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 Le compte à rebours

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 Sujet: Le compte à rebours   Lun 17 Sep 2018 - 17:55

Nenia
Avril 2481
Le compte à rebours


7… 6 ...

Me voilà devant les portes d’Helion. J’y étais allée à contrecœur mais le regard qu’avait porté sur moi le Directeur m’avait fait froid dans le dos. Il voulait cette chose, même s’il ne pourrait vivre avec et le voir grandir. Je refusais de l’admettre mais j’étais au plus mal et dire que c’étaient les hormones arrivaient encore à me foutre en rogne. Je ne saignais plus, je ne boitais plus et ma respiration, bien qu’encore douloureuse restait supportable. Les autres miliciens n’eurent pas besoin de m’attacher, encore ébranlée par la nouvelle. Pourtant intérieurement, je me battais comme une lionne. Je ne voulais pas de cette chose en moi.

Lorsque les portes furent closes, une bourrasque violente nous attrapa, ôtant tous les miasmes possibles afin qu’aucun de nous ne puisse ramener des germes dans le dôme. Rare était ceux qui pouvaient retourner dans les autres niveaux que le niveau 1. Mes confrères passaient la nuit et retournaient le lendemain, restant dans le même niveau que les futurs intégrés. Une fois la décontamination faire, les miliciens à l’entrée du dôme scannèrent chacune de nos puces et la mienne mit plus de temps, mon dossier remontrant à plusieurs années. Il fallait le dépoussiérer et considérer mon retour temporaire. Ma condition, ma maladie avait été annoncée par le sergent en charge de la mission et les regards que les hommes portèrent sur moi me renfrogna immédiatement. Mais qui était l’heureux élu ? Bande de connards, si vous saviez. Allez-vous faire mettre par des résidus, sale fils de pute.

Le matériel que Reiver apporté au dôme fut récupéré et disparut sous nos yeux tandis qu’on nous emmenait vers un ascenseur. Jusqu’à mon départ de l’avant-poste, je n’avais prononcé aucun mot tandis que les autres miliciens parlaient entre eux, parlant de tout, parlant de rien, pariant sur l’homme qui m’avait tringlée sans arriver à avoir une réponse de ma part. Je les fusillais du regard et le sergent du éloigner un de ses hommes qui n’avait pas apprécier le regard que je lui avais lancé, cherchant la provocation en bombant le torse. Mais qu’il me tape, qu’il essaie pour voir et il sera fusillé comme un chien galeux. J’avais cette étrange sensation d’avoir une immunité dans mon utérus. Si Eil refusait que je fasse du mal à sa progéniture, quiconque poserait la main sur moi subirait son courroux. Étrange, déroutant mais ce n’était pas à mon égard. Je lui referais bien le portait dès que je reviendrai à Reiver, reprenant notre petite guerre là où nous l’avions mis en pause lors de cette froide nuitbde janvier. Et dire que je m’étais prise à penser que son contact me manquait les semaines suivantes. Cette pensée me donna la nausée alors que les portes s’ouvraient sur la zone transitoire.

Je fus laissée à des gens de l’administration et ma première réponse après m’être présentée tel que le protocole le demandait, par réflexe, fut :


Je veux voir mon frère.

Cette demande me fut refusée sans une once de réflexion. A partir de ce moment, je perdis tout contrôle de moi-même, obligeant les miliciens du dôme à m’agripper alors que je me débattais comme une sauvage. La discussion ne dura au final que quelques secondes et l’homme de l’administration ordonna que l’on m’envoie dans une cellule d’isolement, le temps que je me calme, hésitant même à ce que je passe mes prochains mois dedans.

Balancée dedans comme une malpropre, on ferma la porte brusquement derrière moi alors que je continuais de taper du poing dessus en vociférant des injures. Je voulais voir mon frère. Cela faisait dix ans. Dix ans que j’avais perdu de vue mon jumeau. Mes pensées se tournaient souvent vers lui et il me manquait plus que jamais surtout maintenant que j’étais entre les murs que ce certain résidu appelait parfois, la grande bulle.

Tournant en rond, je fus pris d’une sorte de panique, me renvoyant dans ces salles d’isolement où j’avais été enfermé après chaque séance d’interrogatoires slash tortures. Haletante, je hurlais que je voulais sortir de là mais personne ne m’écoutait. Alors je m’adressais à la caméra situé dans un coin de la pièce, parlant directement aux gens de la salle de contrôle. Mais rien à faire.

