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 (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko

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 Sujet: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Jeu 28 Juin 2018 - 20:55

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


La nouvelle fut comme un coup de massue, un coup violent en pleine tête qui avait réussi à la sonner suffisamment de temps pour rester sans voix. Mais sa décision était prise et la milicienne avait demandé un moyen pour ôter ce problème de sa vie. Nenia était enceinte d’un homme qui arrivait à la révulser mais dont elle s’était entichée au point de perdre pied. La jeune femme n’avait pas réfléchi longtemps à cette question. Elle crut défaillir lorsque les premiers battements rapides se firent entendre, malgré l’effort fait pour se boucher les oreilles. Le garder était impensable, hors de question. Elle avait vu ces femmes revenir complètement changées, elles n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes. Nenia ne voulait pas finir comme ces femmes qui finissaient par disparaître du jour au lendemain suite à une mission.

Sombrant dans une douce inconscience, la jeune femme s’était réveillée en fin d’après-midi au côté d’une nouvelle arrivante qui s’était ouverte pour lui donner un avis presque neutre, sans l’ombre d’un jugement sur le choix final. Sa décision était définitivement prise. Elle avait récupéré une plante dont elle avait oublié le nom et l’avait glissée dans une poche pour une utilisation future mais aussi immédiate que possible. C’étaient les dernières que la rebouteuse d’Helion avait en sa possession et cette plante était son salut. Elle refusa de rester plus longtemps dans le centre médical, préférant être loin de cette odeur aseptisée qu’elle connaissait par cœur.

Son corps était meurtri par les trois combats qu’elle avait dû enchaîner sous les regards des officiers, des miliciens et des civils de Reiver. Qui parmi eux avait organisé cette mauvaise blague ? Si ce n’était pas Lui, qui d’autres auraient pu lui en vouloir ? Pour quelle raison ? Nenia avait tout fait pour que personne n’ait de raisons à se plaindre d’elle. En dehors de Marko Eil avec qui des tensions étaient plus que palpable, malgré une attirance complètement niée par la jeune femme… Avec qui avait-elle un problème ?

Elle marchait en claudicant, se tenant les côtes, s’appuyant de temps à autre contre un mur pour ne pas s’écrouler d’épuisement. Les heures d’entraînement étaient une chose mais elles avaient au moins des pauses. Ajouté à cela, une nouvelle qui la torturait et voilà une jeune femme à bout. Certains miliciens qui ressentaient encore de l’empathie et qui avaient assisté à cette journée lui proposèrent de l’aider à la ramener dans ses quartiers. Et à chaque fois, elle refusait, par fierté. Elle avait même demandé à Samael de la laisser seule.

Elle voulait lui parler. Lui dire. C’était une mauvaise idée et Nenia le savait et ne doutait pas qu’il allait chercher à vouloir lui faire changer d’avis, malgré qu’elle soit la porteuse, mais une partie d’elle voulait qu’il soit au courant. Pour quoi ? Etait-ce une once de respect qui, malgré le mépris, s’éveillait ? La jeune femme ne voulait pas qu’il l’apprenne après. Et cela, elle ne l’expliquait pas.

Alors la milicienne chercha un moyen d’entrer dans le bloc des officiers. Ils avaient besoin d’un pass pour y entrer et en dehors d’eux, rare était les personnes qui le possédaient. Sauf certains miliciens de la défense qui surveillait Reiver et qui avait besoin de contacter en cas de situation d’urgence. Des personnes de confiance en l’occurrence.

Elle avança en leur direction, marchant en titubant et s’embroncha le pied de sorte à rentrer en collision avec le milicien de la défense possédant à sa ceinture le pass. Pas difficile de le faire croire vu son état. Cela faisait très longtemps que la jeune femme n’avait pas joué à ce jeu-là. Elle s’accrocha à lui et s’excusa platement alors que sa main se glissait pour détacher la carte. Il l’attrapa par les épaules pour la soutenir.

Wald, ça va ? J’ai vu tes matchs. Tu as salement morflé tout à l’heure. Le directeur a eu raison…

Ouais, mais pas avec une putain de civile. J’ai vraiment touché le fond et je sens que je vais retourner avec les recrues.

Il émit un rire franc alors qu’elle cachait son vol dans la poche de sa veste.

Est-ce que tu veux que je t’accompagne à ton bloc ?

Non ça va merci, continue ta ronde, j’ai pas envie que tu aies des problèmes.

Elle lui donna une tape sur l’épaule et reprit sa route avec la même démarche. Les douleurs étaient là et la jeune femme n’avait pas à feindre ses traits tirés. Étrangement, elle appréciait la sollicitude de cet homme de la défense, alors que quelques jours auparavant, la défense et l’exploration se faisaient des coups bas au point d’entendre le ton hausser.

S’approchant du bloc des officiers, elle regarda autour d’elle pour s’assurer que personne n’était en train de l’observer en plein délit. Une fois certaine qu’il n’y ait personne, elle entra et jeta la carte au sol. Nenia était consciente du risque de croiser un officier mais c’était un risque à prendre. Observant l’intérieur, elle avait déjà eu l’occasion d’aller nettoyer les sanitaires du bloc des officiers et se rappelait des quartiers privés du directeur, l’ayant croisé il y a plusieurs années alors qu’elle terminait de nettoyer ses chiottes. Accélérant le pas, bien ralentis par sa démarche peu assurée, la jeune femme arriva rapidement devant la porte d’Eil. Posant sa tête contre cette dernière, elle n’entendit pas de bruit de l’autre côté. Alors la milicienne s’introduisit chez lui.

Observant l’espace qui n’avait pas vraiment changé, elle fouilla la pièce pour ressortir la bouteille d’alcool qu’ils avaient partagé ensemble pour la poser sur la table. Elle trouva un verre et attrapa l’ensemble de feuilles séchées cachées dans la poche de son pantalon afin de les faire infuser avec un peu d’eau chaude. Les officiers étaient les rares personnes à posséder de l’eau chaude à volonté. Se dirigeant vers la salle de bain, Nenia attendit que l’eau chauffe pour remplir le verre. Le posant sur le lavabo, elle observant quelques instants le verre prendre une coloration mordorée.

Puis ses yeux se posèrent sur la douche. La milicienne hésita de longues secondes avant de se dire qu’elle n’aurait pas deux fois la chance de profiter d’une occasion pareille. Laissant tomber ses vêtements au sol, détachant ses cheveux, elle s’avança sous le jet d’eau et soupira de plaisir à sentir l’eau chaude couler sur sa peau. L’eau prenait une couleur rosée du sang qui avait eu le temps de sécher sur son corps de sa tête, où son nez était en partie fracturée, jusqu’entre ses cuisses à mesure qu’elle se frottait et se savonnait. Nenia ne sut combien de temps elle resta sous le jet à laisser ses muscles se détendre, à laisser son corps évacuer toute cette journée. Son corps était pris de quelques soubresauts qu’elle ne parvint à contrôler tandis que tout le stress et la tension cumulés s’échappait de ses glandes lacrymales, rapidement effacées par le jet d’eau qui massait son visage dirigé vers lui. Ses mains se posèrent sur ses épaules qu’elle massait pour leur enlever leur raideur. Une buée s’était installée dans la pièce et elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrir…

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 8 Juil 2018 - 16:53

Killing me softly



La carte trouvée par terre fut le premier signe que quelque chose n’allait pas, alarmant immédiatement le directeur alors qu’il venait à peine de passer la porte du bloc des officiers. Il y avait un intrus parmi les dirigeants. Sans doute un quelconque assassin envoyé par ces fils de pute de l’extérieur pour saper l’organisation du fort, pour affaiblir Reiver et rendre l’endroit plus facile à conquérir. Marko se mit sur un genoux pour récupérer l’objet, dégainant doucement le couteau de combat qu’il gardait toujours sur lui, en bon paranoïaque qu’il était, scrutant les environs en écoutant de toutes ses oreilles. Aucun bruit suspect. Il leva la carte magnétique à hauteur de ses yeux et lu le nom inscrit dessus. Un des miliciens de la défense qu’il connaissait bien, mais qui n’aurait jamais laissé traîner son pass par terre.

Il n’en fallu pas plus au directeur pour conclure qu’un cadavre devait sans doute commencer doucement à pourrir quelque part, attendant qu’on le découvre. Soudainement rempli de colère, Marko rangea la preuve dans sa poche, puis s’avança lentement le long du couloir, s’arrêtant devant chaque porte pour essayer d’entendre un quelconque bruit suspect, jusqu’à finalement arriver devant la porte de sa propre chambre, le couteau en position haute. Le simple fait qu’il entende du bruit était suffisamment significatif pour que sa prise se raffermisse sur son arme. Il ne savait pas qui s’était introduit chez lui, mais visiblement il était la cible de cette infiltration chez les officiers.

Toujours très lentement, il poussa la porte, reconnaissant par le bruit de l’eau qui coulait de façon discontinue que quelqu’un était actuellement en train d’utiliser sa douche. Grossière erreur. À moins qu’il ne s’agisse d’un piège. Cependant, la porte s’ouvrit pour ne dévoiler qu’une chambre vide, inchangée à part pour un détails. La bouteille d’alcool posée sur la table. Toujours sans un bruit, Marko referma la porte derrière lui et examina chaque coin de la pièce avant de se décider à se rendre dans la salle de bain, d’où les bruits d’eau provenaient toujours, bien décidé à éliminer la menace rapidement.

Cependant, à peine avait-il passé la porte de la salle d’eau qu’il reconnu immédiatement les vêtements tâchés de sang d’une certaine milicienne, qui se trouvait d’ailleurs elle-même sous la douche. Marko poussa alors un juron sonore, ne craignant désormais plus d’être entendu et se détendant considérablement, malgré la colère toujours présente. Il agita son arme vers elle.

-Wald, t’as failli te faire poignarder, annonça-t-il avant de ranger son arme. Tu peux me dire ce que tu fais là plutôt que de te reposer à l’infirmerie ?

Si c’était elle, Marko ne craignait pas grand chose. Il doutait également qu’elle ai assassiné l’un de ses camarades miliciens juste pour le plaisir de venir prendre une douche chez lui. Sans attendre qu’elle lui réponde, le directeur sortit de la douche et reprit la bouteille pour la dissimuler à un autre endroit stratégique de sa chambre. Le moment de boire n’était pas venu. Il n’avait pas manqué de repérer le verre qu’elle avait laissé sur son lavabo, avant de sortir, cependant il ne s’en était pas inquiété, le contenu ne ressemblait pas à l’alcool qu’il avait dans sa bouteille.

Soupirant, il détacha sa veste et la posa sur le dossier d’une chaise avant de faire de même pour sa chemise, restant dans le confort d’un simple débardeur. Rien qu’elle n’ai déjà vu. Elle avait des explications à lui donner pour cette intrusion. Il avait effectivement laissé entendre qu’il ne serait pas contre l’idée de la voir dans sa chambre, mais il n’imaginait pas ce genre de contexte, lorsqu’il avait fait cette proposition implicite.

