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 Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.

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 Sujet: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 8 Nov 2017 - 21:21



My heart is gold and my hands are cold
CAELYNE FAWKES & NORI RAIKONEN


I'D RATHER BE A LOVER THAN A FIGHTER, 'CAUSE I'VE BEEN FIGHTING ALL MY LIFE. NEVER FELT A FEELING OF COMFORT. ALL THIS TIME I'VE BEEN HIDING AND I NEVER HAD SOMEONE TO CALL ME OWN. LOVE LEFT ME ALONE BUT I'M AT ONE WITH SILENCE. I'M IN NEED OF A SAVIOR, BUT I'M NOT ASKING FOR FAVORS. MY WHOLE LIFE, I'VE FELT LIKE A BURDEN. I THINK TO MUCH AND I HATE IT. I'M SO USED TO BEING IN THE WRONG, I'M TIRED OF CARING ; LOVING NEVER GAVE ME A HOME, SO I'LL SIT HERE IN THE SILENCE
Au cours de ses expéditions précédentes – il lui était arrivé d’accompagner des éclaireurs en mission – Nori avait trouvé un vieux MP3. Depuis qu’il l’avait, il avait du mal à s’en séparer, et dès qu’il en avait l’occasion, il l’allumait pour écouter un peu de musique. Il aimait bien cela. Les éclaireurs lui ont toujours dit que ça ne servait à rien, mais lui, ça lui apportait un petit quelque chose qui lui manquait d’habitude dans sa vie.

Toujours est-il que ça fait plusieurs jours qu’il est en cellule, allongé dans un lit bien moins confortable que le sien et sa petite dose de musique a fini par lui manquer. Il a alors sorti l’objet sacré de sa poche. Après quoi il a mis les écouteurs dans ses oreilles et a allumé l’appareil. Le son commence à défiler, à résonner dans ses oreilles, lui mettant du baume au corps. Il fredonne légèrement, rien que pour lui, ses yeux bleus dans le vague, plus que d’habitude, du moins. L’air de la chanson est un peu triste, mélancolique, alors que pourtant, la musique est plutôt électronique, ce qui est assez paradoxal. Dans tous les cas, le jeune homme l’aime bien.

Nori s’ennuie. Nori est tout seul. Mais il est content, il est beaucoup mieux quand il est tout seul. Des fois, le peuple de la forêt lui manque. Il a envie de partir à leur recherche, mais il a peur de partir tout seul. Et si on ne le reconnaissait pas ? S’ils étaient tous morts ? Son omoplate lui gratte. Sa marque, plus précisément, le démange. Des fois, il pourrait s’arracher la peau juste pour enlever cette sensation de démangeaison. Contrairement à beaucoup de gens, il n’a pas cherché à recouvrir cette trace de son passé ; elle est l’origine de sa haine, le sens de sa colère. Peu de gens l’ont vu. Il n’est pas certain que Caelyne l’ait vu ; elle ne lui a jamais posé la question, elle ne lui en a jamais parlé.

Pendant ces quelques jours, on ne peut pas dire qu’il avait vraiment réfléchi au pourquoi du comment il s’est retrouvé en cellule pendant une semaine. Aussi, il s’en fichait un peu, si ce n’était pas lui qui venait chercher les autres, c’est les autres qui viennent le chercher. A croire qu’il est un aimant à problèmes, et selon certains, ce ne serait pas très étonnant. Du coup, il avait pensé à d’autres choses. Aussi, Liesel était venu le voir et lui avait apporté un tee-shirt propre, un de ceux qu’il avait probablement déchiré et qu’elle a recousu. Ah, la seule chose à laquelle il avait pensé, c’était Caelyne. Il était un peu triste que leur relation soit comme ça, au fond. Mais il ne veut pas parler de ses problèmes, de son état d’esprit, de son histoire. Elle ne le prendrait pas au sérieux, lèverait peut-être les yeux au ciel, lui sortirait une tirade cinglante. Ça lui ferait de la peine. Alors il repousse plus ou moins les gens, comme ça il n’a pas besoin d’avoir mal.

Des fois, Nori se pose des questions : il se demande s’il ressemble plus à sa mère ou plus à son père, sans jamais obtenir de réponses. Personne ne peut lui répondre ici. Il est l’un des nombreux orphelins de Steros après tout. Il a encore un père, certes, mais il décidé de le renier. Si son père l’aimait vraiment, il n’aurait jamais fait ça.

Et parfois, c’est trop lourd pour Nori. Il aimerait tout plaquer, partir en courant – mais pour aller où ? faire tomber le masque, pleurer un bon coup – mais pour quoi faire ? pousser une gueulante – mais pareil, pour quoi faire ? Tout un tas de choses, mais qui ne trouvent aucun sens aux yeux du brun. Alors il ne fait rien, et il attend, peut-être, qu’une opportunité se présente.

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Jeu 9 Nov 2017 - 2:12


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Caelyne errait, pensive, dans les rues de Steros. Pensive, vis-à-vis de tout et de rien.  Surtout de tout, encore plus de rien. Tant de pensées hantaient son esprit, tant de réflexions dont elle se serait bien passée, finalement. Certes, c’était son lot quotidien de devoir gérer les milles et un problème liés à l’organisation des protecteurs, mais au bout d’un moment, elle saturait. Et c’était le cas aujourd’hui, à un point où elle avait juste, durant une de ses réunions avec ses hommes, envoyé paître la totalité de son assemblée, dont chaque membre semblait avoir décidé de la contredire en ce jour. Quels que soient les solutions qu’elle leur avait proposé, chacun des membres de la réunion avaient accordé un contre-exemple ou une opposition, maintenant des arguments qui bizarrement n’étaient jamais apparus lors de l’énonciation première du problème. Enonciation qui avait bien évidemment eu lieu lors d’une précédente réunion. Problèmes sur lesquels Caelyne avait planché des heures, durant et hors ses horaires de travail pour proposer des solutions adéquates… Qui ne l’étaient finalement pas selon les égos de chacun. Alors, par énervement, elle les avait envoyé se faire voir ailleurs, leur déclarant tout de go que s’ils n’étaient pas capables de donner l’entièreté des informations nécessaires à la résolution d’un problème du premier coup, alors ils n’avaient en aucun cas à faire partie d’un groupe aussi important que celui qu’était le leur, à savoir ces putains de protecteurs de Steros. Elle était donc sortie en claquant la porte, les laissant littéralement dans leurs emmerdes et avait décidé d’aller faire un tour dans le campement.

Voilà donc où elle se trouvait, laissant ses propres pas la mener où bon leur semblait. Elle divaguait ci et là, cherchant ou non la compagnie des autres, hésitant à rentrer dans les salles communes, hésitant à aller finir son propre repas qu’elle avait à peine entamé pour au final renoncer, et se remettre à divaguer. Décidément, ces derniers jours partaient à vau-l’eau, que ce soit au niveau de ses hommes autant au niveau personnel. Elle n’avait été que rarement aussi perturbée. Quelque chose qu’elle ne parvenait absolument pas à saisir l’empêchait de dormir, l’empêchait d’honorer ses repas comme elle le devait et l’empêchait aussi de faire son travail correctement, visiblement. Tout l’énervait au plus haut point, tout la fatiguait, tout lui semblait exagéré. Comme si autre chose, qu’elle ne parvenait pas à définir, primait inconsciemment sur tout le reste. Peut-être était-ce en lien avec ce que lui avait dit Nori, quelques jours plus tôt, lors de leur entretien pour l’une de ses énièmes bagarres. Caelyne n’avait clairement pas digéré les dernières phrases qu’il lui avait balancé, n’acceptant toujours pas le fait qu’elle soit fautive de quoi que soit – même si c’était aussi le cas –.

Dans tous les cas, si c’était en lien, la rationalité de la jeune femme n’avait jamais voulu le reconnaître. Son inconscient, lui, en revanche, devait bien se douter que quelque chose n’allait pas, puisqu’au fur et à mesure de ses longues minutes de déambulation distraite, ses propres pas la menèrent devant la porte même du bloc de cellules de Steros. Elle ne réalisa pas où elle était avant qu’elle eut passé la porte du bloc, malgré les deux protecteurs en faction devant celle-ci. La porte se referma dans un lourd fracas bien trop bruyant pour ne pas être remarqué des personnes retenues prisonnières dans ces geôles. Des ? Non. De la. Parce qu’au moment où la lieutenante avait inconsciemment passé la porte du bloc de cellules,   il n’y avait qu’une seule personne enfermée à Steros. Et cette personne était… Nori. La jeune femme, donc, réalisa où elle était seulement au lourd écho de la porte qui se refermait. Elle se pétrifia soudainement, comme incertaine de sa situation. Elle resta sans bouger pendant quelques longues secondes avant de se décider à avancer dans le couloir desservant les cellules. Elle passa rapidement devant la plupart, avant de s’arrêter devant la dernière.

