AccueilAccueil  TumblrTumblr  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Informations RP

Φ Nous sommes en 2481
Φ Chapitre I en cours
Φ Rejoignez Reiver !
Φ Privilégiez les rôles attendus
Informations HRP

Φ Retrouvez AD sur Bazzart et PRD
Φ Collectionnez les trophées
Φ Devenez parrain ou filleul !
Φ Prochaine MàJ le Le --/--
Personnages

39 joueurs
60 personnages
28 Hommes
32 Femmes
Helion 18 hab.
Reiver 15 hab.
Steros 14 hab.
Extérieur 11 hab.

Partagez | 
 

 (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage
Occupation : milicien
Âge : 33
Localisation : Reiver



Messages : 1219
Médaillons : 1282

Crédits : AILAHOZ
Avatar : Felicity Jones
Présence : Une semaine sur deux

Pseudo : Dar dar
Multi-comptes : Jaxson Ace




Reiver • Milice



 Sujet: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Jeu 28 Juin 2018 - 20:55

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


La nouvelle fut comme un coup de massue, un coup violent en pleine tête qui avait réussi à la sonner suffisamment de temps pour rester sans voix. Mais sa décision était prise et la milicienne avait demandé un moyen pour ôter ce problème de sa vie. Nenia était enceinte d’un homme qui arrivait à la révulser mais dont elle s’était entichée au point de perdre pied. La jeune femme n’avait pas réfléchi longtemps à cette question. Elle crut défaillir lorsque les premiers battements rapides se firent entendre, malgré l’effort fait pour se boucher les oreilles. Le garder était impensable, hors de question. Elle avait vu ces femmes revenir complètement changées, elles n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes. Nenia ne voulait pas finir comme ces femmes qui finissaient par disparaître du jour au lendemain suite à une mission.

Sombrant dans une douce inconscience, la jeune femme s’était réveillée en fin d’après-midi au côté d’une nouvelle arrivante qui s’était ouverte pour lui donner un avis presque neutre, sans l’ombre d’un jugement sur le choix final. Sa décision était définitivement prise. Elle avait récupéré une plante dont elle avait oublié le nom et l’avait glissée dans une poche pour une utilisation future mais aussi immédiate que possible. C’étaient les dernières que la rebouteuse d’Helion avait en sa possession et cette plante était son salut. Elle refusa de rester plus longtemps dans le centre médical, préférant être loin de cette odeur aseptisée qu’elle connaissait par cœur.

Son corps était meurtri par les trois combats qu’elle avait dû enchaîner sous les regards des officiers, des miliciens et des civils de Reiver. Qui parmi eux avait organisé cette mauvaise blague ? Si ce n’était pas Lui, qui d’autres auraient pu lui en vouloir ? Pour quelle raison ? Nenia avait tout fait pour que personne n’ait de raisons à se plaindre d’elle. En dehors de Marko Eil avec qui des tensions étaient plus que palpable, malgré une attirance complètement niée par la jeune femme… Avec qui avait-elle un problème ?

Elle marchait en claudicant, se tenant les côtes, s’appuyant de temps à autre contre un mur pour ne pas s’écrouler d’épuisement. Les heures d’entraînement étaient une chose mais elles avaient au moins des pauses. Ajouté à cela, une nouvelle qui la torturait et voilà une jeune femme à bout. Certains miliciens qui ressentaient encore de l’empathie et qui avaient assisté à cette journée lui proposèrent de l’aider à la ramener dans ses quartiers. Et à chaque fois, elle refusait, par fierté. Elle avait même demandé à Samael de la laisser seule.

Elle voulait lui parler. Lui dire. C’était une mauvaise idée et Nenia le savait et ne doutait pas qu’il allait chercher à vouloir lui faire changer d’avis, malgré qu’elle soit la porteuse, mais une partie d’elle voulait qu’il soit au courant. Pour quoi ? Etait-ce une once de respect qui, malgré le mépris, s’éveillait ? La jeune femme ne voulait pas qu’il l’apprenne après. Et cela, elle ne l’expliquait pas.

Alors la milicienne chercha un moyen d’entrer dans le bloc des officiers. Ils avaient besoin d’un pass pour y entrer et en dehors d’eux, rare était les personnes qui le possédaient. Sauf certains miliciens de la défense qui surveillait Reiver et qui avait besoin de contacter en cas de situation d’urgence. Des personnes de confiance en l’occurrence.