Cette foutue caméra me surveillait nuit et jour. Je finis par arracher les fils à l’arrière les empêchant de me surveiller. Un premier technicien vint, puis un second puis un troisième… Chaque jour, je débranchais le fil, parfois l’arrachait par provocation. Je fus menée à un médecin qui me fit des prises de sang, des échos et autres toucher vaginaux qui me permirent de penser que se faire foutre des doigts par un étranger étaient loin d’être agréable. Je refusais d’entendre les battements du cœur de la chose qui poussait en moi.

Dans les jours qui suivirent et avec mon insistance pour débrancher le fil de la caméra, je pus retrouver Setharam. Mon Setharam. La surprise de la revoir après tant d’années. Il était au courant pour mon retour grâce à ces dons en informatique. Les retrouvailles furent étranges, dans la retenue. Je voulais l’embrasser, le serrer contre moi mais même lorsque je le fis, quelque chose avait changé. Je ne sais pas si c’était moi ou lui ou bien les deux mais je ne retrouvais pas la force de nos premiers baisers, ne trouvant pas le même désir que j’éprouvais et échangeais avec le Marko Eil. Bonté divine, il arrivait à me pourrir l’esprit et mes retrouvailles avec l’homme de ma vie. Nous ne pûmes échanger longtemps avec Seth mais il me promettait de revenir la prochaine fois que je débrancherais la caméra, m’invitant à arrêter de la faire.

Mon premier mois se passa ainsi. Je tournais en rond, je voyais les médecins et avais le droit de sortir dans la zone transitoire uniquement mais retrouvais ma salle d’isolement le soir venu. Je continuais à faire des exercices car je n’arrivais pas à rester en place. La sensation d’être enfermée dans une cage me rendait folle. Je ne parlais peu ou pas du tout. Et je ne parle pas des nausées matinales qui traînaient sur le reste de la journée, me coupant l’appétit. Dès le premier trimestre terminé, les médecins disaient que les choses allaient s’arranger. MON CUL OUI.


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Reiver • Milice



 Sujet: Re: Le compte à rebours   Lun 17 Sep 2018 - 19:28

Nenia
Mai 2481
Le compte à rebours


5…

Félicitations, ce sont des jumeaux, soldat, qu’il me dit l'autre con de médecin alors que je finissais mon troisième mois de grossesse fin avril, début mai.

Mais allez-vous faire foutre ! Des jumeaux ?! M’égosillai-je sidérée par cette infortune.

Les surveillances étaient donc accrues par ce connard. Toutes les trois semaines parce que les grossesses gémellaires étaient risquées autant pour les fœtus que pour la mère. J’vais pas caner pour eux putain. Parait que j’allais avoir des problèmes de tensions mais c’était être enfermé qui risquait de la faire monter. Et allez, les surveillances internes pour vérifier mon col de l’utérus, j’allais l’impression de me faire passer dessus par tous les connards du coin avec leur foutu doigté de merde. Les tests s’enchaînèrent de manière régulière, sans que jamais je ne puisse avoir le choix... J'étais une machine à faire des gosses, je n'avais aucun droit.

J’écoutais à moitié ce que me disait le médecin en plein dans le déni de ma grossesse. Je maudissais chaque jour le directeur et ce dernier devait avoir les oreilles qui sifflaient un peu plus chaque jour. Et bordel qu’est-ce que cette ordure me manquait.

Le médecin m’annonça que je devais me reposer et devais être alitée le plus souvent possible. La prise de poids allait être plus importante et j’allais certainement gonfler d'un peu partout, avoir des gênes respirations … Pire que d’habitude ? J’avais envie de lui rire au nez. Il m’annonça rapidement qu’ils allaient sûrement naître prématurément car je ne risquais pas de tenir jusqu’à la fin de l’accouchement, prévoyant le tout pour début octobre. Je n’avais pas le bassin pour, qu’il disait…

Eil allait sûrement être prévenu de la nouvelle mais allait-il venir pour les voir une première et dernière fois ? Allait-il trouver un moyen de les garder à proximité de lui sous la surveillance de personnes de confiance ? Putain, j’avais la haine qu’il puisse gagner ainsi et le médecin me rappela de ne pas m’énerver … Putain d’enfoirés. Ma tension qu’il disait… Je voulais lui foutre au cul, son stéthoscope !

Dans les semaines qui suivirent, ce devait être fin mai je reçus un coup de massue, étrange mais véridique, pire que la taloche que m’avait envoyée Sherkan lors de notre duel. À l’intérieur, ils avaient bougé. En moi. Ces choses. Je ne pouvais plus dire cette chose parce qu’ils étaient deux. Mon … Mes enfants avaient bougé. Mes enfants.

