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 (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary

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 Sujet: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mar 20 Fév 2018 - 13:33

Le froid était tenace et persistant. Steros se relevait tout juste d’un événement traumatisant et les stigmates du tremblement de terre figuraient encore sur les nombreux bâtiments détruits ou en rénovation. Les survivants étaient difficilement consolables. L’absence de certains membres était cruelle pour la communauté, surtout ceux qui étaient là depuis longtemps. Eagon se rappelait de la jeune Tara. Cette ouvrière de la terre qui affichait un sourire rayonnant, quoiqu’il advienne. Il se rappelait d’elle, de son regard, des fragrances de son parfum. Son rire était encré en lui. Elle avait été l’une des premières à lui afficher un sourire bienveillant lors de son arrivée à Steros. Elle n’était plus. Il avait jeté son corps frêle dans un cercueil et l’avait enseveli sous un tas de boue, de terre et de roches. Elle figurait dans son souvenir, mais son absence était douloureuse. Ses vêtements, sa cabane vide, ses outils. Tous ces éléments montraient chaque jour son absence définitive. Il en était de même pour Asov. Cet homme solide qui n’avait jamais manqué de prouver sa loyauté et son importance pour la communauté.

Asov était l’un des hommes qui avaient retrouvé Eagon au bord de l’agonie. Il était celui qui avait pris l’initiative de l’amener au camp, celui qui avait vu le potentiel d’Eagon. Bien sûr, ce fut Zorhan qui prit la relève, mais Asov avait toujours été l’homme de soutient, celui qui se montrait toujours présent pour un coup de main, une partie de carte ou quelques blagues salaces au détour d’une tente. Sa bonne humeur, ses farces, ses petits piques agaçants et son appétit légendaire, resteront gravés dans la mémoire du bâtisseur. Le jour des funérailles, Eagon n’avait pas ressenti cette peine, ce manque. Il s’était concentré à veiller sur Saoryne et à lui remonter le moral. Aujourd’hui, la pilule passait mal. Même s’il se concentrait sur la reconstruction de Steros, Eagon ne cessait de penser à toutes ces personnes qui manquaient à l’appel. Ces visages tristes, ces pleurs aux intersections, n’étaient pas là pour enjoliver l’ambiance pesante du camp.

Alors, Eagon s’afférait toujours plus. Il parcourait tous les chantiers, tapait du marteau jusqu’à la tombée de la nuit et malgré le froid, il s’obstinait à rebâtir et reconstruire ce qu’il avait érigé depuis son arrivée. Dans un sens, il trouvait un plaisir à consolider les structures qui avaient cédées sous la secousse. Ses neurones tournaient à plein régime, cherchant un moyen concret et efficace de maintenir les habitations en place lors d’un prochain tremblement de terre. Il n’était pas ingénieur dans le bâtiment pour rien. On l’appelle le Bâtisseur et ce nom lui convenait. Alors autant le garder le plus longtemps possible en solidifiant les structures affaiblies.

Le soir, ne trouvant pas le sommeil, car son esprit était bien trop agité, il fendait du bois, pratiquait de la musculation jusqu’à l’épuisement et se laissait tomber comme une masse sur son lit, sans rien avaler. Au moins, il s’endormait rapidement.

Sauf que aujourd’hui, Eagon devait sortir. Rester à Steros le rongeait trop de l’intérieur. Chaque recoin, chaque personne lui rappelait Tara, Asov ou d’autres personnes avec qui il avait échangé. Son cœur était épris par le chagrin et il avait juste envie que cela cesse. Perché sur un échafaudage, il aperçu Leary qui passait par là.

« Leary ! »

Il l’interpella, puis descendit de son perchoir pour sauter à pieds joint sur une herbe gelée. Le froid lui gelait le bout des doigts. Tout en marchant dans la direction de la jeune femme, Eagon se frictionnait vigoureusement les mains l’une contre l’autre.

« Dis moi … ça te dirait de partir en expédition ? En début d’après midi. Avec tous ces chantiers, j’ai bien peur qu’il nous manque de quoi rebâtir. J’ai besoin de ressources et mes hommes ne pourront pas continuer à bosser s’il me manque les matières premières. Lors de notre dernière expédition, j’ai repéré un bois solide près des marécages. »

Il la toisa de son regard perçant. Leary était le bon prétexte pour quitter Steros et Eagon savait au fond, qu’elle ne dirait pas non. Pas à lui. Ils avaient toujours aimé passer du temps ensemble, rien qu’à deux, pour partir à l’aventure. S’il n’avait pas été doté du génie et de ses gros bras pour la construction, Eagon aurait probablement opté pour endosser le rôle d’éclaireur ou de protecteur. Il avait survécu deux semaines, seul, dans un environnement hostile. Alors partir en expédition ne lui faisait jamais peur, même s’il avait conscience des dangers qu’il prenait.

« Et je dois t’avouer une chose … j’ai besoin de prendre l’air, de voir autre chose que Steros. Les grands pins me manquent. » lança-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Les grands pins … la dernière expédition avait été plus que cocasse, lorsque Eagon avait perdu l’équilibre sur le tronc d’un pin abattu par le temps, leur permettant de traverser un fossé boueux. Sa jambe droite en gardait encore les grandes éraflures sur son mollet.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mar 20 Fév 2018 - 22:51


Quand enfin ils avaient pu ressortir de l'abri, après la veillée, il avait fallu voir les choses en face : la situation était pourrie. Kaliska et elle avaient bien du se résoudre à obéir à Zorhan et ne pas ressortir avant que la situation soit stabilisée, et ca faisait mal à Leary de reconnaitre qu'il avait eu raison : si elles étaient sorties, on ne les aurait sans doute jamais retrouvées. Au même titre d'ailleurs que le groupe qui s'était retrouvé pris à l'extérieur et qui n'avait toujours pas reparu. Chaque jour qui passait réduisait un peu plus les chances de les revoir en vie. D'un autre côté, alors que les funérailles s'enchainaient, ne valait-il pas mieux qu'ils soient perdus au dehors plutôt que d'ajouter leur corps à l'alignement de tombes qui commençait à devenir foutrement trop grand ? Leary n'en avait aucune idée, à dire vrai. La seule chose dont elle était sure, c'est que c'était déprimant. Doux euphémisme... Elle les connaissait tous, au moins de vue : d'avoir rejoint Steros dans les premieres années faisait qu'elle avait vu arrivé quasiment tout ceux qui y résidaient, et elle n'avait aucune envie de penser à eux comme à des disparus... Des morts... Aucune envie de se les remémorer, de ressasser, de revivre les moments passés avec eux... En gros, le déni, quoi.
C'est vrai quoi !! Ils s'étaient donné du mal pour survivre, pour construire quelque chose qui en valait la peine, et quoi ?! Un foutu tremblement de terre venait tout foutre en l'air ?! Abattre des gens qui avaient mis tous leurs espoirs ici ?! Bon, pas que du déni. De la colère aussi. Beaucoup. Mais pour qui la connait, ce n'est pas très surprenant...

A la place, elle avait bossé comme rarement - pas qu'elle soit du genre à tirer au flanc habituellement, mais on parlait là d'un autre rythme que ce qui était le sien habituellement - et surtout, sans se plaindre, ce qui pouvait dérouter, par contre. Mais quoi qu'il en soit, plutôt que de se laisser abattre, elle avait relevé la tête et entreprenait rageusement de remettre ce qu'elle pouvait d'aplomb - et avec le sourire.

C'était ce qu'elle faisait - ou essayait de faire - quand quelqu'un l'interpela. Pas n'importe qui, pas besoin de se retourner pour savoir qui, elle reconnaissait cette voix à tous les coups. Bon elle se retourna quand même, hein, elle n'allait pas l'accueillir le dos tourné. Mieux, sans en être vraiment consciente, elle avait un sourire en coin. Et la proposition d'Eagon ne le fit que s'élargir : la perspective de quitter l'enceinte de Steros était particulièrement bienvenue, et l'évocation de leur dernière expédition ravivait des souvenirs nettement plus réjouissants que les dernières réunions des habitants du camp.

" Oh parce qu'après avoir apprécié l'hospitalité des pins, t'étais encore en état de repéré quelque chose ? " Le taquina-t-elle. En réalité, elle n'en avait pas mené bien large lorsqu'elle l'avait vu glisser du pin. Son premier mouvement avait plutôt été la panique - il ne pouvait rien lui arriver ! Et si c'était super grave ?! Comment le ramener ?! Elle l'avait pratiquement enterré dans ce fossé plein de boue - plutôt que de rire. Il avait fallut toute la force de persuasion d'Eagon pour qu'elle finisse par se calmer - et aussi parce qu'il s'était passablement moqué d'elle. Elle avait commencé par gueuler avant d'admettre que oui, il y avait largement de quoi rire. Cela dit, elle n'avait pas oublié l'instant d'angoisse quand elle l'avait imaginé mort - et qui l'avait reprise le temps de s'assurer qu'il s'était bien mis à l'abri lors du tremblement de terre. Mais ca n'avait rien d'étrange, ils étaient amis de longue date, non ?

