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  (22/02/20481 - au soir) We won't talk anymore #Nox

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 Sujet: (22/02/20481 - au soir) We won't talk anymore #Nox   Mar 10 Juil 2018 - 0:15

J’étais fébrile lorsque j’appréhendais mon départ vers des territoires inconnus et réputées pour être dangereuse – Reiver, comme l’extérieur. J’étais de jour en jour curieuse de connaître ce nouvel être qui allait emplir mon logis de rires, d’innocences et de joies. Enfin, tous ces sentiments étaient battus à plate couture lorsque je pensais à mon fille-aînée, à ce premier née que j’aime plus que tout, à Nox. L’inquiétude comme le chagrin m’envahissaient à chaque fois que je pensais à la séparation à venir avec cette tête brune que j’avais nourri, logé et aimé inconditionnellement durant seize années. Elles paraissaient longues sur le papier mais, avec recul, elles n’étaient que grain de poussières à mes yeux. Elle restait toujours ce petit être à protéger, à aimer et à guider. Un être qui ne grandira jamais à mes yeux.

- Nox, je toque à la porte trois fois pour avertir de ma présence.


J’entre dans sa chambre, à petit pas, la gorge sèche. Il fallait tout lui dire. J’aurais préféré faire par étape, mais malheureusement, le temps manque à chacune de nous deux. Un temps que j’avais à gaspiller pour cette seconde vie – trouver un moyen d’aller à Reiver, convaincre les autorités présentes là-bas… etc.

- J’espère ne pas te déranger,
dis-je en ouvrant un peu la porte. L’intimité était importante, et j’étais sûrement une des premières à le savoir.

Et j’avais tout fait pour que celle-ci ne soit ni violée, ni détruite pour Nox. Elle méritait une meilleure vie que la mienne. Une vie, que j’espérais, dépourvue de la malédiction des Jagger. On disait qu’on ne récolte que ce que l’on sème. Nox était le trésor de Vaughn, sa faiblesse et sa force… je craignais qu’en voulant l’atteindre, on ne la brûle. Je ne pourrais supporter une telle chose.

- Tes cheveux sont tout emmêlés. Il faut les brosser maintenant, sinon tu ne vas pas t’en sortir demain.


Doucement, je m’emparais de la fameuse brosse et la montra à Nox. Est-ce qu’elle accepterait que je la brosse comme je l’avais tant fait quand elle était petite ? Nous avions cette même crinière sombre, cette même chevelure abondante et épaisse. Cependant, la sienne était brillante et éclatante de jeunesse, alors que la mienne fatiguait, blanchissait, sous l’effet du labeur, de la fatigue et l’inquiétude.

Je chantonne aussitôt, cette berceuse que je chantais quand elle était petite – que je n’avais plus chanter à ses côtés depuis longtemps. La berceuse était fort simple : elle souhaitait que l’enfant grandisse bien, et en bonne forme, au sein de la magnifique et protectrice ville Hélion – dernier refuge de l’humanité, apparemment.

- Il faut qu’on parle, finis-je par dire, lorsque la berceuse avait fini et que ses cheveux étaient doux et bien brossés.

Il fallait parler, car demain, elle allait rejoindre son père. Car demain, j’allais perdre cet habitat – et être relogée dans les baraquements. Car dans les prochains jours, la voir tiendra du miracle. Et je n’étais pas adepte à lui parler comme une voleuse. Une discussion en bonne et due forme s’imposait. Elle était suffisamment grande pour comprendre, et surtout suffisamment grande pour mériter cette forme de respect.

- Je suis enceinte.


Je ne savais pas par où commencer.
Je suis enceinte de ton père, encore.
Je vais à Reiver, pour fuir ton père.
Tu vas vivre avec ton père.

