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 Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]

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 Sujet: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Ven 27 Oct 2017 - 23:30


Ast retint un soupir lorsque lui et la native aperçurent enfin l'entrée de la zone transitoire. Il était temps. Une journée de marche juste pour amener la jeune fille à Helion... Merci mais non merci. Il revenait de mission d'exploration, il en avait plein les pattes et une folle envie d'aller simplement se coucher. Au final, il avait pu dormir six heures avant qu'un de ses camarades viennent le réveiller en lui expliquant que le sergent voulait le voir. Ast s'était alors mit à prier très fort pour que ce ne soit pas une nouvelle mission. Et bien ça n'avait pas loupé "-Febvre, vous emmènerez cette native jusqu'à la zone transitoire d'Helion.", qu'il lui avait dit. Alors, Ast a un immense respect pour ses supérieurs hein, n'allez pas vous faire des idées ! Mais là, la seule chose qu'il aurait aimé répondre c'est "Excusez-moi, je vais rentrer chez moi faire ma crise cardiaque.". Non parce qu'à force de partir en mission tout les deux jours, il commençait à fatiguer lui ! Et un Ast fatigué a un cerveau qui disjoncte. Heureusement, le jeune homme s'était retenu de répliquer, hochant simplement la tête en signe d'accord avant de sortir pour rejoindre la jeune femme qu'il devait emmener jusqu'à la zone transitoire. Jeune femme qui avait l'air absolument ravie d'être là. La preuve, elle n'avait pas lâché un mot de tout le voyage, tirant la tronche tout du long. En même temps, le brun pouvait difficilement lui en tenir rigueur étant exactement pareil. Puis un voyage dans le calme était bien plus agréable qu'une expédition comme celle qu'il avait dû mener avec les deux zigotos de la section exploration. Ils pénètrent d'un même pas dans l'immense bâtiment qui abritait la zone transitoire et Ast les mena vers la zone d'admission, conformément aux ordres lorsque la native profita d'un moment d'inattention du jeune homme pour s'enfuir vers un couloir adjacent. Le jeune homme fût d'abord étonné quelques dixièmes de secondes. Ce qu'elle venait de faire, c'était purement et simplement du suicide ! Puis il poussa un juron et se mit à la poursuivre.

Heureusement, il n'eut pas à courir bien loin car lorsqu'il bifurqua à l'angle du couloir, il pût voir une blonde faire un croche-pied à la fuyarde qui venait, vraisemblablement, de lui rentrer dedans. La jeune femme s'affala à terre. Il vint la bloquer par les épaules au sol et, se souvenant de l'ordre du Commandant comme quoi il ne fallait pas abîmer les natifs, il déclara froidement "-Si ça va, dis nous un mot.". La brune répondit alors, cynique et plein de fiel "-Un mot.". Ast roula des yeux. Elle était encore capable de répondre et de faire preuve de sarcasme, c'est donc qu'effectivement, ça devait aller. Il se releva, la tenant cette fois-ci fermement. Il ne savait pas vraiment ce qui était fait aux natifs ici. Premièrement car il s'en fichait plus ou moins. Et deuxièmement car quasiment personne ne le savait. Tout ce qu'Ast avait en sa connaissance, c'était le fait qu'on ne revoyait que rarement, voir jamais, ces natifs à Reiver. Après qu'ils aient passés le portail de l'admission, qu'est ce qui leur arrivaient ? Le milicien n'en avait strictement aucune idée et, à vrai dire, il n'avait pas vraiment envie de le savoir. Il se contentait de les amener ici, les laissant à la bonne garde d'Helion, ce lieu qu'il ne connaissait pas vraiment non plus. Il se tourna finalement vers la blonde et la regarda quelques secondes. A la voir juste comme ça, il n'aurait pas vraiment parié sur le fait qu'elle puisse stopper juste comme ça une native venant de l'extérieur et ayant survécu là-bas. En même temps, lui-même n'avait pas vraiment une carrure taillé pour le combat tout en se débrouillant vraiment bien pour cela (mais ça, c'était uniquement grâce à l'entraînement). Comme quoi les apparences... Il finit par lui accorder un de ses (très) rares sourires et déclara d'une voix aussi neutre qu'habituellement "-Merci mademoiselle. Je vais pouvoir ramener celle-ci au bureau des admissions.". Il lui fit un signe de tête.
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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Sam 28 Oct 2017 - 14:56

Je crois qu'elle s'appelait Cori

Les choses ne sont parfois pas aussi simples que ce qu'on voudrait qu'elles soient. La situation actuelle fait que je n'ai pas tellement choisie de devenir archiviste, je ne l'ai pas fait parce que j'aimais ça, mais parce que mon père avait une connaissance qui travaillait dans ce domaine là, et que voyant que je n'étais pas fait pour le combat, il m'a mise là, posée en quelques sortes sur cette chaise pour que je puisse rentrer dans une case, pour que je puisse subvenir à mes besoins dans la mesure du possible évidemment. Au départ, j'ai fortement doutée de ce que je faisais ici, j'avais envie de m'en aller, de faire autres choses, mais au fil des années, j'ai découvert bien des choses, des choses qui n'ont presque plus d'intérêt aujourd'hui, parce que complètement obsolète vis à vis de notre situation géographique. Le monde n'est plus celui qui était là, il y a maintenant plus de cinq siècles, pourtant, je suis persuadée que certaines choses pourraient servir. Mais il faut faire au plus pressé, il faut agir pour nos plus grand besoin à tous, pour que l'humanité puisse survivre le plus longtemps possible malgré un taux de fertilité très bas pour garantir la pérennité de la race. Il est loin le temps où les femmes avaient quatre ou cinq enfants, pourtant, c'était le cas encore durant le vingtième siècle d'après nos archives. Mais le temps et les conditions climatiques rendent les naissances exceptionnelles, rares, presque hors du commun. Moi, je suis arrivée sur terre pourtant, il y a de cela vingt-quatre années maintenant, et je me porte bien. Pourtant ma naissance est un fait exceptionnel. Mon père est un militaire de carrière, il a protégé et soigné ma mère qui était clandestine dans le dôme. Il a eu la chance ou la malchance de lui faire un enfant, à savoir moi, et depuis, ils s'est efforcé de l'aimer comme il pouvait, avec le temps qu'il avait devant lui, pour que notre famille soit à peu près normale. Aujourd'hui, j'ai pris en quelques sortes mon indépendance. Nous vivons toujours au même endroit, mais je fais ma petite vie, et je découvre tout un tas de choses dans ces petites archives, ces milliers d'archives devrais-je dire, car il y a tellement de choses à explorer, des milliers d'années d'histoire à découvrir, des guerres, des combats, des morts, mais d'autres choses plus légères, et plus agréables à mon âme. C'est comme ça que j'ai découvert la musique à vrai dire, et j'aime beaucoup cela. Quand je suis seule dans mon bureau, je mets mes écouteurs sur les oreilles et j'écoute des sons qui ont été enregistré, il y a plus de cinq cent ans pour certains puisque j'aime beaucoup ce qui a pu se faire dans les années 1980 notamment.