-Qu’est-ce que les médecins t’ont dit ? Dit-il en allant verrouiller sa porte.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 8 Juil 2018 - 22:10

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Ne pas craquer. Ne surtout pas craquer. Pas ici. Pas maintenant. Où était la rage qui la prenait aux tripes, qui l’avait fait tenir pendant dix années ? Enfonçant ses doigts un peu plus dans la chair de ses épaules tendues, une partie d’elle espérait pouvoir ainsi arrêter les larmes. Leur commander d’arrêter n’avait pas fonctionné. De l’épuisement, rien de plus. Sans savoir que les hormones rendaient ses émotions plus extrêmes. Ses yeux scrutaient son ventre plat avec la crainte de voir cette chose bouger en elle. Peut-être devra-t-elle s’ouvrir le bide parce qu’il ne voudrait pas s’expulser malgré les plantes ? Cette idée ne lui faisait, étrangement, pas peur, prête à le faire elle-même pour sortir cette immondice de son corps, cette erreur de la nature.

Un juron s’éleva de l’autre côté de la pièce, la faisant tressaillir de surprise, comprenant que le directeur était revenu dans sa chambre. Passant un rapide geste sur ses yeux dont un restait boursouflé et surtout fermé, elle se tourna légèrement pour le regarder en biais sans pour autant poser ses yeux sur lui, fixant un point au sol de la salle demain. Il agita une arme blanche et s’adressa à elle pour lui annoncer qu’elle avait failli se faire poignarder, tout en lui demandant les raisons de sa présence ici au lieu d’être à l’infirmerie.

Ses paroles eurent le don de faire apparaître sur son visage, un léger sourire. Paranoïaque ... Était-ce surprenant de sa part ? Qui serait assez stupide pour vouloir lui faire du mal et prendre une douche chez lui ? Certes Nenia aurait été la coupable parfaite, assez stupide quand elle s’y mettait et qui avait fait une fixette sur l’eau chaude que les officiers possédaient. De plus, le vouvoiement s'était perdu à la sortie de sa chambre, il y a un mois et demi de ça et cela la dérangeait. Elle n'aimait pas cette familiarité soudaine, comme aurait pu l'être un autre milicien à son égard. Lui, non. Il devait s'en tenir qu'au vouvoiement. Pas de sympathie même s'il avait partagé des moments intimes. Pas l’homme qu’elle exécrait.

Nenia garda le dos tourné, sentant une dernière fois le jet d’eau sur son visage avant de l’arrêter et soupirer.

Ooh, répondit-elle dans l'ombre d'une inquiétude, comme si elle était blasée, après cette journée, je n'aurai pas vraiment été surprise... Bien que ça vous aurait enlevé une épine du pied.

La milicienne voulait qu’il soit la personne ayant commandité cette étrange journée. Aurait-elle été surprise si le directeur l’aurait poignardée ? Peut-être un peu mais il aurait pu jouer de sa présence non convenue pour se débarrasser d’une divergente, loin des principes et des croyances qu’il avait pour le dôme. Et pourtant, elle avait beau le haïr, elle ne pouvait nier que l’homme soit d’une inflexible droiture. Nenia se retourna et découvrit qu’il était sorti de la pièce, peut-être même n’avait-il pas entendu ses propos.  

Et puis me reposer de quoi ? Je suis en pleine forme.

Toujours un voile la rendant aveugle de sa situation saupoudré d'un soupçon de sarcasme. Son ton ne montrait aucune sympathie. La jeune femme attrapa une serviette qui trainait, n’ayant pas pensé à ce détail puis s’entoura avec et pressa ses cheveux pour dégager l’eau qui restait. Une fois terminée, elle regarda le verre, consciente que si elle était là, c’était pour lui dire. Mais sa gorge se serra, rien qu’à cette idée. C’était une mauvaise idée, il valait mieux partir. Il penserait ce qu’il voudra. Puis, la milicienne attrapa ce verre, le huma, tira une tronche à faire peur tant l'odeur que dégageait l'infusion était nauséabonde et le reposa là où il était après en avoir sorti les plantes qui avaient longuement eu le temps d’infuser. Cependant, cela ne provoqua pas de nausées. Elle le maudissait intérieurement le directeur de l'avoir mise dans cette situation, bien qu'il ne soit pas le seul à blâmer mais cela elle refusait de l’admettre.

La rencontre était assez improbable au final. Marko lui demanda ce que les médecins avaient dit. Ne répondant pas, entendant le verrou de la porte d’entrée se fermer, la jeune femme serra les dents à l’idée de ne pas pouvoir partir sans ouvrir simplement la porte. Jetant un bref coup d’œil dans le miroir, sa gueule amochée avait au moins le mérite de calmer les ardeurs des plus persévérants. Elle se dirigea sur le seuil de la salle de bain, plaquant une épaule contre le mur pour ne faire apparaitre qu’une partie de son corps à la vue de l’officier. Posant une main sur l’embrasure de la porte, elle sentait la douleur de ses côtes se réveiller. Ce dernier avait laissé tomber le haut de tenue de fonction pour ne rester qu’en débardeur.

Que je peux reprendre les combats demain. Ce qui me donnera l'occasion de vous défier pour ce que vous m'avez fait.

Les médecins n’avaient certainement pas dit ça. Vu son état, il était impensable qu’un professionnel de la santé puisse autoriser un milicien repartir pour se battre. Nenia s’adressa à lui de manière calme, loin d’être chaleureuse dans la voix. Sa mâchoire se serra instinctivement à la vue de cet homme, la renvoyant à cette terrible mais agréable fois où ils s’étaient retrouvés que tous les deux, loin des regards indiscrets.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Ven 13 Juil 2018 - 20:58

Killing me softly


Son sourire est la dernière chose qu'il vit avant de changer de pièce, mais pour sa part, ses traits restaient fermés. Quelqu'un avait tenté de l'assassiner et elle se baladait sans autorisation dans les chambres des officiers, sans le prévenir d'aucune façon que ce soit. Ce que le coupable n'avait pas réussi à faire, Wald se chargerait de l'accomplir elle-même. Il était en train de cacher la bouteille d'alcool dans un autre endroit de sa chambre lorsque son accusation à peine voilée lui parvint. Lui ôter une épine du pied ? Combien de temps encore allait-elle s'accrocher à cette idée stupide qu'il voulait la voir morte ? S'il l'avait souhaité, il l'aurait laissé se faire tabasser à mort sur le ring et ne se serait pas embarrassé de lancer une putain d'enquête pour découvrir les coupables de cette farce. Cependant, Marko serra les mâchoires et ne répondit rien avant de se mettre à l'aise et d'aller verrouiller la porte, préférant lui demander ce que les médecins avaient dit.

La réponse fut bien entendu un odieux mensonge qui le fit se renfrogner encore un peu plus, ajouté à une provocation gratuite qui n'eut pas d'autre mérite que de faire grimper encore l'agacement qui ne manquait pas de l'envahir. Encore des accusations. Encore des mensonges. Encore de l'irrespect à son encontre. Il fit donc volte face, la découvrant à moitié visible dans la salle de bain, le visage meurtri, coloré par les coups qu'elle avait pris, mais également ce qu'il pouvait voir du bras qui lui était visible. Il ne comprenait pas pourquoi elle l'accusait lui, mais si elle comptait le provoquer ouvertement sans raison, il pouvait parfaitement lui donner la réplique. C'est donc sans grande hésitation qu'il s'avança vers elle, venant s'accouder au cadran de la porte, bien plus près qu'il ne l'aurait été pour une conversation normale. Le message était clair : si quelqu'un devait reculer, ça ne serait certainement pas Marko Eil. Ses yeux étaient ancrés dans les siens lorsqu'il s'adressa à elle, sans ciller.

-Ce que je t'ai fait ? Tu parles du moment où je t'ai sauvé la vie ? Rappela-t-il suavement. Un sourire mauvais vint prendre naissance sur son visage. J'aurais été ravi d'accepter. Malheureusement je n'ai pas vraiment envie d'avoir à te baiser au milieu de tous les miliciens du fort pour que tu te calmes, puisque c'est visiblement la seule solution pour que tu cesses de combattre.

Chacun de leurs précédents affrontements s'étaient terminés ainsi. La première fois dans la salle de réunion. La deuxième fois dans son bureau avant qu'elle ne lui saute dessus et qu'il finisse par la rejoindre plus tard dans sa propre chambre. Cependant, aujourd'hui c'était dans la sienne qu'ils se trouvaient tous les deux et sa porte, contrairement à celle de Nenia, se verrouillait. D'ailleurs, si Nenia se trouvait là, c'est qu'il devait y avoir une raison valable puisqu'elle l'avait soigneusement évité pendant ces dernières semaines. Elle n'avait cependant pas manqué de s'accrocher à lui lorsqu'il l'avait transportée à l'infirmerie et présentement elle était presque nue devant lui, comme ouverte à une proposition qui disait le contraire que ce que sa bouche exprimait. Il la détailla d'ailleurs ostensiblement de haut en bas, voulant être sûr qu'elle ne manque rien de son petit manège avant que ses yeux ne reviennent sur les siens.

-D'ailleurs j'imagine que tu n'es pas là par hasard. Est-ce que je te manquais, tout compte fait ? Tu n'avais pas l'air si pressée de me quitter, la dernière fois qu'on s'est vus...

Elle lui avait même demandé de rester, après un moment d'une grande tendresse qu'il ne pensait pas partager un jour avec elle. C'était un coup bas qu'il lui faisait, mais qu'elle méritait à force de le couvrir d’opprobre sur des choses sur lesquelles il n'avait eu aucune incidence. Nenia était bien ingrate de ne pas se rendre compte qu'elle lui devait la vie. Plus encore de l'accuser lui de vouloir lui faire du mal. Il la pensait toujours coupable de haute trahison envers Helion, mais si Helion l'avait envoyée ici, il se plierait à sa décision tant qu'il n'aurait pas les preuves suffisantes qu'elle méritait l'exile ou l'exécution.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 15 Juil 2018 - 20:50

Marko
&
Nenia
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La milicienne posa sa tête sur l’embrasure de la porte, observant le directeur le plus neutrement possible, même si à ce stade, elle n’arrivait plus depuis longtemps. Marko s’approcha dangereusement d’elle, brisant l’espace qu’il devait y avoir entre eux pour une conversation qui n’en viendrait pas aux mains ou dans un lit ou sur une table. Il était trop proche mais elle était incapable de faire quelques pas pour reculer. Pourtant, Nenia voulait prendre de la distance mais elle n’en avait pas la force. À ce stade, la milicienne utilisait le mur comme appui pour ne pas flancher et glisser sur le sol.

D’une voix douce mais qui sonnait terriblement faux, appuyé par le sourire mauvais qui apparaissait sur ses lèvres, le directeur tacla verbalement Nenia au sujet de son invitation à un duel, toute en lui rappelant deux choses. Il lui avait sauvé la vie aujourd’hui et il n’avait pas envie d’avoir un nouveau coït en présence des autres miliciens. La jeune femme leva les yeux en l’air, son imagination l’emportant sur cette scène presque amusante, là en plein milieu du ring et eut finalement un haussement d’épaules, presque blasée, comme si cela ne la dérangeait pas. Ça leur fera un beau spectacle et ils pourront pour une fois se palucher sur quelque chose de vrai !

Je vais finir par croire que tous ceux, avec qui vous vous êtes battus, ont finis dans votre lit. Ça expliquerait pourquoi vous refusez chaque année les duels.

Tu veux la jouer hard, on va la jouer hard, mon beau. Un sourire apparut. Nenia avait prononcé ses paroles sur un ton tout aussi doux et d’une voix faible, son œil pétillant de malice. Elle n’était pas la seule à pouvoir se défendre mais savait qu’ils n’iraient qu’en crescendo jusqu’à pousser à bout l’autre et commettre l’irréparable. Pourquoi cet homme arrivait-il à la mettre dans cet état ? À presque oublier la raison de sa venue alors qu’il n’y avait que cela qui tournait dans son esprit depuis son réveil ? Pourquoi devait-elle toujours pousser l’autre, le rendre fou et tout faire pour l’éloigner ? Elle n'était pourtant pas comme ça avant. Pourquoi lui ? Pourquoi.