Là, elle s’arrêta encore quelques secondes. Devait-elle entrer ? Avait-elle vraiment envie de se confronter de nouveau, si tôt à Nori ? Sa tête lui disait non, son instinct lui, scandait le « Bien évidemment ! ». Son cœur, lui, n’en savait trop rien. Depuis qu’il avait été malmené par la personne se trouvant derrière la porte close de ce mitard, il ne voulait pas trop s’y confronter. Caelyne poussa un soupir. Visiblement, il y avait une forme d’abcès en elle qu’il lui était nécessaire de percer. Elle sortit ses propres clés de sa veste et ouvrit la porte de la cellule, doucement. Elle entra tout aussi discrètement et aperçu le jeune homme, yeux dans le vague – comme s’il pouvait en être autrement– , allongé sur sa couchette, les écouteurs de son MP3 sur les oreilles. Il ne l’avait visiblement pas entendue. Elle ferma doucement la porte derrière elle et se dirigea vers la couchette. Elle s’assit aux côtés de celle-ci, à même le sol. Pendant de longues secondes, elle observa celui qu’elle avait considéré pendant longtemps comme son meilleur ami. Comme quelque chose de plus lors d’une seule et unique soirée, même. Mais ça, ça n’avait duré qu’un soir, donc ça ne comptait pas, n’est-ce pas ? Finalement, elle inspira profondément et, ne bougeant pas de place, elle dirigea sa main pour enlever l’écouteur de l’oreille qui était la plus proche d’elle.

Dans un geste inexplicable pour elle à cet instant T, sans doute mû par son désir de ne pas commencer cette discussion par une dispute –ou plutôt dans un relent de souvenir de la nuit précédemment citée, mais ça, elle ne l’admettrait jamais–, Caelyne enleva donc l’écouteur, tout en laissant l’un –et un seul– de ses doigts caresser doucement la joue du jeune homme. Geste qu’elle accompagna d’une phrase, pour éviter, du mois l’espérait-elle, une sur-réaction de surprise.

« C’est moi, Nori. J’aimerais te parler. »

La voix de la jeune fille avait été douce et neutre, sans animosité –pour une fois depuis des années sans doute – envers lui. Elle ne voulait vraiment, vraiment pas entamer cette discussion qui la rendait déjà mal à l’aise de base sur de mauvaises paroles. Et elle espéra que ce premier abord envers son – ancien ? – ami fut bien prit comme tel.
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 0:24



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¬Il sent une présence près de lui mais son imagination lui joue peut-être des tours ? Mais non, un doigt vient se poser contre sa joue, retirant un des écouteurs qu’il a dans les oreilles dans une caresse.

— C’est moi, Nori. J’aimerais te parler.

Il reconnait immédiatement la voix de Caelyne. Sa voix est douce, contrairement à d’habitude. Ah, ça faisait si longtemps. Mais en même temps, ça lui paraît si étrange, il n’a plus l’habitude. Ceci dit, il sent de la retenue dans ce geste. Pendant un instant, le jeune est partagé entre la gentillesse et le sarcasme. Finalement, il reste silencieux alors qu’il se redresse, enlève son deuxième écouteur, éteint le petit appareil et vient s’asseoir à côté de Caelyne, si près que leurs épaules se touchent. Il fait claquer sa langue, comme si Cae avait fait quelque chose de répréhensible (mais en fait, il utilise son sonar), la fixe un long moment, assez longtemps pour agacer la jeune femme peut-être, puis déclare, le plus naturellement du monde :

— Je préférais quand tu avais les cheveux courts.

Merci Nori, ça n’avait aucun rapport. Enfin, c’était certes l’époque où ils se parlaient encore sans se cracher dessus (et encore), au moins ce n’est pas quelque chose de méchant, cette fois, c’est même plutôt gentil, vu que Nori dit qu’il aime quelque chose chez Caelyne et ça n’arrive pas souvent et puis… J’aimerais te parler. Nori est pris d’une angoisse soudaine. Est-ce que Cae va l’éloigner d’elle encore plus ? Nori serre les dents à cette idée, fronce les sourcils, inquiet. Puis il déglutit et murmure :

— Je t’écoute. De quoi tu veux parler ?

Intérieurement, le jeune homme aiguise déjà ses griffes pour mieux blesser. Cependant, il paraît très posé. Oh non, il ne veut pas savoir, finalement. Il a peur que cette conversation prenne une tournure désagréable. Encore. Nori joue alors avec ses doigts, son cerveau tournant à cent à l’heure.

Caelyne est peut-être la seule qui prenne le temps de vraiment lui parler. Peut-être que Nori a ouvert les yeux, qu’il s’est rendu compte qu’il s’était sûrement comporté comme un con avec cette fille. Il se rend compte aussi, que tout ce qu’il essaye de garder pour lui devient peut-être lourd à porter, que ça commence à le bouffer, comme s’il allait devenir fou, à moins qu’il le fût déjà devenu. Être seul lui remettait tellement les idées en place, mais ça ne durait jamais. C’est comme s’il venait d’une autre dimension. L’aveugle est tenté de tout lui raconter. Il était déjà parti loin dans son questionnement, et ne semblait pas écouter la jeune femme, mais il était prêt à le faire, dans tous les cas. Peut-être qu’une fois qu’il aura entendu ce qu’elle a à dire, son optique changera radicalement, mais l’objectif est bien de parler, non ?


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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 1:19


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Attente… Attente d’une réaction. Le cœur de Caelyne battait la chamade. Elle sentit, au bout de quelques secondes, un mouvement, et jeta un coup d’œil vers Nori. Il s’était redressé et s’était assis à côté d’elle. Leurs épaules se touchaient et la jeune femme, à ce contact, sentit un frisson lui parcourir l’échine. Un frisson de quoi ? De malaise ? Non. D’énervement ? Non plus. Elle était incapable de savoir d’où provenait ce frisson, ni ce qu’il représentait. Peut-être était-ce là un relent de sentiment enfoui. Peut-être, oui. En attendant une quelconque réponse du jeune homme, la lieutenante retint son souffle. Dieu, que cette situation la stressait. Inhabituellement, d’ailleurs. Il était très rare que la jeune femme soit submergée par des émotions… Parce qu’elle en ressentait rarement. Elle entendit un claquement de langue provenant du protecteur. Celui-ci semblait désapprobateur, et la jeune fille sentit son corps se crisper. Comment avait-elle pu imaginer que venir trouver Nori, la fleur au fusil, faisant comme si tout allait bien, allait marcher à un moment donné ? Elle ferma son visage quelques seconde… Pour y afficher une expression surprise à la première prise de parole du jeune homme.

— Je préférais quand tu avais les cheveux courts.

La jeune femme tourna son visage vers son ancien ami. Voilà qui avait de quoi la surprendre, comme type de remarque. Surtout que la dernière fois qu’elle avait eu les cheveux courts c’était… Grosso-merdo pendant la période de la fameuse nuit. Elle avait décidé de les laisser pousser juste après que leur relation ait commencé à sérieusement se dégrader. La remarque du jeune homme la déstabilisa tellement que la jeune femme, même si elle aurait voulu répondre quelque chose, en fut incapable. Elle se contenta de rougir, saisissant une de ses propres mèches dans sa main droite. Pas une seule seconde elle ne se demanda comment il avait fait pour deviner sa longueur de cheveux. Caelyne savait que parfois, Nori devinait – semblait voir ? – des éléments physiques de son environnement. Sans qu’elle ne se l’explique. Mais elle n’y prêtait plus attention depuis un moment. Elle acceptait ce fait, c’était tout. Soudainement, Cae sentit le jeune homme se raidir à ses côtés, alors que jusque-là, il semblait plutôt détendu. Cela ne manqua pas de la surprendre. Elle se raidit à son tour. Avait-elle fait un geste répréhensible ? Avait-il deviné son rougissement et s’apprêtait-il à se foutre d’elle comme il l’avait fait quelques années plus tôt, la blessant indéniablement ? Elle serra les dents, attendant la suite.


— Je t’écoute. De quoi tu veux parler ?

Ah, ben oui. Evidemment. Ce qu’elle pouvait être cruche, parfois. Elle était venue, comme une fleur, lui balancer un « Il faut qu’on parle », synonyme même de « Y’a un problème ». A quoi s’attendait-elle ? Qu’il ne soit pas tendu à cette entrée en matière ? Bien évidemment qu’il devait l’être. Autant que la jeune femme qui sentit son corps se tendre à son tour. Malheureux réflexe de ces dernières années, son corps et son esprit se mettaient mécaniquement en mode « auto-défense » lorsqu’elle s’apprêtait à avoir un quelconque dialogue avec Nori. Elle s’attendait trop à son sarcasme et sa méchanceté pour que cela n’ait pas influencé ses réflexes inconscients. En réalisant sa propre posture sensiblement défensive, la jeune fille se redressa puis inspira à fond avant d’expirer doucement, tentant de se calmer. Non. Elle ne devait pas s’énerver, ni tendre encore plus Nori. Elle était venue pour crever un abcès, et ce n’était pas en se mettant en colère contre lui que cet abcès se percerait et elle le savait très bien.