Mais la journée venait de se finir, je n'avais presque pas écouté de musique aujourd'hui, juste une petite pour mettre la journée en marche, une sorte de petit rituel que personne ne connaissait, pas même mes amis. Il faut dire qu'écouter de la musique était assimilé à de l'art, et c'était assez mal vu pour une raison qui m'échappait de plus en plus. Mais sans doute que cela était de l'énergie perdu, des ressources perdues de façon futiles. La place des loisirs n'étaient pas très grandes, il fallait l'avouer, alors qu'avant ce n'était pas aussi restrictif. Je donnerais cher pour pouvoir retourner dans le passé parfois. Dire qu'ils n'imaginaient pas le futur ainsi, en même temps comment est ce qu'ils auraient pu savoir que nous allions nous retrouver en grande partie sous des dômes pour nous protéger ? Personne n'aurait pu le prévoir. Quelqu'un aurait peut être pu l'éviter sans doute. Mais il n'était pas possible de revenir dans le passé, peu importe. Nous vivions notre vie comme nous le pouvions, tout simplement. Il était tard, ma journée aux archives étaient terminée, alors j'allais me rendre chez moi. Je passais chaque jour par un endroit différent qui me rallongeait plus ou moins le trajet, comme pour vaincre une certaine monotonie qui s'installait doucement mais sûrement, et mes pas me menèrent jusqu'à la zone transitoire. Je n'avais aucunement l'obligation de passer par ici, mais je le faisais. Alors que je marchais tranquillement, au détour d'un couloir, une jeune femme me fonça dedans. Elle semblait pressée, mais pas de la bonne façon, elle fuyait quelques choses, alors dans un mauvais réflexe pour elle, je la crochetais pour qu'elle n'aille pas plus loin. Je ne savais pas encore ce qu'elle avait pu faire, mais de toute évidence c'était une native, comme moi. Possédait-elle une capacité hors du commun ? Je n'en savais rien du tout, mais c'était bien possible. Sans doute allait-elle devenir un rat de laboratoire, comme d'autres avant elle, comme moi si jamais ils venaient à découvrir que leur petite archiviste adorée était capable de changer des partie de son corps en un clin d'oeil. De quoi est ce qu'elle était capable ? Je n'en savais rien pour le moment, mais je mémorisais son visage, très rapidement, je pourrais consulter son dossier sans aucun doute. La brune avait du caractère en tout cas, puisque l'officier en charge de sa protection, enfin, si l'on peut dire comme ça, lui demanda si ça allait et qu'elle n'avait qu'un mot à lui dire et par pure provocation, elle usait de sarcasme. Elle était tombé sur ma route, sinon, sans doute qu'elle aurait pu aller un peu plus loin, guère plus loin cependant vu la protection qu'il y a sous le dôme, mais soit. Son sort était sans doute funeste, du moins à priori. Le soldat qui l'emmenait ici savait-il le sort qui allait être réservée à cette brunette ? En tout cas, il me remercia de l'avoir arrêté.

" Elle était tellement pressée qu'elle n'a pas bien regardé devant elle. Une chance que je passais par là, sinon, je ne sais pas où vous l'auriez récupéré. J'ai comme l'impression que vous êtes fatigué, je me trompe ? "


Le visage du soldat ne semblait pas être très frais, il avait de belles cernes sous les yeux, sans doute parce qu'il travaillait un peu trop, à moins que ça ne soit son visage naturel après avoir passé des années au dehors, allez savoir.

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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Jeu 2 Nov 2017 - 0:18


Je ne laissais rien paraître lorsqu'elle me dit que j'avais l'air fatigué mais avais la profonde envie de pousser un long soupir. J'avais l'habitude de la fatigue depuis toujours, c'était quelque chose d'inévitable lorsqu'on était milicien à Reiver. Mais je devais bien admettre que les évènements s'enchaînaient un peu vite pour moi dernièrement. J'avais l'habitude d'une simple routine bien rodée et rarement perturbée. Autant dire qu'entre la nouvelle à Reiver contre qui les autres m'avaient poussés à me battre et les missions que j'enchaînais à un rythme effréné, j'avais l'impression d'avoir appuyé sur le bouton avance rapide de ma vie. Et j'attendais avec impatience le retour à la normale qui, j'en étais sûr, ne saurait tarder. Juste après mon retour à l'avant-poste une fois que j'aurais confié la petite brune aux autorités compétentes d'Helion, ça serait bien sympa. J'aimais ma vie telle qu'elle était. Simple, solitaire, bien rodée et dévouée à Reiver. Et j'avais un mauvais pressentiment quant à ce qui m'attendait par la suite. Mauvais pressentiment que je ne m'expliquais pas mais qui ne me plaisait pas du tout, cela va sans dire. Je me tournais légèrement vers la direction que je comptais prendre et répondis à la blonde, tout en maintenant fermement la fuyarde "-Une chance en effet. Quant à ma fatigue, c'est quelque chose de récurrent et de normal lorsqu'on vit à l'avant-poste.". Je n'étais pas aigre ou amer. C'était un simple constat qui ne s'appliquait pas qu'à moi ou aux miliciens mais à l'ensemble de Reiver. J'avais souvent l'impression que la totalité du camp ne dormait que d'un œil, tous attentifs au moindre bruit, au plus petit changement qui pouvait parfois avoir des conséquences catastrophiques lorsque imprévu ou mal maitrisé. Civils ou miliciens, tous étaient logés à la même enseigne à Reiver et cette égalité de condition m'avait toujours plu. Seules les plus hautes instances comme le Commandant ou les capitaines avaient le droit à certains privilèges. Mais dans l'ensemble l'égalité régnait... Dans l'ensemble. Je ne pouvais m'empêcher de songer de nouveau au combat qui m'avait opposé à Eiven quelques jours plus tôt. Un combat injuste, bien peu équilibré bien que la jeune femme se défende plutôt bien. Mais face à quelqu'un possédant des années d'expérience, ses chances de victoire étaient maigres. Et ça mes camarades l'avait bien compris lorsqu'ils m'avaient placé face à elle dans un combat déloyal. C'était aussi pour ça que j'avais tout fais pour la blesser le moins possible. Si j'avais besoin d'expulser ma violence hors de moi, elle était bien loin d'être la personne toute désignée pour cela.

Je réfléchissais quelques instants et décidais d'avertir le dôme sur la native rebelle que je tenais actuellement par le bras. Je regardais la jeune femme qui avait stoppé la fuyarde dans sa course et l'interrogeais "-Tu aurais quelques minutes ? J'aimerais avertir le service qu'elle a essayé de s'enfuir pour qu'ils soient prudents, j'aurais besoin que tu sois présente.". Le "tu". Encore et toujours. Chez moi, le vouvoiement ne se faisait entendre que lorsque je m'adressais à mes supérieurs ou aux autorités d'Helion. Certains auraient pu trouver ça impoli. J'avais toujours fonctionné ainsi pour ma part. Je me dirigeais en sens inverse vers l'accueil où les natifs étaient emmenés. Je lui jetais un coup d’œil pour prévenir toute tentative de fuite tandis qu'elle avançait à mes côtés, la mine sombre, comme si c'était l'échafaud qui l'attendait. J'ignorais ce qui l'attendait et elle aussi. Mais visiblement, ça ne la réjouissait pas d'y aller, bien au contraire. Ce que je pouvais comprendre. Mais je ne compatissais pas forcément. Chacun sa place. Elle avait joué de malchance. Tant pis. Je me dirigeais vers l'accueil et déclarais "-Il nous faudrait un rapport d'incident pour celle-ci.". Je désignais du menton la brune à l'air sombre qui semblait souhaiter ardemment ma mort et ce, sur le champ. Du moins, c'était ce que je pensais mais je n'avais jamais été excellent pour décrypter les pensées de ceux qui m'entourent. La jeune femme partit et la brune nous fixa moi la blonde, son air sombre fondant comme neige au soleil pour laisser place à un air légèrement suppliant et une voix désespérée. Elle évoqua plusieurs éléments en vrac sans que je ne comprenne tout. Une petite sœur qui l'attendait et qui allait mourir seule, des promesses de ne jamais revenir dans la région et bien d'autres choses. Elle semblait désespérée et au bord de larmes. Et elle devait l'être pour nous supplier ainsi. Les situations comme celle-ci, j'ignorais totalement de quelle façon les gérer. J'étais complètement perdu quand à l'attitude à adopter. La faire taire ? Faire comme si elle n'existait pas ? Je n'avais jamais été formé à ça ! Je savais juste que je ne devais pas la laisser partir et même si ça semblait cruel, je comptais m'y tenir. Je lançais un regard à la jeune femme blonde à côté de moi, espérant qu'elle serait plus inspirée que moi.
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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Mar 7 Nov 2017 - 15:08