Elle avança en leur direction, marchant en titubant et s’embroncha le pied de sorte à rentrer en collision avec le milicien de la défense possédant à sa ceinture le pass. Pas difficile de le faire croire vu son état. Cela faisait très longtemps que la jeune femme n’avait pas joué à ce jeu-là. Elle s’accrocha à lui et s’excusa platement alors que sa main se glissait pour détacher la carte. Il l’attrapa par les épaules pour la soutenir.

Wald, ça va ? J’ai vu tes matchs. Tu as salement morflé tout à l’heure. Le directeur a eu raison…

Ouais, mais pas avec une putain de civile. J’ai vraiment touché le fond et je sens que je vais retourner avec les recrues.

Il émit un rire franc alors qu’elle cachait son vol dans la poche de sa veste.

Est-ce que tu veux que je t’accompagne à ton bloc ?

Non ça va merci, continue ta ronde, j’ai pas envie que tu aies des problèmes.

Elle lui donna une tape sur l’épaule et reprit sa route avec la même démarche. Les douleurs étaient là et la jeune femme n’avait pas à feindre ses traits tirés. Étrangement, elle appréciait la sollicitude de cet homme de la défense, alors que quelques jours auparavant, la défense et l’exploration se faisaient des coups bas au point d’entendre le ton hausser.

S’approchant du bloc des officiers, elle regarda autour d’elle pour s’assurer que personne n’était en train de l’observer en plein délit. Une fois certaine qu’il n’y ait personne, elle entra et jeta la carte au sol. Nenia était consciente du risque de croiser un officier mais c’était un risque à prendre. Observant l’intérieur, elle avait déjà eu l’occasion d’aller nettoyer les sanitaires du bloc des officiers et se rappelait des quartiers privés du directeur, l’ayant croisé il y a plusieurs années alors qu’elle terminait de nettoyer ses chiottes. Accélérant le pas, bien ralentis par sa démarche peu assurée, la jeune femme arriva rapidement devant la porte d’Eil. Posant sa tête contre cette dernière, elle n’entendit pas de bruit de l’autre côté. Alors la milicienne s’introduisit chez lui.

Observant l’espace qui n’avait pas vraiment changé, elle fouilla la pièce pour ressortir la bouteille d’alcool qu’ils avaient partagé ensemble pour la poser sur la table. Elle trouva un verre et attrapa l’ensemble de feuilles séchées cachées dans la poche de son pantalon afin de les faire infuser avec un peu d’eau chaude. Les officiers étaient les rares personnes à posséder de l’eau chaude à volonté. Se dirigeant vers la salle de bain, Nenia attendit que l’eau chauffe pour remplir le verre. Le posant sur le lavabo, elle observant quelques instants le verre prendre une coloration mordorée.

Puis ses yeux se posèrent sur la douche. La milicienne hésita de longues secondes avant de se dire qu’elle n’aurait pas deux fois la chance de profiter d’une occasion pareille. Laissant tomber ses vêtements au sol, détachant ses cheveux, elle s’avança sous le jet d’eau et soupira de plaisir à sentir l’eau chaude couler sur sa peau. L’eau prenait une couleur rosée du sang qui avait eu le temps de sécher sur son corps de sa tête, où son nez était en partie fracturée, jusqu’entre ses cuisses à mesure qu’elle se frottait et se savonnait. Nenia ne sut combien de temps elle resta sous le jet à laisser ses muscles se détendre, à laisser son corps évacuer toute cette journée. Son corps était pris de quelques soubresauts qu’elle ne parvint à contrôler tandis que tout le stress et la tension cumulés s’échappait de ses glandes lacrymales, rapidement effacées par le jet d’eau qui massait son visage dirigé vers lui. Ses mains se posèrent sur ses épaules qu’elle massait pour leur enlever leur raideur. Une buée s’était installée dans la pièce et elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrir…

CODAGE PAR AMIANTE@Marko Eil

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t146-nenia-wald-terminee
avatar