Rien ne collait ... ce qui allait expliquer pourquoi toute la suite n'allait être que du bricolage et du collage du vrai, avec du faux.
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Helion • Civil



 Sujet: Re: (22/02/20481 - au soir) We won't talk anymore #Nox   Jeu 12 Juil 2018 - 20:02


Je soupirais en rassemblant mes dernière possessions au fond d’un carton. J’avais attendu le dernier moment malgré les nombreuses relances de ma mère. Je ne voulais pas accepter que nous allions partir d’ici. Bien sûr que pour moi c’était étrange, je vivais ici depuis plus de seize ans. J’avais tout fait ici. Mes premiers pas. Mes premiers mots. Mes premiers rires, mes larmes, mes confidences. J’avais eu mes premiers grands questionnements sur la vie et la société allongée sur ce matelas à fixer ce plafond décrépi et jaunâtre par endroit. C’était chez moi. Bien sûr que ça m’angoissait de partir, encore plus en sachant que j’allais vivre avec mon père mais surtout avec mon grand-père que je supportais de moins en moins. Je poussais un soupir en me redressant et regardais autour de moi. Il ne me restait plus grand-chose. Deux livres qui traînaient à côté de mon lit pour m’exercer à la lecture. J’étais loin d’être très expérimentée dans ce domaine et pourtant il allait falloir que j’accélère mon apprentissage eau vu de mon futur statut d’assistante. Ma vieille boîte à bijoux que mon grand-père m’avait offert quand j’étais enfant et qui avait appartenu à Héra, ma grand-mère. Il avait prétendu que maintenant que j’étais la seule fille de la famille, elle me revenait. Cette boîte contenait plus de bêtises que de bijoux mais je l’aimais bien. Je m’apprêtais à ranger ces petites choses pour pouvoir fermer le dernier carton lorsque trois petits coups résonnèrent contre le battant de ma porte accompagnés de mon prénom. J’indiquais rapidement à ma mère de rentrer en grimaçant en imaginant l’image que je devais renvoyer. J’étais pleine de poussière après être aller fureter sous mon lit pour être sûre de ne rien oublier et mes cheveux étaient relevés en un chignon anarchique « -Tu ne me dérange pas, je finissais de ranger. ».

Tandis que la boîte en carton accueille mes dernières possessions, ma mère me fait une remarque sur mes cheveux. En même temps ce n’est pas vraiment comme si j’étais sortie aujourd’hui, j’ai passé ma journée à ranger. Forcément au bout d’un moment j’ai les cheveux qui partent dans tous les sens, ils sont attachés comme ça depuis ce matin. Tandis que ma mère s’empare de ma brosse, je m’assois docilement sur le bord de mon lit en détachant mes cheveux. Honnêtement si j’ai quelqu’un pour le faire à ma place, je ne vais pas me plaindre ! Je fermais les yeux, laissant ma mère s’occuper de mes cheveux de la même manière que lorsque j’étais petite. J’ai la douce impression de redevenir cette enfant de sept ans qui se laissaient brosser les cheveux chaque soir, protégée des méchancetés de la journée par la voix de sa maman. Quand j’étais enfant, je chérissais ces moments où je n’avais plus à être en face des autres, où je n’avais plus à supporter leur mépris et leurs moqueries. Je savoure juste cet instant qui prend fin bien trop rapidement à mon goût lorsque la voix de ma mère retentit de nouveau, chargée d’une certaine tension. Je fronce les sourcils et me retourne vers elle. Qu’a-t-elle donc de si important à me dire ? Je me doutais bien que c’était en rapport avec ce qui se passerait dans moins de vingt quatre heures. J’allais rejoindre mon père tandis que ma mère allait vivre dans les baraquements. Ça me m’était en rage qu’il y ai une telle différence de traitements entre des hommes et des femmes qui avaient tous un statut égal : celui d’être humain. Et, un jour, j’espérais bien être capable de changer cette inégalité de traitement qui sclérosait le dôme. C’était illusoire, naïf, mais je comptais bien me battre pour. J’attendais tranquillement la suite mais cette dernière me fit l’effet d’une bombe.