Je crois qu'elle s'appelait Cori

Il était fatigué oui, cela pouvait se lire sur son visage, clairement, même s'il n'allait peut être pas se l'avouer véritablement, n'est ce pas ? Il semblait proche du burnout, ou quelques choses dans ce goût là, je pouvais le voir, il n'était pas très loin de l'implosion, mais peut être que je me trompais, peut être qu'il n'avait pas le choix également, je ne saurais dire, c'était sans doute un peu des deux. Il faut dire que sa place n'était pas forcément la plus enviable, enfin quand je juge cela de mon point de vue, ce n'est pas ce qui me plait le plus. J'aurais pu pourtant avoir une place comme celle-ci, mais il en avait été autrement. Mon père avait su discerné en moi quelqu'un qui n'était pas violente même si je savais me battre, au cas où c'était une précaution d'usage, mais je n'allais pas passer ma vie à me battre, que ce soit ici à l'intérieur, ou à l'extérieur, un extérieur qui ne me faisait pas vraiment envie tellement je m'étais habituée à vivre ici à l'intérieur et à m'occuper de mes petites archives, un poste à responsabilité toutefois. Le soldat ouvrit alors la bouche pour me répondre simplement que ce n'est rien de moins que la base quand on est à sa place. Pas de répit, jamais, cela semble être quelques choses d'impossible, d’incompatible avec ce rôle si important pour Hélion. Mais il ne semblait pas dire cela avec dégoût, ou quelques choses y ressemblant. Il disait ça comme si c'était normal, sans même faire de cela une fatalité. Je n'insistais pas à ce niveau là, mais pour moi, c'était une raison suffisante de ne pas être milicienne à Reiver. Je lui souriais, maintenant que j'avais stoppé la fugitive, même si elle ne serait pas allé bien loin, j'allais repartir chez moi pour finir tranquillement la journée. Mais c'est à ce moment là qu'il me demanda si j'avais quelques minutes. J’arquais un sourcil. Il voulait mon témoignage dans le fait qu'elle avait tenté de s'enfuir. Je n'avais rien de prévu ce soir de toute façon, donc ça me convenait.

" D'accord pas de soucis. Je peux porter un témoignage. "

Je n'avais même pas fait attention au fait qu'il venait de me tutoyer, vu que j'agissais de la même façon, sauf avec des personnes hauts gradées que je côtoyais presque trop souvent dans mes archives. Mais ils les consultent bien plus souvent que je ne l'aurais pensée au départ. Ils regardent des choses que je peux voir pour la plupart, sauf des choses classées à un haut niveau de protection. Parfois, ils me demandent de les laisser seuls, car je ne dois pas être au courant de ce qu'ils vont regarder, parce que ça ne me concerne pas tout simplement. Mais une fois qu'ils sont partis, je ne peux m'empêcher de regarder l'historique de recherches. Même s'ils sont hauts placés, ils n'effacent en général pas assez en profondeur leurs recherches, et même si je n'ai pas accès au fichier, je vois le nom et je m'amuse à imaginer tout un tas de choses, sans savoir si je suis proche de la réalité, mais c'est mon devoir de savoir si les archives n'ont pas été compromises, ça fait partie de mon boulot. Nous avançons donc avec le milicien vers l'accueil, il indiquait qu'il fallait un rapport d'incident pour celle qui devenait de plus en plus implorante. J'écoutais cependant son histoire, elle aurait pu être touchante si elle n'avait pas été aussi arrogante quelques minutes plus tôt. Est ce que tout cela était vrai ? Cela pourrait être le cas, je ne saurais dire, elle jouait bien la comédie. Le milicien semblait un peu perdu devant cette situation, alors je me devais de réagir. Je m'adressais à la rebelle.

" Ce n’est pas parce que tu as une personnalité que tu as de la personnalité. "


Mais elle continuait à raconter, je ne sais trop quoi. Je l'écoutais et plus elle parlait, moins ce qu'elle ne disait n'avait de sens. Elle venait de se contredire à propos de sa famille qui l'attendait au dehors, une famille qui de toute évidence, elle ne retrouverait pas, pas dans les mêmes conditions en tout cas. Je faisais mine de ne plus m'intéresser à elle avant de faire preuve du même sarcasme dont elle a pu faire preuve quelques minutes auparavant.

" Oh, excuse moi, je t’ai coupé là, qu’est ce que tu disais ? "

Et visiblement, elle se met à jouer mon jeu et me répète ce qu'elle vient de dire, à moins qu'elle ne joue à faire le cruche à eau, je ne saurais dire. Je ne sais pas si elle est vraiment bête, ou si elle joue à celle qui est débile, mais comme elle a tenté de prendre la fuite dans ce coin là, je me dis qu'elle l'est peut être vraiment, cela dit.

" C'est pas la peine de redire trente-six fois les mêmes choses ma petite. Tu t'es fait avoir en beauté, c'est la faute à pas de chance peut être, mais parler ne changera rien à ce qu'on va faire. Ton sort n'est plus entre nos mains alors si tu peux arrêter de l'ouvrir, ça te fera économiser un peu de salive. C’est comme ça qu’on voit si on se plaît avec une personne, quand on peut se taire tout à fait, au moins une minute et profiter du silence. "

Et visiblement, ce petit speech semblait avoir fait son effet, elle ne disait à présent, plus rien ou presque, un peu de bien pour nos oreilles, à défaut d'une petite musique issue du film Pulp Fiction, j'en avais sortie quelques répliques, même si je doute que le milicien capte les références d'un film vieux de plus de cinq siècles.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Dim 26 Nov 2017 - 18:33


