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 [Flashback solo - 2459] Au nom du père, du fils, et de la faucheuse.

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 Sujet: [Flashback solo - 2459] Au nom du père, du fils, et de la faucheuse.   Dim 8 Juil 2018 - 23:09




[03/06/2459] - Dr Baen SHALED, anthropologue clanique a Reiver
Wastelands (désert Ardeurs)
Observation tribale, note n°11


Enfin vint la nuit. Il l'attendait depuis treize ans déjà, ce soir fatidique. Quatre mille sept cent quarante huit  jours s'étaient écoulés depuis qu'il avait vu le jour, et c'était sous la lune qu'il allait devenir un homme aux yeux de tous. Il avait ce regard - le connaissez-vous? - de l'homme qui a vécu, qui a vu, qui a souffert et fait souffrir . A seulement treize ans. Comme tous ici, il avait enfermé depuis des mois déjà ce que l'on aurait pu appeler "innocence" si la culpabilité n'innondait pas leurs veines comme un fiel dont chacun aurait été marqué a la naissance. Le pêché, la honte et le remords n'étaient pas des parties integrantes du vocabulaire de ces gens, la misérable assemblée de ceux qui n'avaient rien. Ceux pour qui la raison du plus fort était la meilleure...

Pouvait-on vraiment les en blâmer? Je ne serais pas celui qui leur jettera la pierre. Ces gens ne vivaient pas. Ils survivaient. Ils luttaient pour survivre. Il luttaient... Contre la violence de la nature. Contre les bêtes et les vents. Mais surtout, ils luttaient contre les hommes. Leur faculté d'adaptation était remarquable, presque héréditaire, une forme...de mémoire génétique, couplée a un enseignement de la vie rude et froid. Le lien familial n'avait aucune emprise sur ces gens. Seul le signe noir de l'appartenance a un groupe unissait cette petite population nomade.

Et lui, il était la. Attendant de la recevoir. Je pense être le seul scientifique d'Helion a avoir eu l'occasion d'observer de près ce peuple, et plus précisément ce rite. Il m'aura fallu trois mois d'observation a distance raisonnable pour comprendre ce dont il s'agissait, et les conditions a remplir pour devenir un membre du clan a part entière. Et régulièrement, ce challenge passait par la scarification, ou par une épreuve rituelle, de ce que j'en ai compris. Parmi celles-ci, j'ai pu observer différentes pratiques listées ci-après, dépendant de différents facteurs (situation géographique du clan, ressources a disposition, période de l'année...):

- vaincre un serpent (tête triangulaire, corps fin, motif en losanges, sans doute une espèce venimeuse) a mains nues et boire son sang
- chasser une proie complexe (reptiles rapides ou animaux massifs)
- viol rituel d'une personne du sexe opposé au participant choisie au hasard dans l'assistance (étonnamment, alors qu'ils semblent proches de leur moindre possession, ce rite semble ne gêner personne, la où il s'agirait d'un excellent motif de vengeance pour bien d'autres peuples moins belliqueux)

- meurtre rituel(d'otages capturés pour l'occasion, en règle générale, ou du plus âgé du clan)


Je n'ai sûrement pas du assister a la totalité des possibilités, mais la violence requise pour être admis comme membre a part entière de la communauté étudiée est a la limite de la folie. Plus d'une fois, avoir sous les yeux ces jeunes hommes et ces jeunes femmes, qui, a Hélion, seraient en train d'étudier ou de jouer, mais qui ici sont contraints de (et pourtant déterminés à) commettre pareilles atrocités, m'a fait perdre l'appétit, voire régurgiter mon diner. Ils sont sauvages. Au sens premier et primal du terme. Pourtant, ils semblent avoir réussi a développer leur communauté, un langage propre a leur entité de groupe, des processus et tactiques offensives et défensives...bien plus qu'il n'en faudrait pour survivre.