Arquant un sourcil alors qu’il la reluquait, elle secoua légèrement la tête pour lui faire comprendre que c’était pathétique. Nue, elle avait dû apprendre à l’être face à la gente masculine, à supporter leur regard la première année jusqu’à ce que la gêne disparaisse à jamais. Alors, Nenia ne la lâcha pas des yeux, son regard en disait long sur ce qu’elle pensait de son attitude. Il aurait sûrement plus de mal à se concentrer si elle lui parlait totalement nue. Idée à mettre de côté. Puis, Marko l’acheva, revenant sur sa raison de sa présence en ces lieux, lui rappelant qu’elle lui avait demandé de rester après leur dernier ébat. Son sourire s’effaça et sa main posée sur l’encadrement de la porte se serra jusqu’à ce que cela en devienne douloureux. La milicienne avait tout fait pour l’éviter après cet échange, consciente mais dans le déni qu’elle souhaitait retrouver la chaleur de ses bras, la douceur de ses baisers et l'ardeur de ses coups de reins. Et elle avait honte de cela. Ce soir-là, elle avait montré un instant de faiblesse. Des réminiscences de cette nuit revenaient parfois. Ses bras l’entourant, cette étreinte qu’il lui avait donnée après sa crise, tendre et sans mauvaise intention. Le sentiment qu’il aurait aimé rester ce soir-là lui aussi. Le lieu et son statut ne le permettaient pas. Elle l’avait compris mais elle s’en voulait d’avoir laissé échapper ses mots. La milicienne ne devait pourtant pas s’arrêter sur ses paroles, car elle savait, qu’au fond, ce n’était qu’une de ses multiples provocations qu’ils échangeaient cependant c’était plus fort qu’elle. Nenia avait été faible ce soir-là et il l’utilisait pour l’atteindre.

Vous ne valez pas mieux que les autres, souffla-t-elle continuant de le fixer de son seul œil.

Puis elle chercha du regard la bouteille en se forçant pour tendre la tête, dans une grimace, pour voir la bouteille sortie plus tôt par ses soins mais cette dernière avait disparue.

Où est la bouteille ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils puis ajouta peu après. On a quelque chose à fêter.

Elle s’arrêta. Les mots ne venaient pas. Son regard perturbé scrutait le sien à la recherche d’un peu de force pour lui dire. Je suis enceinte mais je ne le garde pas ! Ahah, alors heureux ? Nenia était terrifiée d’être seule à ce moment-là de sa vie. Sa réaction. La suite. Les explications données sur le traitement, les douleurs liées aux contractions pour évacuer cette chose. Le sang et cette chose qui allait en sortir. Pourtant la milicienne était catégorique sur le fait qu’elle n’ait d’autre choix. C’était tellement plus simple de plonger dans un registre qu'elle maîtrisait.

Mon humiliation, annonça-t-elle calmement.

Que je suis mélodramatique! Se mordant la lèvre inférieure, un sourire sarcastique apparaissant son visage, elle s’attendait à de l’agacement voir même de l’exaspération chez le directeur. La jeune femme savait qu’elle dépassait les bornes, qu’il pouvait à tout moment en avoir marre d’elle et de la dégager. Elle continuait de le chercher alors qu'il lui avait sauvé la vie plus tôt dans la journée. Mais elle ne voyait pas les choses de la même manière. Alors, Nenia continua, s’expliquant pour qu’il comprenne où elle voulait en venir. Une colère froide pouvait se sentir dans sa voix pourtant posée et maîtrisée et le ton ne s'éleva pas une seule fois.

Oui. Vous m'avez humiliée devant toutes ces personnes. Vous leur avez prouvé que je n'étais pas assez forte pour supporter ce ... Cette mascarade. Je suis quoi maintenant à leurs yeux ? Juste bonne à retourner avec les recrues tout en entrant dans les bonnes grâces du grand et merveilleux Marko Eil. Un comble quand on sait ce que l'on représente pour l'autre. C'était une civile, merde. J'aurai fini par l'avoir, j'aurai supporté encore des combats pour leur montrer que je ne céderai jamais, que je ne suis pas faible, quitte à crever.

Sa phrase se termina dans un murmure. C’était sa façon de voir les choses. Peut-être comprendrait-il son point de vue, peut-être que non. Il avait fait ce qu’il avait à faire et c’était dans son droit.

C'était toujours plus simple que lui avouer qu'elle était enceinte.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Mer 18 Juil 2018 - 21:11

Killing me softly



Une énième provocation s'échappa des lèvres de Nenia, mais celle-ci manquait de mordant et Marko resta de marbre devant le sous entendu qu'il couchait avec tout ceux qu'il combattait. La raison pour laquelle il refusait les duels était plus simple. Il n'avait pas envie de devoir botter le cul de toute la milice. S'il acceptait un duel, ceux qui le détestaient côtoieraient ceux qui voulaient simplement se mesurer à l'excellent combattant qu'il était pour se bousculer dans l'espoir qu'il accepte également une passe avec eux. Non, il ne souhaitait pas en arriver là. Se battre contre les autres lorsqu'il n'y en avait pas l'utilité l'ennuyait. Il avait d'autres sujets de préoccupation.

En revanche, sa propre attaque sur le fait qu'elle lui avait elle-même demandé à ce qu'il reste sembla toucher juste. Le directeur s'était douté qu'elle n'assumerait pas ses paroles. Elle l'avait suffisamment évité ces dernières semaines pour qu'il soit certain qu'elle regrettait même d'avoir exprimé cette proposition. Ça n'était pas son cas. En revanche, il n'aima pas le ton qu'elle employa pour lui dire qu'il ne valait pas mieux que les autres. Son front s'assombrit alors immédiatement, songeant qu'une seule personne ici faisait ressortir le pire de lui-même et que cette personne n'était autre que Wald. Malheureusement, Wald était aussi responsable de son bonheur relatif dernièrement. Voilà de quoi le rendre confus.

-Rangée, déclara-t-il abruptement.

Il haussa un sourcil devant son annonce, ne détourna pas le regard quand elle le chercha, puis se retint à grand peine de lever les yeux au ciel lorsqu'elle cracha finalement le morceau. À la place il soupira et laissa retomber son bras le long de son corps en se détachant légèrement du mur. Elle avait décidément du mal à voir la vérité derrière le voile de son autoappitoiement. Toujours se poser en victime. Toujours décider de tout voir depuis son petit point de vue égoïste, s'aveugler plutôt que de regarder le tableau en entier. Et elle osait jouer les saintes bien pensantes lorsque le sujet Helion venait sur le tapis.

Cependant, au lieu de s'énerver, Marko leva l'une de ses mains pour effleurer sa joue, à un endroit où elle ne portait pas de marque de coup. Il la toucha très doucement, presque tendrement, cherchant la force de lui faire comprendre. Cherchant la patience, également. Comment lui faire ouvrir les yeux ?

-Tu n'avais pas besoin de mourir pour le leur montrer, déclara-t-il doucement. Tu l'avais déjà prouvé au moment où je suis intervenu. C'est pour ça que je suis intervenu. Il laissa retomber sa main et prit celle de Nenia dans la sienne. Viens.

Il la tira par la main, l’entraînant avec lui dans la chambre et la faisant s'asseoir sur le lit à côté de lui. Il avait certaines choses à dire, d'autres qu'il n'avait pas envie de dire, mais qu'il lui faudrait dire tout de même.

-Je n'ai pas cherché à t'humilier et ça n'est pas ce qu'il s'est passé. Je n'avais pas envie de te voir mourir pour faire le jeu d'un quelconque traître. Il n'avait pas lâché sa main qu'il caressait à présent doucement. À aucun moment tu n'as fait preuve de faiblesse et ça, tout le monde l'a vu. Une enquête a été ouverte immédiatement après que je t'ai déposé à l'infirmerie, la défense en a la responsabilité et je vais en suivre le déroulement de très près. Il soupira. Mais en attendant, il faut que tu te remettes sur pied et c'est pas compatible avec le fait de te balader dans les chambres des officiers.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Jeu 19 Juil 2018 - 1:30

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


L’agacement pointa le bout de son nez sur les traits de l’officier. Au lieu de répliquer par une provocation, par une remarque cinglante ou autre réaction qu’ils avaient l’habitude d’échanger, le directeur effleura une de ses joues moins marquée par les précédents combats. Nenia ne recula pas face à ce geste qui l’aurait fait bondir en arrière des semaines auparavant. Être en contact avec une autre personne lui semblait moins difficile quand Il était l’instigateur de ce toucher. Les autres n’arrivaient pas à l’atteindre comme Lui. La brutalité était son quotidien avec le reste des miliciens mais Lui, tout semblait différent. Ce soir-là, il lui avait rappelée qu’il était possible d’y avoir de la douceur et de la tendresse entre deux personnes, malgré les différends. Heureusement que l’alcool avait désinhibé ses pensées car elle aurait sûrement été incapable de vivre cet instant. La milicienne ne recula pas mais restait tout de même pétrifiée par son geste.

Ses yeux ne le lâchèrent pas alors qu’il se voulait étrangement rassurant. Perdue et dans l’incapacité de répondre, la jeune femme resta silencieuse. Qu’avait-elle prouvé au reste de la foule ? Rien qui ne lui permette de s’assurer une certaine légitimité aux yeux des autres, pas de son point de vue, du moins. Il insista sur le fait qu’il était intervenu à temps. Personne ne penserait qu'elle fut faible. Sa mâchoire se serra et une profonde inspiration s’échappa de ses lèvres alors que sa main tombait pour retrouver la sienne, l’attrapa pour la tenir, lui demandant sans l’ombre d’une obligation de venir avec lui.

Cette douceur dans la voix, dans les paroles. Ce n’était pas Lui. Ce Marko Eil n’était pas l’homme qu’elle aimait dépeindre, haïr. Il était plus simple de diaboliser cet homme que de lui laisser une place dans sa vie. Car même si elle le niait, il en faisait partie, plus que prévu. D’un directeur obsessionnel, paranoïaque, grand ennemi de ses idéaux, il était devenu un amant avec tout ce que cela impliquait. À chaque rencontre, il montrait une part qu’elle ne connaissait pas, qui arrivait à la déstabiliser et à remettre en question certaines de ses croyances.

Marko la tira par la main pour l’entraîner dans sa chambre. Elle serra un peu plus sa main pour prendre appuie sur lui. Ses jambes décidant de répondre à ses ordres mais une lourdeur pouvait se sentir dans la démarche. La milicienne ne broncha pas sur le lieu où il l’emmenait bien qu’une petite voix dans sa tête lui instillait l’idée qu’il usait de cette gentillesse pour retenter de l’attirer dans ses filets. Il la fit s’asseoir sur le lit à ses côtés sous le regard méfiant de la milicienne. Il n’y avait plus de mur qui les séparaient et c’était presque épaule contre épaule qu’ils étaient.