« Je… »

La jeune femme laissa sa phrase en suspension le temps de reprendre une grande inspiration.

« Je voulais qu’on discute de toi. Et de moi. De pourquoi on en est arrivés là. »

Bon, au moins, le contexte était lancé. La jeune femme, tendue et rendue d’autant plus nerveuse par la proximité du corps de Nori, se leva, commençant à faire les cent pas. Son esprit s’affolait. Un peu trop. Et la confusion commençait à y régner.  Elle marcha quelques secondes et s’arrêta pour faire face à Nori, debout. Mais pas agressive.

« Je voulais savoir pourquoi tu crois que je ne vois que tes mauvais côtés. »

Elle se rapprocha sensiblement pour finalement se rassoir à nouveau, tremblant à cause du stress – et peut-être à cause des déclarations qui pourraient arriver.

« Parce qu’évidemment que tu as des bons et de beaux côtés aussi. C’est juste que… »

Elle n’arriva pas à terminer sa phrase. Elle se sentit nulle. Elle inspira à nouveau. Expira longuement. Tenta de se calmer pendant qu’une pensée très précise traversait son esprit embrouillé : On se manque tous les deux, hein ? Bien évidemment, c’était resté dans sa tête, cette pensée… Non ?
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 2:30



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Caelyne ne réagit pas quand le jeune homme parle de ses cheveux. Peut-être que ça lui importe peu, au final. Ce moment semble particulier. Peut-être parce qu’il paraît un peu hors du temps, un peu surréaliste.

— Je voulais qu’on discute de toi. Le sang de Nori était prêt à ne faire qu’un tour, mais elle semble ne pas avoir fini : Et de moi. De pourquoi on en est arrivés là.

Elle s’éloigne de lui. Nori est un peu triste qu’elle mette cette distance. Il la sent s’agiter, mais ne daigne pas essayer de la suivre du regard. Le sien reste dans le vide, pensif.

— Je voulais savoir pourquoi tu crois que je ne vois que tes mauvais côtés.


Elle finit par se rasseoir. Nori reste silencieux un moment, pour se donner contenance peut-être. Il réfléchit un moment, avant qu’elle ne reprenne :

— Parce qu’évidemment que tu as des bons et de beaux côtés aussi. C’est juste que…  
— C’est juste que ?

Nori veut savoir. Il n’y a pas d’agacement particulier dans sa voix, un peu peut-être, mais on sent bien qu’il l’a plus ou moins ravalé en le disant. Le jeune homme cherche ses mots. Il cherche une manière détournée de dire ce qu’il a sur le cœur. Ça lui coûte trop de dire clairement ce qu’il pense. Il paraît presque désemparé de se retrouver devant le fait accompli. Pourquoi il fallait qu’elle lui donne autant envie de lâcher le morceau ? Ce silence devient insupportable. Il finit par souffler, calmement :

— Parce que tu ne me parles plus comme avant.

Et j’ai l’impression que tu me détestes, mais moi j’ai besoin de toi, parce que je n’ai que toi. Et ça fait si mal. Je me sens seul contre le monde entier. Seul. Toujours seul. Encore et toujours. Abandonné, encore une fois. Caelyne ne se rend pas compte du calvaire qu’il vit, qu'il se fait subir. Il se force à taire son passé qui le traumatise, et se voit confronté à ce même traumatisme quotidiennement : l’abandon. Celui de ses parents, celui de sa tribu, celui des gens de Steros et enfin, celui de Caelyne. Nori fait comme si rien ne l’atteignait en se cachant derrière son sarcasme, mais là, il ne peut tout simplement pas se comporter comme il le fait d’habitude. Il n’y arrive pas. C’est au-dessus de ses forces. Nori se sent un peu piégé : s’il pouvait s’enfuir, il le ferait, mais en isolement, ce n’est pas comme s’il pouvait aller où que ce soit.

— Et... C’est comme si j’étais livré à moi-même, encore.

Pour ne pas dire abandonné. Cette fois, c’est lui qui se lève. Nori s’applique à tourner le dos à Caelyne. Il n’arrive plus à respirer alors qu’il essaye de ravaler ses sanglots et ses larmes. S’il avait pu faire un tour dehors respirer de l’air frais, ç’aurait été peut-être beaucoup plus facile. Il est trop fier pour se mettre à nu comme ça. Il ne doit pas, c’est ce qu’il s’intime à lui-même. Mais c’est beaucoup trop dur. Il contient les larmes, coûte que coûte, jusqu’à que son crâne devienne douloureux. Ne me regarde pas.

— Mais je l’ai probablement mérité, lance-t-il dans un sarcasme amer. Pas contre Caelyne mais contre lui-même.

Est-il un monstre ? Il se dit même qu’au final, c’est peut-être lui qui a laissé tomber les autres. Qu’il s’est laissé tomber lui-même.

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 3:15


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— C’est juste que ?

La jeune femme reprit ses esprits. Relevant la tête, se rappelant soudainement où elle était alors que son esprit semblait s’être détaché de tout pendant quelques secondes, elle regarda Nori. Elle essaya de lui répondre du tac au tac, mais les mots se bloquèrent dans sa gorge. Cae entrouvrit les lèvres, expirant doucement, cherchant comment lui dire. Comment lui dire à quel point il lui manquait, à quel point elle aimerait que tout redevienne comme avant, qu’ils retrouvent leur complicité, leur amitié. Elle aurait voulu lui dire immédiatement qu’elle voulait revoir son sourire. Retrouver cette expression si douce sur son visage qu’il arborait parfois, quand ils n’étaient que tous les deux. Le revoir comme… Empli de bonheur. Mais non. Elle ne pu pas lui répondre ça. Du moins, pas dans l’instant. Le désespoir noua la gorge de la jeune femme. Après tout, c’était peut-être bien parce qu’elle était incapable de parler de ses sentiments qu’ils s’étaient tant éloignés. Peut-être était-ce vraiment sa faute à elle, et à elle seule finalement. Et la réponse de Nori ne fit que confirmer cette culpabilité.

— Parce que tu ne me parles plus comme avant.

C’était donc ça. C’était donc bien de sa faute. La lieutenante sentit une boule étrange lui serrer la gorge, elle eut l’impression qu’un trop-plein de quelque chose en elle allait surgir d’un instant à l’autre. Il avait raison. Elle avait sûrement baissé les bras bien trop vite lorsque le caractère du jeune homme s’était empiré. Elle l’avait rejeté, finalement. Oui, c’était le mot. Elle l’avait rejeté. Des regrets, sincères et imposants, s’imposèrent dans l’esprit de la jeune femme, qui sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle regrette son attitude, elle regrette leur passé. Elle se sent coupable et misérable de sa propre inhumanité. Cae baissa les yeux, se masquant la bouche avec une de ses mains pour réprimer un sanglot, lorsque Nori s’exprima à nouveau.

— Et... C’est comme si j’étais livré à moi-même, encore.

La jeune femme frissonna. Elle ne saisissait pas vraiment ce qu’il avait voulu dire par le « encore », mais elle connaissait la sensation d’être livré à soi-même. Même si elle, elle l’avait choisie, ce qui changeait plutôt radicalement les choses quand au vécu de chacun. Mais elle détestait la solitude, et sa peur la plus profonde étant l’abandon, elle savait de manière viscérale ce qu’être livré à soi-même incluait. La lieutenante redressa son visage, enlevant sa main de sa bouche, le regardant se lever lui faire dos. Elle sentit que le jeune homme était crispé et le regard de la jeune femme s’attardit sur son dos. Il semblait… Trembler. Comme s’il réprimait des sanglots. A cette pensée, le cœur de Cae sembla s’effriter. Elle ne voulait pas… Elle n’avait jamais voulu le faire souffrir. Et se rendre compte qu’il souffrait ainsi de cette situation la heurta au plus haut point.

— Mais je l’ai probablement mérité…

La dernière phrase avait été prononcée avec un certain sarcasme, mais la jeune femme – trop habituée à entendre du sarcasme envers elle – comprit aussitôt qu’il s’adressait plutôt à lui-même. Caelyne se leva soudainement, presque violemment. La colère se lisait sur son visage. Mais ce n’était pas une colère agressive, celle qui contient les reproches et le poison, non. C’était une colère de détresse. Elle ne voulait pas qu’il souffre. Il ne le méritait pas. Elle refusait qu’il pense ça de lui-même. Alors, la jeune femme s’approcha à grand pas du jeune homme, passa rapidement devant lui, le saisit par le col et le plaqua au mur de la cellule.

«« ARRÊTE. NE DIS PAS N’IMPORTE QUOI. TU N’AS JAMAIS RIEN MERITE DE MAUVAIS. JAMAIS. »»

La voix de la jeune femme était tremblante et forte. On pouvait y sentir la tristesse et la consternation que ressentait la jeune femme. Elle criait presque. Elle voulait qu’il la sente – à défaut de la voir –. Qu’il sente sa détermination à lui dire de ne pas être si dur avec lui-même, mais aussi sa tristesse de le voir comme ça. La jeune femme reprit ses esprits après quelques secondes de face à face. Sans s’en rendre compte, des larmes avaient commencé à couler sur son visage. Elle le relâcha et recula de trois pas.