La blonde réagit alors et je fus plus qu'étonné en l'entendant. En la voyant comme ça, jamais je n'aurais pu imaginer qu'elle possédait une telle répartie ! Ainsi, elle me rappelait une leçon que je connaissais depuis toujours à Reiver : il ne faut jamais se fier à l'apparence. L'habitante du dôme semblait, à première vue, vive, gentille et innocente, mais visiblement, elle possédait une répartie à faire pâlir les plus grands maîtres en la matière. J'aurais donné cher pour la voir face à certains miliciens. Face à elle, la brunette ne se démonta pas, continuant son plaidoyer sans se troubler. Cependant, elle semblait commencer à s'emmêler les pinceaux dans une histoire qui avait de moins en moins de sens, se contredisant a propos de sa famille, à propos de ce qui l'attendait dehors. Bref, c'était de moins en moins compréhensible et elle commençait à m'agacer. Je comprenais qu'elle était effrayée, angoissée, qu'elle voulait juste sortir indemne d'Helion dans les minutes qui suivaient. Mais jamais je n'avais failli à ma mission. Jamais je n'avais laissé un natif partir. Parce que c'était ce qu'on me demandait. Les ordres étaient les ordres. Ils prévalaient sur le reste. Depuis toujours et à jamais. La blonde ouvrit de nouveau la bouche pour remettre la brune à sa place, usant des mêmes armes que la native quelques minutes plus tôt. Le sarcasme était quelque chose que j'appréciais énormément mais il était assez mal manié par la plupart des gens. Cependant, la jeune femme face à moi n'entrait pas dans cette catégorie et pour ça, elle avait déjà une légère parcelle de respect qui lui était réservé. J'observais les deux jeunes femmes, tenant toujours la fuyarde fermement. On pouvait m'y prendre une fois, mais pas deux.

Je tentais d'apercevoir la secrétaire à qui j'avais demandé une fiche de rapport, mais cette dernière ne semblait pas revenir tandis que mon accompagnatrice reprenait la parole. Et intérieurement, je ne pouvais qu'acquiescer. C'était le jeu. Fin de partie pour elle. Elle avait été attrapée et c'était malheureux. Mais dans chaque affrontement, il fallait un gagnant et un perdant. Peut-être que durant ses années d'errance dans les terres désolées, elle s'en était toujours sortie. Mais la roue finissait toujours par tourner. Tout comme un jour, je passerais dans le camp des perdants. Alors je profitais de chacune de mes victoires. Chacune de mes réussites , tentant de me préparer à chaque éventualité, chaque situation pouvant se présenter à moi. Et bientôt, le silence retomba entre nous trois. Visiblement, elle avait réussi à la faire taire. Notre petite troupe resta ainsi quelques minutes avant que le claquement des talons hauts contre le carrelage se fasse de nouveau entendre. Et bientôt, l'on pût voir la secrétaire de l'unité d'admission qui se dirigeait vers nous, quelques papiers à la main. Elle déposa la feuille devant nous, nous demandant d'une voix lasse si nous connaissions la procédure, ce à quoi je répondis par un hochement de tête. J'étais milicien depuis plus de dix ans bientôt. Et bien que remplir des formulaires d'incident n'était pas ma première tâche, cela m'était arrivé plus d'une fois. Du moins c'était arrivé plusieurs fois que la secrétaire les remplissent pour moi. Je ne savais que très peu lire et écrire. Le strict minimum pour déchiffrer des cartes et les ordres de missions. Cependant, lire et écrire restaient des épreuves pour moi, quelque chose de compliqué qu'il valait mieux que je fasse au calme. Autant dire que les conditions actuelles étaient loin d'être optimales. Je jetais un œil à la blonde et l'interrogeais "-Tu pourrais me le remplir s'il te plait ?". J'espérais qu'elle acquiescerais sans poser de questions. Je n'avais pas forcément honte de mes difficultés, je n'avais juste pas envie de parler ou de m'expliquer. Je sentis la native commencer à se tortiller contre moi et resserrais ma prise ce qu'elle n'apprécia visiblement pas. En représailles, elle m'écrasa le pied et mes poings commençaient à me démanger. Néanmoins je me retins de faire quoi que ce soit, sachant d'expériences que les scientifiques d'Helion n'aimaient pas récupérer des natifs en mauvais état.

J'échangeais un regard mauvais avec la brune. Elle ne m'appréciait pas et ça commençait à être parfaitement réciproque. Je sentais ce besoin de frapper quelque chose qui bouillonner au fond de moi. Et ça allait finir par être elle si elle ne se calmait pas. J'étais fatigué, j'avais juste besoin de repos, ce n'était pas vraiment le jour pour me venir me chercher des noises. Je reportais mon regard sur la blonde et me souvenais à l'instant du contenu de ces fiches. Je déclarais "-Pour la partie transfert, écris simplement que le voyage de Reiver à Helion s'est fait sans dommage.". Je l'observais faire, regardant le stylo courir sur le papier. J'étais légèrement impressionné par sa dextérité je devais bien l'avouer. J'aimais regarder quelqu'un écrire, mais ça personne ne le savait. Je trouvais ça beau, envoutant. Un peu mystérieux aussi. C'était un savoir que je maîtrisais mal alors voir des maîtres en la matière me semblait toujours très impressionnant. J'aimais cette idée d'un savoir transmis entre ceux qui savent. Les intellectuels dont je ne faisais pas parti (ce qui me convenait par ailleurs). La native continuait de tenter de s'enfuir et je finis par lui bloquer le bras, de telle manière à ce qu'elle ne puisse plus bouger sans se le briser, et continuais d'observer la blonde écrire.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Jeu 30 Nov 2017 - 18:56

Je crois qu'elle s'appelait Cori

Il semblait surpris, surpris que je parle aussi bien, disons que j'ai une telle répartie, mais je le fais quand j'en ai envie, je peux être très docile quand le besoin s'en fait sentir, mais je sais aussi ne pas mâcher mes mots quand il s'agit d'avoir à faire à des personnes comme cette brune qui pourtant, je semblais pas se départir de son intégrité. Elle continuait à défendre son bout de gras mais visiblement, ce qu'elle disait avait de moins en moins de sens, vis à vis de sa famille. Je n'avais pas tout entendu venant de sa part, mais en quelques instants, elle disait tout et son contraire, à croire que l'air du dôme lui donnait un air d'incohérence, ce qui me fit sourire. Elle avait peut être lutté grandement avant de se faire avoir, elle fatiguait clairement, elle n'en pouvait plus, comme le soldat à ces côtés mais ce n'est pas tout à fait la même chose. Enfin, je n'allais pas m'occuper de son cas, j'allais bien la laisser agir comme elle le désirait, du moins, comme elle devait le faire à présent. Je n'avais aucun rôle à jouer avec elle, j'étais simplement là pour une déposition, comme quoi elle avait voulu s'échapper et que je l'avais interceptée juste à temps. Sans moi, elle ne serait pas allé bien loi quoiqu'il en soit, sauf si elle avait plus de ressources que je ne l'imaginais, mais je ne saurais dire. A part tenter de faire la maligne et de se contredire, elle ne semblait pas si douer que cela après tout. Notre joute verbale était drôle, enfin, moi ça me faisait sourire, et j'usais d'un peu de sarcasme comme pour la saupoudrer un peu lui donnant plus de saveur au final, pour le spectateur que nous avions devant nous deux, et peut être si quelqu'un regardait les caméras de sécurité et qu'il nous observait, je ne saurais dire. En tout cas, j'avais réussi à la faire taire pour le bien de nos oreilles. Elle n'avait plus d'argument pour me contrer, peut être avait-elle compris que ça ne servait à rien que la partie de liberté était terminée pour elle, avant que ne commence une nouvelle partie, avec des règles bien différentes cette fois-ci. Je ne les connaissais pas, et je n'avais pas envie de les connaître quoiqu'il en soit. Je pourrais les trouver sans doute en fouillant dans mes archives, mais je n'avais pas encore envie de jouer à ce jeu dangereux, peut être plus tard cela dit, qui sait ce que l'avenir nous réserve. Peut être que dans quelques temps, je serais à la place de cette jeune femme, mais ça n'était pas le cas, fort heureusement. J'avais mon rôle de rouage à jouer quoiqu'il en soit. Après quelques minutes d'attente, la secrétaire revint vers nous trois. Il fallait donc remplir un formulaire que je ne connaissais pas spécialement puisque ce n'est pas mon rôle de le remplir, mais le milicien semblait ne pas vouloir lâcher sa proie qui lui avait déjà échappée une fois, alors j'allais le faire pour nous deux. Je regardais donc ce qu'il y avait à remplir, pour voir si cela semblait compliqué ou non. Cela ne l'était pas vraiment, alors je remplissais les blancs pour que ce soit tout bon. Il me dit que pour la partie transfert, il fallait mettre que tout s'était bien passé, jusqu'à ici, en gros. Je mis quelques minutes à remplir ce qu'il fallait. Il ne manquait presque rien. Un nom et une signature, celle du milicien.