" Je vais te dire, j'aurais bien besoin aussi de changer d'air... J'ai rien de prévu, enfin rien qui peut pas être remis à plus tard. Ouais, ca peut se faire ! " Et son sourire s'élargit encore - si c'était possible - à la perspective d'une expédition avec Eagon.
" Par contre, on sera à pied : Barrique s'est blessé pendant le tremblement de terre, ce con... Et je crois que les autres canassons -enfin ceux qui sont encore là et sur pattes - sont tous plus ou moins réquisitionnés pour reconstruire... Donc ca sera juste toi... " Elle lui mit un petit coup de doigt sur la poitrine. " ... Moi... " Elle se pointa du pouce. " ... Et un bon gros paquetage ! "
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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mer 21 Fév 2018 - 22:47

Un large sourire entailla le visage carré du constructeur suite à l’enthousiasme exprimé par Leary. Il savait et avait toujours su qu’elle ne lui refuserait pas une expédition. Même s’il n’était pas vraiment conseillé de quitter les murs de Steros, Eagon avait la ferme sensation que c’était un bon moyen de focaliser son esprit sur autre chose que la perte d’êtres chers. Broyer du noir n’était pas la clé permettant au camp de se redresser. Certes, il fallait pleurer ses morts, mais il était également important de se ressaisir et reprendre de l’avant. On ne pouvait pas continuellement rester bloqué sur les stigmates du passé. Etait-il le seul à voir là une opportunité pour le camp de se reconstruire plus fort ? Il ne voyait pas ce tremblement de terre comme une fatalité. Oui, ils avaient subis des pertes, des destructions importantes, un manque cruel de nourriture suite à la vague de froid … mais c’était l’occasion rêvée pour réfléchir à de nouveaux systèmes. A renforcer les structures affaiblies ou détruites. A imaginer un processus de conservation de la nourriture pour les périodes de grands froids.

Eagon était convaincu que ce genre d’événement ne serait pas le premier, ni le dernier. Ils n’étaient pas malchanceux, mais devaient simplement apprendre à s’adapter au système d’une planète inhospitalière. Le blondinet à la barbe hirsute se massa agréablement le torse, l’endroit même où Leary venait de poser son poing. Ils allaient partir à pieds ? Ok … la marche ce n’était pas trop son truc, et son cheval lui manquerait cruellement pour une expédition. En fait, il n’avait pas souvenir d’avoir fait une seule expédition à pieds. Ou alors, cela remontait à bien des années … lors de ses premiers mois à Steros, Zorhan et une équipe d’éclaireurs étaient parti pour deux journées de marche, dans le seul but de ramener quelques sacs de pierres et de matériel dont Eagon, à l’époque, n’en comprenait pas l’utilité.

Bien vite, il s’était fait à la vie de Steros. Ils construisaient avec les moyens du bord et Eagon mettait en pratique ses connaissances accumulées à Hélion. On pouvait y apercevoir quelques structures qui rappelaient le dôme. Mais il y intégrait toujours sa touche personnelle avec les moyens rudimentaires qu’ils avaient. Et Eagon s’oeuvrait toujours à dire que Steros serait meilleure qu’Hélion.

Les deux compagnons de route se quittèrent et au bout d’une heure de préparation, ils se retrouvèrent devant les grandes portes de la ville. Un protecteur à l’air maussade leur ouvrit la porte vers le monde extérieur. Le vent s’engouffrait aussitôt dans Steros, tel un diable glacé, venu pour contempler son œuvre destructrice. Eagon et Leary commencèrent leur périple, laissant derrière eux, un camp en pleine reconstruction.

Le sentier tout autour de Steros présentait une pleine couverte d’une herbe gelée et d’une brume épaisse qui stagnait tel un fantôme endormi. Rapidement de grands conifères se dessinaient dans l’horizon blanc. Leur tronc noir s’érigeait vers un ciel aussi sombre que laiteux et les rares branches qu’ils osaient dresser, accueillaient des oiseaux noirs insipides. A l’approche des deux humains, les corbeaux s’envolèrent en battant mollement des ailes, lâchant leurs sinistres croissements si légendaires. Au bout de quelques minutes de marche sur sentier, cette fois-ci, couvert de nids de poules, Eagon et Leary débouchèrent rapidement dans une forêt épaisse et dense. Le givre recouvrait absolument tout et la température semblait chuter brutalement. Instinctivement, Eagon porta son écharpe miteuse jusqu’au dessous de ses yeux.

« Bon sang, j’ai du mal à reconnaître le paysage. Depuis que le ciel s’est assombri et que les pluies acides sont tombées, j’ai l’impression que tout l’environnement entourant Steros s’est métamorphosé. Comme plongé dans un hiver solide et mordant … j’espère qu’on aura pas ce temps jusqu’aux marécages. »

Sa dernière expédition remontait à une semaine avant le grand cataclysme. Eagon se rappelait de terres couvertes d’une herbe grasse et épaisse. D’une mousse verdoyante et confortable, de petits animaux grouillant un peu partout dans les arbres, les pins et les fougères. Il se rappelait de cette odeur particulière de l’humus qui embaumait les grandes forêts denses et verdoyantes. La verdure lui manquait cruellement, même si cet état de givre et de blanc éternel avait son côté magnifique.

La forêt n’offrait plus qu’un silence de mort, hormis le croissement lointain des oiseaux noirs qui s’effaçaient vers l’horizon.

« Ca va toi ? Depuis les derniers incidents je n’ai même pas pris le temps de te voir. » demanda Eagon d’une voix sombre, rompant ainsi le silence.

Tout le monde avait perdu quelqu’un. Un être cher ou pas, mais à Steros, tout le monde se connaissait plus ou moins de vue. Pour ne pas affronter la peine des autres et causer plus de mal qu’il en éprouvait déjà, le bâtisseur s’était réfugié dans le travail. Il avait espéré qu’en occupant au maximum son esprit au dur labeur, il finirait par oublier sa douleur et sa peine. Mais non … c’était justement le contraire qui s’était produit. Alors, peut-être qu’en parler avec Leary ça finirait par passer et le soulager ?

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Lun 26 Fév 2018 - 22:42

Le temps de faire le point sur ce dont ils auraient besoin pour leur excursion, puis le temps de tout préparer effectivement, et les voila prêts à partir. Le temps de ses préparatifs, Leary s'était sentie plutôt guillerette, une douce joie de vivre qu'elle n'avait pas aussi bien ressentie depuis le tremblement de terre et qu'elle mit sur le compte de la perspective d'une sortie. Sortie pas du tout dangereuse vue les circonstances... La circonspection aurait plutôt du être de mise, mais ma foi, il y avait des choses qu'on ne maitrisait pas.
Elle en était passée par Caelyne, aussi. Parce qu'il fallait bien faire acte de respect pour la hiérarchie. Et puis un semblant de prudence, aussi : que leur lieutenant soit au courant de cette sortie, de sa durée prévue et du nombre de personnes embarquées n'était pas une mauvaise idée en soi. Qu'un incident se produise en cours de route, ou dans les marécages, et ils seraient bien contents que l'on s'inquiète d'eux, voire qu'on se mette à leur recherche.
Dernier passage enfin aux enclos. Malgré ce qu'elle avait annoncé à Eagon, et bien que Barrique soit effectivement exclu de la ballade, disposer d'un animal de bat pour ramener ce que l'ingénieur pourrait ramasser ne serait pas inutile. Après moult négociations et avoir fermement refusé une vache - "mais si, elle porte aussi bien et on en a moins besoin ici" - elle réussit à libérer un cheval aux reins solides contre la promesse, outre de ramener l'animal entier et vivant, de fournir du papier de sa fabrication. Son stock n'était jamais très important, et au vu des conditions météo, elle ignorait quand elle pourrait en refaire, mais ils avaient plus besoin de matériaux de construction que de feuilles pour dessiner ou tracer des cartes.

Une fois prêts et devant la porte ouverte qui laissait s'engouffrer le vent glacé de la plaine, elle avait demandé, mi figue, mi raisin, s'ils étaient vraiment obligé de sortir. Mais cette fausse question ne l'avait pas empêchée de carrer les épaules face au froid et d'avancer hors des murs de Steros.
Les missions d'explorations avaient été drastiquement réduites, et Leary avait peu vu l'environnement du camp depuis la fin de leur claustration. Elle dut bien accuser un petit choc. Un temps avant de s'ajuster au changement. Ils ne maitrisaient pas le temps qu'il faisait, ni les soubresauts de la terre. Alors autant s'y adapter au plus vite.
Ca pouvait sembler fataliste, mais Leary voyait plutôt ca comme une façon positive d'envisager les choses : à quoi bon s'encombrer avec ce sur quoi on n'avait pas prise ? Autant dépenser son énergie sur ce qui pouvait être changé. Du moins était-ce qu'elle faisait souvent. Mais pas toujours...

Le paysage défilait au rythme de leur pas, déroulant ses nouvelles couleurs et aspects devant eux. Si le vert était nettement absent - avec ce que cela pouvait représenter d'inquiétant pour leur survie - l'ensemble dégageait néanmoins un charme inusité. Sans doute l'attrait de la nouveauté... Néanmoins, le givre et la brume lourde paraient les lieux d'une majesté sereine, renforcée par le silence parfois brisé par le croassement des corbeaux.
D'un oeil exercé, elle tacha de repérer leur point d'envol, et de déterminer ce qui se trouvait au sol. Grandir à l'extérieur apprenait à trouver sa pitance comme on pouvait : qui disait corbeaux disait carcasse, et qui disait carcasse disait viande potentiellement consommable. Au vu des circonstances, ils ne pouvaient pas laisser passer l'occasion de récupérer de la nourriture, d'autant que le froid ambiant protégeait largement les bêtes mortes - par les prédateurs ou par les conditions - de la décomposition. Mais il n'en était rien : les corbeaux se contentaient d'attendre leur prochain repas...