C’était comme le nez devant une figure, une sensation que je refusais d’admettre jusqu’à présent mais les sentir en moi, ces légers coups qu’ils me donnaient de temps à autre … Bon sang, c’était troublant. J’éclatais en sanglots après cet instant où je réalisais que je portais la vie en moi, une main bienveillante et protectrice sur mon ventre. J’étais capable de donner la vie. Jusqu’à présent, je n’arrivais pas à comprendre la beauté de ce qui m’arrivait. Cette chance que peu de femmes étaient capable d'avoir. Et je tremblais d’angoisse en imaginant comment tout cela allait se terminer.

Je voulais qu’Il soit là pour que je puisse me blottir dans ses bras. Je ne voulais pas vivre ce moment de ma vie seule. Bon sang, je voulais qu’Eil soit là. Bordel que je me déteste de penser ça mais c’était plus fort que moi. Je le voulais dans ma vie et je le détestais pour avoir réussi à avoir fait sa place et me détestais encore plus de ressentir ça pour lui. J’aimais Setharam. Je crois. Pas Lui. Je crois. Je ne sais pas. Je ne pouvais pas. Putain pourquoi je pensais comme une adolescente en pleine crise. Pourquoi étais-je aussi conne ?

Après ce réveil, je me sentis grossir jour après jour. Mon ventre commençait doucement mais sûrement à sortir, m’obligeant à abandonner mes vêtements trop serrés pour une tenue prêtée par le dôme. Une tunique d’un blanc cassé, portée par de multiples femmes dans la même condition que moi. J’acceptais étrangement mieux ma situation, me reposant la plupart du temps dans la salle d’isolement.

Apparemment c’était préférable selon mon dossier pour que je ne monte pas les esprits encore vierges qui voulaient entrer dans le dôme. Il parait que j’aurais des idées déviantes. Beh tiens, vous avez rien prouvé bande de sac à merde. D’ailleurs, je pensais de plus en plus à revoir Setharam pour lui demander deux choses. Alors je recommençais mon manège, jusqu’à ce qu’il arrive pour me voir, continuant quelques jours encore pour ne pas se faire avoir, discutant avec les techniciens. Je lui demandais de tout faire pour que mon frère puisse me voir, je savais qu’il en avait la possibilité et les moyens. La deuxième chose. Je voulais voir les Lucioles. Je n’avais pas oublié en dix ans ce groupe, mon groupe avec Seth. Je voulais voir leur évolution. Cette idée ne semblait pas le réjouir mais il allait essayer de me faire sortir du niveau 1 pour une réunion mais ce ne serait pas dans l’immédiat. J’appris qu’il y avait des personnes qui soutenaient le groupe dans tous les niveaux et même le niveau 1. Je lui laissais le temps de réflexion et pensais moi aussi de mon côté au moyen de voir d’ancien camarade. Mais plus les mois passaient, plus le risque avec la grossesse étaient compliqués surtout si je devais me reposer… Pour mes Lucioles, je ferais l’effort … ? J’étais prise soudainement de doute parce que je ne voulais pas prendre le risque pour mes jumeaux. Mon dieu, un coup de pied pouvait tout changer. Un coup de poing aussi …



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 Sujet: Re: Le compte à rebours   Mer 24 Oct 2018 - 13:51

Nenia
Juin 2481
Le compte à rebours


4…

J’ai mal à l’estomac. J’ai mal au dos. J’ai faim. J’ai soif. Au moins les nausées se sont sérieusement calmées. Mais un de ces connards a osé me dire que j’étais resplendissante ces derniers jours. Vu la tronche que j’ai tiré, il n’a pas osé recommencer le lendemain à me faire un compliment. Et bien que je sois têtue, j’étais épuisée et passais la plupart de mes journées, allongée, à murmurer des paroles alors que mon ventre commence sérieusement à sortir. Je passais certaines journées à avoir les jambes en l’air, conseil de cette ordure de blouse blanche pour me faire dégonfler les jambes. Je vais tuer Eil pour m’avoir mis dans cet état !

Mais… Et ça c’est drôle. Je n’apprécie guère les coups de pied en plein milieu de la nuit alors qu’ils n’ont pas bougé de la journée. J’étais même inquiète de ne pas les sentir, cherchant à les titiller en posant ma main sur mon ventre. À première vue, ils ont un sale caractère et sont rancuniers.


Ce n’est pas parce qu’on est des miliciens que vous devez faire votre entraînement à pas d’heure, vous savez ?

Je plains les futurs parents. Et rien que cette idée me fait pleurer comme une fontaine. Si je pouvais faire un arrêt sur image, que mon moi qu’il y a six mois me voyait ainsi, il me foutrait des claques au point de devoir m’emmener à l’infirmerie. Jamais je n’aurai accepté cette situation, jamais je ne me serai montré aussi faible face à un Enfant d’Helion. J’aurai dû me donner des coups de poing, emmerder n’importe quel milicien pour qu’il me frappe à nouveau dans le ventre… Mais je me suis montrée faible face à cet homme. Et chaque jour, je me rends compte qu’il devient une de mes faiblesses.