" Il ne manquera que ton prénom. Désolé, on a pas vraiment eu le temps de faire les présentations. Moi, c'est Riviera Martins, je suis archiviste dans le coin. J'ai signé pour ma part, donc il ne te reste plus qu'à compléter ton nom et à apposer ta signature. "


Rien de très compliqué en soit. Je ne savais pas s'il avait besoin de quelques choses d'autres à vrai dire, mais ça n'avait pas d'importance. S'il voulait faire plus amples connaissances, peut être que nous pourrions nous retrouver après la fin du transfert de la jeune brune, comme il le désirait, sinon, cette rencontre touchait pratiquement à sa fin.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Lun 18 Déc 2017 - 12:16


Cependant, mon petit moment de fascination fût rapidement terminé quelques minutes plus tard. Visiblement il ne manquait plus que mon nom et ma signature. Entre temps un homme de haute stature et un autre en blouse blanche nous avaient rejoints. Je savais qu'ils venaient pour l'emmener et elle l'avait compris aussi visiblement au vu de son agitation qui reprenait. J'échangeais un regard avec le colosse et ce dernier vint rapidement me libérer de la sauvageonne. Maintenant cette fille ne me concernait plus en rien. Elle était désormais l'affaire d'Helion, Reiver avait fini sa part de travail. J'attrapais rapidement le stylo et apposais au bas du document mon nom et ma signature d'une main assurée. J'avais rarement la possibilité d'écrire hormis pour les documents et les cartes. En conséquence, je maîtrisais les noms de lieux et mon nom. C'était peu, mais c'était bien assez quand on occupait des fonctions comme les miennes. Je n'avais pas besoin de plus. Je rendis à la secrétaire le papier et cette dernière s'éloigna tout comme le trio. J'ignorais où ils l'emmenaient. Ca m'avais fait bizarre les premières fois de voir cette scène. Je finis pas me retourner vers la blondinette dont je connaissais désormais le prénom. Riviera. Cela sonnait assez mélodieux, presque innocent, un peu comme sa personne au premier abord. Néanmoins, je ne pensais pas me tromper en disant qu'innocente, elle ne l'était pas forcément. Je finis par répondre "-Ast Febvre, milicien à Reiver. Merci encore.". Je me sentais un étrange besoin de me justifier vis-à-vis d'elle. Un citoyen n'aurait jamais dû avoir à faire cela, arrêter une fugitive. Pas si j'avais été un peu plus attentif et un peu moins prompte dans mon envie d'en finir avec cette affaire. Ce genre de choses ne m'était quasiment jamais arrivé en dix ans de bons et loyaux services. Autant dire que c'était extrêmement gênant. "-Cela ne serait jamais arrivé en temps normal. Je suis désolé.".

Je m'apprêtais à la saluer et à repartir chez moi (enfin !) lorsque mon ventre se mit à gargouiller de façon peu élégante. Je grimaçais en m'apercevant que je n'avais pas mangé depuis ce matin et nous étions en fin d'après-midi. Il m'était déjà arrivé de manger à Helion après une mission, juste avant de repartir à Reiver, mais j'étais toujours en compagnie d'un supérieur. Je n'étais pas sûr de savoir me retrouver dans l'immense labyrinthe qu'était le dôme et ensuite, il faudrait que j'ose demander (ce que je n'aime pas faire. Je hais l'idée d'être redevable à qui que ce soit. Peut-être que c'est aussi pour cela que ça m'agace autant que Riviera ai eu à arrêter la fugitive). Je finis par glisser un regard en biais à la blonde et me décidais à demander. J'allais déjà faire le chemin de nuit, en étant épuisé, je n'avais pas intérêt à gaspiller mes provisions en plus "-Tu connaîtrais un endroit où je pourrais éventuellement manger ?". En partant du principe que mon accréditation me laisse passer ce qui était déjà bien moins sûr. Mais quelle autre option avais-je ? Ce que je m'apprêtais à faire n'était déjà pas bien malin. Autant mettre toutes les chances de mon côté, tout en sachant que je n'avais pas encore décidé de mourir aujourd'hui. J'avais tenu jusqu'ici, ce n'était pas pour abandonner Reiver maintenant. Je me doutais n'être qu'un maillon facilement remplaçable. Mais pour moi, l'avant-poste était très important. Et mourir maintenant, que ce soit volontairement ou non, ressemblait bien trop à une trahison à mes yeux. Et mourir en mission, je connaissais bien trop à mon goût. Le visage de Marlon hantait encore mes nuits les plus sombres, les nuits d'insomnies où je me demandais ce qu'il était devenu. Où je ressentais l'envie de faire la peau aux lâches qui n'avaient même pas ramener sa dépouille. Je le savais pourtant que c'était les règles. Mais j'avais parfois du mal à l'accepter. Sans jamais rien en dire. Je finis par me recentrer sur le moment présent, attendant la réponse de Riviera.
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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Mer 20 Déc 2017 - 16:30