Je n'arrive pas a comprendre, cela dit, comment ces personnes se rendent apte a pareille...abnégation. Leur manque d'empathie, même les uns envers les autres, pourrait répugner bien des scientifiques et anthropologues, mais je dois avouer que non content de m'infliger ce sentiment répulsif, c'est la une société fascinante. L'intérêt personnel passe avant le reste, mais ils semblent avoir passé un pacte muet indiquant que la quintessence de cet intérêt propre a chacun est l'intérêt commun, et s'entraident de fait lorsque le besoin s'en fait sortir, réussissant chacun a y trouver son compte.

Un autre fait intéressant semble être l'attribution du nom. Contrairement a nos sociétés ou l'hérédité du nom et l'application de celui-ci des la venue au monde de l'enfant sont la norme, les enfants, ici, sont désignés jusqu'à leur treize ans par un surnom, découlant souvent du nom du père pour un homme, ou de la mère pour une femme (fait tragique : un père ou une mere de moins de treize ans n'a pas de nom a offrir a son enfant, et celui-ci parait ne pas être considéré comme "mérité". Dans ce cas précis, l'enfant est purement et simplement tué a la naissance).

C'est ce rite de passage qui, selon la tache accomplie et le brio avec laquelle celle-ci est effectuée, en plus du caractère du sujet, qui conditionneront son nom à l'âge adulte, quoi qu'il puisse demander un recours pour amender celui-ci, sa proposition étant soumise au vote a main levée du clan entier.

Le sujet du jour est un jeune homme, brun, yeux marron, d'une taille normale pour son âge, mais d'une musculature impressionnante, tout en muscle sec.

Note :
 

Il regarde droit devant lui. Usuellement, la majorité des candidats se tournent vers leurs parents ou leurs camarades, plus jeunes, mais il fixe l'horizon, debout sur sa dune, face a celui qui semble être le leader du clan. De mon poste d'observation, je peux entendre leurs paroles. Ils parlent anglais, étonnamment, et non dans leur dialecte, qui semble réservé a la chasse a l'homme. La transcription qui suit est faite de mémoire, je ne peux garantir l'exactitude au mot près, ni même de ne rien omettre, mais le principal de leur discussion ne m'a pas échappé. Le meneur de la cérémonie se fait appeler Lanqad Myshren (ce qui correspond, dans leur idiome, a une traduction en deux mots de "Celui qui possède le courage", ou " le courage est mien", j'ai pu appréhender les bases mais pas les déclinaisons, je tenterais de compulser celles-ci plus tard et actualiserai mes notes en temps et heure) et au vu de la ressemblance frappante qu'il a avec le candidat, et le nom actuel de celui-ci, je dirais qu'ils ont très probablement un lien de parenté, sans doute pere-fils : l'enfant s'appelle Myshtam : "enfant du courage"

LM - A toi de choisir l'épreuve qui te convient. N'oublie pas. Tu n'as qu'un essai. Et si la mort te fauche, alors tu ne méritais pas d'être des nôtres. A toi de nous prouver le contraire, Myshtam, c'est...

M - c'est l'heure d'commencer les choses sérieuses. J'connais nos lois. Et j'vais innover. J'prends l'rampant.

Les quelques membres de clan assemblés pour témoigner de la chose semblent stupéfaits. Je n'ai pour l'instant aucune idée de ce dont il s'agit, mais je pense pouvoir sans me tromper avancer que l'enfant à choisi un gibier peu usuel pour quelqu'un de son âge, a en juger aux mines ébahies de certains et aux murmures qui semblent parcourir l'Assemblée. Le meneur de cérémonie acquiesce de la tête. Ils se mettent en marche. Je vais donc faire de même, la note numéro 12 promet d'être soit une histoire incroyable a raconter, soit le récit d'une mort tragique. Dans les deux cas, je ne peux, en tant qu'anthropologue, me permettre de ne pas notifier la moindre seconde de ce qui s'apprete a se dérouler.