Personnage
Occupation : bras droit du commandant
Âge : 36
Localisation : Reiver



Messages : 148
Médaillons : 936

Crédits : moi
Avatar : Armie Hammer
Pseudo : Jojo
Multi-comptes : Amuk Rahir



Reiver • Officier



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 8 Juil 2018 - 16:53

La carte trouvée par terre fut le premier signe que quelque chose n’allait pas, alarmant immédiatement le directeur alors qu’il venait à peine de passer la porte du bloc des officiers. Il y avait un intrus parmi les dirigeants. Sans doute un quelconque assassin envoyé par ces fils de pute de l’extérieur pour saper l’organisation du fort, pour affaiblir Reiver et rendre l’endroit plus facile à conquérir. Marko se mit sur un genoux pour récupérer l’objet, dégainant doucement le couteau de combat qu’il gardait toujours sur lui, en bon paranoïaque qu’il était, scrutant les environs en écoutant de toutes ses oreilles. Aucun bruit suspect. Il leva la carte magnétique à hauteur de ses yeux et lu le nom inscrit dessus. Un des miliciens de la défense qu’il connaissait bien, mais qui n’aurait jamais laissé traîner son pass par terre.

Il n’en fallu pas plus au directeur pour conclure qu’un cadavre devait sans doute commencer doucement à pourrir quelque part, attendant qu’on le découvre. Soudainement rempli de colère, Marko rangea la preuve dans sa poche, puis s’avança lentement le long du couloir, s’arrêtant devant chaque porte pour essayer d’entendre un quelconque bruit suspect, jusqu’à finalement arriver devant la porte de sa propre chambre, le couteau en position haute. Le simple fait qu’il entende du bruit était suffisamment significatif pour que sa prise se raffermisse sur son arme. Il ne savait pas qui s’était introduit chez lui, mais visiblement il était la cible de cette infiltration chez les officiers.

Toujours très lentement, il poussa la porte, reconnaissant par le bruit de l’eau qui coulait de façon discontinue que quelqu’un était actuellement en train d’utiliser sa douche. Grossière erreur. À moins qu’il ne s’agisse d’un piège. Cependant, la porte s’ouvrit pour ne dévoiler qu’une chambre vide, inchangée à part pour un détails. La bouteille d’alcool posée sur la table. Toujours sans un bruit, Marko referma la porte derrière lui et examina chaque coin de la pièce avant de se décider à se rendre dans la salle de bain, d’où les bruits d’eau provenaient toujours, bien décidé à éliminer la menace rapidement.

Cependant, à peine avait-il passé la porte de la salle d’eau qu’il reconnu immédiatement les vêtements tâchés de sang d’une certaine milicienne, qui se trouvait d’ailleurs elle-même sous la douche. Marko poussa alors un juron sonore, ne craignant désormais plus d’être entendu et se détendant considérablement, malgré la colère toujours présente. Il agita son arme vers elle.

-Wald, t’as failli te faire poignarder, annonça-t-il avant de ranger son arme. Tu peux me dire ce que tu fais là plutôt que de te reposer à l’infirmerie ?

Si c’était elle, Marko ne craignait pas grand chose. Il doutait également qu’elle ai assassiné l’un de ses camarades miliciens juste pour le plaisir de venir prendre une douche chez lui. Sans attendre qu’elle lui réponde, le directeur sortit de la douche et reprit la bouteille pour la dissimuler à un autre endroit stratégique de sa chambre. Le moment de boire n’était pas venu. Il n’avait pas manqué de repérer le verre qu’elle avait laissé sur son lavabo, avant de sortir, cependant il ne s’en était pas inquiété, le contenu ne ressemblait pas à l’alcool qu’il avait dans sa bouteille.

Soupirant, il détacha sa veste et la posa sur le dossier d’une chaise avant de faire de même pour sa chemise, restant dans le confort d’un simple débardeur. Rien qu’elle n’ai déjà vu. Elle avait des explications à lui donner pour cette intrusion. Il avait effectivement laissé entendre qu’il ne serait pas contre l’idée de la voir dans sa chambre, mais il n’imaginait pas ce genre de contexte, lorsqu’il avait fait cette proposition implicite.

-Qu’est-ce que les médecins t’ont dit ? Dit-il en allant verrouiller sa porte.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t483-reiver-marko-eil-you-call-it-paranoia-i-call-it-awareness http://www.afterdawn-rp.com/t477-paranoia-is-knowing-all-the-facts-marko-eil
avatar