À présent assis, l’officier n’avait pas lâcher sa main et une partie d’elle ne voulait pas qu’il la lâche. Nenia avait tout fait pour l’éviter pour se retrouver dans cette situation, à vouloir qu’il pose à nouveau une main sur elle et qu’elle en apprécie le contact. Légèrement voûtée, elle finit par laisser son regard plonger sur le sol alors qu’il donna des explications sur son action. Sa mâchoire se serra un peu plus alors qu’il lui disait qu’il ne souhaitait pas la voir mourir pour cette histoire. Sa main se mit à caresser la sienne ce qui lui coupa le souffle. Son œil vert tremblota mais ne défaillit pas pour autant alors la milicienne préféra le fermer quelques instants. Marko confirma qu’elle n’avait pas fait preuve de faiblesse mais la milicienne hocha doucement de la tête, refusant de croire ça. C’était un signe de faiblesse de ne pas finir ce combat. C’était un signe de faiblesse de ne pas continuer de se battre. C’était marche ou crève et rien d’autre. Il lui apprit qu’une enquête avait été rapidement ouverte pour trouver le coupable de cet agissement. Il comptait suivre de près les découvertes qui en découleraient. Le directeur laissa un soupir s’échapper et termina ses paroles en lui rappelant qu’il était important qu’elle se repose et ce n’était pas cette balade dans le bloc des officiers qui allaient l’aider.

Rouvrant les yeux, elle fixait à présent leurs deux mains jointes. Nenia sentait l’eau qui restait dans ses cheveux s’écouler lentement le long de son dos et de certaines mèches rebelles sur le devant pour tomber sur ses cuisses découvertes. Il ne se passa que quelques secondes avant qu’elle ne réagisse, le temps de sentir son corps douloureux lui rappeler qu’il avait été traumatisé quelques heures auparavant.

Je suis enceinte, laissa-t-elle échapper précipitamment comme une délivrance.

Et comme si elle avait reçu un nouveau coup de poing, sa respiration se coupa brusquement. Elle ferma à nouveau les yeux, cherchant à retrouver ces forces qui avaient décidé de l’abandonner à cet instant.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Ven 20 Juil 2018 - 0:35

Killing me softly



Nenia ne chercha pas à s'écarter de lui quand il la toucha, acceptant le contact malgré le tranchant de ses propos envers lui, malgré ses regards noirs et ses accusations incessante. Elle ne résista pas plus lorsqu'il prit sa main dans la sienne, doucement et qu'il l'entraîna jusqu'à sa chambre pour qu'ils soient tous deux assis. Pour lui, cette opposition avec ce qu'elle pouvait lui dire était bien plus parlant que tout le reste. Elle l'appréciait bien plus qu'elle ne le voudrait, sans doute. Elle avait besoin de ce qu'il lui offrait plus qu'elle ne l'assumait. Peut-être était-ce aussi pour ça qu'elle essayait de l'accuser de tous les maux.

Son discours sur ses agissements, sur le regard que les autres pourraient avoir sur elle, elle l'écouta jusqu'au bout, à son plus grand étonnement, ne faisant que remuer la tête pour marquer son désaccord. Il fut bien entendu surpris que tout se passe sans anicroche, sans explosion, sans résistance et surtout sans qu'elle ne lui renvoie ses paroles avec sa suffisance habituelle, cependant il se contenta de profiter du moment pour remettre un peu de calme et de douceur entre eux, l'imposant gentiment comme il avait pu le faire lors de leur dernière étreinte. C'était une voie qu'il souhaitait la voir emprunter, qu'il souhaitait qu'elle connaisse ici, à Reiver, avec lui, qu'elle apprenne à y trouver sa place, à comprendre que les idéaux d'Helion pouvaient être embrassés avec toute l'humanité possible.

Cependant, rien n'aurait pu le préparer à ce qu'elle lui répondit. Le directeur se figea, certain d'avoir mal entendu. Elle avait parlé vite après tout, n'avait pas ou peu articulé, mais l'idée de lui faire répéter une telle chose fut rapidement mise de côté. Non, Marko ne souffrait pas de problèmes d'audition, ni d'hallucination. Il savait parfaitement ce qu'il venait d'entendre briser le silence de sa chambre. Enceinte. Elle était enceinte. La nouvelle le pétrifia un instant, l'empêcha de réagir tout court pendant quelques secondes avant qu'il ne recommence à respirer, qu'il prenne lentement conscience de ce qu'elle venait de lui dire.

Une voix lui souffla qu'elle lui mentait sans doute. N'avait-elle pas toujours cherché à retourner à Helion ? N'avait-elle pas du lui arracher la promesse que tant qu'il serait en vie, jamais il ne la laisserait retourner au dôme ? Qu'il l'ai mise enceinte était une excuse parfaite pour parvenir à s'y introduire par la voie principale, sans même rencontrer de problèmes avec les gardes. Une excuse parfaite pour y revenir, puis pour disparaître via le concours d'un complice au courant. Avait-elle réussi à prévenir des gens là-bas ? Avait-elle monté un plan, une organisation pour s'échapper et retourner achever le travail qu'elle avait commencé avant de se faire prendre ? Qu'elle soit enceinte était cependant quelque chose de parfaitement vérifiable. Un tour à l'infirmerie et il serait fixé sur son sort. Elle savait qu'il en était capable. Elle savait qu'il le ferait. Elle ne lui aurait pas menti.

Il pouvait y croire.

Ce point étant réglé, il pouvait toujours s'agir d'une excellente excuse pour retourner à Helion, mais la principale question qui le taraudait pour le moment était : est-ce que l'enfant était de lui ? Il faillit poser la question. Après tout, il ne savait rien de ce qu'elle faisait de son temps libre, il ne voyait aucune raison pour qu'elle reste chaste entre leurs propres petites sauteries et avait du mal à concevoir qu'ils aient réussi à procréer en ne baisant que deux fois. Cependant, il ne s'imaginait pas qu'elle serait venue le lui dire, à lui, si l'enfant était de quelqu'un d'autre. Car soudainement, l'objet de sa visite lui semblait clair, ainsi que sa réflexion sur le fait d'avoir quelque chose à fêter. Ils allaient être les heureux géniteurs d'une âme de plus dévouée à Helion.

Un sourire hésitant commença à naître sur ses lèvres. Le premier vrai sourire sans doute, qu'il lui adressait depuis qu'il la connaissait. Un sourire qui laissait entrevoir à quel point cette nouvelle le rendait fier et heureux, finalement. Enfanter n'était pas une chose commune, vu le taux de natalité de leur espèce. L'humanité était vouée à lentement s'éteindre avec pour cause sa propre incapacité à se renouveler, tous les scientifiques le disaient et pourtant Marko, un véritable fils d'Helion, un véritable père de Reiver, avait réussi à offrir encore un peu plus de lui à sa cause, leur cause, la cause de l'Humanité. C'était la meilleure nouvelle qu'il ai entendu depuis bien longtemps, si longtemps qu'il ne pu s'empêcher de laisser échapper un petit rire avant de venir se mettre à genoux devant Nenia et de prendre ses deux mains qu'il embrassa avec une joie féroce.

-C'est... la meilleure nouvelle que tu aurais pu m'annoncer, déclara-t-il avant de poser ses mains sur ses cuisses nues. Un enfant, souffla-t-il. Depuis combien de temps le sais-tu ? Depuis combien de temps es-tu enceinte ? Il s'inquiéta soudainement. Il est toujours en vie ? Il n'a pas souffert du combat ?

Ses yeux faisaient l'aller retour entre ceux de Nenia et son ventre, comme s'il pouvait voir à travers la serviette et la peau de la milicienne pour observer directement l'état de son rejeton. Il se leva alors, reprenant les mains de Nenia dans les siennes.

-Tu ne dois pas rester ici. Il faut que tu te reposes. Retourne à l'infirmerie, demande de quoi être dispensée d’entraînement. Tu en as besoin le temps de te remettre de tes blessures, mais encore plus le temps que le bébé se développe. Il ne faut pas qu'il lui arrive quoi que ce soit, dit-il d'un ton ferme.

Il allait devoir réfléchir. Cet enfant était le sien, Nenia n'aurait pas l'autorisation de rester à Helion pour l'élever, il y veillerait personnellement s'il le fallait, mais il ne pourrait pas non plus le prendre à charge. Les enfants étaient interdit ici et il était hors de question qu'il se fasse muter au dôme. Il était cependant hors de question également que son enfant ne termine entre les mains d'une quelconque famille qui en ferait un traître ou un bon à rien. Non. Il était voué à un meilleur destin que ça...

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Ven 20 Juil 2018 - 15:10

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Son visage se ferma immédiatement après le largage de cette bombe. Et le regret s’empara d’elle, comprenant qu’elle n’aurait pas dû lui en parler, aussi prêt de l’annonce. L’épuisement physique et émotionnel n’allait pas l’aider à l’affronter. Nenia s’était enfermée pendant des années dans un roc, pour se protéger des émotions qu’elle pouvait ressentir, pour n’en laisser passer aucune, pour que personne ne puisse l’atteindre. Mais la nouvelle l’impactait bien plus que de raison. Et la milicienne le mettait sur tout sauf une quelconque volonté d’enfanter. Elle était contre l’idée de laisser un enfant naitre dans ce monde, du moins pas le sien. La jeune femme refusait d’être responsable de la souffrance d’un enfant dans un monde mis à mal par l’humanité. Elle n’aurait aucun impact, aucun contact avec, elle ne pourrait même pas lui donner la conscience du danger qui résidait à l’intérieur, comme à l’extérieur du dôme. Elle ne voulait pas d’un énième enfant d’Helion, dont l’esprit aura été embourbé par les conneries véhiculées par le dôme. Elle ne voulait pas de cette responsabilité.

Il glissa au sol, mettant un genou à terre pour attraper les deux mains de la milicienne, qu’il embrassa avec une joie qu’elle n’avait jamais vu chez lui. Nenia avait devant lui un homme heureux. Jamais elle n’avait vu un sourire aussi sincère sur ce visage. Elle en était troublée alors qu’elle croisait son regard. Il ne méritait pas d’avoir une progéniture surtout si c’était pour en faire une copie conforme attendue par le dôme. Une femme différente, une autre vie, elle aurait sûrement été heureuse de partager ce moment avec lui. Une partie d’elle se désolait de réduire ses espoirs à néant. Et une autre partie d’elle, regrettait de ne pas avoir fait l’effort de boire l’infusion plus tôt, pour ne lui laisser aucune possibilité, aucun espoir.

C’était la meilleure nouvelle, avait-il dit. Ses mains se posèrent sur ses cuisses dans un geste naturel pour deux amants mais qui ne lui semblait pas l’être pour la jeune femme. Le regard de la milicienne devint terne et sans éclat et s’arrêta sur ce contact. Nenia n’exprimait aucune joie, ne lâchait aucun rire ni même un sourire. Sa gorge se noua un peu plus et sa déglutition s’ajouta à la liste des actes douloureux que son corps continuait de découvrir. Marko voulait savoir depuis combien de temps elle était au courant et depuis combien de temps elle était enceinte. Il s’inquiéta rapidement des combats qu’elle avait eus un peu plus tôt et qui aurait pu risquer la santé de sa progéniture.

Ça va, arriva-t-elle à dire dans un souffle puis prenant une longue inspiration saccadée, ajouta : Je le sais depuis peu.

La milicienne restait brève, ne donnant pas de réponse à chacune de ses questions. Devait-elle lui parler des battements rapides qu’elle avait entendus malgré ses mains posées sur ses oreilles ? Devait-elle parler du sang entre ses cuisses ? Devait-elle lui mentir ? Nenia mentait comme elle respirait depuis des années, mais là, dans cette situation, elle en était incapable. Encore le regret de lui avouer trop tôt. Elle n’avait pas le recul nécessaire pour avoir la force de lui faire face. Car il en devenait certain, avec la joie qui se lisait sur son visage, qu’il n’accepterait pas l’avortement. Seulement elle ne lui laisserait pas le choix, quitte à se battre.