« Nori. » Elle marqua une pause. « Tu es l’une des meilleures personne que j’ai jamais rencontré.»

Elle recula encore un peu pour finalement s’asseoir à nouveau sur le lit. Là, elle mit la tête entre ses bras et, la voix brisée, s’excusa enfin pour le mal qu’elle lui avait fait.

« Je suis désolée. Désolée pour le mal que je t’ai fait. Je n’ai jamais voulu… Te laisser tomber. Je ne… » Elle réprima un sanglot. « « Je t’ai toujours… Aimé, d’un sens, tu sais. »

Elle se rapprocha sensiblement pour finalement se rassoir à nouveau, tremblant à cause du stress – et peut-être à cause des déclarations qui pourraient arriver.

D’un sens, oui. Par amitié, ça, c’était certain, en tout cas. La jeune fille releva la tête et attendit la réaction de Nori. Comme elle comprendrait s’il l’envoyait chier. Comme elle comprendrait.
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 4:34



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Le jeune homme n’a pas de réponse à sa question. C’est un peu comme une flèche tirée en plein cœur. Dans ses dires, le but n’était pas de remettre toute la faute sur Caelyne, mais de lui dire comme il se sent, et pourquoi. Il sait bien qu’il n’est pas blanc comme neige, il essaye d’avoir conscience de son caractère de merde. Mais d’un autre côté, il avait l’impression de vivre un combat entre lui et le reste du monde. Le brun ne se rend pas compte qu’il l’a mise en colère. Et il ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle se mette en colère.
Nori est si désarçonné par l’entrain de la jeune femme. Il ne s’attend à la voir mettre autant de force dans son geste, et se laisse surprendre par la dureté du mur, le faisant perdre son souffle.

— ARRÊTE. NE DIS PAS N’IMPORTE QUOI. TU N’AS JAMAIS RIEN MÉRITÉ DE MAUVAIS. JAMAIS.

— ET POURTANT ! hurle-t-il en retour. J’AI JAMAIS CONNU MA MÈRE, HÉLION M’A REJETTÉ DE SES MURS, MON PÈRE M’A LAISSÉ DANS LE DÉSERT POUR ALLER VIVRE LÀ-BAS, J’AI JAMAIS RETROUVÉ MA TRIBU ET LES TROIS-QUART DES GENS DE STEROS ME DÉTESTENT MÊME TOI T’ES PARTIE ! JE L’AI PEUT-ÊTRE PAS MÉRITÉ MAIS… Il s’arrête un instant, puis reprend, sans crier, cette fois. C’est quand même arrivé, tout ça… Alors, si tu dois revenir, ne pars plus, s’il te plait…

Ça lui avait échappé tellement facilement. Le pire dans tout ça, c’est que Nori aura toujours besoin de quelqu’un, il ne pourra jamais être totalement indépendant même avec son sonar. Dans les terres sauvages, il ne survivrait pas bien longtemps, même s’il fait tout pour paraître fort et indépendant, il a besoin de Steros, mais aussi de sa seule véritable amie. En revanche, les autres n’auront pas toujours besoin de lui. C’était peut-être un coup de poignard pour la lieutenante, mais c’était sorti tout seul, véritable cri du cœur. Nori regarde Caelyne, les yeux écarquillés par sa propre révélation. Et en même temps, les larmes roulaient en cascade sur ses joues. Mais ça lui faisait du bien de la savoir aussi proche de lui.

— Pardon. Je voulais pas te crier dessus. Et je voulais pas le dire comme ça… Pas comme si… T’en avais rajouté une couche…


Elle relâche la pression sur son tee-shirt, mais alors qu’elle essaye de s’éloigner, il la retient près de lui.

— Nori. Elle marque une pause : tu es l’une des meilleures personnes que j’ai jamais rencontré.

Le jeune homme ne sait pas trop quoi répondre. Les larmes coulent un peu plus sur ces joues ; ça lui fait beaucoup trop plaisir. C’est un peu trop d’émotions pour lui, même. Il la serre dans ses bras alors qu’elle essaye de s’éloigner. Il la serre fort contre lui. Nori a du mal à utiliser les mots pour s’exprimer, alors il utilise des moyens non verbaux pour communiquer, juste pour dire « moi aussi », des expressions dérivées pour le dire sans utiliser ses mots là. D’une voix brisée, elle se lamente :

— Je suis désolée. Désolée pour le mal que je t’ai fait. Je n’ai jamais voulu… Te laisser tomber. Je ne… Je t’ai toujours… aimé, d’un sens, tu sais.
— C’est aussi de ma faute… Je ne peux pas t’en vouloir… Tu comptes beaucoup trop pour moi.
(Il pousse les cheveux de Caelyne sur son épaule opposée, pour éviter de les mouiller davantage :) Voilà… Sinon tu pourras te faire un shampooing. Et arrête de pleurer !

La poêle qui se font du poêlon, évidemment. Mais ça le fait un peu rire, le coup du shampooing. Sur ce, il passe sa main sans grande délicatesse pour essuyer les yeux de Caelyne, mais ça lui ressemble, n’est-ce pas. Il finit par la relâcher, ça devenait un peu trop niais pour lui.

— Bon. On va vomir des papillons là. Voilà.


Il sourit un peu, relativement soulagé mais aussi épuisé. Après un moment de silence :

— Tu penses qu’on pourrait aller prendre un peu l’air pour se rafraichir les idées et pour parler dans un coin tranquille ? Enfin, si tu as envie. J’en ai pas tout à fait fini avec les secrets, pour être honnête…

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 15:06


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«« ARRÊTE. NE DIS PAS N’IMPORTE QUOI. TU N’AS JAMAIS RIEN MERITE DE MAUVAIS. JAMAIS. »»

Le cri du cœur, le cri de l’âme. Elle ne voulait pas qu’il souffre, elle ne voulait pas qu’il pense qu’il avait mérité cet isolement, mérité la propre faiblesse de la jeune femme envers lui. Elle ne voulait pas, non. Elle l’avait plaqué contre le mur, mettant dans ce geste toute sa rage, toute sa colère envers elle-même et tout son désespoir de voir Nori en si grand mal-être. Ses yeux bleus étaient plongés dans ceux du jeune homme. Il ne la voyait pas, mais devait forcément ressentir tout ce qu’elle ressentait. Soudain, le jeune homme répliqua, surprenant la jeune femme.

— ET POURTANT !  J’AI JAMAIS CONNU MA MÈRE, HÉLION M’A REJETTÉ DE SES MURS, MON PÈRE M’A LAISSÉ DANS LE DÉSERT POUR ALLER VIVRE LÀ-BAS, J’AI JAMAIS RETROUVÉ MA TRIBU ET LES TROIS-QUART DES GENS DE STEROS ME DÉTESTENT MÊME TOI T’ES PARTIE ! JE L’AI PEUT-ÊTRE PAS MÉRITÉ MAIS…

Cette révélation laissa la jeune femme pantoise. Jamais, au grand jamais elle n’aurait imaginé que le jeune homme avait vécu de telles choses. Il avait été… Abandonné par son propre père. Il avait même été abandonné par tout le monde… Quelle horreur. Le cœur de la lieutenante se serra de chagrin, pour lui. D’un coup, elle vit les choses sous un angle totalement différent. Elle comprit mieux ses réactions, sa fermeture aux autres, son armure. Comment pouvait-on avoir confiance en d’autres personne quand tout le monde vous a abandonné ? Comment aurait-il pu être le même que dans leur jeunesse lorsqu’il l’avait vue s’éloigner de lui ? Caelyne comprenait mieux. Et se sentit d’autant plus coupable. Horriblement coupable.

—  C’est quand même arrivé, tout ça… Alors, si tu dois revenir, ne pars plus, s’il te plait…

Cae tenait toujours le col du jeune homme, mais elle sentit sa poigne faiblir. Les yeux écarquillés, elle fixait le jeune homme, le regard troublé. Son expression s’était adoucie. Elle ne s’attendait pas à cette réaction du jeune homme. Elle ne s’attendait pas à tout ce qu’il venait de se passer, en réalité. La lieutenante avait le souffle coupé. Elle était incapable de répondre quoi que ce soit.

— Pardon. Je voulais pas te crier dessus. Et je voulais pas le dire comme ça… Pas comme si… T’en avais rajouté une couche…

Ce fut à ce moment-là que la jeune femme le lâcha. Qu’elle lui déclara qu’il était une des meilleures personnes qu’elle n’avait jamais rencontrées. Qu’elle décida d’aller s’asseoir, histoire de faire cesser ses putains de tremblements.  Mais avant qu’elle ne pu faire un pas, le jeune homme la prit soudainement dans ses bras, la serrant fort contre lui. Le cœur de la jeune femme manqua un battement. Cela faisait longtemps… Très, trop longtemps que cela n’était pas arrivé. Pendant quelques secondes, Cae ne pu faire autre chose que de rester là, les bras ballants, sous la surprise. Puis, comme si son corps se souvenait soudainement de gestes inconscients et du bien être ressenti lorsqu’elle se blottissait contre lui, elle enlaça le jeune homme de ses bras, le serrant à son tour. Cela lui fit un bien fou de ressentir la chaleur du corps de Nori contre le sien, à nouveau. Son corps, tout comme son esprit, se laissèrent soudainement aller, les larmes se mettant à couler abondamment sur ses joues. Alors, quitte à se laisser aller complètement, la jeune femme confia au jeune homme qu’elle l’avait toujours aimé, d’une certaine façon. Et elle s’excusa, en pleurs, de ce qu’elle lui avait fait, la culpabilité lui étranglant la gorge.