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 Sujet: Re: [Flashback solo - 2459] Au nom du père, du fils, et de la faucheuse.   Ven 20 Juil 2018 - 8:12



[03/06/2459] - Sergent Lloyd Sanders
Wastelands
Unité d'exploration numéro 7 - Reiver

Je n'arrive pas a comprendre ce que le doc' trouve a ces bourrins. Inutile d'être un génie pour comprendre que ces types sont totalement givrés! Ils tuent comme ils respirent, les autres clans ont des éclaireurs pour les prévenir de leur arrivée...ces gars la ne savent pas faire grand chose a part survivre et tuer. C'est un bon début, déjà, diront certains, le pauvre Mohi s'est fait mordre par un rampant dans la nuit, personne n'a rien pu faire pour lui. C'est pas a l'un d'eux que ce serait arrivé, mais ca me file pas envie pour autant de rouler ma bosse en leur compagnie, ces mecs la sont prêts a tout pour survivre.

Ca fait six jours que cette mission de protection et d'exploration dure, mais je dois avouer qu'outre l'incident de cette nuit, tout est plutôt tranquille, je m'attendais a bien pire, surtout quand l'ordre a été donné de partir a seulement cinq pour aller passer dix jours dans le désert. C'est pas comme si c'était un coin pour faire une thalasso, c'est le désert, merde! Même en hiver, il fait chaud, et entre les tempêtes de sables, le vent, la tonne et demie de bestioles potentiellement létales au kilomètre carré, les sables mouvants, les changements d'environnement (parce que c'est pas tout de s'orienter : des qu'y a du vent pendant deux heures, le désert change de tronche, les dunes se décalent, s'agrandissent, se rétrécissent...pour s'y retrouver, c'est bonbon), autant dire que partir a seulement cinq pour dix jours, j'aurais presque cru qu'on nous envoyait au suicide...Toujours est-il qu'au final, on y est. On a pas vraiment le choix, de toute façon. Une chance que le doc' soit un habitué des balades a l'extérieur et qu'il ne lui faille pas d'autres relevés que de la simple observation a distance, j'aurais pas supporté de me cogner un chieur de la première heure, croulant a moitié, toujours en train de râler qu'il fait trop chaud, qu'il respire mal, que le sable le fatigue et qui ramasse des cailloux toutes les dix secondes...

Définitivement, Shaled est un type bien. C'est presque lui qui forçait mes gars a s'aligner sur son rythme, c'est dire! Bon, c'est un peu moins impressionnant si on considere qu'ils sont chargés comme des mulets et pas lui, et qu'il était excité de la balade alors que dans mon unité, c'était plutôt a reculons qu'on y allait, mais c'était quand même pas rien. Et c'est pas un de ceux qui se laissent porter, fait ses relevés et suit de mauvaise foi en râlant parce qu'il a passé sa vie dans un labo et que ses genoux cagneux lui font mal si il marche plus d'une borne. Non, Baen, c'est un des rares ex-domeux qui se soit bien adapté a la vie dehors. En général, on les retrouve canés en un rien de temps, et lui il est la, dans sa dune, il s'est fait son petit camouflage tout seul, les lunettes et le capteur de son rivées sur un petit groupe un peu plus bas. A cinq contre six, heureusement qu'on a des prétoires, parce qu'on est pas parti observer des rigolos! Mais ca l'effraie pas, au contraire, je pense que ca le grise. Y avait qu'a le voir en train de chercher un spot d'observation correct : il attendait juste qu'ils arrivent.

Contrairement a beaucoup de gens du dôme, il ne regarde pas les gens de l'extérieur comme des sauvages...on en a discuté un peu pendant le trajet : il les -enfin, il nous- voit comme des "adaptés". Il a présenté ca comme ca, hier :

- le dôme ne s'étendra pas sur les terres extérieures, mais si il craque, elles s'étendront sur lui. Vous étes presque tous prets si cela venait a arriver. Mais a Hélion...presque tout le monde subira les consequences de l'inadaptation. Ils mourront, sans aucun doute. Alors pourquoi voir ceux de l'extérieur comme des sauvages alors qu'en réalité, ce sont ceux qui seront au sommet, le jour ou tout ce que les "civilisés" ont bâti s'effondrera?