Je me redressais précipitamment en l’entendant et fixait ma mère hallucinée. Enceinte ? Mais de qui ? Depuis quand ? Est-ce qu’elle voyait quelqu’un sans me le dire ? C’était sa vie et je savais que c’était à elle de décider ce qu’elle me révélait ou non, moi-même je ne lui disais pas tout… Mais merde, c’était vexant de savoir que ma mère voyait quelqu’un depuis assez de temps pour avoir un enfant avec, de savoir qu’elle était retombée amoureuse et qu’elle ne me l’avait même pas dit ! En effet je voyais mal ma mère avoir un enfant juste comme ça avec quelqu’un qu’elle n’aimait pas, avec quelqu’un dont elle ne m’avait même pas parler. C’était juste… Pas elle. Je la fixais hallucinée « -Mais… Mais avec qui ? Depuis quand ? Comment ? Enfin, je veux dire… Je sais comment on fait les enfants mais… Quoi ? ». Oui mon discours était totalement décousu, à l’image de la centaine de questions qui me traversaient l’esprit à la seconde.
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 Sujet: Re: (22/02/20481 - au soir) We won't talk anymore #Nox   Lun 10 Sep 2018 - 6:45

Je comprenais parfaitement sa surprise et ses interrogations brouillonnes et pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir honteuse. J’avais la sensation que j’avais trahi une chose essentielle, une notion que je tentais de lui apprendre : le respect pour soi-même. J’avais encore été un pantin, et j’avais encore à assumer les conséquences seule. Malheureusement, cette fois-ci, j’avais à faire face au jugement de mon enfant.

J’attendis quelques minutes après la fin de cette première phase d’interrogation, pour lui laisser le temps de respirer et aussi me permettre de prendre mon courage à deux mains et mentir. Encore. Il fut une époque, j’avais été une piètre menteuse. Aujourd’hui, il semblerait que j’excellais.

- Te rappelles-tu de ce médecin qui vit à Reiver mais qui nous rend visite dès qu’il a droit à venir sur Hélion quelques jours ? C’est un … excellent ami. Disons que suite à la séparation avec ton père, j’avais besoin de soutien. Il l’a apporté. De fil en aiguille, je l’ai apprécié. Et puis nous sommes devenus … intimes brièvement.

Mentir sur l’identité du père était déjà bien affreux, enchaîner un autre à ce rôle de faux père était encore bien pire. Je préférais prétendre que ce n’était qu’une faiblesse passagère. Qu’il n’y aura nulle conséquence sur nos vies, si ce n’est que cet enfant-ci restera à mes côtés, à l’abri, et qu’importe les difficultés de la vie. Il ne me glissera pas entre mes doigts, perdu dans des niveaux supérieurs comme ma fille.

- Disons que nous avons fait une erreur d’amateur pour deux soignants, souriais-je, soulignant l’ironie de la situation. Mais il y a des choses dans la vie que l’on ne peut contrôler Nox et dont il faut assumer les conséquences du mieux que nous pouvons. Je ne regrette qu’une chose à ce jour : ne pas avoir été suffisamment forte pour te garder à mes côtés, pour ne pas être déchirée entre deux niveaux …

Implicitement, j’essayais de me justifier de cette mascarade que je construisais sans scrupule, sans remord. C’était pour le bien de tous. J’en étais persuadée.

- Cette situation ne changera en rien à l’amour que je te porte. Et rien ne va changer si ce n’est que tu vas avoir droit à un petit frère ou une petite sœur quand tu me rendras visite. Cet ami et moi … il n’y a rien de tel pour que soyons poussés à vivre ensemble. Un moment de faiblesse mutuel, voilà tout.

Je me tais, attendant seDisons que nous avons fait une erreur d’amateur pour deux soignants, premières réactions. Allait-elle me considérer comme une femme de petites vertus ? Allait-elle saisir le mensonge que je venais de coudre ? Allait-Elle accueillir la nouvelle à bras ouvert ? Perplexe, j’attendais.

J’inspire à nouveau.

- Malgré tout, il faut que j’aille voir le père. M’assurer que nous avons une même vision sur … l’avenir de cet enfant. Je vais me rendre à Reiver, pour quelques mois.

Et je me retiens difficilement pour ne pas me mordre la langue à sang. L’idée de me séparer aussi longtemps et aussi loin d’elle ne me plaisait pas, mais quel choix avais-je entre un enfant non né qui aurait besoin de tout mon soutien et une enfant qui avait bien grandi et qui était aussi déterminée et aussi forte que son père ? Le choix était malheureusement vite fait.

- De plus … Reiver sera sûrement moins pire que ces baraquements pour ma santé…

Je repense amèrement à cette fausse couche, il y a quelques années de cela. Je ne pouvais plus revivre ça. Je ne voulais pas.

- Je sais que cela fait beaucoup Nox …
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