Marko se leva, reprenant les mains de cette femme abattue par un destin à l’humour douteux qui se jouait d’elle. Un homme différent, une autre vie et elle aurait pleuré de joie. Mais elle était Nenia Wald, rebelle dans l’âme et ennemi du dôme, ennemi de cet homme, ce Némésis qui avait su faire naître le désir en elle. Le visage toujours fermé, elle redressa la tête pour le voir et l’entendre dire qu’elle se devait de retourner à l’infirmerie et se faire dispenser des entraînements. Pour elle et pour le bébé, elle avait besoin de repos. Il prenait le contrôle de la situation, comme il savait si bien le faire. Donner des ordres. Nenia retira ses mains des siennes pour les ramener contre elle, d’un geste un peu trop brusque pour paraître naturel. Ses yeux se baissèrent à nouveau pour fuir les siens, observant du coin de l’œil la porte de la chambre encore ouverte sur l’autre pièce.

Puis la jeune femme se redressa, un tiraillement apparaissant sur son visage alors qu’elle lui faisait face.

Je ... Commença-t-elle à dire s’arrêta, n’arrivant pas à affronter la joie qui émanait de cet homme qu’elle ne reconnaissait pas.

Elle s’éloigna de lui, faisant quelques pas vers la sortie mais restant encore dans la pièce. Elle boitait légèrement. Le dos tourné, elle regarda en l’air, cherchant un peu d’air pour ne pas avoir l’impression de suffoquer. Pourquoi avoir l’impression de braver une montagne ? Pourquoi s’inquiéter de sa réaction ? Pourquoi ne pas être détachée alors qu’elle était certaine que c’était la seule solution pour elle et pour cette chose en elle ? Attrapant ses cheveux pour les faire passer tous d’un seul côté, elle chercha à reprendre un peu de contenance en se voulant indifférente. Où était passée la femme forte, sarcastique, obstinée et colérique ?

Je ne vais pas le garder. Il n'a pas sa place à Reiver. Ni à Helion. Un enfant n'a pas sa place dans ce monde.

Tournant légèrement la tête dans sa direction, Nenia continuait à éviter son regard. Elle poussa un léger soupir suivi d’un hochement de la tête. C’était ce qu’il fallait faire. C’était la bonne chose à faire.

Tu... Vous n’avez pas votre mot à dire. J’ai ce qu’il faut pour m’en débarrasser. Mais je tenais à ce que vous le sachiez. Avant. Pas après. Je suis désolée. J’sais pas pourquoi, je ... C'était stupide...

La milicienne parla de manière saccadée, d’une voix étranglée. Elle avait plus de respect pour cet homme qu’elle ne le souhaitait. Foutus hormones. Cela expliquait certaines réactions complètement irrationnelles face à la femme qu’elle était. Un dernier hochement de tête négatif, cette fois-ci, et elle commença à se diriger vers la sortie, pour aller dans la salle de bain, retrouver l’infusion et la boire d’une traite.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Sam 21 Juil 2018 - 0:14

Killing me softly



Bien vite elle le rassura sur la santé de l'enfant, même si ce fut sans s'étaler sur les détails. Un simple « ça va » pour lui dire que malgré les combats qu'elle avait dû enchaîner sur le ring, l'enfant n'avait pas trop souffert. Il n'en était encore qu'à ses premiers stades de développement et devait sans doute être très fragile. Ou du moins, c'était l'idée que le directeur s'en faisait. Il n'avait pas vraiment eu l'occasion de se confronter à ce genre de situation avant ça. Les naissances étaient rares. Celles qui le concernaient, plus rares encore. Il s'agissait de la toute première, pour être honnête et il s'inquiétait déjà de tout ce qu'il pourrait arriver à ce petit être qui avait été conçu dans la haine ou dans la douceur.

Cependant, il aurait dû se douter que Wald ne pouvait pas se contenter de suivre le chemin de la facilité, qu'elle s'écarterait volontairement de la voie la plus juste, qu'elle chercherait à contrarier une fois de plus ses plans, les plans d'Helion et à plus forte raison, les plans de l'humanité. La milicienne récupéra ses mains un peu trop brusquement pour que Marko en soit confortable, puis se leva d'un air nerveux. Aussitôt, Marko se tendit, ayant trop été à la défense pour ne pas être prêt à agir en cas de comportement louche. Son sourire disparu rapidement pour laisser place à une expression dure qui était plus familière à ses traits.

Lorsqu'elle esquissa quelques pas vers la porte, Marko ne se laissa pas distancer, suivant le mouvement sans pour autant chercher à s'interposer entre elle et la sortie. Il ne comptait pas l'emprisonner dans sa chambre, mais n'aimait pas voir cette expression sur son visage. Elle commença une phrase qu'elle ne termina pas, puis la reprit, donnant un coup douloureux à Marko, mais un coup auquel il s'attendait.

Elle ne comptait pas garder l'enfant. Les yeux du directeur lancèrent des éclairs et ses poings se serrèrent. L'éventualité où elle ne gardait pas l'enfant n'avait même pas existé dans l'esprit de Marko. Il avait pensé que malgré sa haine d'Helion, malgré leur propre relation en dent de scie, ils auraient pu s'accorder pour une fois à se dire qu'un enfant était la meilleure chose qui puisse arriver à l'humanité, qu'elle aurait suffisamment de respect pour la vie de manière générale pour ne pas vouloir tuer une vie qui n'avait même pas encore eu la chance de faire ses preuves. C'était sans doute lui donner trop de crédit que de s'imaginer que son aveuglement n'irait pas jusque là.

Il n'entendit même pas la tentative de lui accorder un peu de respect en lui annonçant la nouvelle avant qu'il ne soit trop tard. Ça n'était pas un putain de service. C'était son devoir. La question de savoir comment elle comptait avorter lui effleura l'esprit. Il doutait qu'à Reiver ils aient des chirurgiens habilités à pratiquer ce genre d'opération à ce stade de grossesse, mais il y avait d'autres façons de se débarrasser d'un embryon à peine développé...

Soudainement, l'esprit de Marko fit le lien entre le verre rempli d'une substance qui n'était pas de l'alcool et le pas plein de détermination avec lequel elle se dirigeait vers la salle de bain. Elle comptait le faire là, sous ses yeux, tuer la vie qu'ils avaient réussi à créer ensemble comme un ultime affront, comme un dernier doigt d'honneur avant qu'il ne se charge lui-même de la tuer. Son sang ne fit alors qu'un tour tandis que des sirènes d'alarme résonnait dans sa tête. Il devait se débarrasser de ce verre à tout prix. Sans même prononcer un mot, il se jeta en avant, ceinturant Nenia alors qu'elle était sur le point d'atteindre le verre avant de la jeter sans douceur en arrière, n'hésitant pas à profiter du fait qu'elle soit blessée pour s'imposer par la force avant de se ruer sur le récipient et de l'envoyer se fracasser contre un mur sans même ralentir.

-Cet enfant vivra, assena-t-il comme s'il disposait du pouvoir de la vie elle-même.

Il se tourna alors vers Nenia juste à temps pour la voir se précipiter vers lui, visiblement dans une colère aussi noire que la sienne. Qu'elle vienne, Marko était prêt à la recevoir. C'est d'ailleurs ce qu'il fit, attrapant son premier coup au vol avant de la faire reculer pour la coincer le plus vite possible dans une position où elle ne pourrait faire de mal ni au Directeur, ni à leur enfant qui allait sans doute connaître une histoire compliquée. D'une main, il saisit la mâchoire de Nenia sans douceur, contrastant complètement avec la prévenance dont il faisait preuve à peine quelques instants plus tôt.

-Et non seulement il vivra, mais il sera élevé par un homme et une femme qui croient en Helion, qui lui donneront la meilleure éducation et qui rendra son père fier même sans qu'aucun des deux ne le sache jamais, enfonça-t-il alors entre ses dents serrées. Pendant un instant j'ai cru, j'ai vraiment cru que les choses allaient s'améliorer, entre nous.

Il la lâcha alors et recula hors de sa portée.

-Maintenant retourne à l'infirmerie avant que je ne t'y fasse enfermé pour ta propre sécurité.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 22 Juil 2018 - 1:00

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Pourquoi aurait-il accepté d’entendre ce refus de mettre au monde une nouvelle vie ? Avait-il seulement été un peu surpris par sa réaction ? Ou bien était-ce sans surprise qu’il entendit ces quelques mots lui rappelant leur parfaite opposition ?

Avait-elle simplement fait quelques pas en direction de la sortie qu’elle pouvait le sentir se mouvoir non loin d’elle pour ne pas être distancé. Comme s’il savait. Comme s’il avait compris par sa nervosité ce qu’elle allait faire. Pourtant, la milicienne ne le prit pas en compte et décida de se diriger d’un pas étrangement déterminé, malgré sa marche chancelante, vers la salle de bain. Elle eut le temps d’atteindre cette dernière, voyant le verre à la couleur mordorée l’attendre tout en refroidissant. L’idée de le boire l'a répugné mais il fallait le faire, elle devait le faire. Le directeur dut comprendre ses intentions car elle sentit ses bras la ceinturer pour l’éloigner de la sortie, la faisant brusquement reculer de quelques pas dans une surprise presque totale, se permettant ainsi de prendre les devants pour atteindre le verre en premier. Perdant sa serviette sous l’action de l’officier, elle n’eut le temps de réagir qu’il était déjà trop tard.

NOOON, cria-t-elle en comprenant qu’il allait vider le verre.

Pire encore, il l’attrapa,  l’envoya valser contre le mur de l’autre côté de la pièce, le tout s’explosant en de petits morceaux et le liquide se déversant sur le sol. C’était perdu. Nenia avait perdu la seule occasion d’évacuer le fœtus. Elle pourrait compter sur un acte chirurgical si le médecin l’acceptait mais le directeur allait s’assurer que personne n’accède sa demande.

Elle voulait le tuer. Tremblante de hargne, ses traits se déformèrent par la rage, son visage se crispa et ses poings se serrèrent au poing de les faire blanchir. Retrouvant une force se réveillant par la soudaine rage qui lui prenait les tripes et boyaux, elle poussa un cri de rage et envoya le poing pour le frapper avec l’énergie qu’il lui restait. Il para son attaque et la repoussa sans répondre à son coup. La jeune femme se retrouva à quelques centimètres d’un des murs de la salle de bain. Nenia fut soudainement bloquée dans une position où elle ne pouvait plus le frapper, plaquée contre le mur, sans défense. Et pourtant, la milicienne continuait de se débattre, essayant de se libérer de cette prise, sentant des larmes de colère venir. La main de l’officier attrapa sa mâchoire et il la maintint pour ne plus bouger. Ravalant un gémissement de douleur, elle l’entendit lui dire que cet enfant serait élevé par des parents qui croyaient et défendaient le système que le dôme avait mis en place. Il recevra la meilleure éducation, la pire, qu’il pourrait avoir et rendrait fier son père. Nenia continuait de bouger pour se libérer mais il termina sa phrase en l’assommant d’une parole qu’elle ne pensait pas possible. Il espérait que leur relation se serait adoucie avec ce changement dans leur vie. Malgré l’envie, malgré l’espoir, rien ne pourrait changer chez ces deux personnes diamétralement opposées. Pas sans effort. Pas sans concession. Mais le voulaient-ils vraiment ?