Personnage
Occupation : milicien
Âge : 33
Localisation : Reiver



Messages : 1219
Médaillons : 1282

Crédits : AILAHOZ
Avatar : Felicity Jones
Présence : Une semaine sur deux

Pseudo : Dar dar
Multi-comptes : Jaxson Ace




Reiver • Milice



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 8 Juil 2018 - 22:10

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Ne pas craquer. Ne surtout pas craquer. Pas ici. Pas maintenant. Où était la rage qui la prenait aux tripes, qui l’avait fait tenir pendant dix années ? Enfonçant ses doigts un peu plus dans la chair de ses épaules tendues, une partie d’elle espérait pouvoir ainsi arrêter les larmes. Leur commander d’arrêter n’avait pas fonctionné. De l’épuisement, rien de plus. Sans savoir que les hormones rendaient ses émotions plus extrêmes. Ses yeux scrutaient son ventre plat avec la crainte de voir cette chose bouger en elle. Peut-être devra-t-elle s’ouvrir le bide parce qu’il ne voudrait pas s’expulser malgré les plantes ? Cette idée ne lui faisait, étrangement, pas peur, prête à le faire elle-même pour sortir cette immondice de son corps, cette erreur de la nature.

Un juron s’éleva de l’autre côté de la pièce, la faisant tressaillir de surprise, comprenant que le directeur était revenu dans sa chambre. Passant un rapide geste sur ses yeux dont un restait boursouflé et surtout fermé, elle se tourna légèrement pour le regarder en biais sans pour autant poser ses yeux sur lui, fixant un point au sol de la salle demain. Il agita une arme blanche et s’adressa à elle pour lui annoncer qu’elle avait failli se faire poignarder, tout en lui demandant les raisons de sa présence ici au lieu d’être à l’infirmerie.

Ses paroles eurent le don de faire apparaître sur son visage, un léger sourire. Paranoïaque ... Était-ce surprenant de sa part ? Qui serait assez stupide pour vouloir lui faire du mal et prendre une douche chez lui ? Certes Nenia aurait été la coupable parfaite, assez stupide quand elle s’y mettait et qui avait fait une fixette sur l’eau chaude que les officiers possédaient. De plus, le vouvoiement s'était perdu à la sortie de sa chambre, il y a un mois et demi de ça et cela la dérangeait. Elle n'aimait pas cette familiarité soudaine, comme aurait pu l'être un autre milicien à son égard. Lui, non. Il devait s'en tenir qu'au vouvoiement. Pas de sympathie même s'il avait partagé des moments intimes. Pas l’homme qu’elle exécrait.

Nenia garda le dos tourné, sentant une dernière fois le jet d’eau sur son visage avant de l’arrêter et soupirer.

Ooh, répondit-elle dans l'ombre d'une inquiétude, comme si elle était blasée, après cette journée, je n'aurai pas vraiment été surprise... Bien que ça vous aurait enlevé une épine du pied.

La milicienne voulait qu’il soit la personne ayant commandité cette étrange journée. Aurait-elle été surprise si le directeur l’aurait poignardée ? Peut-être un peu mais il aurait pu jouer de sa présence non convenue pour se débarrasser d’une divergente, loin des principes et des croyances qu’il avait pour le dôme. Et pourtant, elle avait beau le haïr, elle ne pouvait nier que l’homme soit d’une inflexible droiture. Nenia se retourna et découvrit qu’il était sorti de la pièce, peut-être même n’avait-il pas entendu ses propos.  

Et puis me reposer de quoi ? Je suis en pleine forme.

Toujours un voile la rendant aveugle de sa situation saupoudré d'un soupçon de sarcasme. Son ton ne montrait aucune sympathie. La jeune femme attrapa une serviette qui trainait, n’ayant pas pensé à ce détail puis s’entoura avec et pressa ses cheveux pour dégager l’eau qui restait. Une fois terminée, elle regarda le verre, consciente que si elle était là, c’était pour lui dire. Mais sa gorge se serra, rien qu’à cette idée. C’était une mauvaise idée, il valait mieux partir. Il penserait ce qu’il voudra. Puis, la milicienne attrapa ce verre, le huma, tira une tronche à faire peur tant l'odeur que dégageait l'infusion était nauséabonde et le reposa là où il était après en avoir sorti les plantes qui avaient longuement eu le temps d’infuser. Cependant, cela ne provoqua pas de nausées. Elle le maudissait intérieurement le directeur de l'avoir mise dans cette situation, bien qu'il ne soit pas le seul à blâmer mais cela elle refusait de l’admettre.

