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 (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven

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 Sujet: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Ven 19 Jan 2018 - 17:04

Eiven
&
Krymov
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Les entraînements étaient éprouvants et ce n'était pourtant que le début. Enfin justement... ce n'était que le début ; au fur et à mesure je parviendrai à prendre le pli. La veille, je m'étais écroulée de fatigue mais dès les premières lueurs du jour, j'étais sur le pied de guerre ; courbaturée et parsemée de marques des coups pris la veille. J'avais rejoint sans mal le sergent dans la cour d'entraînement, à éviter quelques têtes que je ne souhaitais rencontrer. Mais avant d'atteindre la zone d'entraînement, le Commandant croisa ma route. J'ai beau eu pressé le pas, il m'agrippa au bras et me tint à l'écart. Je grimaçai une fraction de seconde, il appuyait sur un bleu hésité de la veille. « Eiven ! » Insista-t-il à m'interpeller. Je restai face à lui, regard noir, distante. « Commandant... » Il fronça les sourcils, devinant le fond de ma pensée rien qu'au ton employé. « Tu n'es pas venue me voir après ton entraînement hier, j'aurais aimé que tu me tiennes au courant de comment ça s'était passé. Je ne pensais que tu serais contente d'au moins apprendre à te battre, à défaut d'être dans la milice. » Je cillai. Bien sûr que ça me plaisait d'être entraînée, même si c'était plus compliqué que ce à quoi je m'attendais. Mais j'étais bien trop fière pour me contenter de le remercier. « Vous savez très bien ce que je veux. Mais je ne crois pas qu'il soit utile de revenir là-dessus, je me trompe, Commandant ? » L'impersonnalité de mon ton semblait l'exaspérer mais il gardait son calme. Dommage. Je me demandais s'il existait une chose capable de le faire sortir de ses gonds... « Fais attention à toi, que ce soit avec le sergent Sherkan ou n'importe qui d'autre à l'avant-poste. Que ce soit ici ou dehors, je refuse que tu te mettes en danger, tu m'entends ? Un coup comme ton épaule en expédition, je ne veux pas que ça se reproduise. » Mon regard se noircit un peu plus. Il prit congé sans plus de cérémonie, me laissant reprendre ma route vers la zone d'entraînement.

Énervée, je poursuivis mon chemin pour rejoindre le sergent Sherkan. Comme s'ils s'étaient tous donné le mot pour m'assurer une bonne journée merdique, à mon arrivée dans la cour, j'omis d'éviter Aidan. Un milicien avec qui je m'étais retrouvée en mission punitive après que nous nous soyons pris la tête assez méchamment. Alors que le sergent de Hiaana chargé de superviser la mission m'était déjà tombée dessus et avait été corrigé par le capitaine en personne, je n'avais plus entendu parler d'Aidan. Ils m'en voulaient d'avoir été retenue par le capitaine lors de notre rapport de mission. Ils pensaient que j'avais balancé sur un déserteur croisé qu'ils n'avaient pas ramenés à l'avant-poste. Et à raison... Hiaana m'avait convaincue de parler, m'expliquant que le fait que je parle ou non ne changerait rien au fait qu'Aidan et Mikali me soupçonneraient d'avoir vendu la mèche et m'en tiendraient rigueur quoi que je fasse. Avec la raclée que s'était mangé Mikali, j'avais pensé - à tord - qu'Aidan ne se risquerait pas à vouloir m'atteindre. Il me stoppa dans ma trajectoire en posant sa main sur mon épaule gauche afin de m'arrêter. J'eus un gémissement de douleur. Krymov n'avait pas été tendre avec mon épaule et tout le monde allait s'accorder à me le rappeler visiblement... « Bonjour Hadler. On essaye de rentrer dans la cour des grands ? Les collègues m'ont dit que le sergent Sherkan s'occupait personnellement de ton entraînement... Quelle chance... » Je soupirai. « Fous-moi la paix. » J'essayai de poursuivre ma route mais il m'arrêta en prenant mon avant-bras qu'il retint. « Tu ferais mieux d'abandonner. Tu lui fais perdre son temps. Tu fais perdre du temps à tout le monde ici. À ta place je traînerai pas trop seul dans l'avant-poste. Maintenant fais-moi un beau sourire, que les regards indiscrets pensent à un bel échange de cordialités, dit-il sur un ton menaçant en glissant sa main jusque dans mon dos et s'approchant pour me faire une accolade. Je t'assure que t'as pas envie de te retrouver à nouveau en mission punitive avec moi », ajouta-t-il sur un ton menaçant. Il se recula et s'en alla en me faisant un clin d'œil. Je sentais une vague d'anxiété me traverser. Une longue inspiration, longue expiration. Je me retournai et rejoignis Krymov.

Arrivée à sa hauteur, j'œuvrais pour chasser toutes ces préoccupations de mon esprit. Ce qui fut assez efficace les premières minutes. Échauffement, quelques postures, des mouvements de combat puis commença l'entraînement. Je m'attendais à un entraînement bien plus musclé que la veille et ça ne rata pas. Krymov fut sans la moindre pitié. Plus j'échouais, plus il sévissait, plus je m'énervais et plus je me défoulais sans réfléchir. Pestant à plusieurs reprises, je râlais à m'en prendre la tête dans les mains. J'arrivais à rien. Irritée et fermée, on n'arrivait à rien. Il finit par imposer un temps mort. Passant ma main dans mes cheveux noués en une queue de cheval, je tournai sur moi-même de quelques pas. « Désolée sergent... j'arrive pas à me concentrer... » Pestai-je en essayant de respirer profondément pour me calmer. Je m'en voulais de gaspiller ainsi du temps d'entraînement. Aidan avait raison, je faisais perdre son temps à l'instructeur. En tout cas en étant dans cet état... Et ce n'était pas ce que je voulais. Le but était d'apprendre et je voulais apprendre. Ce qui s'ajoutait encore plus à mon agacement. Déterminée à m'en prendre dans la gueule pour réussir à apprendre, mais retenue par toutes ces chaînes que je traînais comme des boulets accrochés à mes poignets et mes chevilles.
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Sam 20 Jan 2018 - 1:33

Eiven
&
Krymov
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Si il y avait bien quelqu’un d’insupportable au réveil, c’était bien Krymov. Plus violent encore qu’en journée, râleur,  agressif, il n’attendait qu’une chose après sa toilette : que quelqu’un vienne lui casser les noix au petit jour pour lui péter les dents et évacuer son agacement d’avoir du sortir du pageot en cassant des maxillaires. Cela dit, depuis la dernière entrevue qu’il avait eue avec le commandant, il ne pouvait plus réellement se le permettre s’il ne voulait pas finir relégué au rang de nettoyeur de chiottes bodybuildé. C’est d’ailleurs vers le bureau du commandant qu’il se dirigea au petit matin d’un pas assuré. Wernher avait commencé à mettre au point, quelques semaines auparavant, un début d’opération extérieure de sécurisation des environs. Sherkan avait été mis au courant parmi les premiers, dans l’heure qui avait suivi la décision qu’une telle mission devait être préparée, et avait réussi à en décrocher la charge pour lui et son équipe, qui patrouillait dans la ville toute la semaine, lui laissant le temps de réfléchir aux détails et d’entraîner Eiven. Cependant, il lui restait quelques petites choses à régler, et c’est pour celles-ci qu’il finit par se retrouver devant l’office du commandant, qui ouvrit lorsque le sergent frappa l’huis.