Non, murmura-t-elle d’une voix étranglée, dépitée.

Il voulait qu’elle retourne à l’infirmerie et lui ordonnait de le faire. Jusqu’alors maintenue par le directeur, ses forces l’abandonnèrent alors qu’il la lâchait pour se mettre hors de portée de ses coups. Pourtant au lieu de chercher à le blesser, elle sentit ses jambes se dérober sous son poids et elle glissa contre le mur, s’effondrant au sol, complètement nue, sous le choc. Cela n’aurait pas pu se passer autrement. Elle aurait espéré un peu plus de résistance de sa part pour pouvoir lui faire face mais la milicienne était épuisée, à bout.

Elle se laissa envahir par une peur soudaine, une angoisse paralysante qui se fraya un chemin dans son corps et son esprit devenus apathiques. Comme le nez en plein milieu de la figure, Nenia voyait son avenir avec une évidence douloureuse. L’enfant vivrait. Marko ferait tout pour, quitte à l’enfermer, quitte à l’enchaîner pour qu’elle ne se fasse pas de mal. Elle irait à Helion pour terminer sa grossesse et subirait les conséquences de cet acte. Elle voyait devant ses yeux devenus troubles, les visages de ces femmes revenues après leur séjour au dôme. Elles n’étaient plus les mêmes, elles avaient fini par disparaître lorsqu’elles avaient repris les missions. Et aucune n’avaient parlé de ce qui s’était passé. Qu’allait-il lui arriver ? Plus seule que jamais, la milicienne était terrifiée.

Des soubresauts s’emparaient de son corps. Sans bruit. Une respiration irrégulière et lourde. Un gémissement traversa la barrière de ses lèvres suivie d’un seul sanglot. Son dos était voûté, son épaule et son front s’appuyaient contre le mur. Elle pleurait. Nenia n’avait pas souvent été dans cet état, encore moins à Reiver et encore moins devant une personne, qui plus est, était le directeur et l’homme dont la présence la rendait folle, perdue entre envie et colère, entre attirance et répulsion. Malgré une fierté mal placée, elle ne pouvait retenir ses larmes tant elles surpassaient son orgueil. C’était un nouvel acte de faiblesse qu’elle montrait au reste du monde. Pas assez forte pour lui tenir tête, pas assez forte pour ne pas pleurer en sa présence, pas assez forte pour supporter les difficultés. Et cela augmentait ses soubresauts, rien que de penser qu’elle était incapable de se retenir face à lui. La sensation d’une chaleur enveloppante la fit tressaillir. Nenia ne sut combien de temps se passa à rester ainsi, la tête contre le mur, son corps tremblant de convulsion, sa respiration se bloquant régulièrement pour retenir les autres sanglots qui voulaient s’échapper à nouveau de ses lèvres.

Vous croyez pouvoir avoir un impact sur sa vie ? Murmura-t-elle d’une petite voix éraillée, étonnement calme, une fois plus apaisée. Il ira à l’orphelinat comme tous les autres. Directeur ou pas. Vous n’avez pas plus le droit que moi d’avoir un enfant. Vous croyez qu’ils passeront l’éponge parce que vous êtes ce que vous êtes ? Je serais punie pour ça, je ne sais de quelle manière … La peur de cette inconnue faillit lui faire lâcher un nouveau sanglot. Mais vous ?

Helion lui accordera-t-il le droit de garder son enfant non loin de lui ? Chez des personnes en qui il aurait confiance ? Nenia ne voulait pas que cet enfant vive pour se retrouver avec une personne du même acabit que cet homme. Marko avait pourtant montré qu’il était plus humain et plus réfléchit qu’elle ne pensait mais avoir conscience des défauts de la politique du dôme et l’accepter comme un mal nécessaire faisait de lui un traître de la liberté et non l’inverse.

Vous savez ce qu’ils font aux femmes enceintes de Reiver ? Elles ne sont plus les mêmes quand elles reviennent…

Nenia avait peur mais n’était pas capable de l’exprimer à haute voix, même si son corps le montrait par un visage blême, une gorge sèche, une respiration bloquée et aux tremblements encore présents.


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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Mer 5 Sep 2018 - 14:09

Killing me softly



Contrairement à ce qu'il pensait, Nenia n'essaya pas de l'agresser à nouveau lorsqu'il la lâcha. Ses forces semblèrent l'abandonner et elle glissa alors sur le sol de sa salle de bain, nue et vulnérable, appuyée contre le mur qui lui avait servit à la contraindre quelques secondes plus tôt. Voilà une facette de la milicienne que le directeur n'avait pas souvent eu l'occasion de contempler, redécouvrant une fragilité émotionnelle qu'elle dissimulait habituellement derrière cette façade agressive et froide, ce bouclier désormais tombé alors qu'elle laissait quelques sanglots la secouer, lâchant un gémissement de détresse, bien vite accompagné de larmes. Elle pleurait.

Marko n'était pas le monstre de cynisme que voulait bien décrire la plupart des habitants de Reiver. Il devait rester aussi détaché que possible lors de l'exercice de ses fonctions, maintenir une autorité de fer pour que les conditions de vie du fort ne finissent pas par amollir sa population, rester inflexible devant les fautes, mais juste devant les erreurs. Il avait pourtant été proche de ses hommes lorsqu'il était à la défense, même en tant que capitaine, ce qui était toujours le cas avec certains d'entre eux. Voilà pourquoi les miliciens de cette affectation ressentaient plus de respect, mais aussi plus d'affection pour lui que les autres.

Aussi, la vision de cette femme ainsi prostrée, presque à ses pieds, ne manqua pas de soulever un peu de compassion dans son cœur. Il n'oubliait pas qu'elle voulait se débarrasser de leur enfant. Il ne risquait pas de l'oublier, sa méfiance ne pouvait disparaître lorsqu'il était question de la sécurité de sa progéniture et la propension de Nenia à vouloir mettre des bâtons dans les roues du directeur. Cependant, il espérait au fond de lui que cet être qui grandissait en son sein ne manquerait pas de faire naître en elle une envie de le garder, de le protéger malgré ses principes dépassés. Il n'hésita donc pas à récupérer la serviette qui était tombée lors de leur empoignade, avant de s'accroupir pour l'en entourer, la couvrant avec une certaine tendresse avant de s'installer plus confortablement pour l'envelopper de ses bras.

Il resta ainsi jusqu'à ce que ses sanglots ne se calment, que la détresse ne s'apaise et même lorsque ce fut le cas, il la conserva dans ses bras, comme si ainsi il pouvait faire lui faire comprendre qu'elle n'avait pas besoin de lutter contre lui, qu'il y avait quelque chose à gagner à garder cet enfant, qu'elle pouvait être de son côté. Il n'y avait pas d'homme rongé par le mal, pas de femme assoiffée de destruction. Juste quelqu'un qui souhaitait sauver l'humanité, la faire prospérer, et une autre personne qui avait écouté les mauvaises personnes.

-Je sais ce qu'il se passera si on découvre que je suis le père, déclara-t-il simplement.

Cependant, Reiver avant trop besoin de lui. Son commandant avait besoin de lui. Helion avait besoin de lui, car il n'existait pas d'homme plus dévoué, ni plus efficace ici, à Reiver. Il savait que des mesures allaient devoir être prises. Il savait que son implication dans la création de cet enfant allait devoir restée cachée et s'il n'en appréciait pas la supercherie, il la savait nécessaire. Il y avait plus que lui ou elle en jeu ici. Il y avait la prospérité du dôme et dans une plus grande mesure, celle de l'humanité toute entière.

Sa question suivante le fit hésiter. Il savait exactement ce qu'il arrivait aux femmes qu'ils renvoyaient à Helion à cause d'une grossesse interdite. L'enfant lui serait pris sans qu'elle n'ai la possibilité de le prendre dans ses bras, puis il serait normalement envoyé à l'orphelinat le plus pertinent. Quant à elle, l'utérus lui serait retiré pour qu'elle ne puisse plus jamais procréer. Ces deux opérations de suites étaient généralement suffisamment traumatisantes pour que les femmes en reviennent changées à jamais, puis pour qu'elles décident sans doute de mettre fin à leurs jours en dehors du fort, ou simplement de tenter leur chance ailleurs, ce qui revenait au même.

-Oui, annonça-t-il doucement. La mère n'a pas le droit de rester avec l'enfant. Il lui est retiré dès la naissance. Puis le dôme s'assure que la mère ne puisse plus jamais donner la vie.

Connaître les punitions pour une faute qu'ils avaient commis à deux était dans ses droits. Chaque milicien devait être informé de ce qu'il encourait pour chaque ligne dépassée. Si cette règle là était moins connue, c'était simplement parce que les naissances étaient tellement rares qu'il était presque anecdotique de rappeler les risques encourus pour les parents dans ce cas-là.

En tout cas, si les parents étaient des miliciens normaux.

Marko n'avait pas répondu lorsqu'elle lui avait demandé s'il pensait pouvoir influencer la vie de son futur enfant, tout simplement parce qu'il savait qu'il le pouvait. Elle sous estimait sans doute l'intérêt que le dôme lui portait, mais aussi les contacts qu'il avait là-bas et qui serait ravis de voir le directeur de Reiver leur devoir un service aussi important. Cette idée ne lui plaisait pas outre mesure, mais personne ne ferait un rebelle de son enfant. Il finirait avec ses propres parents adoptifs et deviendrait, à l'image de son père, un véritable enfant du dôme.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Mer 12 Sep 2018 - 19:36

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Comment en était-elle arrivée là, à se retrouver par terre dans la salle de bain du directeur de Reiver, sans un vêtement, perdu dans ses pensées et en proie à des craintes jusqu’alors inconnu ? Le bon sens aurait voulu qu’elle reste seule dans ce moment, avale l’infusion et souffre en silence sans jamais qu’il n’entende un traître mot de cette histoire. Jamais il n’aurait appris qu’il aurait pu devenir père, jamais il n’aurait eu à l’esprit que deux être qui n’auraient pas dû se rencontrer était capable d’un tel miracle. Et ce qui était encore plus fou, c’était qu’à chaque fois, la milicienne revenait vers lui que cela soit mentalement ou physiquement.

Elle tressaillit lorsqu’elle sentit la serviette, tombée un peu plus tôt, la recouvrir puis le sentir s’installer contre elle et l’entourer de ses bras. Et au lieu de se dégager, comme toute personne à l’esprit sain aurait dû, Nenia ne bougea pas, finissant même, après de longues minutes par se laisser aller contre lui. La jeune femme n’avait pas parvenu jusque-là à calmer les tremblements qui s’emparaient de son corps et encore moins à arrêter les sanglots qui s’échappaient de ses lèvres. La douce contention, qu’il lui offrait, arriva tout de même à apaiser ses angoisses.

Ses sanglots devinrent des reniflements, sa respiration saccadée retrouva petit à petit un rythme régulier et ses tremblements se calmèrent au contact de l’officier. La douleur des derniers combats, les cachetons ingurgités, la fatigue cumulée, pouvait-on même prétendre et dire les hormones la rendaient, de manière surprenante, plus docile. Peut-être au fond, en avait-elle marre de se battre contre lui. Mais entre le penser et l’admettre à haute voix, il y avait un gouffre qui les séparait.