La rencontre était assez improbable au final. Marko lui demanda ce que les médecins avaient dit. Ne répondant pas, entendant le verrou de la porte d’entrée se fermer, la jeune femme serra les dents à l’idée de ne pas pouvoir partir sans ouvrir simplement la porte. Jetant un bref coup d’œil dans le miroir, sa gueule amochée avait au moins le mérite de calmer les ardeurs des plus persévérants. Elle se dirigea sur le seuil de la salle de bain, plaquant une épaule contre le mur pour ne faire apparaitre qu’une partie de son corps à la vue de l’officier. Posant une main sur l’embrasure de la porte, elle sentait la douleur de ses côtes se réveiller. Ce dernier avait laissé tomber le haut de tenue de fonction pour ne rester qu’en débardeur.

Que je peux reprendre les combats demain. Ce qui me donnera l'occasion de vous défier pour ce que vous m'avez fait.

Les médecins n’avaient certainement pas dit ça. Vu son état, il était impensable qu’un professionnel de la santé puisse autoriser un milicien repartir pour se battre. Nenia s’adressa à lui de manière calme, loin d’être chaleureuse dans la voix. Sa mâchoire se serra instinctivement à la vue de cet homme, la renvoyant à cette terrible mais agréable fois où ils s’étaient retrouvés que tous les deux, loin des regards indiscrets.

CODAGE PAR AMIANTE@Marko Eil

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t146-nenia-wald-terminee
avatar

Personnage
Occupation : bras droit du commandant
Âge : 36
Localisation : Reiver



Messages : 148
Médaillons : 936

Crédits : moi
Avatar : Armie Hammer
Pseudo : Jojo
Multi-comptes : Amuk Rahir



Reiver • Officier



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Ven 13 Juil 2018 - 20:58

Son sourire est la dernière chose qu'il vit avant de changer de pièce, mais pour sa part, ses traits restaient fermés. Quelqu'un avait tenté de l'assassiner et elle se baladait sans autorisation dans les chambres des officiers, sans le prévenir d'aucune façon que ce soit. Ce que le coupable n'avait pas réussi à faire, Wald se chargerait de l'accomplir elle-même. Il était en train de cacher la bouteille d'alcool dans un autre endroit de sa chambre lorsque son accusation à peine voilée lui parvint. Lui ôter une épine du pied ? Combien de temps encore allait-elle s'accrocher à cette idée stupide qu'il voulait la voir morte ? S'il l'avait souhaité, il l'aurait laissé se faire tabasser à mort sur le ring et ne se serait pas embarrassé de lancer une putain d'enquête pour découvrir les coupables de cette farce. Cependant, Marko serra les mâchoires et ne répondit rien avant de se mettre à l'aise et d'aller verrouiller la porte, préférant lui demander ce que les médecins avaient dit.

La réponse fut bien entendu un odieux mensonge qui le fit se renfrogner encore un peu plus, ajouté à une provocation gratuite qui n'eut pas d'autre mérite que de faire grimper encore l'agacement qui ne manquait pas de l'envahir. Encore des accusations. Encore des mensonges. Encore de l'irrespect à son encontre. Il fit donc volte face, la découvrant à moitié visible dans la salle de bain, le visage meurtri, coloré par les coups qu'elle avait pris, mais également ce qu'il pouvait voir du bras qui lui était visible. Il ne comprenait pas pourquoi elle l'accusait lui, mais si elle comptait le provoquer ouvertement sans raison, il pouvait parfaitement lui donner la réplique. C'est donc sans grande hésitation qu'il s'avança vers elle, venant s'accouder au cadran de la porte, bien plus près qu'il ne l'aurait été pour une conversation normale. Le message était clair : si quelqu'un devait reculer, ça ne serait certainement pas Marko Eil. Ses yeux étaient ancrés dans les siens lorsqu'il s'adressa à elle, sans ciller.

-Ce que je t'ai fait ? Tu parles du moment où je t'ai sauvé la vie ? Rappela-t-il suavement. Un sourire mauvais vint prendre naissance sur son visage. J'aurais été ravi d'accepter. Malheureusement je n'ai pas vraiment envie d'avoir à te baiser au milieu de tous les miliciens du fort pour que tu te calmes, puisque c'est visiblement la seule solution pour que tu cesses de combattre.