Le lendemain j’avais le droit à une échographie et c’était la première fois pour moi que je pouvais les voir. Plus calme, moins sauvage comme si le médecin avait réussi à me dompter, ce qu’il croyait cet abruti.


Vous voulez connaître leur sexe ?

Dites toujours…

Des garçons en peine forme !

Je ne savais pas quoi ressentir. Perdue entre la joie et la déception. Savoir, les voir, rendait la chose encore plus vraie mais me rappelait sans cesse que je n’aurai pas l’occasion de les voir grandir. J’arrivais encore à regretter de ne pas avoir bu cette infusion seule dans mon coin pour ne pas avoir à vivre ce moment où je savais que j’allais être forcée à les abandonner. Face au médecin, je n’exprimais rien. Seule une grimace désabusée, de celle qui n’en avait rien à faire Ni joie, ni colère, ni peine. Mais une fois seule dans ma cellule, et j’eue du mal à arriver dedans sans craquer, je me laissais aller passant par toutes les émotions aussi distinctes les unes que les autres, aussi fortes et aussi épuisantes.

Ils étaient un peu plus petits que la moyenne mais ils n’avaient pas forcément la place de grandir dans mon ventre. Et les jours passaient et je me sentais vite fatiguée, essoufflée. Je me retrouvais avec des perfusions avec des liquides à la couleur inquiétante. Du fer hein ?



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 Sujet: Re: Le compte à rebours   Mer 24 Oct 2018 - 14:13

Nenia
Juin 2481
Le compte à rebours


3…

Seth m’avait fait passer un message par le biais d’une Luciole travaillant à la milice. Cela faisait un moment maintenant que je le voyais régulièrement et bien que je gardais mes distances, je pouvais sentir son regard sur moi, un regard bienveillant, limite inquiétant, à mon égard. La réunion allait se tenir dans quelques jours. La date dépendrait que de moi, en l’occurrence. Elle choisit fut lors d’un des rendez-vous chez le médecin. Depuis le début du mois, l’échographe ne marchait qu’une fois sur deux et comme l’accès au niveau 2 m’était interdit, j’allais au niveau 0, accompagnée d’un milicien. J’étais inoffensive à leurs yeux et le coup de pouce que j’avais demandé à la Lucioles m’avait permis de descendre.

Alors je m’étais rendue chez un autre médecin, accompagné de la Luciole, vêtu de ma tenue blanche, sous les regards des curieux. Il m’avait donnée rendez-vous dans une maison à deux rues de là. Heureusement que le médecin était de notre côté, prétextant que le rendez-vous allait prendre une bonne heure, devant vérifier que tout allait bien pour les enfants et la mère, bloquant ainsi son bureau pour la prochaine heure.

Le compte à rebours était lancé. La réunion … Je ne préfère pas y penser, ni m’étaler dessus. C’était ce qu’on pouvait appeler une claque. La prise de conscience. Le réveil. Je n’étais plus des leurs. Mon lavage de cerveau par Reiver, alors que je croyais fermement qu’il n’avait pas d'effet sur moi, me montrait que je n’étais plus adaptée. J’étais retournée au niveau 0 et voulait en finir avec tout ça.

J’avais l’impression qu’ils me vidaient de mon énergie un peu plus chaque jour et je passais le reste de mes journées à somnoler. Ils gigotaient de plus en plus, m’obligeant même à changer de position si messieurs n’étaient pas satisfaits de celle-ci. Je commençais à avoir envie de m’en séparer, de les expulser pour arriver à mieux respirer. Je ne sais pas lequel des deux atteignait mon thorax mais parfois j’avais l’impression d’étouffer. C’était toujours moins pire que mes crises. Seulement là, c’était constant.

Mon frère arriva à me voir. Impossible de savoir comment, il ne voulut pas m’expliquer mais être dans ses bras me fit le plus grand bien, comme si j’étais de nouveau entière. Mon jumeau. Mon protégé. Mon tout. Je craquais devant lui, incapable de le lâcher après dix ans d’absence. Alors, je lui parlais de l’extérieur, de mes espoirs, de mon envie de le voir sortir de là. Mais j’étais consciente qu’il n’en avait ni la force ni le caractère pour affronter le monde extérieur. Je l’ai toujours protégée, lui et sa tête bien remplie. L’heure qu’il avait pu avoir passa bien trop vite et je me forçais à ne pas fondre à nouveau en larmes face à ce départ forcé.


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 Sujet: Re: Le compte à rebours   

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Le compte à rebours
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