Il ne répondit pas entièrement aux premières questions posées par la milicienne, la laissant sur sa faim. Allait-il être puni à son tour ou seulement les femmes seraient tenues responsable pour ne pas avoir su fermer les cuisses le moment voulu ? Parce qu’il était directeur, il allait avoir un traitement de faveur pour ses bons et loyaux services ? Le dôme se moque des gens ayant accepté d’aller à l’extérieur, même ceux qui se sont portés volontaires. Allait-on le féliciter pour être fertile et lui demander de refaire la même chose ? Pourtant la milicienne préféra lui demander ce qu’il advenait des femmes envoyées au dôme. Et la réponse ne tarda pas à venir et la fit tomber de haut. Nenia ne put retenir un sanglot lorsqu’il termina sa phrase. C’était tout bonnement affreux. Lui interdire de rester avec l’enfant était une chose qu’elle pouvait concevoir mais lui enlever ses attributs pour l’empêcher de recommencer ? Le dôme voulait sauver l’humanité en enlevant aux femmes pouvant enfanter ce pouvoir précieux. Autant cela ne la dérangeait pas au fond car elle ne voulait pas d’enfant autant l’idée qu’ils allaient tout faire pour qu’elle ne revienne jamais à nouveau en cloque la révulsait. La liberté. Elle était nulle et non avenue au dôme. Et le directeur défendait

C’est ce que vous voulez ? Finit-elle par dire lorsqu’elle arriva à nouveau à se calmer.

Vague question concernant sa dernière réponse. Elle pouvait être comprise de différente manière. Est-ce qu’il voulait l’empêcher de voir cette enfant ? Est-ce qu’il voulait lui retirer coûte que coûte l’enfant ? Est-ce qu’il voulait qu’elle subisse les mêmes horreurs pour ne plus jamais donner la vie ?

Je n’aurai pas dû venir. Je voulais … Je pensais … J’ai cru que …

Nenia n’arrivait pas à s’exprimer. Les mots se bloquaient à la sortie de sa bouche. Oubliant un court instant qu’il restait l’image de tout ce qu’elle pouvait détester, voyant brièvement l’homme à l’esprit ouvert et clément et non le Directeur au cerveau lavé par la propagande du dôme. La jeune femme avait plus de respect pour lui qu’elle osait l’admettre. Elle avait eu le mince espoir qu’il puisse comprendre qu’un enfant n’avait pas sa place dans ce monde, ni dans un dôme où il serait placé dans un orphelinat, ni à l’extérieur en proie à la faim quotidienne. Elle avait eu l’espoir qu’il la soutienne dans ce moment difficile. Mais l’espoir était vain lorsqu’ils voyaient différemment le monde qui les entourait.

Je ne veux pas y aller, murmura-t-elle d’une toute petite voix, plus fragile que jamais.

Elle ne voulait pas aller à Helion, elle ne voulait pas retourner à l’infirmerie, elle n’avait plus la force de bouger pour le moment. Elle aurait voulu lui dire qu’elle avait peur mais n’avait pas réussi à l’exprimer autrement qu’en disant qu’elle ne voulait pas y aller. Oui, elle était terrifiée de l’impact que cela allait avoir sur sa vie, sur sa personne et sa psyché. Et c’est bien connu. La peur mène à la colère, la colère à la haine et la haine mène à la souffrance. Un cercle infernal dans lequel elle semblait enfermée à vie.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Sam 22 Sep 2018 - 23:08

Killing me softly



Les sanglots de Nenia finirent par se calmer alors qu'elle se laissait peu à peu aller dans ses bras, fragile, vulnérable, inhabituellement dépendante de lui, ce soir. Marko ne pouvait pas réellement dire ce qu'il pouvait ressentir pour elle, il ne saurait pas mettre les mots sur les sentiments que lui inspiraient la milicienne alors qu'elle faisait ressortir une partie d'elle-même qu'il ne connaissait pas, mais qui lui semblait pour le moment tellement plus normale, tellement plus humaine que cette boule de rage froide pour laquelle elle essayait de passer, la plupart du temps. Ils avaient toujours été en conflit, elle et lui. Il avait regretté qu'elle soit ainsi opposée à tout ce en quoi il croyait, à cette cause noble et belle qu'il supportait, à la renaissance de l'humanité qu'il appelait de ses vœux et n'avait cessé de se méfier malgré les aveux dénués de faute véritablement grave que les miliciens du dôme lui avaient arraché sous la torture.

Aujourd'hui, cette méfiance était toujours aussi présente, aussi forte, mais elle avait été contaminée par autre chose, quelque chose dont il avait peur à cause de l'aveuglement qu'elle pourrait provoquer chez lui. Marko n'était loyal qu'envers le dôme, mais il était également humain et il craignait de finir par ne plus voir en elle la menace qu'elle représentait réellement, comme lorsqu'il la tenait ainsi dans ses bras, la berçant tendrement alors qu'il était la raison même de ses larmes et de sa détresse, tout comme elle était celle de sa colère et de ses hésitations. Jamais en revanche il ne l'aurait laissé faire du mal à l'enfant qui venait de s'installer dans son utérus.

-Je veux que l'enfant vive, se contenta-t-il de répondre, tout bas.

Un enfant, peu importe que ça soit le sien ou celui de n'importe qui, c'était un espoir. L'espoir que leur combat n'était pas vain, que leurs efforts de survie n'étaient pas dénués de sens, de substance. Les enfants représentaient la certitudes pour lui qu'un jour, Helion remporterait la bataille qu'il menait contre l'extinction totale, contre leurs conditions de vie dures, contre la toxicité de cette planète devenue agressive contre ses habitants. Un enfant, c'était une raison en plus de se battre, c'était une raison en plus d'espérer. Le sien plus que tout autre.

Cependant, Nenia ne voyait pas les choses comme lui, considérant sans doute qu'un enfant en plus était une recrue de trop pour Helion, qu'il allait contribuer à donner des pions en plus à un système qu'elle haïssait alors qu'il était le seul qui fonctionnait, pour le moment. Ça n'était pas en disparaissant de la surface de l'univers qu'ils allaient régler leurs problèmes. Marko rêvait d'un avenir plus beau pour tous les descendants de leur race.

Ses bras enserrèrent un peu plus la milicienne lorsqu'elle laissa transparaître sa détresse une nouvelle fois, et sa main se leva pour se poser sur la joue de Nenia, la caressant doucement alors qu'il appuyait sa tête contre la sienne. Il aurait voulu que les choses soient différentes entre eux, plus simples. Cependant, elles étaient ce qu'elles étaient et il leur faudrait faire avec.

-Alors reste avec moi ce soir, lui proposa-t-il doucement, avec dans la voix la tendresse qu'il pouvait éprouver pour elle. Repose-toi, mais demain, tu devras retourner à l'infirmerie. Tu ne peux pas continuer les entraînements dans cet état.

Il parlait autant des blessures qu'elle avait subi pendant les duels que de son ventre qui avait besoin de tout sauf de violence pour permettre à la vie de se développer en son sein.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Ven 28 Sep 2018 - 11:16

Marko
&
Nenia
Killing me Softly



L’enfant devait vivre. Cette chose. En l’espace de quelques minutes, cette chose avait pris une importance capitale pour le directeur. Elle était au-dessus de tout mais serait-elle au-dessus du dôme ? Sans comprendre pourquoi, la milicienne se crispa à cette réponse et voulait le repousser, le frapper mais mise à part un bref mouvement, elle resta blottie entre ses bras, consciente mais furieuse contre elle-même du réconfort que cela lui apportait alors même qu’il était l’instigateur de cette situation. Non, aurait été la bonne réponse. De la part d’un Enfant d’Helion, qu'espérait-elle ? Comment aurait-il pu comprendre son point de vue ?

Nenia voulait se détacher de ses bras, son esprit la poussait à agir, à se dégager de cette étreinte qu’elle n’aurait pu supporter il y a quelques mois. Mais il semblait que cet homme, son Némésis, était le seul de Reiver capable de la toucher sans qu’elle en souffre. Après cette nuit où tout avait basculé. Il la rendait folle. Incapable de s’exprimer, elle parvint tout de même à lui dire qu’elle ne voulait pas y aller. Son étreinte se resserra un peu plus autour d’elle, se voulant tendre par ce geste, entraînant une sensation rassurant faisant frémir son corps. Un de ses mains se posa sur sa joue, les liant un peu plus l’un à l’autre dans ce moment d’intimité inattendu et totalement improbable si l’on venait à les surprendre. D’un naturel étrange, la jeune femme pressa un peu plus sa joue contre cette même main, sentant sa tête contre la sienne, dans un étau auquel elle ne voulait pas se détacher. Perdue entre colère et tendresse, elle voulait continuer le combat contre cet homme tout en embrassant chaque parcelle de son corps. Elle était attachée à l’homme derrière toutes les couches de crasse que le dôme s’était plu à étaler sur lui. Mais il y avait du bon en lui, comme il y avait du bon en ce monde et il fallait se battre pour cela.

D’une voix douce, ne relâchant pas son étreinte, Marko lui proposa de rester avec lui pour la nuit, en réponse à sa confession. Fixant le sol de son œil encore ouvert, elle ne répondit rien à cette offre. Une nuit à ses côtés pour retourner le lendemain à l’infirmerie. La femme qui s’était occupée d’elle, quelques heures auparavant lui avait interdit de reprendre l’entraînement dans les jours qui allaient suivre, qu’importe sa décision au sujet du fœtus. Son corps aurait du mal à suivre les entraînements intensifs que Reiver imposaient.

Un soupir plaintif s’échappa de ses lèvres. Une fois sortie de ce lieu, les hostilités finiraient par reprendre. Devait-elle accepter cette proposition alors qu’il avait lui-même refuser lorsqu’elle lui avait demandé de rester après cette nuit-là ? Il ferait tout pour que cette chose vive, quitte à se compromettre en laissant une milicienne dormir à ses côtés. Pour la surveiller ? Ne serait-il pas plus simple de l’enfermer dans une cellule ? Nenia ne pouvait croire que c’était parce qu’il éprouvait une certaine tendresse à son égard. Ce n’était que par intérêt. C’était peut-être une occasion qu’elle devait prendre pour tenter de perdre cette chose qui allait grandir en elle.

La jeune femme posa une main sur la sienne, donnant une délicate pression comme signe affectueux. Malgré la complexité de ses sentiments, c’était pourtant sincère. Restant ainsi, tournant légèrement la tête contre la sienne, elle gardait les yeux fermés encore embués de larmes. La chaleur de ses bras, de son corps contre le sien aurait raison d’elle à force. La sensation de sa peau contre la sienne était presque enivrante, mais il était plus simple de dire que c’était la fatigue qui lui donnait cette impression. Elle n’arrivait toujours pas à comprendre qu’il puisse faire acte de douceur à son égard. Pourtant, il lui avait montré à deux reprises. Elle ne sut combien de temps, ils restèrent encore ainsi, dans cette position, sans un mot échangé mais une chose était certaine, elle, même si elle refusait de l’admettre, elle ne voulait être nulle part ailleurs.

Nenia finit par se dégager doucement de son étreinte, à contrecœur, se tournant vers lui, dans sa tenue d’Eve pour lui faire face. Son corps n’était pas prêt, sentant encore entre ses cuisses le résultat des multiples coups subits précédemment. Mais elle le voulait. Son regard ne croisa pas le sien, la tête baissée. Une de ses mains se posa sur sa mâchoire et du pouce, elle caressa la lèvre inférieure de l’officier avant de se rapprocher pour y déposer plusieurs baisers qui se voulurent plus entreprenant l’un après l’autre, pressant son corps contre le sien. Elle le voulait pour de bonnes et de mauvaises raisons. Et dans cette dualité, elle se perdait encore un peu plus.