— C’est aussi de ma faute… Je ne peux pas t’en vouloir… Tu comptes beaucoup trop pour moi.

A ces mots, le jeune homme s’était légèrement décroché d’elle. La dernière remarque fit naître un sourire sur le visage larmoyant de la jeune femme. Beaucoup trop, oui. Tout comme lui à ses yeux. Elle ne supporterait pas de le perdre. Pas encore.

« Tout comme tu es plus cher que tout à mes yeux, Nori... Je ne partirais plus jamais. Je te le promets. »

Le jeune homme poussa les cheveux de la jeune femme afin d’éviter de les mouiller encore plus. La jeune femme apprécia fortement le geste.  

—  Voilà… Sinon tu pourras te faire un shampooing. Et arrête de pleurer !

A cette remarque, la lieutenante éclata d’un rire cristallin. Tout en hoquetant, tentant de retenir ses larmes et l’émotion qui allait avec.

« Le shampoing attendra... Et j'essaie ! »

Lorsqu’il avança sa main pour essuyer les yeux de la jeune femme, elle le laissa faire, même si il le fit sans grande délicatesse. Cela lui ressemblait bien. Ils finirent par s’éloigner, pendant que Cae finissait de s’essuyer le visage. Un sourire trônait toujours sur le visage de la jeune femme. Elle se sentait soulagée. L’abcès était enfin percé. Et ils en avaient visiblement tous les deux besoin. Elle fixa le jeune homme. Et maintenant ? Se demanda-t-elle, tandis que Nori mettait le doigt sur la niaiserie de la situation.

— Bon. On va vomir des papillons là. Voilà.

« Il vaux mieux ça que vomir de la haine, tu ne crois pas ? »

Lui répondit-elle, sans aucune animosité et avec une certaine douceur. Elle était apaisée, se sentant enfin déchargée d’un poids qui devenait vraiment trop dur à porter. Elle soupira, contente que la situation se soit désamorcée.

— Tu penses qu’on pourrait aller prendre un peu l’air pour se rafraichir les idées et pour parler dans un coin tranquille ? Enfin, si tu as envie. J’en ai pas tout à fait fini avec les secrets, pour être honnête…

La jeune femme regarda le jeune homme d’un air interrogatif. Il n’en avait pas fini avec les secrets ? Comment ça ?

« Bonne idée, oui. Je crois que nous avons bien besoin d’air frais. »

Elle ouvrit la porte de la cellule, engageant le mouvement. Elle avait soudainement décidé d’utiliser son passe-droit de lieutenante pour le faire sortir. L’un de ses hommes ne serait pas content ? Peu importait, il n’aurait qu’à oser venir lui faire part de son mécontentement. Elle sortit donc du bloc de cellules, prenant dans sa main celle de Nori pour le guider à travers le camp. Elle la serra d'ailleurs un peu plus fort qu'elle ne l'aurait voulu. Comme si elle ne voulait pas qu'il s'échappe. La jeune femme finit par trouver assez rapidement un coin tranquille pas trop loin. Un banc fait en matériel de récup’ était installé, dans un coin, totalement à l’écart de tout. Il avait été installé ici pour la vue qu’offrait cette partie du camp sur la plaine. La lieutenante décida que cet endroit était parfait. Au moins, ici, ils ne seraient pas dérangés. Elle s’assit donc et regarda Nori avec un air interrogatif.

« Ici, nous serons tranquilles. De quel autre secret voulais-tu parler ? Tu as attisé ma curiosité. »

De quoi pouvait-il bien vouloir lui parler ? Elle n’en avait absolument aucune idée…
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mer 20 Déc 2017 - 22:06



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Caelyne reste silencieuse face à ses révélations. Ce n’est pas vraiment étonnant en même temps. Sûrement n’importe qui aurait réagi de la même manière. Finalement, même Nori n’avait rien à dire sur ce qu’il lui était arrivé. Ce n’est pas comme s’il y avait vraiment quelque chose à ajouter de toute façon. Enfin, à part qu’il détestait son père et Helion et qu’il donnerait cher pour pouvoir avoir une chance de s’expliquer avec son père, et de le remettre à sa place. Il espérait peut-être plus, car la colère et la tristesse l’habite vivement encore aujourd’hui. Nori a appris à vivre avec au quotidien, mais pas plus. Mais si tout cela était aussi de la faute du jeune homme : il aurait pu choisir d’en parler, de sensibiliser les gens à ce qui lui était arrivé, mais le jeune homme s’est toujours empêché d’en parler pour éviter d’attirer la pitié, ou encore de provoquer l’intolérance chez l’autre en mode « ce qui lui est arrivé ne justifie pas tout ». Il aurait peut-être été détesté de la même façon.

— Tout comme tu es plus cher que tout à mes yeux Nori… Je ne partirais plus jamais. Je te le promets.

Ca lui réchauffe le cœur plus que tout au monde. Personne ne lui avait jamais dit ça. Personne ne lui avait jamais dit qu’il leur était cher. Nori ne s’était jamais senti important aux yeux de quelqu’un, et c’est peut-être ce dont il avait besoin : qu’une personne, le reconnaisse à sa juste valeur, qu’il ait quelqu’un sur qui s’appuyer. Nori n’ajoute rien ; parce qu’il a déjà dit lui ce qu’il pensait.

— Le shampoing attendra… Et j’essaie !

Elle rit et ça lui fait un peu plus chaud au cœur.

— Il vaut mieux ça que vomir de la haine, tu ne crois pas ?
— C’est sûr, fait-il en haussant les épaules.

Il avait repris contenance, se ressemblant davantage. Mais il restait doux avec Caelyne. Il était lui aussi soulagé. Il avait retrouvé une amie, une épaule pour pleurer mais cette fois, ils avaient posé peut-être de meilleures bases sur lesquelles s’appuyer.

— Bonne idée, oui. Je crois que nous avons bien besoin d’air frais.

Caelyne ouvre la porte de la cellule et lui prend la main, pour le guider peut-être ? Toujours est-il que le jeune homme se laisse faire, placide. Elle serre sa main très fort, mais probablement pas assez pour lui faire mal. Avec sa main libre, le jeune homme essuie ses yeux d’un revers de bras. Il n’avait pas envie de montrer cet aspect de lui aux autres.

— Ici, nous serons tranquilles. De quel autre secret voulais-tu me parler ? Tu as attisé ma curiosité.

Nori laisse une pause entre sa question et sa réponse. Il fait claquer sa langue d’un air réprobateur pour analyser encore une fois les alentours, pour s’assurer qu’il n’y a vraiment personne. C’est quelque chose qu’il fait souvent avec des variations plus ou moins réprobatrices. Souvent il s’en sert pour son sonar, mais c’est un mauvais réflexe qu’il a pris pour manifester sa désapprobation. Mais une fois qu’il a vérifié que personne n’était aux alentours, il dit doucement :

— Je dois te faire jurer de ne jamais en parler avant. Parce que si tu en parles à quelqu’un d’autre, je risque gros. Peut-être pas d’être tué, mais tu ne me reverras probablement plus jamais si quelqu’un de mal intentionné venaient à le savoir. Si tu parles de mon passé, c’est moi grave, mais je voudrais aussi que tu le gardes pour toi …

Il marque une pause pendant laquelle il s’assoit. Le brun n’avait pas manqué de repérer le banc juste devant lui pour s’asseoir au côté de la jeune femme. Nori connait les risques, même s’il déteste son père, il n’a jamais oublié ce qu’il risquait en dévoilant sa capacité à quelqu’un : l’enlèvement, il irait enfin à Helion mais ça ne se passerait certainement pas de la manière dont il l’avait imaginé…

— Je ne veux pas que les gens me prennent en pitié. Même si bon… Aujourd’hui ça ne changera plus grand-chose à mon avis…

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mar 16 Jan 2018 - 0:08


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Caelyne attendait patiemment la réponse de Nori. Le regard de la jeune femme se perdit dans le vague, tandis qu’elle digérait, d’un sens, tout ce qu’il venait de se passer. Elle n’avait pas l’habitude de tous ces étalages de sentiments, d’autant plus que tout cela était encore en grande partie étranger pour elle. Néanmoins, elle était soulagée que tout cela se soit passé d’une manière aussi positive. Elle était heureuse, non, ravie que finalement, ils aient pu renouer leurs liens d’hantant. Alors qu’elle était plongée dans ses pensées, elle entendit une nouvelle fois ces claquements de langue, que Nori faisait assez souvent. Au début, la jeune femme avait pris ceux-ci pour du mécontentement, ou même du mépris, parfois. Mais maintenant qu’il le faisait alors qu’ils s’étaient réconciliés, ils eurent le don de la surprendre. Mais pourquoi faisait-il cela à la fin ? Cae s’apprêtait à lui poser la question, mais finalement, Nori lui coupa l’herbe sous le pied, s’exprimant avant elle.