Chacun de leurs précédents affrontements s'étaient terminés ainsi. La première fois dans la salle de réunion. La deuxième fois dans son bureau avant qu'elle ne lui saute dessus et qu'il finisse par la rejoindre plus tard dans sa propre chambre. Cependant, aujourd'hui c'était dans la sienne qu'ils se trouvaient tous les deux et sa porte, contrairement à celle de Nenia, se verrouillait. D'ailleurs, si Nenia se trouvait là, c'est qu'il devait y avoir une raison valable puisqu'elle l'avait soigneusement évité pendant ces dernières semaines. Elle n'avait cependant pas manqué de s'accrocher à lui lorsqu'il l'avait transportée à l'infirmerie et présentement elle était presque nue devant lui, comme ouverte à une proposition qui disait le contraire que ce que sa bouche exprimait. Il la détailla d'ailleurs ostensiblement de haut en bas, voulant être sûr qu'elle ne manque rien de son petit manège avant que ses yeux ne reviennent sur les siens.

-D'ailleurs j'imagine que tu n'es pas là par hasard. Est-ce que je te manquais, tout compte fait ? Tu n'avais pas l'air si pressée de me quitter, la dernière fois qu'on s'est vus...

Elle lui avait même demandé de rester, après un moment d'une grande tendresse qu'il ne pensait pas partager un jour avec elle. C'était un coup bas qu'il lui faisait, mais qu'elle méritait à force de le couvrir d’opprobre sur des choses sur lesquelles il n'avait eu aucune incidence. Nenia était bien ingrate de ne pas se rendre compte qu'elle lui devait la vie. Plus encore de l'accuser lui de vouloir lui faire du mal. Il la pensait toujours coupable de haute trahison envers Helion, mais si Helion l'avait envoyée ici, il se plierait à sa décision tant qu'il n'aurait pas les preuves suffisantes qu'elle méritait l'exile ou l'exécution.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t483-reiver-marko-eil-you-call-it-paranoia-i-call-it-awareness http://www.afterdawn-rp.com/t477-paranoia-is-knowing-all-the-facts-marko-eil
avatar

Personnage
Occupation : milicien
Âge : 33
Localisation : Reiver



Messages : 1219
Médaillons : 1282

Crédits : AILAHOZ
Avatar : Felicity Jones
Présence : Une semaine sur deux

Pseudo : Dar dar
Multi-comptes : Jaxson Ace




Reiver • Milice



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 15 Juil 2018 - 20:50

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


La milicienne posa sa tête sur l’embrasure de la porte, observant le directeur le plus neutrement possible, même si à ce stade, elle n’arrivait plus depuis longtemps. Marko s’approcha dangereusement d’elle, brisant l’espace qu’il devait y avoir entre eux pour une conversation qui n’en viendrait pas aux mains ou dans un lit ou sur une table. Il était trop proche mais elle était incapable de faire quelques pas pour reculer. Pourtant, Nenia voulait prendre de la distance mais elle n’en avait pas la force. À ce stade, la milicienne utilisait le mur comme appui pour ne pas flancher et glisser sur le sol.

D’une voix douce mais qui sonnait terriblement faux, appuyé par le sourire mauvais qui apparaissait sur ses lèvres, le directeur tacla verbalement Nenia au sujet de son invitation à un duel, toute en lui rappelant deux choses. Il lui avait sauvé la vie aujourd’hui et il n’avait pas envie d’avoir un nouveau coït en présence des autres miliciens. La jeune femme leva les yeux en l’air, son imagination l’emportant sur cette scène presque amusante, là en plein milieu du ring et eut finalement un haussement d’épaules, presque blasée, comme si cela ne la dérangeait pas. Ça leur fera un beau spectacle et ils pourront pour une fois se palucher sur quelque chose de vrai !

Je vais finir par croire que tous ceux, avec qui vous vous êtes battus, ont finis dans votre lit. Ça expliquerait pourquoi vous refusez chaque année les duels.

Tu veux la jouer hard, on va la jouer hard, mon beau. Un sourire apparut. Nenia avait prononcé ses paroles sur un ton tout aussi doux et d’une voix faible, son œil pétillant de malice. Elle n’était pas la seule à pouvoir se défendre mais savait qu’ils n’iraient qu’en crescendo jusqu’à pousser à bout l’autre et commettre l’irréparable. Pourquoi cet homme arrivait-il à la mettre dans cet état ? À presque oublier la raison de sa venue alors qu’il n’y avait que cela qui tournait dans son esprit depuis son réveil ? Pourquoi devait-elle toujours pousser l’autre, le rendre fou et tout faire pour l’éloigner ? Elle n'était pourtant pas comme ça avant. Pourquoi lui ? Pourquoi.