Je crois qu'elle s'appelait Cori

J'avais donc rempli le formulaire, il ne manquait plus que son matricule à lui, que je ne connaissais donc pas. C'est vrai que dans la cohue, nous n'avions pas vraiment pris le temps de nous présenter, mais cela allait être chose faite à présent. Je ne savais pas ce qu'elle allait devenir, mais nul doute que ce formulaire n'aiderait pas à ce qu'elle soit mieux traitée, mais cela n'avait pas d'importance pour moi, pas vraiment, même si au fond, j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe pour eux, une fois dans le coin. Je pourrais sans doute trouver cela dans les archives, il devait y en avoir tout un tas à ce sujet, même si je doutais y avoir véritablement accès au fond. Cela ne me regardait pas, pas encore, mais un jour prochain, cela me touchera véritablement, je le sais mieux que personne. Si Hélion était le lieu où j'avais toujours vécu, le dôme ignorait ma véritable nature. Je ne le criais pas à tout bout de champs, je ne le disais à personne, personne ne le savait, si ce n'est moi, et peut être d'autres personnes dans un futur plus ou moins proche. Oui, je sais, dis comme ça c'est un peu abstrait, mais je ne peux pas tout vous dire, vous le saurez en temps et en heures, croyez moi. Et cela risque de ne pas être une partie de plaisir. La jeune femme commençait de nouveau à s'agiter alors qu'elle avait bien compris ce qui allait se passer pour elle. Un homme assez costaud et en blouse blanche pris donc le relais d'Ast Febvre; puisque c'était le nom de ce milicien. Nous n'étions plus que tous les deux désormais, enfin presque. Il me remerciait mais finalement, je n'avais pas fait grand chose pour lui, elle m'avait plus foncée dessus que je ne l'avais arrêté, mais il faut croire que les vieux réflexes que mon père avait pu m'enseigner au départ étaient encore là. C'est un militaire, comme Ast au fond, enfin, c'était un militaire, il ne l'est plus à présent, mais il m'a jugé trop frêle, trop douce pour que je devienne une milicienne. Alors, il s'est renseigné parmi ces connaissances sur ce qui pourrait me convenir, et c'est là que je suis arrivée aux archives. Je ne sais pas s'il l'a fait exprès ou pas mais si au départ, j'ai détesté, maintenant, j'y suis comme un poisson dans l'eau. En tout cas, le jeune homme s'excusa auprès de moi, me disant que cela n'aurait jamais dû se produire. Je lui souriais, il n'avait pas à s'en faire pour si peu. J'espérais en tout cas, qu'il n'aurait rien, pas de blâme pour quelques mètres parcourus par une fugitive qu'il était sensé tenir en laisse pour ainsi dire.

" Enchantée Ast. Ne t'en fais pas pour ça, ce n'est pas comme si elle m'avait blessée ou quoique ce soit. Un peu d'inattention arrive à tout le monde. "

Même si en théorie, ça ne devrait jamais être le cas. Mais bon, c'est compliqué d'être aux aguets en permanence. Même moi, aux archives je devais faire preuve d'attention, car parfois, il y a certains dossiers qui ont été laissés ouverts, ou qui ont été consulté récemment, par quelqu'un qui n'était pas sensé le faire. C'est une surveillance de tous les instants ou presque. En tout était de cause, notre rencontre semblait se terminer là. Je ne voyais pas ce que je pourrais faire de plus pour lui, n'est ce pas ? Mais son ventre fit un drôle de bruit, assez peu discret qui me fit sourire. Visiblement, il avait faim. Alors, pour cela, il n'y avait pas trente six solutions, je n'en voyais que deux. Vu son statut, il pouvait se rendre à la caserne, vu l'heure, le réfectoire de la caserne pourrait l'accueillir. S'il voulait faire connaissance, je pouvais l'accompagner évidemment, mais s'il le désirait, il pouvait passer un instant chez moi, je pouvais lui préparer un repas, au niveau deux là où je logeais. Il aurait à passer plus de contrôles, mais sans doute que cela ne poserait pas de soucis pour passer quelques heures. Je souriais lorsqu'il me demanda alors là où il pourrait se restaurer. Il semblait un peu gêner.

" Et bien, j'allais rentrer chez moi pour manger un bout justement. Si ça te dit, tu peux être mon invité pour la soirée ? Je ne sais pas quel est ton niveau d'accréditation, mais après un ou deux contrôles, je pense que ça ne posera pas de soucis pour que tu puisses te rendre chez moi au niveau deux. "

Cette option me semblait être la plus simple pour moi, mais peut être qu'il ne voudrait pas me gêner d'avantage après m'avoir fait peur un peu de temps dans la zone transitoire. Si cela ne lui plaisait pas, je pourrais lui parler de la caserne qu'il devait en théorie mieux connaître que moi.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Jeu 15 Fév 2018 - 23:59


Je l'écoutais attentivement lorsqu'elle me répondit qu'elle allait rentrer chez elle pour manger et que, si j'en avais l'envie, je pouvais très bien être son invité pour quelques heures. Il fallait bien le reconnaitre, sa proposition était plus que tentante. Mais était-elle réellement raisonnable ? C'était une autre paire de manches. Je savais très bien que je n'aurais rien à lui dire et que nous allions passer une soirée extrêmement gênante. Et si je n'en avais, pour ma part, pas grand-chose à faire, je n'avais pas non plus envie de la déranger. Je le savais, ma compagnie n'était pas forcément des plus plaisantes, et si ceux de Reiver en avaient l'habitude et qu'ils n'avaient, de toute manière, pas le choix, si Marlon ou Djebann étaient parvenus à m'apprécier autrefois, ils se comptaient sur les doigts d'une main ceux qui recherchaient ma compagnie. Du moins pour Djebann, les choses étaient bien plus compliquées que ça et il m'avait fallu de nombreuses années pour découvrir que l'amitié que je dédiais toute entière à mon compagnon d'enfance n'était pas réciproque. Je forçais mon esprit à changer de direction pour ne pas repenser à tout cela. Ce qui avait été fait ne pouvait être défait et je n'avais pas revu Djebann depuis de longues années. Je m'obligeais à me reconcentrer sur la petite blonde, mon esprit de nouveau envahi par sa proposition. Je rêvais d'un repas que je n'absorberais pas juste par devoir, pour survivre, de la bonne cuisine que la caserne ne m'offrirait pas. J'y avais déjà mangé à quelques reprises et si j'étais incapable de m'orienter dans le dôme pour la retrouver, j'étais parfaitement en mesure de vous conter cette impression de manger mes chaussures à chaque fois que je dînais là-bas. Même si Reiver n'était pas vraiment mieux culinairement parlant après tout.

Je n'avais pas envie de la déranger. Je me fichais allégrement de gêner par ma présence les autres miliciens : je vivais avec depuis des années et j'avais ma place à Reiver. En revanche une civile... C'était autre chose. Il y avait toujours eu cette distinction très importante sous mon crâne, distinction qu'on m'avait enseigné il y a si longtemps que je ne m'en souvenais même pas. Cette distinction tenait en quatre classes : miliciens / civils / autorités / cibles et j'avais un comportement différent et immuable selon qui se trouvait face à moi. Depuis toujours, on m'avait répété de ne pas me mélanger aux civils, de n'avoir que mon boulot, ma mission, Reiver en tête. Je devais seulement les protéger et rien de plus. Pourtant, elle ne m'aurait pas proposé de venir manger chez elle si cette idée l'avait dérangé non ? Mes valeurs me criaient de refuser, mon ventre me priait d'accepter. Et pour une fois, ce qui ne m'était arrivé que quelques rares fois dans ma vie, se déroula une nouvelle fois "-D'accord, merci.". Je venais d'accepter sans que mon esprit ait son mot à dire, ce qui était quasiment exceptionnel. Immédiatement, j'en ressentis une grande terreur, très enfantine, que je masquais par habitude, sans même y penser, sous cette expression froide et impassible, si habituelle à mon visage que je pensais parfois que ce dernier avait fini par être figé ainsi. Cette terreur, je savais très bien d'où elle venait. Premièrement, que quelqu'un apprenne ce que je venais d'accepter et qui était, selon moi, un manquement à mes devoirs. Cette vieille peur de la punition, de la sentence, de décevoir. Décevoir qui ? Ce n'était plus mon père à qui j'avais peur de ne pas plaire. Non. Maintenant c'était à Marko. Je tenais à lui, du moins je le pensais, je n'avais pas envie qu'il me méjuge. Et deuxièmement, j'avais peur de perdre le contrôle. Réfléchir avant d'agir. Dans certaines situations, en mission notamment, l'inverse était nécessaire, mais je m'étais toujours satisfait du contrôle que je parvenais à avoir sur mes pensées, mes émotions, mes paroles, mes expressions... Tout ce qui émanait de moi faisait l'objet d'un contrôle permanent. Garder cette faculté me paraissait important, vivre sans elle reviendrait à me jeter dans le vide sans filet, vivre dans une fosse de lions sans armes dès que je sortirais en mission et ce n'était absolument pas dans mes projets. Néanmoins, maintenant que j'avais accepté, je me voyais mal revenir en arrière. Alors, je regardais la blondinette devant moi et déclarais simplement "-Je te suis.". Plus vite on y serait, plus vite je repartirais en direction de l'avant-poste. Je ne me le cachais pas (à quoi bon ?) j'avais hâte de rentrer. Même si ça signifiait sûrement repartir dans les heures qui suivaient.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Ven 16 Fév 2018 - 15:43