— Je dois te faire jurer de ne jamais en parler avant. Parce que si tu en parles à quelqu’un d’autre, je risque gros. Peut-être pas d’être tué, mais tu ne me reverras probablement plus jamais si quelqu’un de mal intentionné venaient à le savoir. Si tu parles de mon passé, c’est moins grave, mais je voudrais aussi que tu le gardes pour toi …

La jeune femme, bien qu’étonnée par cette introduction, posa son regard sur lui. Elle resta silencieuse le temps qu’il s’assied, puis elle posa sa main sur celle du jeune homme, un sourire apaisant sur les lèvres.

« Eh bien… Je ne sais pas ce que tu as à me dire, mais je te promets que je ne dirais rien. » Elle marque une pause. « Jamais. A personne. Tout comme pour ton passé, d’ailleurs. »

Ses yeux se détachèrent du jeune homme pour replonger dans le vague, mais sa main resta posée sur la sienne. Elle soupira, pensant à son propre passé. A cette expérience amère de la vie qu’elle-même avait choisit en quittant ses parents. A son agression. Et à ces cicatrices, hideuses, sur le corps, qu’elle montrait si peu et dont elle ne parlait pas. Son agression par la milice de Reiver n’était un secret pour personne au sein de Steros, mais peu de personne avait entendu l’histoire de la bouche de Caelyne elle-même. De son côté, elle aurait plutôt préféré l’oublier, mais elle ne pouvait lutter contre ce penchant humain qui voulait qu’une histoire, si tant est qu’elle était intéressante, se propageait comme de la poudre. C’est ce qui était arrivée à la sienne. A un moment donné, elle avait failli être oubliée, mais lorsqu’elle avait atteint le poste de lieutenante, cette foutue histoire était revenue sur toutes les lèvres, au point où Caelyne elle-même fut appelée « La Gamine Miraculée ». Vaste blague, foutus imbéciles. Cette longue digression se termina dans son esprit, mais elle n’avait duré que quelques secondes en réalité. La jeune femme se pencha sensiblement vers Nori, jusqu’à poser sa tête sur son épaule. A voix basse, elle ajouta quelques lignes à sa promesse.

« Pour ton passé non plus, je ne dirais rien. Je n’aime pas parler du miens, alors parler de celui des autres… Encore moins. »

Sur ce, elle se redressa. Après tout, ils avaient beau être rabibochés, cela ne faisait que quelques minutes et il n’avait sûrement pas envie de subir un envahissement impromptu de sa bulle privée à répétition. De plus, Caelyne le sentait tendu, pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas, mais dont elle attendait, vraisemblablement, la réponse. Ce ne fut que quand il reprit la parole que Caelyne se rendit compte que sa main, en revanche, était encore posée sur celle de Nori.

— Je ne veux pas que les gens me prennent en pitié. Même si bon… Aujourd’hui ça ne changera plus grand-chose à mon avis…

A cette remarque, Caelyne resta coite. En réalité, même si il ne semblait pas s’en rendre compte, peu de personnes au sein du campement le prenaient en pitié. Au contraire, malgré son caractère, il était plutôt estimé pour ses qualités et c’était bien grâce à celles-ci qu’il ne s’était pas encore fait viré de Steros. Et aussi le fait que bizarrement, tout le monde au sein du camp avait dû sentir à un moment donné qu’il réagissait comme ça par protection envers lui-même.

« Tu ne me fais pas pitié. Au contraire, je t'estime énormément. Et quoi que tu puisses me révéler, ça n’y changera rien. » La jeune femme s’étira. « Bon, qu’est-ce qui risque de te créer tant de problèmes ? Tu m'inquiètes un peu là.»

Autant aller droit au but. Il l’avait intriguée, et même si elle ne l’avouerait jamais, il l’inquiétait plus qu'un peu. Qu’est-ce qui pouvait bien lui arriver pour qu’il soit si pessimiste à son propre propos vis à vis de ces révélations ? Quoiqu'il en était, Caelyne se promit à elle-même que quoi qu'il lui dise, elle ferait tout pour le protéger. Toujours. Tout le temps.
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mar 16 Jan 2018 - 1:07



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Face à sa révélation, la jeune femme reste d’abord silencieuse, puis pose sa main sur la sienne une fois qu’il s’est installé à ses côtés. Nori retire sa main pour la poser par-dessus celle de la lieutenante, même s’il a du s’y reprendre à deux fois avant de réussir à la poser dessus. Il tourne la tête vers Caelyne l’air de dire « tu n’as rien vu… (et moi non plus d’ailleurs) ». D’une voix apaisante, elle acquiesce :

— Eh bien… Je ne sais pas ce que tu as à me dire, mais je te promets que je ne dirais rien. (Elle marque une pause :) Jamais. A personne. Tout comme pour ton passé, d’ailleurs.

Immédiatement, le protecteur est soulagé. Quelques secondes s’écoulent dans le silence durant lesquelles Nori apprécie la chaleur de Caelyne contre son épaule. Puis aussitôt, la jeune femme se redresse. Elle ajoute doucement :

— Pour ton passé non plus, je ne dirais rien. Je n’aime pas parler du mien, alors parler de celui des autres, encore moins.
— Merci beaucoup,
fait-il simplement.

Il est un peu déçu, au fond de lui, qu’elle se soit éloignée. Mais son naturel l’empêche d’en montrer quoi que ce soit. Et puis quand il évoque cette histoire de pitié, Caelyne a l’air un peu révoltée.

— Tu ne me fais pas pitié.
— J’ai pas dit ça !
s’indigne-t-il presque en la décoiffant doucement.
— Au contraire, je t’estime énormément. Et quoi que tu puisses me révéler, ça n’y changera rien.

Caelyne passe sa main dans ses cheveux pour se recoiffer, puis s’étire. Nori pense plutôt le contraire : que par son caractère insupportable, il ne pourrait pas attirer la pitié des gens, même s’il l’avait voulu. Et les orphelins de Steros sont nombreux, Cae en fait aussi partie aussi. Elle ne devait pas avoir un passé très glorieux. Il a bien vu les cicatrices qui devait en témoigner. Comment aurait-il pu ne pas les voir ? Il n’a pas osé poser la question, craignant qu’elle trouve cela trop indélicat. De toute façon, elle vient de le dire elle-même : elle n’aime pas en parler. Nori n’a pas envie de la mettre mal à l’aise. Il se dit qu'il est sûrement un peu égoïste, au fond. Mais bon, ce n’est pas ce qu’il veut, donc ça l’arrangeait bien, après tout.

— Bon, qu’est-ce qui risque de te créer tant de problèmes ? Tu m’inquiètes un peu là.
Tant que toi et moi, on en parle pas, je ne risque rien. Je suis né avec une capacité. Ironie du sort ou non, je suis né avec cette chose qui me permet de voir. Sans utiliser mes yeux, puisque bon, visiblement, ils ne sont pas fonctionnels. Ça s’appelle l’écholocation. Les gens pensent que j’ai une ouïe surdéveloppée. Y’a peut-être de ça, c’est vrai, mais pas seulement.


La jeune femme n’avait pas voulu tourner autour du pot, alors Nori non plus, une fois qu’il a eu la parole de la brune, il n’a plus aucune objection pour lui révéler son secret. Après tout, ils ont grandi ensemble, même s’ils n’étaient plus aussi petits.

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mar 16 Jan 2018 - 12:10


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Caelyne avait commencé à fixer le jeune homme en attente de sa réponse, avide, d’un sens, de savoir ce qu’il se passait. Mais elle n’aurait jamais pu s’attendre à ce qu’il lui avoue ce qu’il allait lui dire quelques secondes plus tard.

— Tant que toi et moi, on en parle pas, je ne risque rien. Je suis né avec une capacité. Ironie du sort ou non, je suis né avec cette chose qui me permet de voir. Sans utiliser mes yeux, puisque bon, visiblement, ils ne sont pas fonctionnels. Ça s’appelle l’écholocation. Les gens pensent que j’ai une ouïe surdéveloppée. Y’a peut-être de ça, c’est vrai, mais pas seulement.

« Quoi ? »

Sur l’instant de la révélation, la jeune fille ne pu faire le moindre mouvement, ne laissant échapper que ce mot, après lequel sa respiration s’était suspendue, à cause de la surprise. Une… Capacité… Qui lui permettait de… Voir ? Voilà qui était surprenant et inattendu. Oh, la jeune femme avait bien entendu des rumeurs sur le fait que certains survivants auraient développé ce genre de… Pouvoirs. Mais ce n’étaient que des rumeurs, des histoires racontées au coin du feu, du moins en était-elle convaincue jusque-là. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un atteint de ce genre de don auparavant, ou si c’était le cas, elle n’en avait jamais rien su. Et voilà que Nori lui annonçait qu’il en était doté.