Je crois que c'est pour cette raison qu'il s'est fait sortir. Il ne rentrait pas dans le moule d'Helion. C'est triste de voir a quel point ceux qui gouvernent sont...fermés. Bien sur, l'ignorance et le sentiment de supériorité donnent deux excellents points de pression pour contrôler un peuple, n'importe quel militaire le sait. Mais a ce point, c'en devient fou. Comme s'ils voulaient retarder l'échéance sans se préparer au jour ou la terre reprendra ses droits. Je ne suis pas quelqu'un de particulièrement instruit, mais je ne suis pas bête ou bercé d'illusions non plus. Quand on voit la violence de certaines manifestations naturelles, on sait que le dôme ne pourra pas tenir le choc éternellement.

- Sergent, nous allons nous déplacer vers le nord, il risque d'y avoir du spectacle! Préparez vos armes au cas où, je ne voudrais pas être responsable d'une autre perte...

-[b][color=black] Nous connaissons les risques du désert, doc', ce qui est arrivé a Mohi est triste, mais c'est ainsi. Son heure était venue. Messieurs, mademoiselle, préparez vos paquetages, décollage dans trois minutes!


En une minute trente chrono, tout le monde était prêt a partir, arme au poing. Je m'etonne encore que nous n'ayons pas eu plus de ce que l'on appelle couramment "opposition naturelle" sur le trajet, mais cela convient, je pense, a tout le monde. Baen guidait tout le monde, suivant a distance leleroupuscule a étudier. Ca aussi, c'est quelque chose qui ne cessera de me suprendre chez ce type : il a un sens de l'orientation absolument infaillible, quand bien même ce serait la première fois qu'il mettrait les pieds dans un lieu, il s'y retrouverait sans le moindre probleme. Ca a d'ailleurs été le cas lors de sa première expédition dans la foret avec mon groupe : un lotus noir avait légèrement abasourdi la moitié de l'équipe, nous faisant perdre nos deux gars équipés de cartes et de matériel pour se situer... résultat des courses...c'est lui qui nous avait servi de boussole. Il n'avait pas la carrure d'un milicien, c'était un fait, mais ses capacités en auraient fait un excellent élément a l'exploration, si le grand chef n'avait pas décidé que son parcours d'anthropologue et ethnologue pouvait nous donner de précieuses infirmations sur les clans vivant sur les terres alentour. Il s'est arrêté, nous faisons de même, et il me fait signe de m'approcher du sommet de la dune ou il se trouve. En contrebas, ce n'est pas simplement du sable et des énergumènes de l'extérieur...c'est un groupe soudé qui traverse des sables mouvants comme si de rien n'était.

Le gamin est déterminé, en tête de cortège. Je n'avais jamais vraiment prêté attention aux enfants lorsque nous rencontrions des outsiders purs et durs, en général, ce sont les hommes qui protègent le clan dans ces sociétés patriarcales (quoi que nous ayons déjà rencontré une bande de femmes totalement folles en train de s'adonner joyeusement au cannibalisme, il y a deux ou trois ans de ca...), les enfants ont tendance a se cacher. Mais il ne se cache pas. En fait, c'est le seul du groupe qui semble serein. Ils utilisent des espèces de plaques, attachées sous leurs chaussures, pour redistribuer le poids et ne pas s'enfoncer dans le sable. Le système semble fonctionner parfaitement. Je retiens l'idée pour plus tard. Ils avancent encore un peu et s'arrêtent pour...faire je ne sais quoi. Discuter? Au bruit qu'ils font, il ne s'agit pas d'un dialogue des plus calmes, mais je n'arrive pas a comprendre le moindre mot qu'ils échangent.

- vous comprenez ce qu'ils racontent, doc?