Je crois qu'elle s'appelait Cori

L'avoir comme invité ne me dérangeait pas le moins du monde, mais je ne voulais pas le mettre mal à l'aise, au contraire, s'il préférait rentré chez lui, enfin du côté de Reiver, il pouvait, je ne le prendrais pas mal. Il était tout à fait libre de faire le choix qui lui convenait le mieux, rentrer immédiatement, ou dans une heure ou un peu plus évidemment. Peut être qu'il avait beaucoup à faire là-bas, c'était même une certitude, alors il ne dirait pas non à quelques heures de repos, tout du moins de répit par rapport à ce qui se passe quotidiennement, et si jamais il a des remontrances, j'en prendrais l'entière responsabilité, même si le choix lui revenait complètement. Et il sembla malgré tout réfléchir à cette proposition durant quelques instants, quelques secondes, et il fut surpris de la réponse qu'il apporta lui-même à ma proposition, je pouvais le lire sur son visage, comme si son estomac avait été plus prompt que son esprit. J'en souriais légèrement, car il allait pouvoir manger quelques choses de plus raffiné qu'à son habitude, du moins, je le pensais de la sorte. Je ne suis pas la plus grand cuisinière du monde, non, cela se saurait sinon, mais j'ai pu lire quelques recettes dans nos archives, des recettes que l'ont peut toujours faire à notre époque même si certaines sont impossibles à reproduire, car il manque certains aliments. Mais on s'arrange, on substitue ce qui n'est plus par autres choses de sensiblement équivalent et le tour est joué. S'il avait accepté, il semblait pourtant intérieurement hésité, il s'était presque comme figé avant de me dire qu'il me suivait.

" Allons-y alors. "

Et bizarrement, je me demandais ce que nous allions nous dire, ce que nous allions faire en dehors de simplement manger un bon petit plat, car Ast ne semblait pas être quelqu'un qui parlait beaucoup, sans doute par habitude. Il faut dire qu'il avait été formaté très tôt pour certaines situations mais celle-ci ne semblait pas faire partie de son programme, du moins, je le pensais, en tout cas, il n'en avait pas l'habitude, pas du tout. Mais ce n'était pas un problème, car j'avais bien l'intention de faire un peu connaissance avec lui même si je n'allais pas me montrer trop intrusive non plus. Nous marchions donc pour le moment en silence en direction de mes appartements du niveau deux. Le premier contrôle s'effectua alors entre le niveau zéro et le niveau un. Après quelques instants, la formalité pour faire les vérifications, il put accéder au niveau supérieur. Puis ce fut la même chose pour passer du niveau un au niveau deux avant d'arriver dans mon appartement où j'étais seule. Il n'était pas très grand, car la place qui était réservée, n'était que pour deux, et j'étais seule, alors proportionnellement parlant, je n'avais pas à me plaindre. Si jamais, je me trouve un compagnon, ou une compagne, je ferais tout ce qu'il faut pour qu'il ou elle puisse venir vivre ici avec moi, car mine de rien ces appartements sont assez confortables. Je ne savais pas si Ast avait déjà pu venir dans un de ces appartements, mais cela allait être une première question, simple mais qui pourrait en dire plus qu'on ne le pense à son sujet.

" Voilà, on est chez moi. Tu as déjà eu l'occasion de rentrer dans un des appartements du niveau deux avant aujourd'hui ? "

Peut être que oui, peut être que non, j'allais bientôt le voir quoiqu'il arrive. J'enlevais mes chaussures pour me mettre pieds nus, j'avais l'habitude de faire cela ici, sans doute qu'il suivra mon exemple mais même s'il garde ces chaussures, ce ne sera pas un problème pour moi, je n'ai que rarement des invités, surtout des personnes comme lui, mais cela me faisait plaisir. Je regardais ce que j'avais en nourriture, et je préparais déjà mentalement ce que j'allais faire.

" Je t'offre quelques choses à boire ? "

La variété n'était pas très importante, mais j'avais un peu de choix, de l'eau bien entendu, un peu de vin également, et j'avais du sirop de fruits pour agrémenter l'eau s'il le désirait. Je ne savais pas ce qu'ils pouvaient à Reiver, de l'eau tout simplement, pas plus à priori.


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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Dim 18 Mar 2018 - 16:18


Comme prévu, je la suivais à travers ces couloirs labyrinthiques, continuant à me fustiger mentalement tout en tentant de me souvenir du chemin qu'elle empruntait afin de pouvoir revenir dans la zone transitoire après notre repas. De là-bas, je saurais m'en sortir pour m'extirper du dôme et retrouver Reiver. Le dôme avait toujours eu cet étrange pouvoir sur moi : je savais que le rôle de l'avant-poste était de protéger Hélion, et pourtant les lieux me plongeaient dans un profond malaise. Il me semblait que les règles qui régissaient l'endroit m'étaient incompréhensibles et inaccessibles. A Reiver tout était simple, pour moi du moins. Je te laisse tranquille et tu ne viens pas me chercher des noises en retour. En revanche, si tu me cherches, tu me trouves et ne viens pas te plaindre derrière. Mais ici... C'était bien plus compliqué. J'avais pu voir les gens interagir entre eux lors de mes quelques visites pour différentes missions et je dois bien reconnaître que je ne comprenais pas. Néanmoins, cette incompréhension n'était pas nouvelle pour moi. Il en était souvent de même à Reiver, non quand j'interragisais avec les autres, mais plutôt quand ils discutaient ensemble... Et Asher ? N'en parlons pas. Cet homme m'était déjà très inaccessible à l'époque où l'on travaillait ensemble, néanmoins j'appréciais partager mes missions avec lui. Il était un homme de confiance, sérieux et je savais que ses extravagances n'influençaient jamais le bon déroulement d'un plan. Mais désormais ? Ses actions n'avaient plus aucun sens à mes yeux, ses réactions envers moi étaient comme une carte sans indications : incompréhensible, et si j'avais essayer pendant une petite semaine de me faire des nœuds au cerveau pour comprendre mon collègue, j'avais rapidement abandonné l'affaire. Et pourtant, ça serait mentir que de nombreux questionnements à son propos ne revenaient pas me hanter de façon régulière.

Je me pliais au premier contrôle avec une certaine raideur. On me déposséda de mon arme en m'indiquant que je la reprendrais en redescendant et j'eus soudain l'impression d'être un nourrisson sans défense. Me retrouver dans des lieux inconnus sans rien d'autre pour me protéger que mes capacités au corps-à-corps n'était pas pour me rassurer. Néanmoins je n'en laissais rien paraître. Après tout, je n'étais pas trop mauvais pour me défendre directement face à un ennemi. En tout cas, j'étais plus doué qu'avec une arme à feu face à laquelle mes vieilles terreurs d'enfant ressurgissaient, mais j'étais loin d'être aussi bon qu'avec une arme blanche. Je passais le deuxième contrôle sans me faire déposséder de quoi que ce soit cette fois-ci et continuais à suivre la jeune femme. D'ailleurs ma résolution de tenter de mémoriser les couloirs empruntés était maintenant tombée à l'eau. Mon cerveau commençait vraiment à fatiguer et il était déjà hors-service pour ce genre d'exercice de mémoire. Enfin, nous pénétrantes dans son appartement et comme simple preuve de mon grand étonnement, un de mes sourcils se souleva. Pourtant j'étais quelque peu impressionné, je devais bien l'admettre. J'avais déjà eu l’occasion de voir la caserne d'Helion, cependant cette dernière était très similaire aux blocs de l'avant-poste. Et même les blocs des gradés supérieurs comme les officiers et les sergents étaient loin d'être aussi lumineux et confortables. D'ailleurs, mon étonnement dû se percevoir car elle m'interrogea et je répondis avec le minimum syndical qui m'était habituel "-Non.". Puis je me souvins qu'elle m'avait invité chez elle, que j'avais fait la bêtise d'accepter et que je pouvais au moins essayer de passer pour quelqu'un de poli. Devant un milicien, je n'en aurais rien eu à faire... Mais une nouvelle fois il s'agissait d'une civile "-Je n'ai jamais visité quoi que ce soit ici.". Hormis la caserne et la zone transitoire, mais cela me semblait être une évidence. Je la vis rapidement retirer ses chaussures, cependant j'étais loin de me sentir assez à l'aise pour en faire de même. Je me contentais de retirer ma veste, la gardant sous le bras, mon sac à dos étant resté à l'entrée du dôme comme toujours... Je savais que c'était la règle et que sans règlement, n'importe quelle institution s’effondrerait (raison pour laquelle le camp de Calist aurait dû être rayé de la carte depuis longtemps), mais celle-ci m'énervait profondément chaque fois que je mettais un pied à Helion. Je finis par la suivre dans sa cuisine et en entrant dans cette dernière, j'entendis sa question. "-Un verre d'eau s'il te plait.". Je n'avais jamais bu autre chose. La possibilité s'était parfois présentée mais ça ne m'intéressais pas plus que ça. La gêne avait prit place dans mon esprit bien que je n'en montrais rien. Ma veste toujours sous le bras, je l'interrogeais "-Je peux aider ?". Plus vite on aurait mangé, plus vite je pourrais partir, bon sang j'étais stupide d'avoir accepté.
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 Sujet: Re: Je crois qu'elle s'appelait Cori [PV : Riviera]   Ven 6 Avr 2018 - 18:15

Je crois qu'elle s'appelait Cori

Il me suivait donc jusqu'à mon appartement même si au fond, il n'avait pas trop le choix maintenant qu'il avait répondu par la positive, n'est ce pas ? S'il ne se souvenait pas du chemin, ce ne serait pas un problème, je pourrais le ramener jusqu'ici bien entendu, enfin, s'il me disait ouvertement qu'il ne se souvenait plus du chemin inverse chose qui ne m'étonnerait pas vraiment à vrai dire. Ast n'était pas la personne la plus bavarde que j'avais pu croiser à Hélion, mais j'en faisais mon affaire, pour qu'il se mette un peu plus à parler. C'est toujours bon d'avoir des relations un peu partout, même à Reiver. Il pourrait un jour me sortir d'un mauvais pas, on ne sait jamais après tout, n'est ce pas ? Bien entendu, ce pas n'était pas encore arrivé, peut être qu'il n'arriverait jamais mais avoir un petit point d'encrage à Reiver était pour moi quelques choses d'appréciable. Il n'était pas obligé d'accepter mon offre, il aurait pu repartir là-bas, mais presque à sa surprise, il avait accepté. Cela m'avait fait sourire mais ça n'avait pas d'importance, il allait pouvoir se changer un peu les idées après tout, il verrait autres choses que son paysage habituel. Il ne semblait pas avoir apprécié d'être dépossédé de son arme lors du premier contrôle, mais c'est la routine puisqu'il est mon invité et donc pas en service proprement dit pour m'escorter jusqu'à mes appartements. Il semblait soucieux, je ne sais pas à quoi il pouvait penser, peut être qu'il était en train de se faire des films à propos de moi, je ne saurais dire, mais ça m'amusait légèrement, car peut être je me faisais des films moi à propos de ce qu'il pouvait penser de moi justement. C'était une simple invitation, nous aurions pu nous rendre ailleurs pour manger, il aurait pu simplement retourner à Reiver ou faire un détour par la caserne où j'aurais pu l'accompagner s'il l'avait voulu. Mais nous allions chez moi et nous venions d'arriver. Il semblait un peu surpris, arquant un sourcil alors ma question se posait. Est ce qu'il avait déjà visiter ce coin là du dôme ? Et sa réponse fut brève, un simple non m'indiquant qu'il allait être difficile de tenir une véritable conversation avec le milicien. Je ferrais un effort pour faire la conversation, je lui parlerais un peu de moi, de mon père aussi puisqu'ils sont collègues, mon père étant instructeur à la caserne. Peut être qu'il le connait, peut être que c'est lui qui lui a appris ce qu'il sait ? Je ne sais pas, mon père ne me parle jamais de ces recrues, enfin ancienne recrue en l'occurrence pour Ast puisqu'il était un milicien accompli. Mais ce dernier me dit une petite chose en plus, comme quoi il n'avait jamais visité d'appartements au niveau 2, puisque visiblement, c'était la première fois qu'il mettait un pied autant en hauteur dans le dôme. Il avait enlevé sa veste mais il la gardait sous le bras comme si elle allait se volatiliser. Il me suivit alors dans la cuisine me répondant qu'il voulait juste un verre d'eau que je lui faisais donc aussitôt. Il n'était clairement pas à l'aise du tout ce qui me faisait sourire. Il me demanda alors s'il pouvait aider, mais ce ne serait pas la peine.

" Tu peux poser ta veste sur une chaise si tu veux. Je te sens tendu, tu n'es pas à l'aise ici, je me trompe ? C'est pas Reiver, c'est sûr, mais profite un peu. Si tu veux, dans le salon, j'ai un fauteuil massant, je suis sûre que tu dirais pas non à un petit massage, comme ça, moi, je prépare le repas tranquillement, ça te va ? Au moins tu te reposes un peu et tu n'es pas obligé de tenir la conversation pour le moment. "

J'étais franche avec lui sans non plus trop manquer de tact. Je voyais bien qu'il n'était pas du tout dans son élément, alors vu qu'il ne devait que rarement se reposer à Reiver, je lui proposais le fauteuil massant du salon. Il devait en avoir besoin même si je n'étais pas certaine qu'il accepte, comme si cela était trop pour lui, ou quelques choses comme ça? Pourtant ici, il n'avait pas à avoir peur de quoique ce soit, il pouvait se détendre, se laisser aller, se reposer un peu, mais peut être n'en avait-il plus l'habitude à force de rester en permanence sur le qui-vive.


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