en sortir.

Piquet arraché au sol, une fente précise sur l'articulation de mon genou, elle me fit fléchir avant que de mes mains je n'ai pu la freiner. Elles étaient alors posées sur elle, voulant l'entraîner dans ce rabaissement qu'elle m'infligeait. Ça ne suffisait pas. Ça ne suffirait pas à l'intérieur de ces murs... Comme un réflexe instinctif, je saisis son avant-bras et me retins de le lui plier pour la désarmer. Me contentant de le maintenir avec fermeté pour me redresser sans qu'elle ne m'attaque à nouveau. « Tu as beau me surprendre, ça ne te sauvera pas des murs d'Helion », cherchai-je à justifier. « Je n'cherche pas à t'enlever ton libre arbitre mais à te faire comprendre que tu mets en jeu quand tu donnes ainsi ta vie pour une cause. » Elle avait déjà vu s'effondrer son monde... comment pouvait-elle continuer à risquer ce qui lui appartenait, ce qu'elle parvenait à construire ?

Passant ma main libre derrière sa tête, j'approchai la mienne de la sienne, collant nos fronts et respirant sa douce odeur apaisante et envoûtante. « Pense à tout ce qui est en jeu, réfléchis-y une nouvelle fois, pour moi. Pour nous. Et alors je ne te freinerai plus quelque soit ta décision. » Tout comme la décision de la suivre m'appartiendra. Qu'elle s'aventure au cœur d'un incendie et je l'y suivrai. Même si mon travail à Steros, les gens qui y résidaient à qui je tenais, m'importaient et restaient hauts placés dans mon estime, Hécate avait ouvert cette manne dans mon cœur qui me laisserait désemparé si elle venait à disparaître. Je me rendais compte d'à quel point j'étais loin d'imaginer ce qu'elle avait dû ressentir à la disparition de l'homme qu'elle avait aimé auparavant. Et je savais pertinemment que même aujourd'hui, je ne pouvais avoir la portée de la douleur qui avait été la sienne toutes ces années. Sa force était indéniable. Mais une personne forte méritait, comme toute autre, d'avoir quelqu'un pour veiller sur elle.

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Mon amour, ce qui fut sera [15-03-2481]
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