- A peu près. Ils disent...que...ce n'est plus très loin. Le petit gueule qu'il va s'en sortir...et que ceux de derrière sont des...euh...disons "peureux". Et qu'il enc...encourage le chef de cérémonie a aller voir ailleurs...et ca crie trop vite pour que je comprenne la suite. Il a de l'autorité, pour un enfant.

- Donc, doc', vous étes en train de me dire qu'un gamin de quinze ans est en train de pourrir une huitaine d'hommes bien bâtis, armés, plus élevés que lui socialement, et que personne ne lui en tient rigueur?

- C'est l'idée, sergent...et je crois qu'il n'a pas fini de nous surprendre.

- c'est a dire?

-[b] C'est a dire, sergent, que je crois bien que vu ce qui bouge sous la dune en face d'eux, il va y avoir du sport.


Effectivement. A une centaine de mètres de la, le monticule de sable imposant semblait s'animer par endroits. Le vent et le poids du sable n'avaient rien a voir la dedans, ca ne faisait aucun doute...pestant a moitié, et surtout en silence, je me maudissais de ne pas avoir fait plus attention aux bêtes du desert, qui, il faut le reconnaitre, n'ont pas vraiment la même sympathie pour les visiteurs que nos bons vieux boeufs transgeniques au regard torve. Non, ici, c'était une question de survie que de ne pas s'approcher des créatures vivantes, comme en témoignaient les écailles noires de la longueur de mon avant-bras qui émergeaient par endroits sous le sable de cette fameuse dune. Un coup d'œil vers mon équipe m'assura qu'ils étaient tout aussi ignorants que moi en termes de faune locale, alors que je reportai mon attention sur ce qui semblait a première vue être un genre de guivre des sables...l'animal devait avoir des yeux d'un ordre de grandeur d'une bonne fois et demie ma tête (casque compris), et si je ne pouvais deviner sa taille au garrot, tout semblait indiquer qu'un bestiau pareil depassait la longueur d'une rangée de blocs d'officiers...

- oh bordel...

- je n'aurais pas dit mieux, sergent...


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 Sujet: Re: [Flashback solo - 2459] Au nom du père, du fils, et de la faucheuse.   Ven 31 Aoû 2018 - 17:22



Eux, ils ne glissent pas. Ils posent une queue, puis l'autre, et ils se balancent pour avancer. Ils sentent. La chair. Le sel. Le sable. Le sang. La mort. Et le total de toutes ces petites graines de pierre, laisse filer mieux leur odeur que l'eau. Celle qui tombe d'en haut. Ils sentent la proie. La petite proie, mais la proie quand même. Sous mes écailles, je le sens, que quand je vais briller au soleil, ils vont fuir. Ce sont des deux-queues. Il faut toujours faire beaucoup de trous dans le sable pour les manger, parce que quand ils nous voient, ils se balancent plus vite d'une queue a l'autre, avec leur espèce d'écaille bizarre au bout de chacune. Mais pour une fois, quand le sable bouge, eux, ils ne bougent pas. Peut être qu'ils veulent être mangés. Peut être pas, mais qu'importe? Mon corps dit : mange. Mes dents disent : mange. Je sens déjà le goût du jus rouge dans ma gorge. J'ai faim. Alors je bouge, doucement. Je vais vers la ou il y a le plus de sable. C'est la que je sortirais. Pour savoir vers ou ils se balancent. Et après, je les mangerais.

Les deux-queues, ce sont les plus faciles. Les quatre-queues, ils vont vite, ils connaissent le sable. Mais eux... ils sont faits pour marcher sur les rochers, pas sur les grains de pierre. Le sable les rend pas rapides. Ils s'enfoncent. Leurs queues ne sont pas faites pour ca. Leurs écailles au bout sont trop petites, et le reste de leur corps a des morceaux lourds qui craquent et qui jutent quand on mord dedans. Alors ils ont le corps s'enfoncent dans le sable. Et ils doivent le sortir du sable pour avancer. Et recommencer. Et quand on mord dans une moitié d'un deux-queues, le sable est comme après l'eau qui tombe d'en haut : il est rouge, et il colle. Mais ils ont bon goût. Et ils sont la seule chose a manger autour.