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 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Dim 28 Oct 2018 - 18:02

Killing me softly



Marko ne savait plus s’il devait s’étonner de son manque de combativité envers lui, ou s’il devait se contenter d’apprécier ce moment tant qu’il durait. Quant il songeait que quelques mois auparavant, ils étaient prêts à s’entre déchirer pour leurs convictions respectives, le Directeur ne pouvait manquer de noter l’ironie de leur situation. Jamais il n’aurait cru qu’il se retrouverait un jour ainsi à l’enlacer, sur la sol de sa salle de bain, la consolant alors qu’il se sentait lui-même empli de fierté à propos de l’enfant qui naîtrait un jour de leurs rapports tantôt tendres, tantôt haineux. La belliqueuse milicienne se laissait pourtant aller dans ses bras, ses tremblements cessant peu à peu grâce à la chaleur de son étreinte, la douceur de ses paroles, la fermeté de ses bras. Elle avait peur pour la suite et il ne pouvait pas l’en blâmer. Il craignait également le futur, mais pour d’autres raisons. Plutôt que d’insister une nouvelle fois pour l’emmener à l’infirmerie, il préféra donc lui demander de rester, faisant écho à leur dernière rencontre, à leur dernière séparation. Elle ne serait pas mieux ailleurs, ils le savaient tous les deux et en ce moment même, le Directeur pourtant si strict n’avait pas envie de suivre les règles.

Plutôt que de se servir de mots pour lui répondre, Nenia pressa sa main sur la sienne avant de se tourner un peu plus contre lui, conservant ses yeux fermés. Elle resta ainsi un long moment, profitant simplement de ses bras tandis qu’il profitait simplement de ce moment de paix qu’il y avait entre eux, gardant le silence alors que sa proposition planait toujours au dessus de leurs têtes. Il s’imaginait sans peine le combat qui devait avoir lieu dans son esprit, sa fierté trop grande s’opposant à des sentiments qui prenaient de plus en plus de place en elle, en eux. Devait-elle rester ? Le voulait-elle ? Marko et sa propre vanité étaient certains que oui.

Elle ne lui donna pas vraiment raison lorsqu’elle se mit enfin en mouvement, pas plus qu’elle ne lui donna tort. Évitant son regard, elle posa une main sur son visage, se mettant en face de lui alors que son pouce venait caresser sa lèvre. Marko glissa une main autour de sa taille, essayant de ne pas lui faire mal au passage alors qu’il accueillait ses baisers sans chercher à les pousser plus loin. Il laissa approfondir leur échange en y répondant sans même hésiter, ne pouvant se lasser de ses lèvres, de ses seins qu’il sentait se presser contre son torse, ni de sa peau que ses doigts se mirent machinalement à caresser alors qu’elle réveillait en lui une envie désormais familière. Une envie dont l’intensité lui faisait peur à chacun de leurs échanges, dont il avait parfois honte, mais dont il ne pouvait se débarrasser. Il lui fallu un effort surhumain pour se brider, rompre ces baisers avant qu’il ne puisse plus lutter contre l’attrait que cette femme exerçait sur lui, afin d’éclaircir quelque chose.

-Attend attend, t’es pas obligée de faire ça... murmura-t-il, toujours trop près de ses lèvres.

Il savait l’état dans lequel elle était, il avait peur de lui faire du mal, même en restant raisonnablement doux, mais surtout il ne souhaitait pas qu’elle s’imagine devoir lui donner son corps en échange de son autorisation de rester avec lui. Sans pouvoir s’en empêcher, il chercha une nouvelle fois ses lèvres, échangeant un nouveau baiser avec elle presque contradictoire avec ses paroles précédentes.

-J’ai envie de toi, souffla-t-il encore. Je te veux comme un fou, mais je veux pas que tu te sentes obligée de te donner pour rester.

La précision lui semblait importante. Il savait l’estime qu’elle lui portait et ce malgré la récente évolution de leurs rapports. Autant dire qu’elle n’était pas très haute. Il pouvait la comprendre sur ce point, car il exécrait lui-même ses croyances et ses convictions, mais il ne voulait pas qu’elle se serve de sa proposition comme une excuse de plus pour rajouter du noir sur le tableau qu’elle dépeignait de lui. Dans tous les cas, ils n’avaient pas à rester par terre. Aussi, il lui signifia qu’il souhaitait se lever pour qu’elle le laisse faire, puis l’entraîna avec elle, la soutenant pour lui faciliter l’effort. Il l’attira alors avec lui vers son lit, la lâchant difficilement du regard, mais lui laissant ultimement le choix une fois arrivé devant.

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Reiver • Milice



 Sujet: Re: (15/03/2481) Killing me Softly ~ Marko   Lun 29 Oct 2018 - 14:37

Marko
&
Nenia
Killing me Softly


Dans un acte empli de désespoir, elle se pressa contre lui, embrassant ses lèvres comme pouvait l’être une personne cherchant une bouffée d’air frais, à la recherche d’une échappatoire face à une situation qui lui était insurmontable. Marko répondit sans hésitation à ses baisers, laissant une de ses mains se poser sur sa taille, caressant naturellement sa peau fraîche et sensible. Les baisers de la jeune femme se voulurent plus entreprenant, poussant un gémissement qu’elle ne contrôla pas alors que ses mains glissaient sur son débardeur pour chercher à le lui enlever. Son corps entier se contractait de douleur, la doctoresse n’ayant pas voulu lui administrer plus d’antalgiques pour protéger cette chose dont elle ne voulait pas.

Un désir contradictoire à ses desseins s’éveilla à mesure que leur échange gagnait en intensité. Incontrôlable et ingérable, la milicienne n’arrivait pas à le dompter alors qu’elle avait tout pour le haïr un peu plus à cet instant et pour les mois à venir. Pourquoi cet homme ? Pourquoi lui ? De tous les hommes de l’avant-poste, personne n’éveillait en elle un désir aussi ardent, aussi violent alors qu’ils n’avaient rien pour s’entendre. Cela en devenait terrifiant. Et au lieu de fuir comme elle le faisait si bien à chaque fois qu’elle le croisait, Nenia arrivait tout de même trouver des excuses pour qu’à chaque rencontre, il perde un peu plus patience et révèle ainsi sa mauvaise nature, dans un espoir vain de continuer à avoir des raisons de le haïr. Fruit du hasard ou du destin, nul ne le saura, ils se retrouvaient à chaque fois.

Le directeur de Reiver trouva une force en lui pour interrompre leur échange, murmurant alors leur visage encore proche, leurs lèvres se frôlant, qu’elle n’était pas obligée de faire ça. Un tremblement prit la jeune femme qui gardait toujours les yeux fermés alors que son front se posait contre le sien. Obligée, bien sûr qu’elle l’était. La milicienne voulait perdre cette chose à tout prix, quitte à prendre sur elle et endurer la dureté ou la douceur que cet homme pouvait lui offrir. Nenia ne savait ce qu’il lui ferait plus de mal : des coups de reins alors que son corps était raidi de douleur ou la douceur qu’il prendrait pour lui faire le moindre mal ?

Si, gémit-elle dans un souffle, répondant à nouveau par un baiser, mordant doucement ses lèvres.

Nenia ne savait plus si c’était par nécessité pour par besoin qu’elle l’embrassait. Perdue dans cette dualité infernale, il semblait que l’officier ne puisse résister à cet appel de la chair, l’embrassant à nouveau comme si chacun d’eux arrivait à trouver dans l’autre l’oxygène qui leur manquait pour vivre. À deux. Ensemble. Restant dans cette même position, l’un contre le l’autre, il reprit la parole. Elle le regarda de son œil brillant lui parler, exprimer son désir, cette folie qui s’abattait sur lui de manière inexplicable, qui le faisait sombrer dans une douce folie qu’il ne voulait pas lui imposer alors qu’elle vivait la même chose mais dont il ignorait tout. Il ne forçait rien, se montrait compréhensif. Mais où était l’Enfant d’Helion ? Où était l’homme qu’elle désirait ardemment détester, maudire pour justifier son acharnement ?

Ses lèvres tremblèrent, incapable de lui répondre alors que son seul œil ouvert croisait les siens. Marko lui fit comprendre qu’il souhaitait se relever et sortir de la salle de bain. Ne réagissant pas, la milicienne le laissa agir, se faisant aider pour se redresser et le laissant la soutenir pour l’entraîner dans sa chambre. Elle tourna la tête en direction du mur où le verre s’était brisé un peu plus tôt, dans l’espoir de le retrouver intact. Stupide mais désespérée. L’officier l’empêchait de tomber alors que ses muscles étaient à présent refroidis. Ils la tiraillaient de douleur en partie à cause de la position conservée pendant un long moment dans la chaleur de ses bras. Elle ne put retenir un grognement de souffrance au premier pas mais parvint à retenir les suivants pour l’empêcher de croire qu’elle ne pouvait endurer ça. Forte et toujours fière, malgré tout.

Une fois à côté du lit, elle se rendit compte qu’il ne faisait pas que la soutenir. Il la tenait alors qu’elle puisait dans ses dernières forces pour se retenir à ses bras en tension, ses jambes flageolantes sous son poids. Nenia chercha dans son regard un signe de malveillance, un signe de tromperie mais elle ne pouvait y lire que de la sincérité et peut-être même ce qui semblait être de l’inquiétude. Un cours instant, malgré la détresse qui pouvait se lire sur son visage, une fugace colère apparut pour disparaître aussi vite qu’elle était arrivée. Elle voulait y trouver une perfidie qui justifie qu’il soit doux avec lui, alors qu’il avait écarté tous les dangers pouvant compromettre son futur enfant. Elle voulait y voir la même colère qui rongeait ses propres veines face à son parfait opposé, cette même colère qui l’avait maintenue en vie, qui lui avait permis de tenir toutes ces années face à ce monde injuste et brutal.

Où est l’homme que je veux haïr ? Demanda-t-elle dans un murmure plaintif, sans s’attendre à une réponse de sa part mais cherchant une réponse dans son regard.

Elle le voulait et voulait tout faire pour perdre la chose qui grandissait en elle. Elle avait la ferme conviction qu’un rapport allait l’évacuer, comme si un coup de boutoir allait pouvoir la libérer de ce poids sur les épaules qui l’écrasait au point de l’étouffer. Les saignements qui s’échappaient encore un peu de ses cuisses prouvaient que son corps était fragile, en plus d’être douloureux. Et pourtant la jeune femme sentait ce profond désir l’envahir à nouveau, s’amplifier lui faisant oublier le reste. Nenia joignit ses lèvres aux siennes, arrivant lentement à glisser ses bras autour de son cou. L’entrainant sous son poids ou lui laissant le choix de l’allonger sur le lit, elle ne sut qui était à l’origine de cette action. Son corps restait crispé et tendu malgré tout et chaque respiration lui rappelait qu’elle avait des côtes fêlées. Et avec cette impatience que l’officier commençait à connaître, la jeune femme cherchait à tâtons sa ceinture pour l’ôter, alors que ses lèvres se détachaient à peine des siennes.

La porte ? Demanda-t-elle entre deux baisers, en rappel à leur dernier ébat.

Il ne dormait pas dans la pièce principale, à l’inverse de la jeune femme qui ne supportait pas les petits espaces mais elle ne connaissait pas les habitudes de ses collègues officiers.


CODAGE PAR AMIANTE@Marko Eil

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