La jeune femme inspira un grand coup, histoire de réaliser ce qu’il lui avait dit. Restant silencieuse, elle réfléchissait. Pas une seule seconde elle ne remit en doute l’aveu de son ami. Après tout, toute légende a une part de faits réels, non ? Donc pourquoi pas. Ce qui la turlupinait, en revanche, c’était le fait qu’effectivement, il valait mieux que personne n’apprenne jamais que Nori avait ce don. Elle avait entendu parler du fait que des escouades de la milice de Reiver avaient été vus en train de traquer et d’emmener des survivants de l’extérieur dieu sait où. Et elle soupçonnait maintenant le fait que cela aussi était en lien avec ces capacités. D’un côté, le lien n’était pas difficile à faire. Pour quelle autre raison Reiver emmerderait les survivants de l’extérieur ? Sûrement pas pour avoir de la main d’œuvre puisqu’ils héritaient des rebus d’Helion de toutes façons. La lieutenante réalisa donc le danger que pouvait courir le jeune homme juste en existant si quelqu’un venait à apprendre sa capacité. L’inquiétude se réinstalla dans son esprit. Mais elle réalisa également qu’il devait se sentir assez inquiet lui-même d’avoir ce pouvoir et il ne fallait peut-être pas reporter sa propre inquiétude à elle sur lui.

« Tu… Tu peux voir, donc ? De quelle manière ? En quoi cela consiste, l’ « écholocalisation » ? »

La question avait été maladroite, mais en réalité, elle ne savait pas du tout ce qu’était l’écholocalisation. Elle n’arrivait donc absolument pas à se figurer comment il pouvait arriver à voir quoi que ce soit. Cependant, rien que l’idée de savoir qu’il puisse la voir, voir, peut-être, les traits de son visage la perturbait autant que cela la réjouissait. Réalisant que jusque-là, sa réaction à la capacité de son ami avait été plutôt distante sans qu’elle ne le veuille vraiment, elle saisit à nouveau la main du jeune homme – après l’avoir lâchée pour s’étirer –, cette fois en entrelaçant ses doigts avec les siens. Elle souhaitait vraiment, par ce geste, lui montrer sa présence et son soutient sans failles. Au même moment, elle se jura de faire en sorte que ce secret de Nori ne se sache jamais. Par personne. Elle ne voulait pas que lui aussi se fasse enlever, comme d’autres avant lui selon les rumeurs, pour devenir elle ne savait quoi.

« C’est… A la fois génial et… Un peu effrayant. »  La jeune femme suspendit ses mots quelques secondes. « Cela m’étonne, me réjouit et m’inquiète tout à la fois, en fait. »

La jeune femme se rendit également compte que cet aveu expliquait énormément de choses, notamment vis-à-vis de l’attitude du jeune homme. Quand on a un pouvoir comme celui-ci, il est normal de vouloir se protéger des autres… Et peut-être, outre le passé du jeune homme, cela expliquait la raison de cette carapace qu’il s’était lui-même créé en mettant tant de distances avec les autres. Décidément, c’était la journée des révélations et explications ! Voilà que toutes ces choses allaient sensiblement changer pas mal de choses pour la lieutenante. Elle verrait sûrement d’autres de ses collègues ou habitants de Steros d’une autre manière. Allait-elle tous les soupçonner d’avoir une compétence ? Non. Elle se doutait que tout cela était plutôt rare. Mais en tout cas, il était sûr qu’elle allait se poser pas mal de questions. Cependant, s’il y avait un sujet sur lequel elle n’avait aucun doute, c’était le fait que leur relation, à tous les deux, n’allait pas changer d’un seul iota. Après tout, cette capacité ne changeait rien et expliquait plutôt des choses qu’elle avait du mal à saisir jusque-là. Elle tint donc à lui en faire part.

« Je trouve ça fantastique que tu puisses ‘’voir’’, tu sais. Et rassures-toi, cela ne changera rien entre nous. Tu restes Nori, et au contraire, cela explique certaines choses. J’ai l’impression de te voir enfin dans ton entièreté, maintenant. Avant, j’avais l’impression que beaucoup de choses m’échappaient à ton sujet. Plus maintenant. »

Elle sourit au jeune homme, avec maintenant la certitude qu’outre percevoir les changements d’attitude de la jeune femme par ses autres sens, il pouvait parfois se les représenter visuellement.
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Mar 16 Jan 2018 - 16:35

@Nori Raikonen a écrit:


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Surprise, Caelyne ne lâche rien d’autre que ce « quoi » qui glace le sang du jeune homme pendant quelques secondes, Nori fait la moue. Le protecteur n’y avait pas pensé, mais peu de gens étaient convaincus de l’existence de capacités telles que celle-ci. A vrai dire, Nori n’a jamais croisé quelqu’un avec une capacité comme lui. En fait, personne ne s’en vante. Le jeune homme ne l’a dit qu’à Caelyne. Et son papy. Mais il est mort, donc ça ne compte pas. La lieutenante finit par inspirer un grand coup, puis à nouveau, le silence. Nori fait de même, attendant une autre réaction de la part de la brune.

— Tu… Tu peux voir, donc ? De quelle manière ? En quoi cela consiste, l’écholocalisation ?
— C’est un peu compliqué, mais quand des sons sont produits, en gros, ça me permet de visualiser plus ou moins précisément mon environnement. On ne peut pas dire que je vois comme tu dois certainement voir, mais d’une manière un peu différente, je peux aussi « voir ». Mais c’est un peu compliqué de t’expliquer de quoi ça a l’air.


Pour le coup, il parle beaucoup, l’aveugle. Il n’a pas l’habitude de parler autant. Il se demande si ça lui fait aussi bizarre qu’à Caelyne. Bien qu’elle ne doit peut-être pas s’en rendre compte. La main de la jeune femme vient à nouveau se poser sur celle de Nori. Et alors qu’il croyait qu’elle allait s’en tenir là, la brune entrelace ses doigts entre les siens. Il tourne la tête vers le ciel, feignant l’indifférence.

— Je trouve ça fantastique que tu puisses ‘’voir’’, tu sais. Et rassures-toi, cela ne changera rien entre nous. Tu restes Nori, et au contraire, cela explique certaines choses. J’ai l’impression de te voir enfin dans ton entièreté, maintenant. Avant, j’avais l’impression que beaucoup de choses m’échappaient à ton sujet. Plus maintenant.
— Je n’étais pas inquiet que cela change quelque chose entre nous. Mais je suis quand même content que tu le prennes comme ça !


Nori reste un peu pantois : il ne sait pas vraiment comment répondre à tout ça, et il ne sait pas s’il doit prendre bien ou mal certaines choses qu’elle a dites. Ça lui paraît surtout maladroit. Le jeune homme finit par faire la moue à nouveau, puis s’enflamme :

— J’espère que tu ne vas pas m’enfermer à l’intérieur de Steros, au moins ? J’aime bien aller dehors donc ne me transforme pas en princesse dans sa tour ! Déjà, je ferais une très mauvaise princesse.


Cette idée amuse Nori, qui ricane tout seul de sa propre imagination. De toute façon, le protecteur n’allait jamais bien loin du campement, surtout seul ; il en faisait le tour à la rigueur. Il savait pertinemment qu’une tempête de sable suffirait pour qu’il se perde, dans la mesure où son pouvoir ne marche pas dans le brouillard et les tempêtes de sables.


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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Sam 10 Fév 2018 - 11:17


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— C’est un peu compliqué, mais quand des sons sont produits, en gros, ça me permet de visualiser plus ou moins précisément mon environnement. On ne peut pas dire que je vois comme tu dois certainement voir, mais d’une manière un peu différente, je peux aussi « voir ». Mais c’est un peu compliqué de t’expliquer de quoi ça a l’air.

Silencieuse, écoutant attentivement les explications du jeune homme, Cae hocha la tête. Elle avait du mal à concevoir comment c’était possible, ses connaissances scientifiques étant quelque peu… Archaïques. De ce fait, elle ne connaissait en rien le principe d’écholocalisation et ne pouvait s’en faire qu’une idée vague. Alors que ses doigts s’entremêlaient à ceux de Nori, elle en vint à se poser des questions. Voyait-il les couleurs ? Les formes ? Si oui, étaient-elles précises ou vagues ? Voyait-il, avec son don, lorsqu’elle souriait ? La jeune femme interrompit ses réflexions pour déclarer au jeune homme que cela ne changerait rien entre eux et qu’elle avait l’impression de le voir en entier. Ce qui était vrai. Elle avait toujours eu l’impression qu’il était entouré d’un halo de mystères qu’elle n’arrivait pas à percer. D’une carapace, si épaisse qu’il lui était impossible de percer au travers. Mais avec les deux révélations du jeune homme, cette impression avait disparue, comme par enchantement.