- Mon commandant.
- Entrez, sergent ! Alors, comment se passent les entraînements?
- J’hésite entre « parfaitement bien » et « catastrophiquement mal ». Drake me l’a amenée à moitié crevée, elle tenait à peine sur ses pattes, elle avait probablement pas bouffé depuis deux jours, elle avait des réflexes similaires à ceux d’un rocher,  et c’est clairement pas son domaine de prédilection. M’enfin, y a de quoi en faire quelque chose quand même.
- J’y compte bien. Ne la martyrisez pas trop, sergent, son arrivée a été mouvementée.
- Ecoutez, commandant, un milicien sur dix l’ignore ou la tolère, les neuf autres viennent lui casser les noix, le capitaine Drake l’a en grippe, elle sait pas où elle en est, mais ça n’empêche. J’ai manqué d’lui péter l’épaule mais sinon, elle fermera des clapets sans mal le mois prochain, je pense.
- Vous avez quoi?![/color]
- J’ai du la faire réagir, la douleur marche bien pour ça. J’ai remboîté l’articulation, tout va bien,à part quelques bleus.
- Vous m’en voyez rassuré. Mais j’imagine que vous ne veniez pas parler de ça?
- Vrai et faux. Commençons par le « vrai »: Au vu de l’hostilité montrée par la majorité des miliciens, j’aimerais pouvoir l’entraîner à l’écart, sur le terrain.
- Je refuse que vous la mettiez en danger de cette manière!
- Commandant. Ce sera moi qui mènerais la mission, et elle ne me lâchera pas d’une semelle.
- Vous êtes un survivant de l’extérieur, un ancien de Steros qui nous a offert sa loyauté sans conditions, sergent. Les gens comme vous sont une espèce rare ici.
- Justement. Personne ne pourra la protéger mieux que je l’fais moi-même, et ce sera la meilleure manière pour elle d’apprendre et de mettre en pratique.
- Nous verrons. L’autre partie?
- Je souhaite acquérir une arme. Un CZ75auto sp chambré en .40 S&W .
- Je ne suis pas certain que nous ayons ce genre de choses.
- Moi, si : mon unité en a ramené quatre de son dernier raid.
- Nous ne faisons pas de « raids », Sherkan, nous faisons des explorations!
-[b] Mes excuses, mon commandant, sale vieille habitude. Nous avons ces armes. Je souhaite en acquérir une pour ma collection personnelle.

- Nous en avions discuté, déjà. Mais je reconnais que je vous demande un service en vous confiant Eiven. Je vous doit bien ça, Krymov. Cela dit, elle va vous attendre. Je vous rédige un ordre et vous pourrez disposer.

- Je vous remercie, mon commandant. Quand à l’emmener en mission?
- Nous en reparlerons demain,, répondit Goran en lui tendant la lettre l’autorisant à posséder son propre joujou qui fait « pan » Passez une bonne journée, sergent.
- Pareillement, mon capitaine. Je vous remercie pour cette entrevue.

Le silence s’abattit sur le bureau une fois que la porte se fut fermée, alors que Krymov partait en direction de l’armurerie pour récupérer son nouveau jouet. A Steros, il s’était occupé quelques temps de l’armurerie, et connaissait par conséquent un certain nombre de noms et caractéristiques techniques. Il ne laissait pas au hasard le choix de son pistolet : fiable, basculable entre tir automatique et tir semi-automatique, doté d’un pouvoir d’arrêt certain (sans pour autant entrer dans la catégorie des cal .50) et d’une précision effective sur une cinquantaine de mètres. Sans être capable de passer outre un gilet en kevlar, le CZ75 était un « must have » en terme d’armes de poing. On le lui délivra sans problème, avec les accessoires de nettoyage et d’entretien, une boîte de balles et un holster de hanche, et il se dirigea, après s’en être équipé et avoir vérifié la tenue du frein de bouche, vers le terrain d’entraînement où devait l’attendre Eiven.

Si il mit au début le fiasco qu’était cet entraînement sur le compte de la fatigue, des courbatures et des contusions (elle restait moins solide que lui, inutile de se leurrer), rapidement, il comprit que s’acharner sur elle en tentant de provoquer ses réflexes de survie ne servait à rien. Elle avait une confiance certaine en la personne de son instructeur et perdait cette peur qui motivait la plupart des troupes qu’il entraînait. Il allait falloir réajuster ce paramètre. Il ne retenait pourtant pas ses coups, et passait à chaque fois à deux doigts de lui luxer une articulation ou de lui casser des os, mais rien à faire : elle semblait...Absente. Incapable de se concentrer. Un temps mort s’imposait pour remotiver les troupes...à la Sherkan.

-Désolée sergent... j'arrive pas à me concentrer...
-Le jour ou un zalann  de merde voudra te becter les miches, t’auras qu’à lui dire que « t’arrives pas à te concentrer », Hadler, tu verras si ça l’empêche de te planter ses quatre crochets dans la viande ! Que j’t’entraîne toi où que j’m’occupe d’un autre, j’en ai rien à secouer, c’est même tarif, mais si tu commences à perdre ton temps avec des états d’âme, ça va rapidement me faire claquer un fusible, tu piges ? J’vais pas t’emmener à l’écart à chaque fois qu’y a trois pelés qui te matent le cul depuis la zone à côté, j’veux bien être conciliant parc’que t’es une gonzesse, que t’es pas dans une forme qui dépasse l’entendement, petite, mais va falloir penser à se blinder un peu !
- Sherkan et « conciliant », ça va pas dans la même phrase... lâcha Aidan dans son coin, à côté de deux de ses collègues de patrouille, visiblement en repos.

Il n’eut pas le temps d’en dire plus, une balle venait de se planter dans le pylône de bois auquel il s’appuyait. Krymov rengaina son arme avec un regard mauvais à l’attention du milicien. Aidan n’était pas de son unité, c’était un des gars de Meëk. Autant, Sherkan et Meëk s’entendaient relativement bien, autant il n’avait jamais pu saquer les trois quarts de l’unité de celui-ci. C’étaient le genre de gars loyaux « parce qu’il le fallait », qui se battaient « parce qu’il le fallait », et qui crachaient sur les gens en cachette parce qu’ils avaient pas de couilles. Des abrutis de la pire espèce.  Le silence qui suivit la détonation était éloquant. Sur les deux cours latérales, les entraînement avaient cessé. Cinq miliciens s’étaient approchés pour voir l’origine du bruit, repartant aussi sec en voyant le sergent ranger son arme et s’adresser au prévenu.

- J’ai entendu, petit. C’est pas faux. Mais j’t’ai pas demandé ton avis. Décarre ou la prochaine te f’ras sauter une bonbonne à foutre. C’est même topo pour tes potes. Et si tu m’penses pas assez rapide, y a un module automatique.
- Sergent Sherkan, vous dépassez les bornes!, lâcha Drake, remonté comme un réveil-matin (enfin, pas comme celui de Krymov, définitivement tombé au champ d’honneur) tandis qu’il avançait d’un pas décidé vers le sergent, bien décidé à ne pas bouger d’un pouce. [b] Vous allez me suivre, nous allons discuter de votre sort avec le commandant. Et qui a autorisé un malade en votre genre à avoir une arme à feu ?![/color]
- Le commandant en personne, mon capitaine. Si plus personne n’a assez d’autorité pour tenir ses gusses, ici, j’en ai un peu en rab’ pour les déficitaires. Le commandant Wernher m’a mandaté, vous le savez, pour entraîner Hadler, mais si j’dois passer mes journées à dire gentiment « allez vous en, s’il vous plait, il y en a qui travaillent ici... », dit-il avec une voix de fausset, dans quinze ans, j’y suis encore. Donc SOIT vous me laissez faire mon boulot et régler les problèmes de façon expéditive – et vous noterez le coup de semonce – SOIT nous allons voir le commandant Wernher ou le Directeur Eil. Dans les deux cas, leur autorité fera loi, et vous m’aurez fait perdre du temps, chose que, contrairement à vous, je n’apprécie pas le moins du monde . J’ai « carte blanche » dans mon travail, pour citer notre commandant, et si ça implique que je doive outrepasser la hiérarchie pour pouvoir mener à bien mon travail, je n’hésiterais pas un instant  à le faire.
- C’est une menace, sergent ? Ca peut vous coûter cher., répondit Drake sur un ton hargneux en venant se placer face à Krymov, qui le dominait de cinq bons centimètres, mais surtout d’une trentaine de kilos de muscles.
- C’est un avertissement, mon capitaine. Renseignez vous auprès du commandant, je suis certain que sa réponse me donnerait raison. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, j’ai du travail.

Krymov essayait de rester diplomate, mais sa folle envie de dégaîner son couteau ou son pistolet sous le nez du capitaine se sentait a des lieues à la ronde. Il n’en fit rien, et retourna vers Eiven, appercevant le trio infernal par dessus l’épaule de son élève.


- AIDAN, CASSE-TOI OU JE TE CASSE EN DEUX, ESPECE D’ENFANT DE PUTAIN SYPHILLITIQUE ZOOPHILE!
- Il n’est PAS dans votre unité, sergent, vous n’avez aucunement droit de le réprimander.
- Mais bordel, vous avez TOUS décidé de me péter les burnes aujourd’hui?! Entre l’une qui en branle pas une rame, le connard de service qui se la coule douce avec ses commentaires de mes deux et cap’tain « bâtons dans les roues », ca fait pas deux heures que j’suis sorti du pageot et j’ai déjà envie d’éclater des mâchoires, merde !  Vous vouliez aller voir le commandant Wernher, mon capitaine ? Allez donc le chercher, on va régler tous les problèmes d’un coup, et sans tirer les armes!
- je l’espère pour vous, Sergent, la cellule d’isolement vous fera le plus grand bien!, ajouta drake avec un petit sourire amusé en te regardant, tandis que Krymov, toujours aussi...désabusé, te lançait un regard placide.
- Ca m’changera pas d’mon bloc, mon capitaine, c’est exactement pour ça qu’il est aussi « chaleureux »
- Il le prend comme ça, le bourrin de service ? PARFAIT ! Conseil disciplinaire la semaine prochaine. Fais pas le con, Sherkan, t’es sur la sellette maintenant.[/color]
- Avec votre mère sur les valseuses, capitaine. Maintenant, vous allez me foutre la paix et décamper, on se revoit la semaine prochaine en conseil disciplinaire, ou ce soir à l’heure de la deuxieme relève chez le commandant Wernher.

Drake tourna les talons devant l’air désabusé de Sherkan, qui le perdit rapidement en se retournant vers toi, visiblement beaucoup moins rassuré qu’il ne l’était quelques secondes plus tôt. Il attendit que  Drake se soit éloigné et t’attrapa par le poignet pour te tirer vers un lieu plus tranquille.

- Ce con se chie dessus d’habitude...A croire qu’une paire de boules lui a poussé pendant la nuit. Conseil de discipline, rien que ça...’vais m’faire rétrograder avec ses conneries, si le commandant ou l’directeur me couvrent pas les valseuses. Bref ! On va pas pouvoir aller dans mon bloc à chaque fois pour avoir la paix, petite, va falloir que tu t’ressaisisses un peu ! Un peu de nerfs, là dedans, bon sang! gronda-t’il en administrant à son élève du moment une bonne bourrade dans l’épaule en murmurant. Bouge-toi de m’expliquer où est l’problème, sois brève, précise, et surtout, parle pas trop fort. Les murs ont des oreilles ici.
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Sam 20 Jan 2018 - 9:07

Eiven
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Forcément, mon manque de concentration déplaisait au sergent. Compréhensible au point que moi-même je m'en voulais. Mais il s'en foutait sûrement. Je n'avais que faire des autres miliciens qui gravitaient autour de nous, ne les calculant pas plus que lorsque je traversais l'avant-poste. Je n'étais pas seule, au milieu d'un lieu fréquenté, Aidan ne pourrait rien me faire ici et n'importe quel autre miliciens voulant s'en prendre à moi aurait à faire à ses supérieurs. L'instant présent ne me paniquait en rien. C'est l'après que je redoutais. Comme à chaque soir une fois la nuit tombée et les lumières grésillantes. Ce soir où Mikali et ses hommes m'avaient tendu un piège. Ce fut un véritable miracle que Hiaana se pointe. Mais il ne sera pas toujours là pour moi et je ne voulais pas compter sur un tel homme. On ne pouvait compter sur un tel homme sans avoir quelque chose à donner en retour. Krymov me servit un de ses discours désobligeants. Je le toisai du regard tout en faisant les cents pas en de courts allers-retours. Je n'étais pas dans l'instant présent. C'était ça mon problème. Présent dans les parages, Aidan s'était rapproché de nous et glissa une remarque cinglante. Je le fusillai du regard. Je n'attendais pas du sergent qu'il soit conciliant envers moi.

Cette intervention valu un tir de Sherkan. Tout comme les autres personnes aux alentours, je sursautai en faisant trois pas en arrière, stupéfaite. Le vrombissement des répliques du sergent furent rapidement entrecoupées de celles du capitaine Drake. « Un bel aimant à problèmes », entendis-je en écho dans mon esprit. Hiaana avait raison. Et le réel problème était que soit ma présence en causait à mon entourage, soit Sherkan en était également un. Tout aussi beau à sa façon. Mais un aimant à problèmes quand même. Il m'apparaissait dangereux que nous nous trouvions tous les deux dans le même endroit, la même pièce. Deux personnes à problèmes, ça ne fait pas bon ménage. Pour l'heure, l'explosion n'affectait toutefois que le sergent - qui aurait bien plus de facilités à s'en sortir que moi en cas de réel souci... La crise se solda par une convocation de Krymov a un conseil disciplinaire. J'ignorais totalement de quoi il s'agissait mais ça n'avait pas l'air d'être un repas entre bons amis. Retourné vers moi, Krymov pesta encore sur quelques phrases en me traînant à l'écart. « Bouge-toi de m’expliquer où est l’problème, sois brève, précise, et surtout, parle pas trop fort. Les murs ont des oreilles ici. » Je fronçai les sourcils. S'attendait-il vraiment à ce que je vienne me plaindre ? À me murmurer ces mots à quelques centimètres de distance, c'est bien ce que je pensais.

L'esclandre et sa propre colère n'étaient pas pour me calmer. Bien au contraire. « Rien qui ne vous concerne, je ne crois pas que vous occuper de mes affaires soit dans vos accréditations à mon sujet, sergent », soufflai-je d'un ton ferme mais à voix basse en le fixant droit dans les yeux sans ciller. L'insubordination dont il faisait preuve envers son supérieur direct était en contradiction avec ce qu'il tentait de m'enseigner et je commençais à comprendre l'avertissement du Commandant. Chaque élément atypique avait sa contrepartie ; Krymov était sûrement dans les meilleurs soldats de défense, un instructeur redouté avec sa technique musclée et inflexible, mais c'était un "électron libre", de ceux qui n'en faisait qu'à leur tête, comme ça leur chantait. J'étais un atout pour l'une des missions principales de Reiver mais j'étais incapable de me plier à l'état d'esprit de l'avant-poste. Alors d'une manière ou d'une autre, on parvenait à couvrir mes "moins" pour continuer à profiter de mes "plus". Je n'aimais pas cette idée. J'ai toujours été rangée dans les atypiques mais dans une telle communauté, je préférais rester dans le lot, être confondue dans la masse pour qu'on me laisse tranquille. Sans spectacle, sans esclandres. « Je me fiche complètement d'être observée ou non, j'ai pas besoin d'être isolée ou mise à part, seulement que les choses se passent normalement au moins une journée dans ce putain de camp. Mais je réalise que c'est certainement pas avec vous que ça aura une chance de se produire, sergent », pestai-je entre les dents sans détacher mon regard du sien.

Dirigeant vers lui ma colère, les poings et la mâchoire serrés, je le défiais presque du regard. On avait beau être très différents l'un de l'autre, peu de choses nous opposaient réellement... Krymov avait beau être un combattant d'exception, il n'était pas un véritable exemple de soumission. Alors que l'avant-poste basait sa hiérarchie sur ce simple fait : t'es moins gradés, tu la fermes et tu remues la queue quand on te le demande. D'un côté j'avais peur de marcher sur ses pas et d'un autre, je me disais que c'était peut-être en ayant réalisé ça que le Commandant se refusait à me voir intégrer la milice... Car un jour, il ne parviendrait peut-être pas à couvrir mes conneries et c'en sera terminé. Les règles finissent toujours par nous rattraper à Reiver. « Alors est-ce qu'on se mettrait pas au travail plutôt que perdre notre temps avec ces conneries ? » Lançai-je, plus que jamais déterminée à en découdre. Qu'Aidan et les autres soient là n'avait pas le moindre intérêt. Krymov n'avait pas besoin de connaître les menaces qui pesaient sur moi. Et d'un côté, tant qu'il m'entraînait, les autres me fichaient plus ou moins la paix. Je ne m'attendais pas à ce que mes réflexions restent impunies. L'insolence qui en ressortait n'était pas vraiment dirigée vers Krymov en personne mais à croire que l'exercice de la veille avait porté ses fruits ; trouver une raison de frapper, de laisser s'échapper cette énergie qui sommeillait en moi. Certes, je me retrouvais encore à encaisser remarques et menaces, mais une part de cette frustration se redirigeait dans l'exaspération de l'instant.
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Sam 20 Jan 2018 - 15:12

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-Je me fiche complètement d'être observée ou non, j'ai pas besoin d'être isolée ou mise à part, seulement que les choses se passent normalement au moins une journée dans ce putain de camp. Mais je réalise que c'est certainement pas avec vous que ça aura une chance de se produire, sergent. Alors est-ce qu'on se mettrait pas au travail plutôt que perdre notre temps avec ces conneries ?

- Tu m'as déjà fait perdre la moitié d'une matinée, t'es plutôt mal placée pour parler d'temps perdu.

Sa réponse avait été largement plus froide que d'habitude. En général, Krymov était plutôt distant des choses, neutre sauf dans la colère, et sa légère montée en pression avait suffi à montrer sa détestation profonde pour l'autorité. Il tourna les talons et se dirigea de nouveau vers la cour d'entraînement sans rien ajouter de plus jusqu'à arriver a l'angle du cul-de-sac dans lequel il avait entraîné Eiven, lâchant par dessus son épaule un "bouge ton cul, Hadler." revenant à son usuel ton désabusé avec un mouvement de la tête incitant la native à le suivre, avant de reprendre sa route en courant. Il ne rejoint pas tout de suite le camp d'entraînement, faisant un rapide tour vers les blocs des miliciens pour aller chercher deux personnes. Hux était un gaillard un peu plus grand que Krymov, moins large d'épaules, mais sans doute tout aussi bourrin. Il arborait lui aussi un tatouage clanique en forme de souterreux, sur l'avant-bras gauche. De huit ans plus jeune que son sergent, il avait une crête courte en guise de coiffure, et un visage taillé à la hache, du genre de ceux qui ne sourient pas souvent. Avec lui, un autre tatoué qu'on aurait sans problème pu prendre pour le cousin du sergent, au point qu'on les confondait souvent, de dos, si l'on ne se référait pas à la tenue: Mund. La moitié du visage couverte d'arabesques, c'était un ancien de Steros, lui aussi. Il avait rejoint Krymov dès qu'il avait appris que celui-ci était "parti". Il faisait partie de la même unité que Sherkan, à l'époque. Ils s'étaient entraînés ensemble, battus ensemble...avaient fait quelques semaines de corvées, ensemble, aussi. Le trio effectua le chemin retour vers le cul-de sac pour retrouver Eiven et se diriger silencieusement vers la cour d'entraînement, où Krymov se tourna vers la jeune femme.

- T'as raison. On va pas perdre plus de temps. Entraînement aux coups balistiques.
- Et merde... souffla le plus grand du quatuor.
- Eeeeet ouais, Hux.


En soupirant, il s'avança vers le sergent, ayant bien compris que c'était lui qui allait encaisser la démonstration. Sherkan commença par détailler le mouvement dans le vide, faisant mine de viser lentement la mâchoire de son camarade milicien.

- Ca part de l'épaule ou du coude, selon l'allonge. Laisse le poing avoir du poids. C'est pas un coup de poing. C'est un coup de masse. On cogne pas pour faire un bleu ou casser un os, avec un coup balistique: on vient frapper derrière les muscles , déséquilibrer, chercher les organes internes. Tu transfères pas de l'énergie vers un point donné, tu la transfères dans une direction donnée, c'est une force de poussée. Tu armes, tu lances, et tu pousses. C'est tout con. tu piges, Hadler? Hux fait douze kilos de plus que moi.

Le coup partit de sa hauteur de côte, aussitôt sa phrase terminée, rapide, puissant, à peine armé, venant percuter violemment le plexus de son sparring partner, qui se plia en deux en reculant d'un bon mètre sous l'impact, lâchant un "putain..." à peine audible en reprenant peu à peu son souffle.

- Programme de la matinée : on voit ça, et on fera une heure de deux contre deux. Cet après-midi, vous êtes de service, les gars, donc, Hadler, ce sera du sparring, et t'oublies le repas de midi, faut rattraper l'temps perdu. Et pour info, ça marche aussi pour les coups de latte.

Hux venait à peine de se remettre en position qu'il s'en ramassait un juste au dessus du genou droit, venant de l'extérieur de ses jambes, qui firent un aller simple vers l'horizontale, le faisant choir lourdement contre le pavé de la cour.

- Prévenez, sergent, z'étiez pas loin d'me péter la rotule, la...
- T'es un de mes gars où t'es une tafiole? Le danger, il peut venir de partout et n'importe quand, Hux, alors tu t'remets debout et tu vas avec Hadler. Mund sait déjà largement comment ça s'envoie, il va la péter en deux si j'les laisse.
- Bon, j'vais y aller doucement alors.
- J't'ai dit d'y aller doucement?
- Non, mais...
- Bah y a pas de "mais" qui tienne. J'ai JAMAIS dit à aucun d'mes hommes d'y aller doucement, et c'est pas aujourd'hui qu'ça va commencer, soit tu t'entraînes à survivre, soit tu joues au survivaliste, et la deuxieme option est pas r'cevable. Exécution, Hux. Mund. Rapplique.

Après une heure d'explications sur le coup en lui-même et les possibilités d'enchaînement offertes, entre les coups de l'avant-bras, de l'épaule, etc., le deux contre deux tourna rapidement au désavantage du duo Hux-Eiven. Non pas qu'ils s'en sortaient mal, globalement, mais Mund et Krymov étaient habitués à se battre côte à côte, échangeant régulièrement leur vis-à-vis en cours de combat et parvenant à anticiper les coups de leur partenaire pour mieux enchaîner dessus tandis que l'autre bloquait le second opposant. Courbatures, hématomes, prises de soumission, tout y passa, mais le rouleau-compresseur des deux ex-Steros était d'une efficacité redoutable.

Pour l'après-midi, le sparring servit à corriger la posture d'Eiven...à la dure. La moindre erreur était punie d'un coup punitif, rapide, fort, ciblé. La jeune femme put remarquer que Krymov aimait frapper près des articulations, sur les centres nerveux, et arrivait avec une facilité déconcertante à venir chercher les points les plus douloureux voire incapacitants. Il ne lui laissa pas cinq minutes de répit, lui permettant seulement d'engloutir une gorgée d'eau, un bout de pain, une barre énergétique et deux lanières de viande séchée en guise de repas de midi, reprenant l'entrant moins de cent vingt secondes plus tard par du cardio et de l'entraînement à la frappe, et quand enfin l'heure du repos approcha, il ne ralentissait pas le moins du monde, et ignora largement l'annonce de la fin de la journée d'entraînement, pour ne finir par lâcher Eiven qu'une heure plus tard que les autres. Même s'il avait retrouvé son attitude désabusée, il n'en était pas moins toujours énervé contre la réaction de la jeune femme durant la matinée. Cela dit, il en retirait une bonne chose: énervée comme elle était, elle s'était recentrée sur l'entraînement, fermement décidée à rembarrer la potentielle sollicitude qu'il avait -certes un peu maladroitement- tenté de lui offrir après son pétage de plomb. Le recadrage était exactement ce qu'il cherchait, et c'est avec un air dédaigneux sur le visage qu'il lui annonça la fin de la journée, bien content qu'ils repartent sur une base instructeur-élève comme il les appréciait: une véritable confrontation qui poussait l'instructeur à mettre la barre haute, et l'élève à se dépasser pour rabattre le caquet du professeur.

- Demain, on attaque avant le lever du soleil. Sois pas à la bourre ou j'te sors du pageot et j'te ramène ici par la peau du cul, qu'tu sois à poil ou pas. Quelque chose à dire, Hadler, ou t'as ton compte?
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Sam 20 Jan 2018 - 23:04

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La moitié de sa matinée ? Je lui lançai un regard dédaigneux avant de le voir se tirer au loin. Il m'intima de le suivre avec toute la désobligeance dont il semblait pouvoir faire preuve. Lui non plus n'était pas sous son meilleur jour. Je le suivis jusqu'aux abords d'un endroit plus isolé où l'on pourrait s'entraîner. Krymov s'en alla cependant à toute vitesse en me laissant en plan. Je soupirai avec exaspération. Yeux fermés, j'inspirai. 7 secondes. J'expirai. 8 secondes. Essayant de répéter l'exercice sans penser à toutes les contrariétés qui pouvaient m'entourer. Impossible. Les seules images apaisantes qui arrivaient concernait Soren, mon compagnon de chasse. Les longues virées à travers la forêt Weild. Les matins passés à admirer l'aube se pointer du haut des arbres. Ces virées qui, sous couvert de chasse, nous permettait de respirer. De nous évader. Découvrir. Bien sûr que c'était risqué. Mais on s'en était toujours sortis. Dehors, je m'en étais toujours sortie... Parfois plus grâce à la chance qu'à mes talents de survivante. Mais au moins dans cet environnement je me sentais entière : loin de devoir calculer en qui je devais avoir confiance ou non. Je ne me posais pas de questions sur ce que je devais faire ou ne pas faire. De comment je devais me comporter face à telle ou telle personne. Par delà ces remparts existait un mode de vie bien plus naturel. Plus impulsif.

Le prix à payer était bien trop important quand on tenait un tant soit peu. Mais quelque part, ça finirait par me manquer de ne plus avoir cet enjeu. C'est l'une des raisons qui m'avaient poussé à oublier Helion. Oublier le seul endroit qui pourrait, pourtant, me mener à ma sœur. J'avais renoncé à cette chance pour ne pas me retrouver enfermée. Quel comble dur à porter que de me voir enfermée à Reiver... Si proche et en même temps si loin, l'extérieur ne serait plus qu'un mauvais rêve, un monde que je ne retrouverais qu'escortée par dix miliciens sur des chemins tracés et calculés. Me plaindre serait d'un bien mauvais ton. Mais je ne pouvais nier ce paradoxe qui opposait mon instinct de survie à ma fougue. Comme être attiré par un danger que l'on sait évitable et s'y engouffrer pour ressentir son cœur battre, ses mains et chaque parcelle de son corps trembler sous l'adrénaline. Une sorte d'addiction en somme... de ces addictions dont on ne se défait pas facilement.

Quand le sergent revint, il n'était plus seul. Deux miliciens dont les mines patibulaires n'avaient rien à envier au visage excédé de Krymov. Je ne cillai pas à leur arrivée, traits fermés et bouche cousue. Je les laissai tergiverser, écoutant et observant avec attention les explications de l'instructeur. Sur le début de l'entraînement, je combattis aux côtés d'un des deux bourrins de Krymov. Une coordination assez compliquée où il me devançait à maintes reprises. Je portai quelques attaques intéressantes sans que rien de bien transcendant n'en ressorte. Il me fit une tape amicale sur l'épaule une fois l'entraînement terminé. Sans doute plus par pitié de m'avoir vu prendre de sales coups que toute personne entraînée aurait su éviter que par réelle solidarité... Je n'avais que l'écho du bruit sourd de mon corps touchant le sol et le rappel de la douleur infligée par Krymov et Mund par les gémissements qu'infligeaient leurs coups. Les entraînements se poursuivirent sans que je prononce un mot. Pas l'ombre d'une question ni autre remarque. Lorsque Krymov et moi nous nous retrouvâmes en sparring, travaillant sur mes postures, chaque erreur me valait l'acharnement de l'instructeur. Malgré son expression toujours distante, je peinais à croire qu'il n'en retirait pas de satisfaction.

Je n'aurais pas parié que son irritabilité était réellement due à la dernière phrase que je lui avais adressée, mais je n'écartais pas l'idée qu'il ait à ce point mal pris ma réflexion. Le sergent ne donnait absolument pas l'impression d'être du genre à se soucier des autres et de ce qui pouvait leur arriver. Pourtant, il avait fait ce pas vers moi. Indélicatement - Krymovement ? - mais c'en était un. Je n'avais certainement pas à m'en vouloir vu les raclées que je me prenais coup sur coup, mais j'étais loin d'être sans considération pour autrui. Et si notre rencontre était récente, je me préoccupais toutefois de ce que Krymov pouvait penser, ressentir. Un être humain n'était pas qu'un bloc de chair, de muscles et d'os. C'était une conscience, des actions, des ambitions. Contrairement à lui, je ne le considérais pas comme un "poids". Car même si je n'avais pas plus mon mot à dire que lui sur notre duo, sur le choix de mon instructeur, je devais m'estimer heureuse d'avoir la chance en tant que civile d'être entraînée. Faire ma difficile m'était impossible. De son côté, ce devait être différent. Car quand bien même il ne me supporterait pas, il devrait continuer à m'entraîner. Vu le type, ça ne devait pas être souvent qu'il se voyait imposer ses élèves... Une chose en entraînant une autre, je comprenais qu'il puisse venir à ne pas vouloir dépasser ses fonctions en faisant le moindre effort supplémentaire. Chose qu'il ne serait culotté de lui reprocher. Je n'avais pas tellement fait d'efforts moi non plus ce matin. Et encore cet après-midi, mes efforts étaient uniquement physiques ; détachée de ce qu'il pouvait être.

Cette perception : de ne le voir que comme une machine à apprendre le combat, me déplaisait au plus haut point. Je me donnais à fond dans l'entraînement pour pallier à ce défaut qui s'instiller entre nous. Efforts qui se révélèrent assez bénéfiques sur quelques placements et coups qui m'étonnaient moi-même. Pouvant peut-être les placer sous la "chance du débutant", je m'y accrochais toutefois comme les seuls points positifs de cette journée merdique. Sur un ton placide et las, Krymov mit fin à l'entraînement. Je n'avais pas vu les heures défiler malgré le fait que j'avais cette sensation de compter chaque minute qui s'écoulait... La cour était devenue déserte. « Demain, on attaque avant le lever du soleil. Sois pas à la bourre ou j'te sors du pageot et j'te ramène ici par la peau du cul, qu'tu sois à poil ou pas. Quelque chose à dire, Hadler, ou t'as ton compte ? » Je serrai les dents et me contentai d'un sévère « rien à dire, sergent », en le fixant dans les yeux avant de tourner les talons. Il me demanda de ne pas filer trop loin, qu'il me rejoindrait. Je soupirai en silence et continuai à avancer vers des caisses plus exposées que le coin où nous nous étions calés. Tambourinant l'une d'elle d'un coup de pied brusque, je m'assis sur l'autre et pris mon visage dans mes mains. Chaque parcelle de mon être me faisait souffrir. Que ce soit d'hématomes ou de pensées. De frustrations où d'égratignures. Krymov finit par s'avancer jusqu'à moi. Je ne me donnai pas la peine de lever la tête ni même de retirer mes mains de mon visage. « L'entraînement est terminé, non ? Sois vous déclarés cette fichue parcelle de sable comme une safezone temporaire, soit vous faites comme si j'étais déjà partie dans mon bloc, sergent. » Imposai-je d'une voix basse mes audible. Un grain contrarié dans la voix.
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Lun 22 Jan 2018 - 20:47

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- L'entraînement est terminé, non ? Sois vous déclarez cette fichue parcelle de sable comme une safezone temporaire, soit vous faites comme si j'étais déjà partie dans mon bloc, sergent.
- Tu crois quoi, Eiven? Comme si j'venais t'voir après un entraînement pour des fonctions officielles. J'bosse déjà assez pour pas m'cogner des heures sup'.

La délicatesse de Krymov n'avait pas encore trouvé de réelle égale dans tout Reiver. A Steros, déjà, il comptait parmi les meilleurs dans tout ce qui était relatif au collage de droites, aux engueulades, à l'antipathie et aux noms d'oiseaux, mais depuis son arrivée à Reiver, il avait largement gagné ses galons dans le domaine, à l'inverse des galons militaires qu'il trouvait assez lents à arriver. M'enfin, quand on arrivait en démasquant deux espions avant de dérouiller de la recrue et rabattre le caquet d'un instructeur pendant les tests, il arrivait qu'on aie l'affection du haut du panier et l'aversion des collègues, climat propice à l'instillation d'un sentiment de supériorité et de détestation générale. Il s'assit à côté d'Eiven en sortant un paquet qu'il était parti récupérer dans son bloc.

- J'ai papoté un peu avec le grand chef. T'as le droit d'te balader avec ça en public, si ça peut calmer les ardeurs.

Il lui tendit l'objet empaqueté. Un bon vieux couteau comme il les appréciait, avec l'étui et la ceinture. Vingt quatre centimètres de lame, large mais pas trop épaisse, seize de gardes doublée bois massif, le genre de machins qui servait pas qu'à couper de la volaille, mais plutôt des testicules et enlever des organes.

- J'pensais qu'tu craquerais en cours d'aprèm'. T'en as plus dans l'ventre que pas mal de pécores ici, c'est pas plus mal. Ils vont avancer la date de la com', si ça t'intéresse, ca s'fera en public, avec les pontes et tout l'tintouin, ça va être une p'tite sauterie sympa.

Il n'avait même pas l'air de se préoccuper des possibles conséquences d'un conseil de discipline. Se faire dégrader serait fâcheux, se cogner des corvées pour quelques jours, semaines ou mois, sans doute aussi. Quand à se faire ostraciser...Il n'y pensait même pas. Non pas qu'il était impossible que ça arrive, mais le respect mutuel qui s'était installé entre lui et le Directeur Eil avait potentiellement le pouvoir d'adoucir la sentence...d'autant que Reiver ne se priverait probablement pas d'un type qui connaisse à la fois l'extérieur et Helion. Ce qui l'ennuierait le plus serait qu'on lui retire déjà son port d'armes...

- M'enfin, on s'en tape. En parlant d'taper, c'était pas mal en deux contre deux! Bon, contre Mund et moi, j'avoue qu'j'ai fait ma pute, mais c'était d'jà un bon début! L'mieux ce s'rait qu'y nous foute en exploration, histoire d'aller nettoyer les environs, ça, ce s'rait de l'entraînement utile...plutôt que d'rester derrière des barricades à s'cogner dans une cour...Non mais à quoi ça r'semble, hm? La théorie, c'est marrant deux minutes, la calotte à la gueule, ça s'apprend sur l'terrain où ça s'apprend pas. 'Sont marrants les bureaucrates...
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Lun 22 Jan 2018 - 20:51

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Bien que je les encaisserai s'il le fallait, je n'étais pas d'humeur à souffrir les reproches de Krymov. Je n'avais sûrement rien à considérer, peut-être qu'encaisser même en dehors des entraînements faisait partie du jeu et que si ça venait à m'insupporter, c'était que je n'étais pas prête à être entraînée... Je ne voulais pas laisser se décrire ce chemin face à moi : j'étais capable d'apprendre, d'être formée pour me battre. Certes, je n'avais pas le profil d'un soldat, mais ça ne voulait pas dire que j'étais une incapable pour autant... Et même si Sherkan venait à me dire que je n'étais pas faite pour ça, que jamais je n'arriverai à un niveau même modeste, je ne le laisserai pas me convaincre. Sûre de moi, je continuerai à m'obstiner. Peut-être en vain, mais je ne voulais pas laisser les autres décider pour moi, définir ce que je pouvais faire ou non. Ma naïveté me rendait influençable et je voulais briser ça. Étonnamment, ce ne furent pas des remarques désobligeantes qui sortirent de sa bouche. Son ton était blasé, ses mots concis et froid. Je me surpris à devoir réprimer un sourire qui se transforma en un simple froncement de sourcils.

Sans réponse à apporter à ça, je me redressai sur mon assise, mains posées sur mes cuisses à regarder droit devant l'air pensive et soucieuse. Mes yeux furent attirés par le mouvement de Krymov, alors assit à mes côtés. Il sortit un paquet qui m'intrigua. Mon attention n'était pas vraiment difficile à capter... Curieuse, j'observais Krymov. Il m'expliqua qu'il avait parlé avec le "grand chef", à savoir Wernher. Un élan de colère me revint, mais la suite réussit à rendre ce sentiment éphémère. Le sergent me tendit le paquet que j'ouvris avec des gestes minutieux. Mes yeux s'écarquillèrent en voyant la lame qui s'y trouvait. Les civils n'avaient à porter d'armes... Avais-je vraiment l'accord de Wernher de me trimbaler avec ça à l'intérieur du camp ? Je restais perplexe mais esquissai toutefois un sourire à l'attention de Krymov de qui je croisai le regard un court instant avant de reporter mon attention sur l'arme. Comme si fixer Krymov me gênait. J'eus droit à ce qui pouvait ressembler le plus à un compliment de la part du sergent ; il s'étonnait que j'ai tenu la distance cet après-midi à l'entraînement. Je pouvais difficilement cacher que j'étais pratiquement au bout de mes forces et que mes nerfs étaient en grande partie responsables du fait que je tenais encore debout. Enfin... assise pour l'instant. Il évoqua ensuite la "com'" qui serait avancée et à laquelle je pourrais assister. Je haussai les épaules, ne voyant pas en quoi ça pouvait me concerner leur "sauterie" étant donné que je ne savais même pas de quoi il s'agissait.

Après qu'un court moment de silence, Krymov avança un avis qui me parut plutôt positif sur le deux contre deux que nous avions fait. Assez rassurant car de mon point de vue, ça avait été assez lamentable. Ce qui me fit ciller fut la mention de l'exploration. Je fixai Sherkan, dubitative. C'est sûr, se défendre à l'intérieur d'un fort n'avait rien à comparer aux conditions extérieur, à l'état d'esprit dans lequel nous étions plongés. Mais je comprenais également que si ce n'était pas pour des objectifs précis, se mettre en danger à l'extérieur n'était peut-être pas la technique d'entraînement la plus judicieuse... Yeux plissés et coin des lèvres légèrement courbé, j'expirai un souffle amusé. « Si tu crois que le Commandant acceptera de me faire sortir, tu nages en plein rêve... et faudra pas compter sur Hia... le capitaine Hiaana pour soutenir cette idée auprès de lui. J'ai bien compris que de toute façon je ne verrais plus l'extérieur sans que ce soit pour des missions précises. Et j'pense pas que j'serai utilisée pour beaucoup d'entre elles... » Les rencontres avec les survivants c'était bien beau, mais de ce qui en ressortait, je ne serai envoyée que pour les expéditions où Reiver va à la rencontre de clans. Les autres, je les verrai sans doute qu'une fois qu'ils seront à l'avant-poste... Tentant de ne pas replonger dans des pensées négatives, je poursuivis : « merci pour le couteau. Je ne suis pas sûre que ça amusera longtemps les responsables et le directeur de voir une civile avec une telle arme au camp... et j'ai pas envie de me retrouver à nouveau enfermer. Surtout pour si peu... » Les prétextes ne manquaient pas et certains gradés n'hésitaient pas à agir avant de s'informer. Et je redoutais bien plus une nuit dans une de leurs cellules qu'un tour de l'avant-poste de nuit. « Je crois mieux supporter la violence de tes entraînements qu'une heure en isolement... » lui confiai-je en détournant le regard, quelque peu honteuse d'admettre cette peur de l'enfermement.

Je ne saurais dire si Krymov m'écoutait vraiment ou s'il s'en fichait. Je ne me posais pas tellement la question. Rares étaient les personnes avec qui je pouvais avoir une discussion sans rapport de force, sur un pied d'égalité qui ne serait pas biaisé par mon rang. Enfin mon absence de rang. Même si j'allais être intégrée, je comprendrais que la plupart des personnes ayant entendu mon histoire au camp me considéreraient encore comme une intruse. La seule personne avec qui je me sentais bien jusqu'à lors, c'était Wernher. Mais la désillusion fut assez brutale et il me faudrait un certain temps avant d'accepter. Je ne cherchais pas à faire de Krymov un ami, une personne à qui je pourrais parler, une personne sur qui je pourrais compter, mais pour ce soir je me créais l'illusion qu'il puisse avoir une certaine considération pour moi par ce second... pas ? Je ne crois pas connaître de personne plus inapte socialement que lui, même si je ne le connaissais que depuis. Après un bref silence, je me fis plus - trop ? - franche et, sur un ton sérieux, je ne pus m'empêcher de poser la question : « Je suis aussi chiante que toi quand je m'énerve ? Enfin j'veux... ça m'est arrivé de l'ouvrir un peu trop face à des gradés et je pensais qu'ils réagissaient de façon démesurée mais... si je suis aussi exaspérante que ça, bah je les comprends. » Une prière pour la safezone ? Pas vraiment, je ris d'un éclat qui balaya de mon visage les traits sombres qui avaient maintenus mon silence et mon renfermement de cette journée.
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Lun 22 Jan 2018 - 20:57

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- C'est un type bien, Hiaana. Mais là, clair'ment, c'est pas lui qui pourra sauver l'coup...Mais bon. Y en a qui disent qu'j'ai l'cul bordé d'nouilles, on verra bien.

Il ne releva même pas la remarque sur le couteau. Si le grand chef dit "tu peux", alors les autres n'ont qu'à fermer leur gueule...du moins ainsi le voyait-il.

- Je crois mieux supporter la violence de tes entraînements qu'une heure en isolement...

- T'as fait quarante huit heures en isolement, quarante huit heures d'entraînement, hm? C'est pas comparable. Là, tu tournes pas en rond à rien foutre. Attends qu'une semaine soit passée, tu verras si t'as pas envie d'retourner t'la couler douce en cellule. répondit-il sur un ton...mi-moqueur mi-sincère tandis qu'elle marquait une pause.

- Je suis aussi chiante que toi quand je m'énerve ? Enfin j'veux... ça m'est arrivé de l'ouvrir un peu trop face à des gradés et je pensais qu'ils réagissaient de façon démesurée mais... si je suis aussi exaspérante que ça, bah je les comprends.

- Tu sais c'qui nous fait péter des cables? T'as l'gabarit d'un insecte anorexique, tu l'ouvres bien grande, mais si on t'en colle une, Wernher rapplique au galop. C'est pour ça qu'c'est jouissif d's'occuper d'ton entraînement: j'peux t'équarrir la gueule en toute impunité!, lâcha-t'il sur son ton neutre usuel...avant d'éclater de rire: Non, plus sérieusement, t'es chiante quand tu t'y mets, mais t'es pas la seule, et surtout, t'es pas conne. Ca change de la milice. Sur ce, tu m'excus'ras, faut qu'j'aille "m'expliquer" avec le tas d'muscles, et il est pas patient pour deux sous! Demain, avant l'aube, oublie pas d't'étirer avant d'aller au pieu! Et essaie d'pas sortir le coupe-coupe pour rien, parait qu'ça fait mauvais genre...après, si c'est justifié, personne pourra rien y r'dire!, conclut-il la discussion en collant une bourrade dans l'épaule (probablement déjà douloureuse) d'Eiven, avant de se lever et de la saluer en se frappant la poitrine avant de lever son index et son majeur en V dans sa direction, pour aller d'un pas décidé en direction du bloc des officiers.

Elle connaissait donc le capitaine Hiaana...Meëk... Qui sait ce que Krymov aurait donné pour bosser sous les ordres de ce mec? Probablement beaucoup de choses. Pas chiant avec ses hommes, du genre qui réfléchit un peu (alors que, soyons franc, Drake était un fonceur à un point qui donnerait presque à Krymov une réputation d'intellectuel)...et surtout, un type qui vit au grand air, qui n'est pas coincé entre quatre murs, avec pour "extérieur" des passages étroits et des cours encadrées par des bâtiments, des bâtiments, encore et toujours des bâtiments! A Steros, il avait certes été habitué à un cadre similaire, mais ici, l'extérieur lui manquait. Il ne se permettrait pas de déserter, trop heureux malgré tout d'avoir quitté la vie de pillard et les mensonges d'un dirigeant véreux pour arriver à Reiver, mais...La défense n'était pas ce qu'il préférait, loin s'en fallait.

Il aurait aimé partir avec eux, enchaîner les missions d'exploration, mais non. Sa connaissance de Steros le cloîtrait entre les murs de Reiver, "au cas où" ils se fassent attaquer. Jamais Steros aurait les couilles de se pointer pour un assaut frontal, et l'escarmouche, tout le monde au camp en connaissait le principe. C'était d'ailleurs là qu'était son argument principal : si il partait en exploration, et qu'ils tombaient sur une patrouille de Steros (chose rare, mais néanmoins plus répandue qu'une confrontation directe entre les deux camps à grande échelle), il saurait gérer la situation avec plus de brio que les autres sergents. Mais jamais on ne l'avait écouté. Alors il continuait à bosser à la défense, en bon petit toutou.

Une des autres choses qu'il appréciait chez Hiaana, c'était son côté loup alpha. Drake était un bourrin, un cerf en rut qui cognait tout ce qui s'approchait de son steak. Hiaana faisait régner ses règles -et était plus friand de résultats que de respect des lois à proprement parler- , mais son unité, c'était son clan. Sa meute. Sa famille, peut-être pas, mais Krymov y voyait là une réminiscence des choses agréables de sa vie de raider. En reprenant en considération le fil de ses pensées, il s'arrêta de marcher, fronça les sourcils et se baffa à deux reprises. Penser au passé n'était pas une bonne chose : il fallait vivre dans le présent et calculer l'avenir. Ainsi vivait-il, ainsi avait-il toujours vécu, et ainsi comptait-il toujours vivre. Mais il arriva enfin vers les blocs et soupira longuement. Une entrevue avec Drake. Génial. Tout ce qu'il lui fallait pour passer une bonne soirée...
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 Sujet: Re: (29/12/2480) (Terminé) Not even close ▬ Kryven   Lun 22 Jan 2018 - 20:59

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L'optimisme de Krymov était presque rafraîchissant. Il ne fallait pas tabler sur la chance quand j'entrais dans une équation. Un aimant à emmerdes, c'est tout ce qu'il fallait retenir. Peut-être que Wernher avait compris ça et que c'était la raison qui le convainquait de ne pas me laisser rejoindre la milice d'exploration... pourquoi il m'avait fallut tant batailler pour sortir ne serait-ce qu'une fois... La première expédition avait été sauvée par Nenia qui avait vanté mes mérites plutôt qu'annoncé le danger que je pouvais représenter. La seconde n'était qu'un "rite" où le Commandant tentait de me faire intégrer un peu plus auprès de miliciens dont deux me voulaient certainement morte à l'heure qu'il est. La troisième un coup d'essai sur l'intérêt que je pouvais avoir ; que ma capacité pouvait avoir. Et toutes les autres ne seraient que de cette nature : emmenée comme un bagage qui se porte tout seul. Je ne voulais pas croire que c'était l'avenir qui m'attendait : rangée dans un bloc en attendant qu'il y ait des survivants à sonder... Je ne tiendrais sûrement pas la route dans ces conditions. Bien contente de manger et d'avoir un toit, certes, mais viendrait un moment où ça n'aura plus d'importance. Où au lieu de survivre, je voudrais vivre. Apprécier ce que je fais, les personnes avec qui je suis. Et ne plus être une chose qu'il est déjà bien de tolérer.

Pour Sherkan, viendrait un temps où je préférerai l'isolement à l'entraînement. Rien que l'idée de me retrouver enfermée dans cette cellule me filait un frisson d'effroi... Masquant ce frémissement comme un simple coup de fraîcheur face à l'air qui se refroidissait, je croisai mes bras en regardant au sol. Entre les sévices subis et la phobie d'être entre quatre murs sans solution pour en sortir, l'isolement ne pourrait vraiment être moins pénible qu'un entraînement avec Krymov. Mais je me gardai de le contredire. Peut-être pensait-il simplement qu'en tant que survivante, personne ayant toujours eu l'horizon comme décor, l'isolement peut procurer un simple sentiment d'inconfort. Cette excuse m'irait très bien pour m'éviter de passer pour une folle à lier en expliquant mon dernier séjour en cellule...

Sa réflexion sur ma position me fit ciller. Le regardant, perplexe, je compris toutefois son ironie. Si seulement Wernher débarquait à chaque danse que je me prenais... Hors entraînement, évidemment. La vérité était différente : tant que je restais entière, ça lui allait. Mais il est vrai que certains miliciens se gardent de s'en prendre à moi en pensant que le Commandant montrerait les crocs si on venait à m'emmerder. Après une prise de congé justifiée, il me donna une frappe à l'épaule qui me fit grimacer de douleur. J'allais avoir du mal à m'allonger sans pester sur mes bleus et autres marques de l'entraînement musclé... « Bon courage... j'essayerai de faire attention. Merci Krymov... d'être resté un peu », ajoutai-je avec une sincérité gênée alors qu'il s'en allait vers sa destination. Je replongeai ma tête dans mes mains. Soupirant longuement. Le silence, l'obscurité, ça avait un aspect reposant mais aussi frustrant. Même si parler avec le sergent m'avait quelque peu détendue, je sentais déjà la colère remonter. Mais j'étais bien trop crevée pour m'énerver, pour laisser mes nerfs repartir pour un tour... Je finis par me lever et, seule dans la cour, je me mis à faire quelques mouvements que Krymov m'avait appris avec la lame qu'il m'avait offerte.

Noyée dans mes pensées et ma solitude, je ne fis pas attention à la colère qui montait plutôt que de se décharger. Je finis par lancer le couteau dans un élan brutal et il vint se planter sur un mannequin de bois non loin de ma position. Je m'en approchai pour récupérer le couteau. Il était mieux planté que ce que j'imaginais... Je fis tourner le couteau dans ma main pour reprendre une posture verticale et portai quelques coups au mannequin. Une nouvelle rotation pour une posture inversée et à nouveaux quelques coups. Un faux mouvement et je m'infligeai une légère coupure à l'avant-bras. Même si du sang ruisselait, ce n'était qu'une coupure superficielle qui n'eut pour seul effet que de m'exaspérer encore plus. Reposant la lame au sol, je m'acharnai à nouveau sur le mannequin mais à main nue, lui donnant pour visage mes contrariétés. J'arrivais à me viander et à me faire mal mais ça ne faisait que me défouler encore plus. Je repensais au seul ami que j'avais eu, la seule personne qui aura été là jusqu'au bout. Enfin jusqu'au bout... Même si je ne lui avais hurlé, il s'était enfui, lui aussi. Ma sœur avait été guidée par la peur, Soren lui avait eu peur mais il savait contrôler sa peur. J'aurais aimé qu'on soit dans la même merde tous les deux aujourd'hui. Comme toujours on l'avait été : à deux. C'était impertinent de lui reprocher d'être parti quand je le lui avais gueulé, de souhaiter qu'il ait traversé tout ce que j'avais traverser à Reiver. C'était égoïste et illogique...

Grognant contre le mannequin, l'insultant et le maltraitant comme si j'avais la tête de Soren en face de moi, je finis par être à bout de force. Et même mes nerfs ne pouvaient plus me tenir. Je m'écroulai sur le sable et fermai les yeux. Vidée de toute énergie. Il dû s'écouler une petite dizaine de minutes avant que la patrouille n'arrive et ne s'approche de moi, curieuse. Je sentis quelqu'un me relever. J'ouvris à peine les yeux. « Jinx... ? » Marmonnai-je en provoquant l'intrigue des gardes. « Amène-la au centre médical. » Je sentis le milicien me soulever et me porter. « C'est à elle ça tu crois ? » « File, je lui demanderai quand elle sera remise. » Un trajet que je passai dans la noirceur de mes paupières closes où je ne sentis même pas l'arrivée sur l'un des lits du centre médical. Pansée, soignée, je restais dans un profond sommeil sans me rendre compte des heures qui défilaient.
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