Arquant un sourcil alors qu’il la reluquait, elle secoua légèrement la tête pour lui faire comprendre que c’était pathétique. Nue, elle avait dû apprendre à l’être face à la gente masculine, à supporter leur regard la première année jusqu’à ce que la gêne disparaisse à jamais. Alors, Nenia ne la lâcha pas des yeux, son regard en disait long sur ce qu’elle pensait de son attitude. Il aurait sûrement plus de mal à se concentrer si elle lui parlait totalement nue. Idée à mettre de côté. Puis, Marko l’acheva, revenant sur sa raison de sa présence en ces lieux, lui rappelant qu’elle lui avait demandé de rester après leur dernier ébat. Son sourire s’effaça et sa main posée sur l’encadrement de la porte se serra jusqu’à ce que cela en devienne douloureux. La milicienne avait tout fait pour l’éviter après cet échange, consciente mais dans le déni qu’elle souhaitait retrouver la chaleur de ses bras, la douceur de ses baisers et l'ardeur de ses coups de reins. Et elle avait honte de cela. Ce soir-là, elle avait montré un instant de faiblesse. Des réminiscences de cette nuit revenaient parfois. Ses bras l’entourant, cette étreinte qu’il lui avait donnée après sa crise, tendre et sans mauvaise intention. Le sentiment qu’il aurait aimé rester ce soir-là lui aussi. Le lieu et son statut ne le permettaient pas. Elle l’avait compris mais elle s’en voulait d’avoir laissé échapper ses mots. La milicienne ne devait pourtant pas s’arrêter sur ses paroles, car elle savait, qu’au fond, ce n’était qu’une de ses multiples provocations qu’ils échangeaient cependant c’était plus fort qu’elle. Nenia avait été faible ce soir-là et il l’utilisait pour l’atteindre.

Vous ne valez pas mieux que les autres, souffla-t-elle continuant de le fixer de son seul œil.

Puis elle chercha du regard la bouteille en se forçant pour tendre la tête, dans une grimace, pour voir la bouteille sortie plus tôt par ses soins mais cette dernière avait disparue.

Où est la bouteille ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils puis ajouta peu après. On a quelque chose à fêter.

Elle s’arrêta. Les mots ne venaient pas. Son regard perturbé scrutait le sien à la recherche d’un peu de force pour lui dire. Je suis enceinte mais je ne le garde pas ! Ahah, alors heureux ? Nenia était terrifiée d’être seule à ce moment-là de sa vie. Sa réaction. La suite. Les explications données sur le traitement, les douleurs liées aux contractions pour évacuer cette chose. Le sang et cette chose qui allait en sortir. Pourtant la milicienne était catégorique sur le fait qu’elle n’ait d’autre choix. C’était tellement plus simple de plonger dans un registre qu'elle maîtrisait.

Mon humiliation, annonça-t-elle calmement.

Que je suis mélodramatique! Se mordant la lèvre inférieure, un sourire sarcastique apparaissant son visage, elle s’attendait à de l’agacement voir même de l’exaspération chez le directeur. La jeune femme savait qu’elle dépassait les bornes, qu’il pouvait à tout moment en avoir marre d’elle et de la dégager. Elle continuait de le chercher alors qu'il lui avait sauvé la vie plus tôt dans la journée. Mais elle ne voyait pas les choses de la même manière. Alors, Nenia continua, s’expliquant pour qu’il comprenne où elle voulait en venir. Une colère froide pouvait se sentir dans sa voix pourtant posée et maîtrisée et le ton ne s'éleva pas une seule fois.

Oui. Vous m'avez humiliée devant toutes ces personnes. Vous leur avez prouvé que je n'étais pas assez forte pour supporter ce ... Cette mascarade. Je suis quoi maintenant à leurs yeux ? Juste bonne à retourner avec les recrues tout en entrant dans les bonnes grâces du grand et merveilleux Marko Eil. Un comble quand on sait ce que l'on représente pour l'autre. C'était une civile, merde. J'aurai fini par l'avoir, j'aurai supporté encore des combats pour leur montrer que je ne céderai jamais, que je ne suis pas faible, quitte à crever.

Sa phrase se termina dans un murmure. C’était sa façon de voir les choses. Peut-être comprendrait-il son point de vue, peut-être que non. Il avait fait ce qu’il avait à faire et c’était dans son droit.

C'était toujours plus simple que lui avouer qu'elle était enceinte.