— Je n’étais pas inquiet que cela change quelque chose entre nous. Mais je suis quand même content que tu le prennes comme ça !

Cae hocha la tête, satisfaite de la réponse. Elle vit Nori faire la moue, ce qui agrandit son sourire. Il avait toujours cette bouille si mignonne quand il la faisait… Elle en vint à se demander s’il avait conscience de ça. Puis, réalisant qu’elle l’avait trouvé mignon, la jeune femme sentit le rouge monter à ses joues. Mignon… ? Ou plus ? Alors que la jeune femme allait entamer un entretien avec elle-même dans son esprit pour débattre du sujet, la voix du protecteur vint mettre un terme à son propre commencement d’interrogatoire.

— J’espère que tu ne vas pas m’enfermer à l’intérieur de Steros, au moins ? J’aime bien aller dehors donc ne me transforme pas en princesse dans sa tour ! Déjà, je ferais une très mauvaise princesse.

La jeune femme éclata de rire à cette phrase, resserrant la pression de ses doigts sur ceux du jeune homme. Elle rit pendant quelques secondes avant d’inspirer un grand coup pour contrôler cette euphorie soudaine. La jeune femme se tourna vers le jeune homme, tendant sa main libre pour lui effleurer la joue.

« Tu ferais peut-être une très mauvaise princesse, mais une fois que tu t’ouvres, tu fais un prince pas si mal ! »

S’exclama-t-elle, ne sachant pas tellement elle-même ce qu’elle voulait vraiment dire par cette phrase.

« Et les princes ne sont pas enfermés. Seules les demoiselles en détresse le sont. Et tu n’es ni une demoiselle, ni en détresse, que je sache ! »

Caelyne interrompit ses doigts passant sur la joue du jeune homme pour laisser retomber sa main. Ce geste de tendresse ne signifiait peut-être pas grand-chose pour le jeune homme, mais il était clairement inhabituel de la part de la jeune femme. Ce qui, d’un sens, montrait à quel point elle se sentait à nouveau proche du protecteur.

« Plus sérieusement, je ne vais sûrement pas t’enfermer à Steros. Ce serait l’équivalent de te punir pour quelque chose dont tu n’as jamais été fautif. »

La jeune femme se redressa, s’étirant légèrement le dos, sa main toujours accrochée à celle du jeune homme. Puis elle se tourna à nouveau vers lui et lui passa sa main libre dans les cheveux, les ébouriffants au passage. Telle une sœur avec un frère… Ou autre chose.

« En revanche, en sachant ça, saches que je risque de poser un œil d’autant plus attentif sur toi. Voire même, je te collerais peut-être aux basques. Pour te protéger, bien sûr. »

La dernière partie de la phrase avait été dite avec un certain humour dans la voix, bien que pas totalement dénuée de vérité. Le fait qu’il ait cette capacité et que des rumeurs courraient comme quoi des gens de l’extérieur disparaissaient sans aucune raison et soudainement ne pouvaient qu’être reliés dans son esprit et cela inquiétait beaucoup la jeune femme. Elle savait que jusque-là, il n’avait eu aucun problème. Mais si un jour, par malheur, cela devait s’apprendre, Cae n’osait imaginer ce qu’il pouvait arriver…
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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Lun 19 Fév 2018 - 1:27



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Caelyne éclate de rire face à ses paroles, serre plus ses doigts autour des siens. Puis elle inspire un grand coup. Ses doigts effleurent sa joue. Nori oublie alors totalement comment respirer. Il envisage alors sérieusement de l’embrasser. Oui, ça lui est venu comme ça, d’un coup, mais là, il en a terriblement envie. Etait-ce la joie de retrouver une amie qui lui retournait le cerveau, ou était-ce parce que tout à coup, il y avait infiniment plus entre eux ?
Puis l’aveugle revient brutalement à la réalité, à bout de souffle, un peu perdu par cet égarement aussi soudain qu’inattendu.

— Tu ferais peut-être une très mauvaise princesse, mais une fois que tu t’ouvres, tu fais un prince pas si mal ! Et les princes ne sont pas enfermés. Seules les demoiselles en détresse le sont. Et tu n’es ni une demoiselle, ni en détresse, que je sache !

Les doigts de Caelyne finissent par retrouver les doigts du brun. Ça le soulage un peu à vrai dire. Nori n’a pas l’habitude de se sentir ainsi avec quelqu’un. Il a beau être encore jeune, il se demande s’il n’est pas déjà en train de se ramollir. Il a déballé sa vie avec une facilité tellement déconcertante, il en était presque effaré. La prochaine étape c’était quoi ? Il allait dire à tout le monde qu’il faisait des choses pas bien pour le compte du Guide ? Le jeune homme se demande alors si Caelyne sait ce qu’il fait pour Aliam. Il a un peu honte, au fond. Nori sait qu’elle fait partie du mouvement, mais il ne sait pas si elle sait ce qu’il y fait précisément.

— Plus sérieusement, je ne vais sûrement pas t’enfermer à Steros. Ce serait l’équivalent de te punir pour quelque chose dont tu n’as jamais été fautif.
— C’est vrai que je n’ai pas choisi. Mais quand on y pense, les choses sont bien faîtes. J’ai beau être aveugle, j’ai reçu la capacité de voir, dans une certaine mesure.


Nori reste silencieux un moment, un peu mélancolique. Pendant ce temps, Caelyne se redresse, s’étire, les doigts toujours accrochés au sien. Puis elle ébouriffe ses cheveux, lui rendant la pareille.

— Des fois… Je me demande comment aurait été ma mère si… si elle n’était pas morte en me mettant au monde. Je me dis que tout aurait été tellement différent.

Quand il y pense, Nori ne peut pas s’empêcher de se dire que c’est un peu comme s’il l’avait tuée. Il sait très bien qu’il n’y est pour rien, et que c’est le cas pour beaucoup de femmes à l’heure actuelle, si ce n’était pas le bébé qui mourrait ou si la femme n’était pas déjà infertile dès le départ. Peut-être que son père voyait les choses comme ça, à l’époque. Au final, la femme de sa vie était morte pour qu’il puisse venir au monde. C’était cruel.

— En revanche, en sachant ça, saches que je risque de poser un œil d’autant plus attentif sur toi. Voire même, je te collerais peut-être aux basques. Pour te protéger, bien sûr.
— Je prends note,
fait-il en souriant. Je devrais peut-être retourner dans ma cellule d’ailleurs ? On va finir par croire que j’ai le droit à un traitement de faveur.


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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   Lun 18 Juin 2018 - 23:19


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— Je prends note, fait-il en souriant. Je devrais peut-être retourner dans ma cellule d’ailleurs ? On va finir par croire que j’ai le droit à un traitement de faveur.

Caelyne hocha la tête d’approbation. Effectivement, cette journée avait beau avoir été forte en émotions et en révélations, Nori était toujours en détention et à la base, elle n’était pas censée l’en avoir fait sortir, même pour ce trop court moment. Elle détacha alors ses doigts du jeune homme et se leva, non sans sentir le trouble qui avait agité pendant quelques secondes le jeune homme. Des pensées non-agréables, sûrement… Elle s’étira le dos.

« Tu as raison. Il est temps de te ramener dans ta chambre d’hôtel, princesse ! »

Déclara la jeune femme, un sourire aux lèvres, avant d’entamer le chemin du retour. Celui-ci se passa d’une manière un peu plus détendue. Ils parlèrent encore de quelques petites choses légères, jusqu’à ce qu’ils arrivent devant les cellules. Là, un silence s’installa. Cela tordait l’estomac de la jeune femme d’enfermer de nouveau le jeune homme alors qu’ils s’étaient réconciliés, mais tous deux savaient pertinemment que si elle ne le ramenait pas, elle risquait de perdre un bon nombre de crédits d’autorité auprès des habitants de Steros. Elle ouvrit donc la porte du bloc et enjoignit Nori à la précéder. Là, elle le suivi jusqu’à sa cellule, qu’il rejoint comme s’il l’avait trop souvent habitée, ce qui tordit d’autant plus l’estomac de la jeune femme. Elle l’accompagna à l’intérieur et posa sur lui un regard calme, tentant de maîtriser son malaise.

« Bon… Eh bien je te laisse ici. Je viendrais te libérer moi-même dès que le temps de détention sera écoulé, OK ? »

La lieutenante n’attendit pas sa réponse avant de poser un baiser sur le front du jeune homme, de tourner les talons et de refermer derrière elle la porte de cet endroit clos, sans même laisser le temps à Nori de réagir ou de répondre quoi que ce soit. Sur ce, elle s’adossa quelques secondes contre la porte et souffla un grand coup. Elle secoua la tête, tentant de chasser cette désagréable impression d’injustice envers le jeune homme et, enfin, se dirigea vers la sortie du bloc. L’esprit bien plus libre que quand elle y était entrée plus tôt dans la journée.

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 Sujet: Re: Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.   

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Caelyne & Nori — my heart is gold, and my hands are cold.
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