J'ai bougé. Les grains de sable aussi ont bougé. Et eux aussi, ca les a fait bouger, mais pourtant, le plus léger reste la. Je le sens. Il se tourne. Mais il ne fuit pas. Les autres se sont balancés derrière. Lui, il sent plus le sel que les autres, mais il sent moins la mort. C'est un jeune, un ignorant, un qui n'a pas encore vécu dans les sables assez longtemps. Une bonne entrée en matière petit.un repas plus consistant. Il bouge ses queues dans le sable, mais il ne se déplace pas. Comment une si petite chose peut vouloir me provoquer de la sorte? Les deux-queues fuient la mort d'habitude, mais certains semblent trop bêtes. Trop obtus. Trop fous pour la fuir. Ils la cherchent. Il est si petit et si faible. Si petit et si fou.

Le sable vole quand je retombe sur lui. Mes ecailles-sur-les-yeux se rabattent et font descendre ma peau-finecinq-queues-a-ecaillesrains... Mes dents se referment sur du vide. Il a bougé vite pour un si petit être...mais lorsque je ressors, l'action se répète. Il bouge près du sable, comme les gros cinq-queues-a-ecailles. En réalité, maintenant que les autres ont reculé, je sens mieux. C'est lui qui sent la mort. Pas les grands. C'est un deux-queues différent. Et il a deux griffes qui brillent, qui brillent beaucoup. Mais elles sont petites, trop petites pour que j'en aie peur. Le sable vibre. Les autres font du bruit : ils poussent des hurlements, ils bougent leurs queues-du-haut. Alors je retourne sous les grains de pierre. Mais quand je ressors, cette fois, je sens le jus dans ma gueule. La chair entre mes dents. Et il ne reste que les deux queues du bas qui tombent sur le sable en le rendant rouge et collant. Le petit deux-queues hurle a son tour. le sable vibre. Il se balance vers moi. Vers sa fin. Mes dents se referment sur lui, mais je le sens dans ma gueule sans arriver a le mâcher. Puis dans ma gorge...quand je l'aurais avalé, il se noiera. Et il mourra...mais il refuse de descendre, et me pique!


J'essaie de l'expulser! Ses griffes arrachent la chair dans mon corps! J'ai beau sinuer, plonger, cracher! Il s'accroche! Une griffe a percé jusqu'à la peau, coincée entre le début de deux écailles! Le rouge qui glisse entre mes dents n'est pas le sien...et l'autre griffe me pique encore et encore...jusqu'à se coincer elle aussi. Mais il décoince la première et me pique encore, plus bas cette fois!

Je me jette sur le sol!
il continue.

Je plonge sous le sable, vite et fort!
Il continue encore.

Je surgis et retombe encore!
Mais il ne s'arrête pas...

Je sens ma poche-a-repas se remplir trop vite. Bien trop vite.

Couché sur le dos, je me vide. J'ai beau sinuer, mes écailles glissent mal. Entre mes dents coule mon jus rouge, par petits jets. Et ses griffes ne cessent de remonter. Il tente de sortir mais je referme les dents devant lui. Si je dois mourir, lui aussi!

Je sens une de ses queues frapper ma gorge. L'autre se traine. Mais il ne sortira pas! Ma gueule se remplit si vite...je n'ai plus la force de me débattre...je ne le sens plus... Le jus bouge...sa griffe s'enfonce derrière une dent...il glisse dans ma gueule comme moi dans le sable...et il pousse jusqu'à ce que la dent tombe...j'ai...mal...il remonte...et recommence sur la dent d'à cote...malgré le jus rouge qui emplit presque ma gueule...il vit encore...mais moi...je sens que je ne vivrais plus...alors je l'emporterais avec moi...



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