CODAGE PAR AMIANTE@Marko Eil

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t146-nenia-wald-terminee
avatar

Personnage
Occupation : bras droit du commandant
Âge : 36
Localisation : Reiver



Messages : 148
Médaillons : 936

Crédits : moi
Avatar : Armie Hammer
Pseudo : Jojo
Multi-comptes : Amuk Rahir



Reiver • Officier



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Hier à 21:11

Une énième provocation s'échappa des lèvres de Nenia, mais celle-ci manquait de mordant et Marko resta de marbre devant le sous entendu qu'il couchait avec tout ceux qu'il combattait. La raison pour laquelle il refusait les duels était plus simple. Il n'avait pas envie de devoir botter le cul de toute la milice. S'il acceptait un duel, ceux qui le détestaient côtoieraient ceux qui voulaient simplement se mesurer à l'excellent combattant qu'il était pour se bousculer dans l'espoir qu'il accepte également une passe avec eux. Non, il ne souhaitait pas en arriver là. Se battre contre les autres lorsqu'il n'y en avait pas l'utilité l'ennuyait. Il avait d'autres sujets de préoccupation.

En revanche, sa propre attaque sur le fait qu'elle lui avait elle-même demandé à ce qu'il reste sembla toucher juste. Le directeur s'était douté qu'elle n'assumerait pas ses paroles. Elle l'avait suffisamment évité ces dernières semaines pour qu'il soit certain qu'elle regrettait même d'avoir exprimé cette proposition. Ça n'était pas son cas. En revanche, il n'aima pas le ton qu'elle employa pour lui dire qu'il ne valait pas mieux que les autres. Son front s'assombrit alors immédiatement, songeant qu'une seule personne ici faisait ressortir le pire de lui-même et que cette personne n'était autre que Wald. Malheureusement, Wald était aussi responsable de son bonheur relatif dernièrement. Voilà de quoi le rendre confus.

-Rangée, déclara-t-il abruptement.

Il haussa un sourcil devant son annonce, ne détourna pas le regard quand elle le chercha, puis se retint à grand peine de lever les yeux au ciel lorsqu'elle cracha finalement le morceau. À la place il soupira et laissa retomber son bras le long de son corps en se détachant légèrement du mur. Elle avait décidément du mal à voir la vérité derrière le voile de son autoappitoiement. Toujours se poser en victime. Toujours décider de tout voir depuis son petit point de vue égoïste, s'aveugler plutôt que de regarder le tableau en entier. Et elle osait jouer les saintes bien pensantes lorsque le sujet Helion venait sur le tapis.

Cependant, au lieu de s'énerver, Marko leva l'une de ses mains pour effleurer sa joue, à un endroit où elle ne portait pas de marque de coup. Il la toucha très doucement, presque tendrement, cherchant la force de lui faire comprendre. Cherchant la patience, également. Comment lui faire ouvrir les yeux ?

-Tu n'avais pas besoin de mourir pour le leur montrer, déclara-t-il doucement. Tu l'avais déjà prouvé au moment où je suis intervenu. C'est pour ça que je suis intervenu. Il laissa retomber sa main et prit celle de Nenia dans la sienne. Viens.

Il la tira par la main, l’entraînant avec lui dans la chambre et la faisant s'asseoir sur le lit à côté de lui. Il avait certaines choses à dire, d'autres qu'il n'avait pas envie de dire, mais qu'il lui faudrait dire tout de même.

-Je n'ai pas cherché à t'humilier et ça n'est pas ce qu'il s'est passé. Je n'avais pas envie de te voir mourir pour faire le jeu d'un quelconque traître. Il n'avait pas lâché sa main qu'il caressait à présent doucement. À aucun moment tu n'as fait preuve de faiblesse et ça, tout le monde l'a vu. Une enquête a été ouverte immédiatement après que je t'ai déposé à l'infirmerie, la défense en a la responsabilité et je vais en suivre le déroulement de très près. Il soupira. Mais en attendant, il faut que tu te remettes sur pied et c'est pas compatible avec le fait de te balader dans les chambres des officiers.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t483-reiver-marko-eil-you-call-it-paranoia-i-call-it-awareness http://www.afterdawn-rp.com/t477-paranoia-is-knowing-all-the-facts-marko-eil

Contenu sponsorisé



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   

Revenir en haut Aller en bas
 
(15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
After Dawn :: L'Extérieur :: Avant-poste Reiver :: Hébergement :: Blocs Officiers-
 
Sauter vers: