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 Alphabet, quand tu nous joues des tours !

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 Sujet: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Ven 9 Fév 2018 - 23:35

Alphabet, quand tu nous joues des tours !
@Eyli Senam  :rtfm:



Lundi  09 février 2481.
18 heures…



Le vent glacial me gela le bout des doigts. La bourrasque s’engouffrant dans mon sweet, un frisson me parcourut pour remonter du bas de ma colonne vertébrale en haut de ma nuque.
La température avait nettement baissé et il était difficile pour les habitants expulsés de leurs propres maisons de continuer un quotidien serein. En effet, encore un joli coup des représentants, pour pouvoir reloger des civils plus méritants, on en avait expulsé des moins importants. Il est vrai que l’on m’avait donné l’opportunité de vivre au niveau deux, chose que j’avais refusé, me disant que je n’en avais pas vraiment la nécessité. Puis, il faut avouer que j’appréciais vraiment mes voisines de bloc. Eyli et Nox. Mère et fille, confidente et camarade de jeu. La compagnie de l’une complétait celle de l’autre. Attachante et rassurante, partager du temps avec elles me plaisait, essayant de les aider du peu, ou du mieux que je le pouvais.


D’ailleurs, il était l’heure, l’heure de la journée tant attendue. L’heure que je lui avais accordé dans l’optique de lui donner un coup de main. Le lundi, c’était le plus dur.  Serb avait l’habitude de m’en foutre plein la gueule avec son sale caractère et ce jour de la semaine en particulier il avait tendance à être ronchon le papy. Bien sûr, en descendant vers nos habitations, une halte par les quartiers de la milice s’était imposée, dans l’espoir d’apercevoir Soma. Voir si ça journée s'était bien passée. Voir s’il ne lui était rien arrivée. Peu probable, mais avec les temps qui couraient, une milicienne jeune et seule était tout aussi en sécurité qu'un poisson dans un océan de requin. Que ce soit de tous les côtés, des tensions régnaient. Et moi je naviguais au milieu de tout ça, peut-être trop insouciant mais plus motivé de profiter de la situation. Cela permettrait d’agir, je pense que j’en ferais part à Eyli bientôt, au fond elle pourrait être d’une grande aide. Seulement si elle le souhaitait bien sûr.


Revenons en à cette heure. Nous avions rendez-vous après notre travail respectif, car Eyli voulait apprendre à lire et à écrire. Chose qui, lorsqu’elle me l’avait annoncé, m’avait rendu perplexe. Dans un premier temps, j’étais persuadé que c’était une des choses qui lui étaient acquises. Car si vous verriez sa manière de parler, son élocution, sa façon de choisir les bons mots vous ne croirez pas une seconde qu’elle était illettrée. Deuxièmement, qu’elle me demande à MOI ! Les yeux ronds que j’avais faits quand elle m’avait questionné pour ce service. Même si je suis loin d’être le meilleur professeur, d’ailleurs je pense être le plus nul de la cité, je lui avais dit oui.  Elle avait tant fait pour moi, en m’écoutant, me consolant, comme le rôle d’une mère que j’avais jadis perdue. C’était le moins que je puisse faire pour elle,  une manière de lui rendre la monnaie de sa pièce.


Descendant de l’élévateur, je foulai la rue qui séparait la grosse bête d’acier qui me terrifiait, à ma petite demeure.  Les rues étaient tristes et l’ambiance morose, comme un lundi, comme une période qui succède un accident terrible. Je m’empressai, ne voulant pas faire attendre mon élève plus longtemps. Je rêvais en silence de cette bonne tisane que la douce brune avait l’habitude de préparer. L’atmosphère de sa maison était tellement plus apaisante que la mienne. Identiques certes, mais une touche féminine de décoration n’aurait pas fait de mal à mes murs grisâtres. Je passai en coup de vent chez moi pour poser mes affaires et prendre le cours que je lui avais prévu. J’espérais vraiment que cette manière l’aiderait peut-être hors du commun, peut-être qu’un vrai instituteur aurait procédé autrement, mais les bases que j’avais en pédagogie étaient très minces. J’aurais pu lui expliquer des heures les mécanismes du fonctionnement d’une AK-51, mais peu de chances que son apprentissage évolue avec ce genre de sujet. Pas de soucis, je m'adapterai.


Prenant les affaires sur la table, je sortis de chez moi, pour me rendre sur le palier. Même si parfois j’osais entrer comme dans un moulin, cette fois-ci je toquai contre la porte.



Heeeey Eyli !!  T’es là ?”



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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Dim 11 Fév 2018 - 22:04




Alphabet, quand tu nous joues des tours !  

FT. Ven Bishop


Les récents événements avaient considérablement chamboulé le Dôme. Les règles qui nous régissaient jusqu’à maintenant, et depuis plusieurs siècles, et qui avaient été acceptées par chacun depuis notre plus tendre enfance étaient maintenant décriées par une partie de la population, notamment celle qui avait été délogée injustement. Jusqu’à présent, le niveau 2 appartenait à l’Elite et le niveau 0 au petit peuple. Le mélange n’était pas autorisé – et je le savais mieux que personne entre raison de Vaughn, et de Nox – et chacun avait une place établie, une place destinée depuis la naissance. Cependant, aujourd’hui, l’Elite sans logement venait réclamer le logement du Peuple. Soudainement, le niveau 0 n’appartenait plus à sa population initiale mais à une autre population.

Des logements familiaux venaient tout bonnement d’être réquisitionnés par d’autres, pour une durée incertaine et sans aucune excuse – si ce n’est une relocation dans un logement d’une qualité inférieure, voire aucun logement dans certains cas extrême. Pour ma part, j’avais été épargnée par cette mesure injuste – sûrement grâce à Vaughn. Ce dernier n’avait pas dû accepter que sa fille puisse être relogée ailleurs. Comment avait-il fait ? Je ne savais pas.

Cependant, la jalousie des voisins jouait son rôle et les suppositions allaient bon train, j'en avais la certitude. Je voyais le regard envieux et colérique de certains voisins délogés, que je recroisais. Je ne pouvais que comprendre le sentiment d’injustice qui les étreignait, et donc leur jalousie à mon égard. Et j’acceptais volontiers. Par contre, je dois avouer que je craignais considérablement pour ma fille. Est-ce qu’elle subissait un quelconque mal, ou de mauvais regard, en mon absence ? Si oui, en souffrait-elle ou savait-elle faire face à ces derniers avec la même rage et force que son père ?

Je sentais également les regards désapprobateurs des autres voisins des autres blocs, qui ne voyaient dans ce miracle d'avoir maintenu mon logement plutôt spacieux que par une ruse - ridicule ou indécente- de ma part auprès du père ma fille, un homme du gouvernement. Je savais bien qu’on murmurait dans mon dos quand je croisais le chemin de certaines commères, et j’étais certaine qu’elles devaient prétendre que j’offrais mon corps pour appâter un homme. Pour maintenir une maison.

« Si seulement vous saviez… Je n’ai guère besoin de l’appâter »
pensais-je à chaque fois, désespérant à chacune de mes rencontres avec lui. Car oui, les voisins étaient le cadet de mes soucis. Un autre problème me hantait davantage : Lucian. Je savais bien qu’il me détestait profondément, et je savais tout autant l’emprise qu’il avait sur son fils, si Vaughn était effectivement la raison du fait de ne pas avoir été relogée, était-il au courant? Acceptera-t-il une telle décision car sa petite-fille Nox était mêlée à l'histoire ? Si non, réagira-t-il ? Si oui, par quel moyen ? Sa dernière réaction avait mené à la destruction de « notre » bonheur et à une quinzaine d’années de souffrances, de divagations, de colères et de frustration. Oui, honnêtement, je craignais toute réaction de sa part.

Je ne dormais plus. Je ne mangeais plus. J’avais cette terrible sensation d’être prise dans un cercle vicieux et sans fin. Pourtant, dans ce cycle, quelques événements apportaient un semblant de bonheur et de joie à mon existence en brisant cette viscérale monotonie.

« Sauf qu’il ne doit plus venir, lui aussi » pensais-je aussitôt. Je faisais déjà trop de mal avec ma fille – la réputation d’une mère déteignait sur la réputation de la fille, malheureusement – et je ne pouvais me permettre qu’une telle chose déteigne sur une autre personne : Ven Bishop, un voisin excentrique, trop franc mais extrêmement serviable. Il ne rechignait pas à venir m’enseigner la lecture et l’écriture chaque lundi, un jour où Nox était occupée soit au dispensaire soit auprès de son père, et un jour où je ne travaillais pas une demi-journée.

- Je suis là !
répondis-je, tentant d’apporter un semblant de joie et d’énergie à ma petite voix. Rentre voyons.

Comme toujours, je l’invite à s’asseoir et je m’empresse de mettre à table tout ce que je pouvais offrir humblement. D’ordinaire, j’arrivais à grappiller quelques petites herbes aromatiques auprès d’une personne généreuse, qui travaillait aux serres ou encore quelques rations ou repas supplémentaires suite à mes heures supplémentaires au dispensaire – ou via les dons généreux de certains de mes patients -, mais suite à la dernière catastrophe, je pouvais oublier ce luxe. L’austérité était le nouveau mot d’ordre pour des gens comme moi.

- Je suis désolée de ne pas pouvoir t’offrir plus que de l’eau aujourd’hui Ven. Je n’ai malheureusement rien pu obtenir récemment, finis-je par avouer, un tantinet honteuse. Vivement que la situation se rétablisse. Entre les ressources amoindries, et les potentiels intrus qui pourraient entrer dans le Dôme, on ne se sent pas vraiment en sécurité.

Je n’avais de courage que dans deux situations : quand il était question de ma fille, et quand il était question de soigner. En dehors de ces deux cas, et je l’avouais en tout honnêteté, j’étais la plus grande froussarde d’Helion.

- Je suis consciente que la situation est assez exceptionnelle. Si jamais tu as trop de travail pour le Dôme, n’hésites pas à me le dire. Nous pouvons décaler nos leçons.

« Peut-être les décaler à tout jamais »
conclus-je, lançant un regard reconnaissant, fatigué et triste à la fois à ce garçon énergique. A chaque fois que je le voyais, je ne pouvais m’empêcher de me demander la chose suivante : pourquoi était-il ici, et non « là-haut » ? Une question que je n’avais jamais posé par respect pour son passé. Je ne force jamais les gens à parler, j’attends qu’ils soient prêts, et qu’ils le veuillent.
 
(c) ANAPHORE



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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Mar 13 Fév 2018 - 1:21

Alphabet, quand tu nous joues des tours !
@Eyli Senam duck



L’environnement du niveau zéro avait quelque peu changé. Les moins chanceux qui avaient été délogés ne purent se réfugier qu’au niveau moins un. Ce qui m’irritait au plus haut point. Alors que la place ne manquait pas dans les hauteurs du dôme, par rapport au ratio habitants/superficie, au lieu d’essayer d’aménager les infrastructures le plus équitablement possible. Ils n’avaient pas lésiné sur le fait que certaines familles n’étaient pas totalement utile, et donc pourquoi pas les virées complètement de chez elles. Si j’avais le temps, après le cours, j’essayerais d’aller leur apporter le peu de nourriture que nous avions réussi à dérober, ou que l’on nous avait donnée charitablement. Même si c’était peu, il fallait agir, car si l’on attendait après ceux qui sont censés s’en occuper, les pauvres enfants auraient le temps de mourir de faim.

Sa douce voix me fit comprendre que cela ne servait à rien que j’attende devant la porte, que d’habitude je me permettais d’ouvrir. L’intérieur était paisible, comme à l’ordinaire, une demeure habitée par une mère, qu’est-ce que l’on peut trouver de moins serein? Passant, quelquefois rien que pour un café, je m’y sentais bien plus à l’aise que mon triste toit. C’était devenu une habitude, avec le temps, tout le monde prend ses habitudes. Je m’approchais de la pièce principale, sentant les effluves de linge propre, et les délices de l’amour qu’une mère peut porter à son enfant. Mais il y avait quelque chose d’étrange. Je la vis, assise à la table, le regard las et perdu. Quelque chose n’allait pas. Je ne reconnaissais pas cet engouement habituel qu’elle avait au début des leçons. Secrètement, même si j’avais moins l’occasion lui parler, je m’inquiétais pour Nox. Sachant bien que c’était la seule chose importante à ses yeux, son visage fatigué m’apporta une certaine inquiétude à son sujet.

Sans attendre une seconde elle s’excusa de ne pouvoir me proposer cette divine tisane qu’elle avait pour habitude de me préparer. J’étais bien conscient que les événements passés apportaient de lourdes conséquences sur notre train de vie. Et s’il y a bien une chose pour laquelle je ne lui en voudrais pas, c’est bien pour son manque de ressources. Je sortis une pomme de mon sac que j’avais volé un peu plus tôt au niveau un.

“Ne t’en veux pas s’il te plaît ! J’en ai déjà bien profité de tous tes succulents breuvages ! Je pense pouvoir m’en passer. “

Je fis rouler la pomme sur la table pour qu’elle puisse s'arrêter doucement devant elle.  Les cernes sur le visage de la jeune femme m’affligeaient horriblement. C’était une femme utile, qui donnait tant d’elle pour les autres, et les seuls remerciement qu’elle avait, étaient si maigres comparés à ce qu’elle méritait vraiment. Le regard qu’elle me porta en me posant sa dernière question m’interpella.

“Il s’est passé quelque chose ? Est-ce que Nox va bien?”
]Inquiet, j’avais besoin de connaître la raison de son doute.

“Bien sûr que non ! Tu sais pour moi cette leçon, c’est une bouffée d’oxygène et puis je pense leur avoir assez donné de mon temps aujourd’hui !  La journée a été rude, tous ces événements ne nous laissent pas une once de répit “


Je m’approchais d’elle, posant une main tendre sur son épaule.

“ Tu as besoin de te reposer, tu verrais ta tête ma pauvre !” Un rire aux lèvres, mon seul but était de faire naître un sourire sur son triste visage.

“Tu sais, malgré tout ce désastre, ils n’ont pas besoin que l’on se tue à la tâche pour eux. Il faut que tu penses un peu à toi Eyli”


Je m’assis à la table, posant les affaires devant nous pour commencer le cours, comme si l’idée d’y mettre un terme ne m’était jamais venue à l’esprit. Je pris un croc dans la pomme juteuse, sans gêne avant de la replacer devant elle. Après tout une mère, n’a pas de dégoût à partager sa nourriture. Et puis dans toute cette agitation, j’avais complètement oublié de manger.

“Je pense qu’on va bien rigoler aujourd’hui ! J’espère que tu chantes bien, parce que sinon le ciel va encore faire des siennes.”


Je sortis la vieille page arrachée pour la poser devant nous. Dans une écriture fine, accompagnée d’un dessin enfantin, était calligraphiée une vieille comptine pour enfants *, sur un vieux papier abîmé par les années.  Un léger sourire aux lèvres, je l’observais, dans l’espoir d'égayer sa fin de journée.

[/b]
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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Mar 27 Fév 2018 - 22:23




Alphabet, quand tu nous joues des tours !  

FT. Ven Bishop


Au sein du Dôme, les plaisirs étaient extrêmement rares. Les célébrations ne se différenciaient guère des adieux que l’on faisait à des défunts : austère, protocolaire et silencieux. Les rations ne contenaient que le strict nécessaire pour une personne d’un certain âge et d’un certain poids– voire moins pour le niveau 0. Les vêtements faisaient parties de cette distribution et ne se différenciaient nullement. Pourtant, malgré tout, certaines choses se détachaient de cette profonde monotonie. Une pomme, quelques herbes, le sourire de ma fille … De petits plaisirs, mais sûrement les plus précieux. Ainsi était ma vie. Et pourtant, malgré la simplicité à laquelle j’aspirais, il semblerait que c’était la complexité qui s’imposait sur les plus grands pans de mon existence.

A ma manière, mêlant également mon altruisme incontrôlé, je fuyais à cette complexité par le travail. Sans ce dernier, je ne tarderai pas à perdre la raison, à tourner en rond encore et encore, en ressentant chaque jour que ma fille s’éloignait de moi. Pour toujours. Notre séparation ne ressemblerait à rien des séparations que les autres familles du niveau 0 connaissent. Elle ne se contenterait pas de « juste » emménager auprès d’un autre homme du niveau 0 – où je pourrais lui rendre quelques visites, sans grande inquiétude si ce n’est peut-être la déranger. Elle allait tout simplement disparaître dans les méandres du niveau 2.

Comme toute jeune fille, elle allait apprécier le confort et le beau de ce niveau – lorsque Vaughn me le détaillait, j’avoue avoir été extrêmement envieuse -. Cependant, inconsciemment, elle allait tout simplement se retrouver dans une marée boueuse de mensonges aussi noire qu’un black-out du Dôme. Et elle allait finir comme son père : rongée par le regret et l’hypocrisie.

- Nox va très bien. Elle a la santé solide de son père. Quant à moi… j’ai besoin de travailler, pour avancer. A ma manière, susurrais-je.

Je me lève pour m’emparer d’un couteau et d’une assiette. Calmement mais avec une certaine expertise – malgré que je ne sois qu’une rebouteuse, il m’arrivait de manier à plusieurs reprises un scalpel - , je découpais la pomme en plusieurs quartiers.

- Ven, fais attention à ta santé, surtout au niveau 0. Tu ne sais jamais où certaines personnes ont trainé et si elles ont une hygiène de vie impeccable. Apparemment, les mains véhiculent beaucoup de microbes. Je sais que tu me connais, et je te connais. Cependant, ne prends pas cette fâcheuse habitude. D’ ailleurs, t’es-tu lavé les mains en sortant de ton travail ? Tu manies beaucoup de choses, c’est important.

Je ne pouvais jamais m’empêcher d’octroyer le même châtiment que je réservais à Nox sur ce sujet. Durant ces dernières années, à sa façon, il était devenu membre de cette famille forte étrange. Etait-il un frère ou un fils spirituel ? Je ne saurais dire. Je savais seulement que sa présence était réconfortante.

J’arque les sourcils lorsqu’il parle de chant.

- J’ai quelques souvenirs d’enfance. Quelques comptines. Oh, c’est vrai ! Apparemment, on dit que « chanter faux ferait pleuvoir ». De l’eau qui tomberait du ciel.

L’art était prohibé  ou restreint au sein du Dôme. Chanter n’était pas une chose naturelle, et surtout au niveau 0 où l’on vivait au jour le jour, de notre labeur et rien d’autre. Quant à l’extérieur, je ne l’avais jamais vu. J’en avais juste entendu parler. Les récits étaient tantôt magiques, tantôt effrayants.

- Evidemment, une telle chose est impossible, n’est-ce pas ?

L’extérieur était une chose si étrange, avec tant de possibilités, qu’à plusieurs reprises, je m’étais surprise à tout croire. Un jour, un homme avait prétendu qu’on pouvait changer de corps à l’extérieur – il avait vu une personne le faire. Je l’avais sincèrement cru, jusqu’à un entretien avec un médecin qui m’avait juste ri au nez. Les joues rouges, honteuse, j’avais compris qu’il ne fallait pas « tout » croire. Pourtant, malgré tout, j’avais envie. J’avais besoin de cette pseudo-magie, pour contrebalancer la rigidité du Dôme.

- Penses-tu qu’ils chantent les gens qui vivent à l’extérieur ? J’ai bien l’impression. Un jour, j’ai entendu une survivante chanter. Une merveilleuse voix. Mais un milicien lui a dit de se taire, qu’ici, ce n’est guère apprécié, voir peu autorisé. Je me suis toujours demandée pourquoi une si jolie chose était interdite…


Je m’égarais, je me rendais compte.

- Oublies ce que j’ai dit. Il doit y avoir une raison. Toute chose a une raison au sein du Dôme, répétais-je comme un automate. Dis-moi donc, quel est notre leçon du jour ?
 
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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Ven 2 Mar 2018 - 18:09

Alphabet, quand tu nous joues des tours !
@Eyli Senam  :rtfm:



Lundi  09 février 2481.
18 heures…


Ah sacrée Eyli ! Une maman dans toute sa splendeur, ce côté maternel, qui la rend si, elle-même. Quand je venais à franchir sa porte, à chaque fois, je sentais cette enveloppe douce, cette enveloppe qui ramène au cocon familiale. Une chose qui m'avait tant manqué, entre les années à Reiver, mon retour difficile au dôme. J’en avais presque oublié ce manque, ce manque d’une mère, ce manque d’une famille équilibrée, qui permet de grandir sur de bonnes bases. Avec le temps, j’avais réussi à tout enfouir, à garder cette blessure au fond de moi. Certes, je lui en avais déjà parlé, d’un air des plus détachés comme si c’était le dernier souci de ma pauvre existence, mais ce n’était pas vrai. Car à chaque fois que je la voyais, sa façon d’agir avec Nox, avec moi aussi, cela me rappelait son visage, ses blessures. Celles que j’avais voulu défendre et qui m’avait envoyé au cachot. Je ne peux pas avancer que je voyais en Eyli un substitut, car son oreille était tout autre, plus douce, plus dans la confidence.

Un sourire s’afficha sur mon visage lorsqu’elle me fit sa recommandation. Si elle avait une simple idée de ce qui trainait dans les bas-fonds du dôme, au niveau moins un, je pense qu’elle m’aseptiserait tout entier. Mais par chance, je n’en revenais pas actuellement, c’est donc en levant mes deux mains bien en vue à ses yeux que le lança d’une voix douce.

“Oui chef ! Tout beau tout propre ! T’inquiète pas, je ne ramènerai jamais le cambouis des ateliers, règle d’honneur.”


Je l’observai s’installer, coupant avec précision le mets juteux que j’avais déniché. Elle avait l’air fatiguée, éreinté si je ne puis dire. C’était donc avec douceur, que je me décidai à l’écouter, l’observant me parler des chants et des anecdotes qu’elle avait vécues. Tant d’ignorance se lisait dans ses yeux, et je trouvais cela dommage qu’elle ne puisse mettre des images sur ses suppositions.

“Oui, ils chantent, ils dansent autour des feux de joie..  Ils se racontent même des légendes, utilisant leurs imaginations pour se raconter des merveilles.”

Je m’enfonçai dans le dossier de ma chaise, songeur, ne sachant pas si c’était vraiment une bonne chose de lui parler de ça, de lui démontrer les différences qui règnent dans notre monde.

“Mais tu sais, il y a plein de choses qu’ils n’ont pas. Ce confort, cette sécurité. Dehors, la seule question que tu te poses, c’est combien de jours, tu vas survivre. L'idée d’envisager de fonder une famille, ne leur effleure même pas l’esprit.”

Quittant mes songes, pour oublier cette différence qui ne m’atteint que trop bien, je me concentrai sur le moment présent. Je ne voulais pas l'emmener à son tour dans des combats qui nous surpassent tous, même s’ils me tiennent énormément à coeur.

“Oui tu as raison ! Je t’ai préparé une petite surprise ! “

Je sortis ma feuille sacrée de la poche. Un papier sûrement beaucoup plus âgé que moi et elle réunit. Un papier jauni par les années, fragile rappelant des souvenirs bien anciens, que personne ne vivant actuellement au dôme, n’avait connu.

“Cette comptine, c’est ma mère qui me l’a donné, avant notre séparation. C’est la chose la plus précieuse à mes yeux. “

Rapprochant ma chaise tout en mettant la relique entre nous, je me positionnai de façon à ce que nos deux paires d’yeux eussent accès à l’écriture, si finement dessinée.


Relique:
 

Tout en relisant quelques lignes, le visage de ma mère me revint, ses lèvres, m’expliquant cette histoire, me détaillant chaque syllabe, doucement, avec précision. Elle m'avait dit qu'il en manquait une partie, sûrement détruite par le dôme depuis le temps, mais je gardai toujours un léger espoir de pouvoir la retrouver un jour. Je chassai ses souvenirs, pour plonger mon regard dans celui de la douce Eyli.

“Alors, on va commencer par le début. Est-ce que tu veux que je te la lise une première fois, pour que tu comprennes de quoi il s’agit ? “






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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Dim 1 Avr 2018 - 21:00




Alphabet, quand tu nous joues des tours !  

FT. Ven Bishop


Il n’était pas difficile de me faire rêver. C’était même trop facile. A bien de nombreuses occasions, je m’étais dite que c’était ce trait de caractère qui m’avait joué à bien des reprises des tours, celui qui me faisait croire que les choses pourraient être différentes de ce qu’elles étaient, celui qui me faisait oublier la réalité du Dôme. Pourtant, la vie de ces survivants hors du Dôme n’étaient pas une chimère : c’était une réalité, mais une autre réalité que celle que je vivais au quotidien. Récemment, à bien des reprises, je m’étais demandé si cette réalité alternative était bien meilleure que celle du Dôme, et je m’étais même imaginée quitter ce cocon protecteur mais pourri pour un meilleur endroit. Un endroit où l’Ombre des Jagger ne me hanterait pas.

Un sourire crispé se loge sur mes lèvres quand Ven abordait la question de la famille. Quelle famille ! Orpheline abandonnée, petite-amie jetée et abusée et enfin, mère incapable de garder ses enfants à ses côtés – une qui veut s’envoler loin, très loin, lassée de moi et un autre que j’avais été incapable de maintenir en vie dans mon ventre. A bien des égards, et quoi que mon entourage puisse dire, j’avais échoué à fonder une famille.

A croire que la famille était mise à l’honneur, Ven annonçait qu’aujourd’hui, nous allions étudier une comptine apprise de sa mère, avant « leur » séparation. Je ne fis guère de commentaires, et je ne lui lançais pas un regard apitoyé. Je me contentais de sourire affectueusement, et de me pencher sur le bout de papier. Avec le temps, j’avais appris que les hommes étaient souvent trop fiers, mais également plus courageux. Ils ne ruminaient pas des jours leurs peines comme nous : ils la cachaient au plus profond d’eux, et apprenaient à vivre avec. Mettre en avant cette faiblesse n’était que mettre en lumière un potentiel échec de cette cohabitation forcée. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose, je ne saurais dire. Je me tuais à la tâche, au Dispensaire, pour ma part. Etait-ce bien ou mal ? Qui pouvait être un vrai juge ?

- Je voudrais essayer de lire
, répondis-je, prenant un tantinet mon courage à deux mains. Il m’avait offert bien des bases, mais je manquais malgré tout d’une pratique régulière. Il faut dire que ce n’était pas au Dôme, et surtout au niveau 0 que nous trouvons des livres entiers à lire.

Je démarre la lecture. Evidemment, je suis lente, je bute à des mots et j’ai quelques hésitations. Cependant, j’ai réussi à arriver à bout de cette lecture, les joues rouges, et le cerveau en feu, mais avec une profonde satisfaction. Je lance un regard brillant envers Ven, cherchant son approbation sur mon effort.

- Par contre, je ne suis pas sûre de tout comprendre, indiquais-je. Qu’est-ce- que ça veut dire que de suivre une brise ? Quel est le jeu « Cow-boys » ou « Apaches » ?  Peut-être pourrions-nous l’apprendre aux enfants du dispensaire
, suggérais-je, sincèrement curieuse sur le sens de la comptine.

Au dispensaire, les enfants avaient bien des comptines mais souvent en lien avec le Dôme. Les rares vers qui sortaient des frontières de ce cocon étaient à peine pris au sérieux, considérés comme de vieux dialectes sans importance, et sans signification. Pourtant, je suis persuadée qu’il y avait des choses à en tirer, et surtout un moyen de varier le quotidien de ces petits enfants. Certains étaient aimés par leur famille mais vivaient un quotidien dur et puis il y avait ceux qui n’avaient ni mère, ni père – comme moi – et qui devaient faire face aux difficultés seuls. Ces derniers allaient assurément vivre une épreuve compliquée, voire avoir une vie faite que de souffrance dues aux erreurs de jeunesse, de naïveté, erreurs qui auraient pu être évité avec de bons parents – des parents qui guident.

- En tout cas, la comptine est amusante. Les survivants ont des comptines similaires on dirait. J’ai l’impression qu’il y a bien plus dehors que la question du nombre de jours à survivre...
dis-je, à nouveau rêveuse.

 
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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Dim 8 Avr 2018 - 17:51

Alphabet, quand tu nous joues des tours !
@Eyli Senam  coeur  



Étrange sensation que nous procure la capuche de fer. Cela diffère de chaque personne, de chaque esprit et de chaque caractère. Certains veulent y entrer par tous les moyens, cherchant protection et réconfort. D’autres le fuient comme la peste, sachant que la mentalité qui y prône n’a rien d’égalitaire et d’équitable. Mais je pense, le pire, c’est quand nous sommes tiraillés par les deux… Ne sachant pas vraiment au fond ce que l’on recherche et dans quoi l’on se projette. lors de mes premières expéditions avec l’escouade d’exploration, nombreuses fois, l’idée de partir avec mon baluchon m’avait parcouru l’esprit. Partir et tenter sa chance dans les méandres du désert, risquant sa vie pour sa propre cause, et non celle d’un gouvernement totalitaire. L’idée était toujours restée dans un coin de ma tête, mais depuis l’accident… Ma vie avait pris un autre tournant, un virage décisif. Et puis j’avais rencontré Eyli et Nox… Ce qui m’a aidé à avancer, sans qu’elles s’en rendent vraiment compte. Je ne leur avais jamais dit l’importance qu’elles pouvaient avoir dans ma vie, mais le montrer avec des gestes, des attentions, était beaucoup plus représentatif à mes yeux.

Pourtant, ce goût de liberté ne m’avait jamais vraiment quitté, et cette comptine m’aidait à m’évader dans des chimères lointaines, à l’époque où la vie n’était qu’un jeu à croquer à pleine dent. Lorsque je regardais le visage de ma voisine, je retrouvais au fond de ses traits, ce même esprit. Même s’il était bien trop enseveli sous des couches d’un parcours compliqué, il y avait cette lueur, cet espoir et cette capacité à s’échapper, qui peut être rare chez les habitants d’Helion.

De sa voix claire, elle m’indiqua qu’elle se tentait de le lire, prenant un courage au fond d’une profonde inspiration. Je n’avais jamais douté de ses capacités, depuis le début de nos séances, elle avait progressé très vite, aussi vite que cela me bluffait. Je lui tendis précautionneusement le bout de papier abîmé par les années. Avec un sourire d'acquiescement, je lui montrai que j’étais prêt à l’écouter, c’est alors qu’elle entreprit la lecture, lentement et avec concentration. C’était plutôt fluide, bien sûr, elle butait sur quelques mots mais à ses moindres alertes, je m’empressai de l’aider. Lorsqu’en vint la fin du récital, elle leva des yeux interrogateurs vers moi, me demandant certains détails qu’elle n’avait pas vraiment compris.

“Eh bien, la brise, c’est le vent.. Il suit le cours du vent… On peut aussi dire se laisser porter par la brise, c’est un synonyme du vent plus… Léger, si l’on peut dire.”

Je marquai une courte pause pour relire la comptine, sa question me fit sourire, me faisant penser directement à Riviera, qui avait pris pour habitude de m’appeler cow-boy. Je trouvais cette coïncidence plutôt amusante, qu’Eyli se soit interrogé là-dessus justement. J’avais joué à ce jeu, avec des indiens imaginaires justement, quelques jours auparavant, d’un petit rire amusé, je plongeai mon regard de plomb dans le sien.

“Les cow-boys et les Apaches étaient des clans d’autres fois, leurs aventures ont parcouru l’histoire, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais il y avait de grandes tensions entre les deux groupes. Et au fil du temps, les enfants ont commencé à jouer à ce jeu.. Ils se déguisaient, choisissant leurs clans, et s’affrontaient en s’attrapant, avec les coutumes de l’histoire… “

Amusé, j’essayais d’imaginer une ribambelle d’enfants, se déguisant, même si je ne savais pas vraiment ce que ça représentait, et criant en se mettant une main sur la bouche. Soudainement, je fis le geste en criant, comme pour donner un peu de visuel à Eyli.

“HOU - HOU -HOU - HOU  … Je sais que les Indiens, enfin les apaches, faisaient ce bruit ! “

À  pour faire le pitre, j’étais plutôt fort, mais si cela pouvait provoquer un sourire sur son visage angélique, s’en était suffisant.


“C’est aussi un peu comme jouer à trap-trap.. Regarde juste là, il y a écrit cache-cache et trap-trap, je ne sais pas s’ils connaissent mais c’est une très bonne idée pour les enfants du dispensaire ! Vous pouvez vous en inspirer, pour donner un peu de fantaisie, les sortir de cette monotonie…”

J’étais bien conscient que grandir dans le dôme n’est pas quelque chose de très récréatif, mais si des personnes comme elle, pouvait les y aider un peu plus, alors c’était un grand pas pour le fonctionnement d’Helion. À notre niveau, on ne peut, peut-être pas apporter grand-chose, mais un petit rien fait parfois un grand tout.
Rêveusement, Eyli me donna son avis sur le texte qu’elle venait de lire, comme si elle était emplie de mille rêves à la fois.

“Tu sais, cette comptine est vieille comme Helion, actuellement, je ne sais pas s’ils s’y prêtent.. Mais sûrement tu me diras… On pourrait le faire aussi ici.. C’est juste que l’on nous l'empêche… Mais la population du dôme en a tout aussi besoin, même plus. Cela permettrait de réveiller les esprits.. D’appréhender une vie autrement… Il faut que l’on se réveille, on est toutes une population qui se fait contrôler par une poignée de personnes… C’est affligeant.”

J’étais parti à la dérive, me disant que le pouvoir d’action pourrait être énorme, que les Lucioles pourraient envisager plus grand.. Prônant également, l’art, ce qui faisait ouvrir certains yeux… Mais ils sont tellement puissants, tellement propagateurs de leurs idéaux.. Je savais qu’elle me comprenait, mais après quelques secondes de léthargie où j’étais allé loin dans mes idées, j’en revins à notre but initial.

“Est-ce que maintenant, tu veux en écrire une partie ? Si je te dicte un couplet, tu peux le réécrire.. Je t’avais appris certaines lettres, il me semble ?”



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 Sujet: Re: Alphabet, quand tu nous joues des tours !   Dim 15 Avr 2018 - 18:02




Alphabet, quand tu nous joues des tours !  

FT. Ven Bishop


Un vent fort, un vent léger… des termes curieux qui avaient le don de me faire rêver. Au sein d’Hélion, nous n’étions guère soumis à de telles phénomènes – tout n’était qu’uniformisation et optimisation -, ne sachant pas si c’était une bonne ou mauvaise chose. Avant la naissance de Nox, j’avais secrètement rêvé de rejoindre Reiver pour une courte mission – et avait même débuté une ou deux démarches – malheureusement, la nature m’avait rappelé bien vite à l’ordre et enchaîné à Hélion. Certains jours, je me disais que j’aurais dû y aller, apprendre à vivre à l’extérieur et ensuite fuir avec cette enfant. Vivre avec, heureuses, sans un Jagger dans nos vies.

Je ne pus aller plus loin dans mes pensées, en raison des explications suivantes – et plus imagées – de Ven. Je ris fort – très fort -, un rire que je ne m’étais pas permise depuis bien plusieurs jours – ou était-ce des semaines ?. Mon esprit était constamment occupé par Nox, par Vaughn et par le Dispensaire. Le premier sujet n’était que l’inquiétude naturelle de toute mère qui se respecte – un fait vérifié auprès de plusieurs autres mères -, le second s’imposait sans que je n’ai un quelconque droit, et le dernier n’était plus que ma dernière consolation – celle qui me permettait d’oublier un tant soit peu la complexité de certaines situations. Un bras cassé se réparait avec une procédure bien spécifique, or nous n’avions nullement de telles procédures pour régler des problèmes personnels fort malheureusement.

- Si deux clans sont opposés, il faut donc s’affronter. Les enfants risquent de se faire mal… sauf si nous soumettons des épreuves à chaque clan. Le clan gagnant pourrait avoir une récompense.

Si l’idée n’était pas difficile à trouver à bien réfléchir, l’application était tout autre au sein d’Hélion. Quel genre de récompenses pouvait-on bien offrir à des enfants dans un monde où rien n’était gâché, et où chacun n’obtenait que ce qui lui était dû. Ce n’était guère la première fois que je ressentais cette frustration de ne rien pouvoir offrir à ces êtres innocents – et dont beaucoup était sans parents. Cependant, j’avais rarement baissé les bras. Je me rappelle avoir mis de côtés toutes les petites choses offertes par les habitants du niveau 0 et les avoir redistribué aux enfants lors de jeux similaires.

- Je leur réciterai cette comptine, et leur expliquerai cette affaire de Cow-boys ou Apaches, lorsque je pourrais récolter suffisamment de choses pour former une belle récompense, promis-je.

Evidemment je n’ignorais pas les paroles de Ven, des idéaux que j’avais un tantinet partagé à une lointaine époque, une époque où je n’étais qu’un esprit libre et indépendant, en soif d’apprentissage mais butant constamment à la froide administration et règlementation du dôme. Une époque où j’étais maîtresse de mon destin, tentant de me tracer un bel avenir. Un sourire ironique s’étira à nouveau sur mes lèvres : aujourd’hui, à trente ans, je n’étais qu’une autre anonyme parmi d’autres, tremblant comme une feuille à l’idée que cette poignée ne fonde sur nous comme des machines impitoyables, mais se contentant de cette insipide existence.

- Si tu n’avais connu qu’Hélion, comme moi, je te dirais qu’avec le temps, on apprend à vivre avec ces règles, bon gré, mal gré. Mais toi, tu as vu bien plus que moi. Je ne saurais dire si ta vision est juste ou non, mais je peux comprendre. Ton sens de la justice est le propre des jeunes de ton âge, des jeunes qui ont l’énergie d’imaginer de belles choses. Mais précisément, penses à de belles choses. A de belles personnes. N’as-tu pas une fille que tu trouves jolies ou amusantes ou belles ?
glissais-je.

Bien souvent, les jeunes hommes étaient plein d’ardeurs mais par absence d’une présence féminine – gage de régulation. Je souris.

- Oui, je veux bien m’essayer à la dictée, indiquais-je, m’armant d’un crayon et d’un bout de papier.


 
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Alphabet, quand tu nous joues des tours !
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