Le cheval en longe derrière elle, elle se retourna vers Eagon en souriant à sa remarque.
" C'est pour ca que c'est moi l'éclaireuse et toi l'ingénieur... " Railla-t-elle avec un amical coup d'épaule. " Mais c'est vrai que ca a sacrément changé de tête... Par contre, je voudrais pas te décevoir, hein... Mais on va se les peler jusqu'aux marécages. Et retour... " Elle même s'était couverte de ses vêtements les plus chauds, empruntant ce qui pouvait lui manquer, notamment des bottes suffisamment épaisses pour lui protéger les pieds. Pour le reste, elle avait réussit à dégotter des jambières épaisses et une tunique fourrée, le tout suffisamment souple pour ne pas gêner ses mouvements au besoin. Une hache et son sac complétaient l'équipement. L'air vif et sec   pénétrait ses poumons à chaque inspiration. Loin de lui déplaire, Leary trouvait que c'était plutôt revigorant. Et puis rien ne valait une expédition en bonne compagnie, non ?
" Mais ca pourrait être pire... Imagine... Il pourrait pleuvoir... Ou alors on pourrait avoir une vache au lieu de ce brave... J'ai oublié son nom... T'imagines qu'ils ont essayé de me refiler une foutue vache pour nous accompagner ?! " La phobie des vaches de Leary n'était pas nécessairement de notoriété commune, mais depuis le temps, elle n'avait sans doute pas échappé à Eagon. Il ne faisait aucun doute pour Leary que son compagnon de route allait compatir au drame qu'ils avaient faillit vivre. Elle secoua la tête. " Brrrr... " frémit-elle avec exagération en imaginant crapahuter avec un bovin.

Mais le ton perdit un peu de sa légèreté pour prendre un tour plus personnel, sinon grave, quand Eagon reprit la parole un peu plus tard. Leary serra les lèvres. A d'autres, elle aurait sans doute offert un faux-semblant ou une pirouette. Mais pas avec lui. Alors elle haussa les épaules.
" On a été occupés... Y'avait de quoi, faut reconnaitre... J'ai pas eu trop le temps de venir bavarder non plus... Je savais que t'étais là, déjà. Ca faisait un soucis en moins... " A nouveau elle se remémora son moment d'inquiétude le temps de le repérer dans la foule des réfugiés. Elle s'était soucié de plusieurs personnes - elle s'était même demandé, un peu malgré elle, si Maël était en securité au Dome - mais c'était pour lui qu'elle s'était fait le plus de mouron. Quant au pourquoi... Elle n'avait pas cherché à analyser. Pas trop son style, en même temps.
" Je sais pas vraiment... On aurait pu crever dans le tremblement de terre... J'aurais pu faire partie de l'expédition qu'on a perdu... Et suffit de voir combien de gens on enterre pour savoir qu'on n'est pas sortis du sable... Et puis on les connait tous, Eagon... Tout ceux qui sont... On les a tous vus arriver à Steros, merde... Ca serait mieux si ca n'était pas arrivé, hein... " Elle grimaca avant de soupirer. " Mais faut continuer, hein ? " Nouveau haussement d'épaules." Y'a assez à faire pour pas se laisser abattre... Et puis on est encore là... Et toi ? " La question avait jailli comme ca. Ca pouvait paraitre abrupte, mais rappelons qu'elle a grandit dans un clan de survivants... Et puis surtout, elle s'inquiétait vraiment de savoir comment il allait. Après tout, si elle était touchée, il devait sans doute l'être aussi, non ?
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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mer 28 Fév 2018 - 13:07

Une vache. Qui avait eu la bonne idée de leur filer une vache ? Heureusement, Leary avait durement négocié pour l'obtention d'un cheval, leur permettant de s’enfoncer dans la forêt sans trop de difficultés. La neige et l'air glacial perçaient la peau à nue telle une armée de mille aiguilles. Cette couche épaisse, d'un blanc pur recouvrait absolument tout. Mais c'était surtout ce silence qui inquiétait le plus Eagon. D’ordinaire, il entendait toujours le chant des oiseaux, le bois mort qui craque, des lapins ou autres petits mammifères séjournant dans les fourrés. Là, pas un seul son, murmure ou mouvement. Pas même la douce mélodie agréable et régulière de l’écoulement de l’eau d’un ruisseau. Car malgré cette neige, Eagon reconnaissait le paysage. Du moins, jusqu’à présent. Ils étaient bientôt censés traverser un ruisseau. Ce silence ne présageait rien de bon. La forêt était morte, figée par le froid, un froid étranger qui avait imposé sa loi, brutalement. Une chance pour Steros qu’ils aient pu récupérer assez de vêtements chauds pour passer l’hiver. Jamais Eagon n’avait connu une telle chute de température. Lors de son errance dans le désert, avant d’être récupéré par les membres du Bastion, il avait survécu grâce à son environnement. Malgré un soleil cuisant et une terre aride, il avait su trouver un moyen de se nourrir. Mais là, tout était pétrifié dans la glace. S’ils se perdaient, ils mourraient soit de faim, soit de froid.

Face à la remarque de Leary, le constructeur haussa les épaules, s’emmitouflant un peu plus dans son écharpe épaisse. La vie continuait malgré les pertes et le manque. Mais ce n’était pas forcément évident pour tout le monde. Il pensait à ses élèves, notamment à Saoryne. Arrivait-elle à faire face au changement ? Peut-être que Steros repartirait sur des bases plus fortes, plus solides, mais peut-être que des membres du clan repartiraient vers Hélion. Un hiver comme celui-ci n’était pas une chose que tout le monde affrontait de la même manière. Eagon se savait rustre, solide et coriace. Le froid ne lui faisait pas peur et vivre dans des conditions rustiques et précaires, ne l’incommodait pas. Tant qu’il avait l’estomac bien rempli et des personnes de confiances autour de lui, il se sentait bien. Hors de question de remettre les pieds à Hélion.

Il laissa un silence pesant s’installer suite à la question de Leary. Il était touché de voir qu’elle s’était inquiété pour lui. La première pensée, lors du tremblement de terre, en voyant les bâtiments s’effondrer, lui fut destinée. Inconsciemment. Il l’appréciait beaucoup plus qu’il n’osait l’admettre et avait trop peur de dévoiler ses sentiments. Trop peur de la perdre ou qu’elle prenne peur. Finalement, il poussa un long soupire et se retourna vers elle.

« Je gère. Ne t’inquiète pas. »

Dévoiler ce qu’il avait sur le cœur ce n’était vraiment pas son fort. Surtout lui montrer ses blessures, le fait même qu’il puisse éprouver une faiblesse émotionnelle … non. Il devait se montrer stoïque et lui faire comprendre que toute cette histoire ne le déstabilisait pas. Elle devait avoir confiance en lui et ne pas s’imaginer un seul instant qu’il puisse plier le genou devant la moindre difficulté. Ses années à Reiver furent un très bon entrainement pour ce genre de situation.

Il attrapa un bâton gelé enfoui dans la neige, puis s’en servit pour améliorer la marche qui devenait chaotique. Le cheval suivait derrière, d’un pas lent et modéré. Le ruisseau se dessinait dans la poudreuse, complètement gelé. Eagon posa un pied prudent sur la glace, puis bascula tout son poids. La couche était tellement épaisse, qu’ils pouvaient traverser sans difficulté.  Après une traversée encore silencieuse, les deux compagnons débouchèrent sur une large place, offrant une vue panoramique incroyable sur les terres environnantes. La brume épaisse empêchait de voir l’horizon, mais ils devinaient aisément que la route menant jusqu’aux marécages serait couverte par le givre.

« C’est si beau, mais en même temps si terrible … si toutes les terres sont couvertes par la neige, comment allons-nous faire pour trouver du gibier, ou même pour cultiver ? Je ne sais pas si tu as le même ressenti que moi, mais je n’ai entendu aucun bruit depuis notre départ de Steros. Hormis les corbeaux … pas un seul animal. »

En soit, il était soulagé. Car il n’était pas rare de tomber nez à nez avec des bêtes féroces et coriaces.

« Je ne laisserai jamais tomber Steros, mais … parfois je doute que l’humanité puisse survivre en dehors du dôme. »

Merde … qu’est-ce qui lui arrivait ? Lui dire qu’Hélion était le seul espoir pour la survie de l’espèce Humaine ? Non impossible. Le froid devait probablement lui griller les neurones. Voyant l’air circonspect de Leary, Eagon se reprit immédiatement.

« Enfin, ce n’est pas ce que je voulais dire. Hélion est également condamné … mais n’avons-nous pas intérêt à explorer d’avantage ? On devrait être nomades plutôt que de camper dans un endroit, qui visiblement, n’est pas adapté pour y vivre. J’aimerai élever mes enfants plus tard, et leur montrer que la vie est belle. Qu’ils n’ont pas besoin d’avoir peur ou d’avoir faim. Qu’ils puissent avoir la possibilité de respirer un air pur, sans tomber malade et mourir d’un cancer à 40 ans … La Terre est vaste et peut-être qu’il existe un endroit dans ce genre. »

Il posa une main sur l’épaule de Leary, puis la considéra avec un sentiment si personnel, que ça en devenait presque attendrissant.

« Bref, ce n’est qu’une pensée comme ça. Rien de bien sérieux. Par quel chemin continuons-nous notre route chère éclaireuse ? » demanda-t-il tout sourire aux lèvres.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Dim 11 Mar 2018 - 13:50

Le silence qui avait suivit la question de Leary était sans doute plus qu'il n'en fallait pour répondre à ladite question. Elle avait néanmoins respecté ce blanc, lui laissant le temps de formuler sa réponse. Qui fut à la hauteur : je gère. Évidemment .. Eagon n'était pas du genre à reculer ou à accuser une faiblesse. C'était un roc, quel que soit la situation, et Leary devait reconnaitre qu'elle puisait du réconfort dans la stabilité sans faille de l'ingénieur. Il n'avait donc pas renoncé, il avançait, construisait, améliorait, et sans se plaindre. Égal à lui-même, au moins en apparence.
Mais elle n'était pas non plus aveugle, et si elle n'en était pas consciente, le non verbal de ses pairs avait tendance à lui apparaitre aussi clairement que les pistes de la plaine. Elle lui jeta un regard aigu, mais ne fit pas de commentaire : libre à lui de choisir ce qu'il confiait, mais il ne pouvait pas l'empêcher de désobéir à son injonction : évidemment qu'elle s'inquiétait. Ca l'agaçait qu'il la ménageât de la sorte, mais elle ne pouvait pas non plus le secouer pour le forcer à parler. Et puis ca faisait partie de son charme. Enfin ! De lui quoi... De sa personnalité... Enfin vous avez compris !

" Tu sais que le corbeau, c'est du gibier, hein ? " Railla-t-elle. Mais une nouvelle fois, son regard se perdit sur le paysage. La brume était hypnotique, à la fois fascinante et inquiétante : que pouvait-elle cacher ? Un oasis préservé dans toute cette désolation ? Un prédateur affamé ? Aucun moyen de le savoir. Ca rendait l'exploration nettement plus trépidante qu'auparavant - et ce n'était pas peu dire. Le froid et la désolation que les pluies acides avaient laissées derrière elles réduisaient à presque rien les chances de pouvoir vivre de l'environnement si quoi que ce soit leur arrivait. Plus que jamais, ils ne pouvaient compter que sur leur intelligence - avaient-ils bien planifié leur escapade ? Sauraient-ils tirer le meilleur parti de cet environnement plus qu'hostile ? - pour survivre. Ca ne lui déplaisait pas. Après tout, elle avait toujours connu cela. Et elle avait connu plus mauvaise compagnie, dans des situations difficiles.
Pourtant, le tour que prirent les propos d'Eagon la firent tiquer.
" Hey ! " Lacha-t-elle avec emportement quand il sembla faire l'apologie du Dome. Mais il poursuivit : ce n'était pas son idée, et encore heureux ! C'était bien quelque chose qu'ils avaient en commun : la conviction que le Dome n'était pas une bonne chose, bien que les motivations de Leary soient très personnelles, non fondées sur un raisonnement logique. Le Dome lui avait pris son frère, c'était aussi simple que ca... Eagon, ayant vécu dans le Dome, connu sa justice, avait de bien meilleures raisons qu'elle de s'en méfier.
En attendant, elle se rasséréna quelque peu, mais restait aux aguets alors qu'il déroulait le fil de ses pensées. La surprise succéda à la colère. Il n'évoquait pas vraiment ses doutes ni ses projets d'avenir, habituellement. Et lorsqu'il posa la main sur son épaule, avec une expression difficile à déchiffrer, elle eut l'impression de se décomposer. Le mélange de confidence et d'élan de tendresse que lui inspirait ce moment la déstabilisait quelque peu, peu habituée aux épanchements, surtout de la part d'Eagon. Sans parler de son sourire... Et passons sous silence l'idée des enfants : si c'était un projet qu'elle n'avait jamais formulé, c'était néanmoins quelque part dans ses plans, idée nébuleuse qui lui chauffait le coeur quand elle voyait une troupe juvénile en plein jeux, et lui remuait les tripes lorsqu'elle entendait des pleurs de nouveau-né.

Elle lui rendit un regard troublé et répondit machinalement, sans se détourner :
" On oblique un peu au sud pour éviter le territoire des loups et puis plein est. Sauf si on croise une quelconque bestiole morte de faim, mais l'orientation sera pas notre principal soucis... Mais hey ! Change pas de sujet ! " Elle fronça les sourcils avec un air coléreux qui pouvait tout aussi être attendrissant, selon le contexte. Et à quel point on pouvait connaitre Leary : elle avait différents niveaux de colère, et en l'occurrence, on n'était pas à la colère rageuse ou furieuse. Plutôt la fâcherie mignonne du gamin à qui on refuse un deuxième dessert...
" Heureusement que t'as pas dit que cette connerie de Dome était super génial ou que t'allais te barrer, sinon j'aurais du te fourrer la tête dans une congère pour te remettre les idées en place ! Pfff... " Elle leva la main pour prendre celle posée sur son épaule, des fois qu'il lui viendrait à l'idée d'esquiver.
" J'ai grandit dans un clan, tu t'rappelles ? " Elle secoua la tête. " Et j'en connais quelques autres... Bon plus ou moins bien... " Elle eut une pensée pour Jinx qui devait être au 36e dessous pour sa gamine. Avec tout ce qu'il y avait à faire, Leary n'avait encore pas eu le temps de le chercher pour le rassurer. Mais elle se devait à Steros avant tout, les états d'ame de Jinx venaient en second.
" Des coins, on en a vu, et j'peux te dire que c'est pas mieux. Quand tu sais pas si tu vas trouver un point d'eau pour la nuit, j'peux te dire que c'est flippant. Et puis chercher où ? Au Sud ? Et risquer que ca soit encore plus désertique ? Au Nord ? Et trouver encore plus de glace ? Si on arrive à faire passer la montagne à tout le monde... Et puis on sait pas non plus sur quelles bestioles on peut tomber... " Elle secoua la tête. " Si les nomades avaient trouvé quelque chose qui vaille la peine, ca se saurait. Ou alors c'est trop loin pour qu'on le voit un jour. Ou nos gosses... " Un nos rhétorique, hein... " Et quand bien même... Tu crois vraiment qu'ils seraient à l'abri de la faim ou de la peur ? Ok mettons, la faim... En s'organisant bien, ca peut le faire. Mais la peur ? Y'aura toujours des prédateurs, des clans hostiles... Et même si tu neutralises ca, y' toujours les tremblements de terre, les volcans, ou je sais pas quoi que cette putain de planète peut inventer... Et il y aura toujours les maladies, ces saloperies de cancer ou quoi... " Sa main serra la sienne, inconsciemment. " La vie est belle parce qu'on le choisit, Eagon. Pas parce que l'endroit où on vit est plus vert que chez le voisin. On fait avec ce qu'on a, on peut chercher à l'améliorer... C'est ptete pas le mieux, mais ca peut toujours être pire. Toujours... " Elle le considéra en silence un instant avant de poser un doigt plus délicat qu'un peu plus tôt sur la poitrine d'Eagon - enfin sur ses multiples couches de vêtements. " Mais la vie est belle parce qu'on le choisit. "

Indécrottable optimisme couplé à une foi difficilement ébranlable en Steros... Le tout servi avec un sourire qui reflétait sa conviction.
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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Ven 16 Mar 2018 - 15:11

Vraiment ?

Si une vie ailleurs valait la peine d’être vécu sans la moindre once de peur, alors Eagon ne dévoilerait pas cet endroit. Il se garderait bien de le crier sur tous les toits. Steros était un bastion tranquille, avant que la grande catastrophe ne fasse de ce petit paradis, une terre hostile. Bien entendu, Eagon n’était pas dupe. Il savait que le lieu ne faisait pas forcément la qualité de vie que l’on menait. Mais il fallait bien se mettre à l’évidence. L’hiver était là et les terres gelées ne permettaient aucune culture. Aucun peuple ne restait dans un endroit où la vie n’était plus possible. Il se battrait pour Steros, comme il l’avait toujours fait. Mais si les choses ne s’amélioraient pas, il n’hésiterait pas à rendre visite au Guide pour lui faire entendre raison. Abandonner Steros, ce n’était pas forcément abandonner l’idée de Steros. C’était juste laisser un endroit, une place derrière eux, pour rediriger le concept vers des terres plus fertiles, plus viables, plus propices à l’émergence de la vie.

Voyant l’emportement soudain de Leary, Eagon préféra garder son silence, répliquant par de simples signes de tête approbatifs. Il n’aimait pas la contredire et encore moins s’emporter dans des débats inutiles. Il avait horreur des femmes en colère, car leurs voix avaient tendance à devenir criardes et à lui casser les oreilles. Face à son sourire, il ne put se résigner à lui répondre de la même manière. Un sourire presque figé dans le froid et dans une barbe blanchie par le givre.

« Tu as raison. On mène la vie que l’on choisit. Je fais de grands discours à Saoryne et je suis incapable d’en tenir les propos. Tes paroles sont sages Leary … et pourtant, quand on regard, on ne le croirait pas comme ça ! » lança-t-il sur un ton taquin.

Bien évidemment, Eagon ne manqua pas de se retrouver avec un coup de coude dans les côtes. Il fit mine de se plier en deux de douleur, pour finalement partir en avant et rire de bon cœur. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas taquiné sa compagne d’aventure et après ces évènements tragiques, il était essentiel de retrouver les bons moments d’antan.

Après une longue marche d’échanges futiles, de piques amicaux et de rires, les deux protagonistes débouchèrent sur sentier obstrué par les troncs de grands pins morts, sûrement tombés suite aux pluies acides. La pente était raide et difficilement praticable. A leur gauche, la montagne qui s’élançait mêlant rochers et grands pins, à leur droite, un précipice de glaces et de roches issues d’un ancien éboulis. Pour Eagon et Leary, la traversée pouvait se faire sans trop de mal. Mais pour le cheval, c’était une autre histoire …

« Bon … c’est soit ça, soit le territoire des loups. Personnellement, j’opte pour la première option. »

Tous deux savaient que face aux loups, ils n’auraient aucune chance. Le pire qui pouvait leur arriver, c’était de perdre le cheval. Mais la bête était assez intelligente pour ne pas plonger la tête la première dans le précipice. Doucement, Eagon se fraya un chemin dans la poudreuse, permettant ainsi à Leary d’avancer avec le cheval. L’avancée fut laborieuse, presque chaotique. Mais en fin de compte, ils finirent par gagner un flanc de montagne plus praticable, où la neige plus molle et moins dense permettait une avancée agréable.

La forêt qui se dessinait était plus dense, plus humide. La neige était présente, mais l’air y était plus chaud. Eagon attrapa une gourde pour se désaltérer, puis détacha son épaisse cape de fourrure.

La faune et la flore paraissaient plus riches que les alentours de Steros. Peut-être que les pluies acides s’étaient arrêtées à ce niveau. Le ciel toujours obstrué par cette masse de nuages noirs, ne permettait pas d’y voir bien clair. Mais les oiseaux dans les arbres se faisaient plus nombreux, des mammifères dans les bosquets trahissaient leur présence par leurs bruits spécifiques. Malgré tout, les deux protagonistes restaient sur leurs aguets. Car plus de faune, signifiait également plus de danger.

« Tu sais Leary … jamais je ne partirais de Steros sans te prévenir. Je m’y sens bien et au bout de 10 ans de bons et loyaux services, je ne retournerai pas ma veste aussi rapidement. Mais sache que si un jour les choses changent et qu’elles n’iront pas dans mon sens, je n’aurai pas le moindre scrupule pour tout plaquer. Je l’ai déjà fait auparavant. »

Il s’arrêta, puis la considéra silencieusement. Elle le regardait comme pour lui demander ; « mais pourquoi tu me dis ça ? ».

« Je voulais simplement que tu le saches. Y’a qu’en toi que j’ai entièrement confiance et je sais que tu m’en voudrais pas, n’est-ce pas ? Après il ne s’agit que d’une supposition. Mais ça pourrait arriver. »

En dix ans, il n’avait jamais parlé de ça. Jamais il n’avait évoqué son passé, jamais il n’avait songé à quitter Steros. D’ailleurs, il n’espérait pas le faire un jour. Mais il se devait de le dire à quelqu’un. Si Steros venait à perdre la valeur qu’elle avait toujours véhiculée jusqu’à présent, il n’hésiterait pas à fuir. Comme il l’avait fait avec Hélion et Reiver.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Sam 17 Mar 2018 - 22:03

Elle avait levé les yeux au ciel à sa boutade, qui les avait clairement éloigné des considérations philosophiques pour les emmener plutôt dans des chamailleries bon enfant. C'était plus porteur, quand arpentait ces lieux désolés, emprisonnés sous leur gangue de glace et de neige. Pourtant, leur camaraderie entre eux réchauffait Leary plus que le feu de camp autours duquel se rassemblaient les habitants de Steros, la nuit venue.
Bon ok, peut être pas littéralement, mais ca n'en était pas moins plus agréable, et elle n'aurait échangé de place pour rien au monde, sans mettre vraiment le doigt sur la raison profonde de cet état de fait.

Mais lorsqu'ils se retrouvèrent devant le sentier, ou du moins ce qu'il en restait, sa légèreté pris un sacré plomb dans l'aile, audible par le " Nidiou... " qu'elle laissa échapper en étudiant le maelström d'arbres, de glace, de terre, qui se trouvait devant eux.
" Je suis pas sure de pas préférer les loups... " Marmonna-t-elle en anticipant la difficulté que représentait la traversée. Humour noir, bien évidemment, elle savait aussi bien que lui qu'ils n'auraient aucune chance face à une meute affamée.
Eagon ouvrit la piste, et Leary menait le cheval, la main légère sur la longe : elle avait déroulé le peu de corde jusque là enroulée autours de sa main, pour ne pas être entrainée par l'animal si celui-ci venait à déraper. Sage précaution pourtant inutile : malgré la difficulté, le cheval garda le pied sur, traversant la zone d'un pas lent et mesuré - chose que Leary se garda bien de lui reprocher.

Laissant derrière eux les vestiges du tremblement de terre, ils pénétrèrent une forêt apparemment épargnée par les effets secondaires de ce dernier. Retrouvant le monde tel qu'il était sensé être, Leary se détendit - réalisant du même coup qu'elle était crispée depuis ce jour funeste. La forêt bruissait de vie, une vie fragile, menacée, bien sur, comme toute vie désormais. Mais c'était toujours mieux que le silence assourdissant qui entourait Steros.
Elle leva le nez, humant les odeurs piquantes des sapins, la chaleur de l'humus ; tendit l'oreille aux froissements de plumes des oiseaux dans les branches, aux branches à peine dérangées sur le trajet d'un lièvre... Elle chercha sa piste sans vraiment se donner de mal : l'heure du repas n'était pas venue, mais un peu de viande fraiche ne serait pas de refus.
Elle retira à son tour une couche de vêtements, désormais inutile, déposant sa pelisse dans un des paniers de charge du cheval.

Et puis Eagon reprit la parole, et il fallut un temps à Leary pour realiser qu'il reprenait le fil de leur discussion. Sur un thème qui n'avait pas l'heur de lui plaire. Ses lèvres se serrèrent à mesure qu'il parlait, et elle le considérait d'un air de plus en plus renfrogné.
L'entendre parler de départ, de tout plaquer... La ramenait des années plus tôt, quand Maël avait formé les mêmes projets de chercher le bonheur ailleurs. De quitter ce qui était sa famille, ses amis, son monde, pour autre chose. Elle avait perdu un frère, ce jour là, et la blessure n'était toujours pas refermée, elle le savait. Ca se voyait : prononcez le nom d'Helion devant elle, et son regard se voile aussitôt.
La perspective d'un départ possible d'Eagon lui semblait tout aussi vertigineuse - et plus douloureuse même. Maël, elle l'avait mis sur un piédestal. C'était son héros, son grand frère.
Eagon, c'était un égal, un pair, un ami, un complice, un... quoi d'autre ? Bonne question... Bref, il faisait partie de sa vie, d'elle, visiblement plus qu'elle ne l'avait admis, d'ailleurs...
L'idée même d'être peut être à nouveau dans cette situation, abandonnée par celui en qui elle avait le plus confiance et était le plus attachée, cette idée la terrifiait et la révoltait tout autant. Et il lui demandait si elle ne lui en voudrait pas ?!
" D'la merde oui... Si tu décidais de te barrer, comme ca ? Un peu que je t'en voudrais ! Et c'est pas le dire avant qui changerait quelque chose ! Ca m'f'ra une belle jambe, tiens, ta confiance, une fois que tu te seras cassé ! "
Réaction un peu violente pour une simple hypothèse ? Sans doute ! Ca laissait présager de ce que serait son état s'il partait réellement. Mais ca cachait quoi ? Elle se rapprocha de lui d'un pas décidé pour lui marteler la poitrine d'un doigt ferme - ouais faut croire qu'elle aime bien.
" T'as pas intérêt à te barrer ! Pas comme ca, avec trois mots débiles... Pas tout seul ! "
Il est ptete la, le coeur du probleme... c'était sorti tout seul en tout cas et Leary n'en mesurait absolument pas la portée.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mar 20 Mar 2018 - 23:48

Etait-il surpris par la réaction de Leary ? Non. Il s’y était attendu, mais malgré tout il était difficile de voir qu’elle pourrait lui en vouloir. A Steros, il s’était fait des amis, s’était construit une vie qui tenait la route. De véritables liens, forts et inébranlables le retenait dans cette ville. Pourtant, quelque part au fond de lui, il savait que si les choses tournaient mal, il finirait par réagir comme il l’avait fait autrefois. Partir. Tout quitter pour sauver sa peau, pour réaliser un rêve, une utopie, ailleurs. C’était une crainte réelle qui l’envahissait de jour en jour. Ses nuits étaient bien plus agitées que les années passées. Pourquoi ses rêves le hantaient maintenant ? Après dix ans … Eagon ne comprenait pas, mais pourtant les faits étaient bien là. Son passé remontait des méandres de son esprit, l’accablant chaque jour un peu plus. Il craignait que ça puisse l’affecter considérablement, jusqu’à lui faire perdre raison. Alors il se raccrochait à Steros, s’occupant du mieux qu’il pouvait pour jamais ne laisser ses pensées divaguer vers des souvenirs douloureux.

La honte, la trahison, la lâcheté … tous ces mots qui résonnaient en lui comme une armée de mille aiguilles le transperçant de toutes parts. Et pourtant il avait agit ainsi. Ses actes n’avaient rien de louables. Jamais on ne chanterait son nom après sa mort. Jamais on ne se rappellera de lui comme le héro d’une nation. Il avait simplement bafoué la foi que ses parents avaient posée en lui. Certes il s’agissait de sa vie, des droits qu’il s’était accordé. Ce n’était pas une honte en soit que d’avoir fuit et laissé ses camarades pour mort. Il avait simplement laissé son instinct le guider vers une vie meilleure. Car il préférait vivre au sein de Steros, plutôt que d’être épinglé de médailles et briller au sein de Reiver.

Eagon laissa échapper un lourd soupire avant de s’arrêter dans sa marche. Il observer les grands pins qui s’érigeaient vers le ciel. Cette verdure luxuriante qui se dessinait à la lisière des marécages lui rappelait que la vie était plus forte que tout. Elle reprendrait le dessus sur les tragiques évènements de la vie, encore plus tenace et plus belle qu’elle ne l’était avant. Il devait profiter de cette expédition comme étant une résilience de son traumatisme d’y à dix ans. Il devait faire abstraction de ses blessures et prendre le courage d’aller de l’avant. Comprendre que les choses évoluaient et que le passé devait rester où il était. Qu’après une si longue période, il n’avait rien à craindre. Que personne ne le jugerait pour ce qu’il avait fait.

« Cet endroit est si beau … » murmura-t-il à lui même.

Il ferma les yeux un instant et se laissa plonger dans la mélodie lointaine d’une nature sauvage. L’homme se trouvait à des lieux d’ici, laissant la faune et la flore agir en toute liberté. La douceur du vent lui caressait le visage, tandis que le chant des oiseaux perchés entre les branchages des arbres fleuris, le berçait doucement. Le bruissement de l’eau au loin indiquait une petite rivière qui se mourrait en cascade contre des rochers couverts d’une épaisse couche de mousse vert éclatant. Puis, finalement, il reprit ses esprits et se retourna vers Leary. Elle avait abandonné toute tentative de communication avec lui pour finalement trainer le cheval vers la lisière. Eagon accéléra le pas pour rejoindre sa compagne d’aventure, s’en voulant d’être autant taciturne. D’ordinaire, il se montrait plus bavard, plus taquin à son égard.

« Désolé Leary. Je ne voulais pas … enfin, en ce moment c’est un peu le brouillard dans ma tête. Je me suis mal exprimé et puis … non, oublie ce que j’ai dit. Ma place est à Steros, à tes côtés. »

Voyant qu’elle tirait encore une mine contrariée et boudeuse, Eagon l’attrapa par les épaules la forçant à s’arrêter net dans son élan.

« Je … je tiens à toi plus que tu ne l’imagines Leary. Jamais je ne t’abandonnerai. Mais c’est juste que … tu ne me connais pas. Enfin, si … Mais tu ne sais pas qui je suis réellement. Et je ne veux pas que tu sois blessée le jour où ça arrivera. Je ne veux pas que … »

Plongeant son regard hypnotique dans le sien, Eagon se rapprocha de son visage quand soudain un bruit effroyable rompit ce moment intime et privilégié. Eagon pivota sur ses talons, sortant son poignard de son ceinturon. Une énorme bête en forme de lynx venait de sortir des fourrés. Elle émettait un rugissement incroyablement puissant et ses longues dents ressemblant à des sabres ne présageaient rien de bon. La créature était affreusement maigre et on lisait facilement dans son regard qu’elle avait faim.

Sans demander son reste, la bête poussa sur ses deux pattes arrières pour foncer vers ses proies : Eagon, Leary et le cheval.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Sam 31 Mar 2018 - 22:48

Se détourner de lui et reprendre la marche semblait ce qu'il y avait de plus sensé, en l'état. Mieux valait ca que de risquer de s'énerver vraiment et faire un truc inconsidéré comme le finir à la hache non ?! Bon d'accord, elle ne ferait jamais ca ! Mais il était clair qu'elle avait furieusement envie d'en venir aux mains tellement la perspective du départ d'Eagon la rendait dingue. Mais elle avait aussi besoin de ce temps d'éloignement pour un peu d'introspection : d'où venait cette réaction si épidermique ? Elle avait toujours considéré Eagon comme un ami, sans autre niveau de lecture dans leur relation. Ils se parlaient, se chamaillaient, se confiaient un peu, se taquinaient beaucoup... Mais il lui semblait maintenant, à la lumière de sa réaction présente, que toute leur histoire commune prenait une autre teinte, beaucoup plus intime... Beaucoup plus effrayante aussi. Non qu'Eagon lui fit peur, mais tout ce qu'impliqueraient des sentiments plus profonds... Ca, oui... C'était un chemin qu'elle n'avait jamais vraiment envisagé qui se dessinait vaguement devant elle, dont elle n'arrivait pas à appréhender les méandres. Ca oui, c'était terrifiant...

Elle aurait aimé qu'ils continuent leur route dans un silence digestif propre à apaiser la tension et qui lui aurait permis de reprendre un peu ses esprits, mais il n'en fit rien. Il tentait de s'excuser, mais il ne réussit qu'à lui faire froncer un peu plus les sourcils. Elle ne risquait pas d'oublier ce qu'elle avait entendu, ni ce qui en avait découlé ces dernières minutes. Si Eagon avait l'esprit dans le brouillard, c'était une tempête qui semblait s'être déclenchée dans celui de Leary. Et ce n'était pas la fin de sa phrase qui allait apaiser les choses. Elle ferma les yeux un instant, hésitant entre regain de colère ou abandon à l'émotion. Elle choisit la troisième solution : l'ignorer et continuer leur chemin. Quoique avec tout ca, la ballade risquait fort de tourner à la corvée.
Mais décidément, Eagon avait décidé d'être contrariant : il l'attrapa par l'épaule, l'obligeant à s'arrêter, et à le regarder. Elle garda les lèvres serrées en l'écoutant, cherchant quoi rétorquer, incapable d'élaborer une idée, son regard plongé dans le sien. Enfoiré, il le faisait exprès, elle l'aurait parié ! Elle finit par lacher un :
" Suffirait que tu me l'expliques... " Elle n'imaginait rien qui pourrait changer l'opinion qu'elle avait de lui. D'autant moins quand il se rapprochait d'elle de la sorte, d'une façon totalement inusitée - en tout cas entre eux. Et alors qu'il réduisait l'espace entre eux, elle leva légèrement la tête, comme pour le défier d'aller au bout de son intention, le cœur battant la chamade, des frissons parcourant sa colonne.

Manque de bol, l'élan d'Eagon fut brisé par un feulement de tout les diables, qui les fit sursauter et qui déclencha une légère panique du cheval qui se cabra, arrachant la longe des mains de Leary.
" Nidiou, cette saloperie est contre le vent ! " Explication de l'arrivée surprise du fauve sans signe de nervosité avant-coureur chez l'animal. Mais cette brillante analyse n'allait pas les tirer d'affaire, alors que le félin prenait son élan. Dans leur direction. Merde, il a du penser que les deux bipèdes étaient moins menaçants avec leurs petits bras... Le pauvre allait déchanter : par pur réflexe, Leary leva son arme et fit feu. A cette distance, elle ne devait pas manquer. C'était impossible.

Ou bien si.
" Merde ! " Lacha-t-elle en constatant que la balle avait certes touché, mais rien de vital, rien à même de couper l'élan du félin affamé. Ils eurent juste le temps de se dégager de sa trajectoire.
Le fauve temporisa : il n'avait plus l'avantage, et les petits bipèdes étaient finalement capables de se défendre... Il lorgna sur le cheval qui, plutôt que fuir, préféra se rapprocher des humains, synonymes de sécurité - normalement. Leary leva son arme sans quitter la menace des yeux.
" Bouge pas... " Sans préciser si elle s'adressait à Eagon ou au félin.
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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Lun 7 Mai 2018 - 14:31

Il voyait bien que Leary n’appréciait pas l’idée qu’Eagon puisse un jour quitter le camp. Après tout, ils avaient passé trop de temps ensemble pour tout laisser tomber. Mais elle ne connaissait pas le passé douloureux du bâtisseur. Hélion, Reiver … il n’avait pas envie que son passé le rattrape encore une fois, lui qui s’était donné tant de mal à l’enfouir sous une couche épaisse. Mais depuis que le froid avait recouvert une grande partie des terres, Eagon avait l’impression que ses souvenirs émergeaient avec plus de prestance. Il avait peur que ses démons lui fassent défaut et qu’il commette une bêtise. Une bêtise qui ferait de lui une personne indigne et méprisable. Il n’avait pas envie de se sentir rejetté par les siens, par la vie qu’il s’était construit. Il aimait Steros et ses habitants. Mais il savait que si le Guide apprenait qu’il avait menti sur ses origines, alors il en ferait peu pour le voir quitter les rempares de cette ville qu’il avait durement bâti de ses mains.

Alors qu’il s’apprêtait à tout expliquer à Leary, Eagon fut interrompu par l’apparition soudaine d’un grand félin. Un animal imposant qui avait drôlement faim. Instinctivement, Eagon porta sa main sur le manche de sa rapière, planquée sous sa lourde veste d’hiver. Mais qu’allait-il bien pouvoir faire avec une lame contre des griffes acérées ? Leary pointa son arme à feu droit devant elle et sans perdre l’ombre d’un instant, elle tira sur la créature. Un craquement sonore fit échos dans la forêt épaisse, laissant échapper quelques oiseaux craintifs dans un ciel plus que menaçant.

L’énorme créature continua son avancée lente, mais menaçante, vers les deux protagonistes. Cette balle l’avait tout juste frôlée, laissant apparaître une tâche vermeille sur son pelage tigré. Il laissa échapper un rugissement qui en disait long sur son mécontentement, grattant la terre humide de ses griffes impressionnantes. Eagon déglutissait péniblement. Il préférait de loin être confronté à un bipède armé jusqu’aux dents, plutôt qu’une créature qui avait vécu et survécu toute sa vie dans une endroit hostile. Ils étaient des proies faciles.

Alors que Leary rechargeait son arme pour tirer une seconde fois, Eagon se rapprocha du cheval pour y chercher également une arme à feu. Tout dans un geste mesuré, calme et ne décrochant pas une seule fois son regard du félin. Le moindre geste brusque ou déplacé pouvait être fatale. Il suffisait d’un craquement de branche morte pour que la bestiole bondisse et leur plante ses crocs énormes dans la chair.

Lorsqu’Eagon mit enfin la main sur son fusil, le cheval fit un mouvement imprévu et stupide …

« Merde … »

Le félin ne perdit pas de temps. Il fonça droit sur Leary, la gueule grande ouverte. Eagon s’interposa sans réfléchir. Le doigt sur la gâchette, il tira. L’animal fut touché, certes, mais visiblement pas assez pour tomber à terre. Il assena un coup sur le bras d’Eagon qui laissa échapper un cri de douleur. Son arme lui glissa des mains pour filer dans un tapis de fougères à quelques mètres de là. Un second tir lui brisa les oreilles. Probablement Leary qui avait trouvé le moment adéquat pour réagir, alors qu’Eagon se débattait avec l’animal pour ne pas se faire dévorer la face.

Le félin retira ses griffes plantées dans la chair d’Eagon, puis fit un bond de quelques mètres sur le côté. Le corps couvert de sang, il cracha encore une fois, comme pour montrer que ces balles ne lui faisaient aucun effet. Comme si la faim passait au dessus de la douleur. Un bref instant, Eagon et Leary croyaient que l’animal allait faire demi-tour. Qu’il avait compris la leçon et que le prochain coup lui serait fatal. Du moins, c’est ce qu’ils espéraient.

Sauf que le félin ne pensait pas de la même manière. Le froid lui avait privé de proies et sa nourriture pour les prochaines semaines se trouvait juste en face de lui. Alors quitte à mourir, autant foncer. Il gratta la terre, puis prit appui sur ses deux pattes arrière pour sauter droit sur Eagon.

« Leary ! » hurla Eagon en pointa le fusil du regard.

La jeune femme ne perdit pas un instant pour le lui lancer. Eagon l’intercepta et au moment où la bête se trouvait au dessus de lui, la gueule grande ouverte, Eagon appuya sur la gâchette sans réfléchir. BANG ! Un silence de mort retentit. La créature ne respirait plus. Elle gisait inerte, sur un sol froid, aux pieds d’Eagon.

Le cœur du bâtisseur battait la chamade. Il respirait fort, essoufflé et c’est seulement au bout d’une dizaine de secondes que la douleur à l’épaule se réveilla. Automatiquement, il porta sa main sur la plaie ouverte et la retira aussitôt tant la brulure lui faisait un mal de chien.

« Merde … il m’a pas loupé le con … »

Sa veste et sa chemise étaient imbibées de sang. Il fallait faire un garrot, voire même recoudre la plaie. C’était profond et ça risquait de s’infecter. Mais Leary savait quoi faire. Eagon se traina jusqu’au tronc d’un arbre puis laissa échapper un long soupire, pendant que Leary s’affairait à le soigner.

« Fallait vraiment que ça nous tombe dessus. M’enfin cette griffure n’a pas l’air trop profonde, si ? Au pire, ça me laissera une blessure de guerre. » dit-il en plaisantant.

Sauf qu’Eagon n’était sûr de rien. Cet animal il ne le connaissait pas. Les griffures de ce genre pouvaient s’infecter et véhiculer des maladies. Ou bien laisser une belle marque sur une peau qui n’avait rien demandé. Il espérait simplement que cette blessure ne le lancinerait pas trop, histoire de rapporter assez de bois pour le camp et y retourner à temps.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mar 8 Mai 2018 - 15:17

Elle tenait en joue la bête, prenant son temps pour ne pas la louper. Un bestiau pareil, indépendamment de la menace immédiate, représentait une quantité substantielle de viande, sans compter la fourrure, d'autant plus précieuse que le froid ne semblait pas vouloir se dissiper. Elle voulait l'abattre net, pour ne pas avoir à le pister jusque là où il se laisserait tomber. Elle supposa qu'Eagon devait avoir eu la même idée : elle capta dans un coin de son champ de vision l'ingénieur en train de fouiller dans leurs affaires,, sans doute à la recherche d'une arme. Tout pouvait être plié facilement... Si le canasson n'avait pas décidé de broncher. Bon on ne pouvait pas lui en vouloir de mal réagir à la proximité du fauve, mais ceci suffit à faire réagir la bête, qui la chargea.

Le temps d'une inspiration, Eagon se trouvait entre elle et l'animal. Impuissante désormais - Eagon dans sa ligne de mire - Leary vit le félin lui lacérer le bras, indifférent à la nouvelle balle que son compagnon venait de tirer. Au cri de douleur d'Eagon, elle répondit pas un " EAGON ! " retentissant, le trouillomètre à zéro. Cependant, l'attaque, pour dangereuse qu'elle fut, libéra sa ligne de tir, et elle s'empressa de tirer, perçant un troisième trou dans le cuir du fauve. Juste avant que proie et prédateur ne se lancent dans une étreinte mortelle. Eagon réussit à se dégager.
Leary appela de ses vœux l’écœurement de l'animal, mais les temps étaient durs pour toutes les créatures qui survivaient ici bas, et le félin ne voulait décidément pas renoncer à trois proies appétissantes - elle le comprenait. Mais sentant la charge venir, elle chercha des yeux l'armes d'Eagon, la sienne désormais inutile. Elle le trouva à temps pour répondre à l'appel d'Eagon. Lui lança l'arme. Le coup de feu acheva - enfin - l'assaillant.

Dans le silence qui suivit la bataille, Leary eut tout le loisir de constater que son coeur fonctionnait encore. A plein régime, mais bien là.

" Merde... " Laissa-t-elle échapper, reprenant son souffle, les mains sur les genoux et les yeux fermés. Elle commençait à trembler aussi légèrement. Surprise de cette réaction, elle prit un instant pour essayer de comprendre : elle était née sur ces terres, loin de la sécurité relative d'une enclave comme Steros. Des prédateurs de cette nature, elle en avait connu plus que sa part. Alors d'où venait cette réaction disproportionnée ?
La réponse vint sous la forme d'une plainte de douleur d'Eagon. Et ca lui revint plus clairement : il s'était mis entre elle et la bête. Il aurait pu mourir, pour... la protéger, elle ? Nouveau maelström de sentiments, entre colère, soulagement, peur, reconnaissance, affection - ou plus ? Cela dit, à la vue du sang qui imprégnaient les vêtements d'Eagon et son pas incertain pour aller s'assoir sur le tronc, la colère prit le dessus.
Le coeur toujours battant, mais bien moins tremblante, elle se redressa et marcha sur Eagon d'un pas décidé et la mine renfrognée.
" Espèce de sombre crétin ! T'as essayé de faire quoi ?! Te faire arracher un bras ?! T'as du bol de n'avoir qu'une griffure, idiot ! OU ALORS ! C'est moi que tu voulais faire crever ? Tu t'es dit que si je mourrais de trouille, ca serait plus drôle que bouffée par un chat géant ?! RATE ! CHUIS PAS MORTE ! "
Ce râlant, elle avait entrepris de retirer veste et chemise de son bras pour dégager la plaie, mais pas complètement pour le préserver du froid.
" Vu comment ca pisse, tu vas avoir une putain de cicatrice, oui ! Si t'as de la chance ! Putain mais qu'est-ce qui t'a pris ?! T'auras du bol si ca s'infecte pas ! Hecate n'a même plus rien d'antiseptique, chuis sure ! Tu... Tu... Rhaaa ! " Et tout en pestant, elle avait posé un garrot, stoppant le plus gros du saignement. De quoi voir l'étendue des dégâts. Elle poussa un soupir agacé et elle prit le temps de réfléchir. Mais avant de pouvoir établir un semblant de plan de soin, elle avisa la carcasse du félin, le sang, le cheval qui piaffait dans un coin...
" Putain on peut pas laisser tout ca comme ca... Le sang va attirer d'autres bestioles... " Elle jeta un regard critique à la plaie, puis à Eagon. Elle était toujours furieuse, mais aussi inquiète, et ca se voyait. " Faut qu'on mette un peu de distance entre nous et ce carnage avant de prendre le temps de faire quoi que ce soit... Faut que tu marches... Ou que tu grimpes sur l'autre carne... "

Choix fait, Leary l'aida à faire une bonne centaine de mètres avant de juger qu'ils étaient assez loin. Elle l'installa, puis s'affaira à faire du feu, tant pour la chaleur que pour de l'eau chaude et éloigner les prédateurs, et fit l'inventaire de la courte trousse de secours qu'ils avaient pris soin d'emmener. Et puis elle revint à Eagon et son bras.
S'occuper l'avait un peu calmée, mais voir la tête de la plaie la fit bouillonner à nouveau.
" C'était vraiment stupide... J'espère que t'as mal, tiens ! Humpf... Je peux bricoler un truc... Mais t'as besoin de quelque chose contre l'infection, ce qu'on a là ne suffira pas, je crois... T'as besoin de Slown, surtout... Faut qu'on rentre à Steros... "

Pendant ce temps, l'eau avait fini par bouillir. Elle y trempa un bout de tissu et entreprit de nettoyer la plaie, avec une douceur qui contrastait avec son agacement exprimé. Elle semblait assez propre. Elle se souvenait qu'une guérisseuse lui avait appris qu'un bon gros saignement permettait de nettoyer les tissus aussi surement qu'un bain, et il semblait que c'était vrai. Mais qu'en était-il de l'infection ? Aucune idée. Ils avaient bien une pommade antiseptique, mais elle était plutôt faite pour les petites coupures. Est-ce que ca suffirait pour une blessure pareille ? Elle commença à étaler la pommade avec délicatesse, réfléchissant au chemin le plus court pour rentrer : elle était inquiète pour lui. Le fauve était mort, mais Eagon n'était pas sauvé pour autant.
" Je te fais un bandage, on récupère la carcasse, on mange et on rentre. " Oui, elle était bien inquiète.

@Eagon Niehaus
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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mer 16 Mai 2018 - 19:07

Elle criait si fort que ses tympans faillirent exploser. Pourquoi tant de haine et de reproches ? Il avait fait son devoir de protecteur, d’homme fort et musclé. Bon, c’est vrai qu’il n’avait pas laissé place à la réflexion et c’est probablement pour cela que Leary lui en voulait. Ou alors parce qu’il aurait pu perdre la vie dans ce combat pas très loyal. Ainsi elle tenait à lui ? Finalement ça lui plaisait qu’elle s’emporte autant. Ca montrait clairement qu’il avait de l’importance pour elle et Eagon ne pouvait nier l’effet que ça lui faisait. Au fond, il n’aurait pas supporté l’idée de la perdre, ni de la voir se faire mutiler par cette affreuse bête. Ou du moins ce qu’il en restait. Il avait agit sans réfléchir, car c’était une évidence frappante, une obligation même, de protéger Leary. Il l’aimait bien … voire plus que bien. Ca ne servait à rien de se voiler la face, d’essayer d’esquiver le sujet. Même si Eagon avait le don de mettre des couches épaisses sur ses sentiments pour les étouffer, Leary avait ce don merveilleux de l’en empêcher. Avec elle, il ne pouvait pas se cacher. Il était entier, sincère et leur entente devenait clairement plus qu’amical. Il ressentait ce lien qui s’était tissé au fil des semaines qui passaient. Il voyait dans son attitude, son regard, ses gestes, qu’il lui plaisait. Et lui ? Toujours de marbre, n’avait jamais laissé rien percevoir. Mais il n’en éprouvait pas moins une grande affection.

La peur le bloquait. La peur l’avait empêché d’agir, ou de s’exprimer. Elle installait en lui une barrière absurde, mais pourtant ferme et difficile à franchir. La peur de la perte, de décevoir, que Leary puisse découvrir son lourd secret. Il avait peur de s’attacher et de devoir faire face à une possible perte trop douloureuse à supporter. Pourtant ça faisait partie de la vie. A croire qu’Eagon était mort depuis longtemps … Depuis qu’il avait lâchement abandonné ses compagnons d’infortune dans un massacre innommable, il avait évité tout attachement ou sentiment amoureux. Il restait flou sur son passé, n’était pas très loquace quand il s’agissait de parler de lui. Eagon était l’ami, la bonne oreille, le chef, le bâtisseur, celui qui donnait les bons conseils. Mais il n’avait jamais, en 10 ans, essayé de fonder un foyer, une structure à laquelle se raccrocher.

Tout en pestant et en maugréant, Leary essayait de réparer les bêtises d’Eagon avec les maigres moyens qu’ils possédaient. La blessure était visiblement profonde, même si Eagon en avait vu des pires que ça. Il s’était coupé la main avec une scie à plusieurs reprises … il cicatrisait bien et ce n’était pas une griffure d’un gros félin plein de poils qui allait le mettre à terre. A ça non ! Il en faudrait bien plus pour terrasser le grand Eagon.

Il inspira profondément et compressa compulsivement la mâchoire lorsque Leary lui versa le peu d’alcool qu’ils avaient sur la blessure. N’empêche, ça piquait plutôt fort. Il fit mine de n’éprouver aucune douleur et se contenta d’affiche un sourire crispé. Elle rouspétait …

Son cœur battait fort au fond de sa poitrine. Non pas à cause de la douleur de sa blessure, mais parce qu’il avait envie d’embrasser Leary. Là, maintenant, alors qu’il était complètement amoché. Pourtant, elle ne présentait aucun signe d’attirance. Non, elle paraissait plutôt enragée, voire perturbée. Peut-être qu’un homme couvert de sang la dégoutait ? C’était bien dommage. Eagon jeta un coup d’œil aux alentours. Elle avait raison, ils ne pouvaient pas rester ici. C’était bien triste, car le bâtisseur aurait voulu en découvrir d’avantage. Les marécages étaient une vaste région, encore trop peu explorée. S’il n’avait pas fait le con, peut-être qu’ils auraient pu découvrir d’autres ressources. Chose non négligeable vu les circonstances.

Le ciel s’assombrissait. Ils devraient passer la nuit ici, en espérant qu’aucun animal du même type que le félin ne vienne les déranger. Le cheval s’était enfin calmé, broutant une herbe rêche aux pieds d’arbres morts.

« T’as raison. Slown me remettra sur pieds comme il se doit. » dit-il d’une voix calme et sereine avant de poser sa main sur celle de Leary.

« Tu as fait du bon travail … désolé si je t’ai fait peur. Mais j’ai agit sans réfléchir. J’ai simplement vu cette bête, le cheval qui déraillait et toi qui avait raté tes tirs. Je ne voulais pas que la créature te blesse ou pire encore … et puis, vaut mieux qu’un gaillard comme moi se prenne les coups, j’ai encaissé dix fois plus. » dit-il sur un ton taquin comme il avait l’habitude avec Leary.

Eagon se releva difficilement, remettant délicatement sa veste sur le pansement que lui avait fait sa compagne d’infortune. Il se dirigea entre deux grands arbres puis forma un cercle du bout des doigts à ses pieds.

« On installera notre campement ici. Je me charge de récupérer le bois que j’ai repéré à quelques mètres … quoi ? »

Elle le dévisageait sombrement. S’en était presque drolatique, mais au fond Eagon comprenait. Il était blessé et même s’il se sentait capable de courir un marathon, Leary ne le laisserait pas soulever des grosses buches.
Il s’approcha alors, posa ses deux mains calleuses sur les épaules de la jeune femme et plongea son regard clair dans le sien.

« Ne t’inquiète donc pas pour cette blessure. Ca pique un peu, je ne suis pas devenu manchot. Nous sommes en vie, c’est l’essentiel. »


Un sourire en coin, la tension n’y tenant plus et sans réfléchir un seul instant, tentant le tout pour le tout, Eagon plongea ses lèvres sur celles de Leary. Une explosion de saveurs et d’émotions éclatait en lui. Comme le plus merveilleux et le plus lumineux de tous les feux d’artifice.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Sam 19 Mai 2018 - 23:32

A mesure que l'adrénaline se dissipait et qu'elle recouvrait un rythme cardiaque plus ou moins normal - et sa colère retombant légèrement - elle put s'adonner à un exercice d'introspection un peu plus mesuré. Elle avait eu peur de le perdre, oui. A ce point ? Visiblement. Comme tout ce qu'on croit acquis, c'est au moment de le perdre qu'on en mesure toute l'importance qu'il a pour nous. Ca marche pour les objets autant que pour les gens. Plus pour les gens, même, sans doute.On aurait pu croire que l'expérience du départ - de l'abandon - de Mael lui aurait appris à reconnaître ses sentiments et l'attachement qu'elle pouvait avoir pour les autres, mais il n'en était rien. Au contraire, cela semblait plutôt lui avoir mis de solides œillères : quel meilleur moyen de ne plus avoir à supporter l'abandon que de ne plus s'attacher ? Se contenter d'amitiés superficielles, refuser de reconnaître la place de plus en plus importante que prenaient certains était nettement plus confortable. Moins risqué. Plus ou moins consciemment, elle s'en était tenue à cette ligne de conduite, et elle constatait qu'Eagon n'avait pas fait exception. Jusqu'à maintenant, elle l'avait considéré comme un camarade, un partenaire, ami proche... Bon ben apparemment, ca allait plus loin. Bien plus loin. Le temps d'un coup de griffe lui avait suffit à imaginer un monde où il n'était plus là et la sensation de terreur qui en avait résulté ne pouvait qu'être le symptôme d'un genre de sentiment bien plus profond qu'une simple amitié. Fichtre...

Les sourcils froncés, elle leva brièvement les yeux sur lui au moment où il serrait les machoires, tentant de camoufler sa douleur sous un sourire qui ne trompait personne - en tout cas pas elle. Elle roula des yeux - ces hommes ! - mais ca voulait dire aussi qu'elle le connaissait assez pour remarquer ce genre de détails. Diantre... elle en était là ? Quand ? Comment ?!
Stop on se détend, ca ne pouvait pas être ca. Si ? Nan... Ou bien ... ? Dire qu'elle était perturbée était un euphémisme...

Suivant le regard d'Eagon, elle constata elle aussi que la nuit avait choisi le bon moment pour tomber. Nouvelle contrariété - si besoin était. Eagon avait besoin de soins, rapidement. Lèvres serrées, elle l'entendit d'une oreille distraite vanter les talents de Slown. Une nuit à découvert... Avec une carcasse à proximité... Un blessé... Un casse-croute ambulant à quatre pattes... AUCUNE raison d'imaginer des complications...
Et il lui prit la main.
Ce fut comme si elle avait pris un coup de jus qui fit courir un fourmillement le long de son bras. Elle braqua son regard sur leurs mains jointes - vision qui généra une sensation de vertige - avant de lever les yeux pour croiser les siens, cherchant quoi dire, quoi faire - hésitant entre la fuite et la reddition aux sentiments qui l'animaient.

Mais une nouvelle fois, le naturel prit le dessus :
" Ha parce que tu crois que j'ai jamais défendu mon gibier contre des prédateurs, peut être ?! J'apprenais à traquer que t'étais encore dans ton dome ! " Rala-t-elle alors qu'il se leva.
Médusée, elle le regarda commencer à arpenter le terrain pour monter leur camp d'un pas incertain qui témoignait de la gravité de sa blessure. Ah et en plus il envisageait sérieusement de se charger de la corvée de bois ?! Il était pas bien dans sa tête, le mâle là ?!
Elle se leva avec la ferme intention de lui passer un savon, mais il ne lui en laissa pas le temps. Couvrant la distance qui les séparait, il vint poser les mains sur ses épaules, la clouant sur place. Mieux, son regard planté dans le sien, elle était incapable de se détourner. Même si elle était toujours décidée à lui expliquer sa façon de penser - ne pas s'inquiéter ? La blague... et qu'est-ce qu'il était agaçant avec son sourire en coin ! - elle sentait sa colère refluer gentiment derrière d'autres sentiments tout aussi puissants et qui profitaient de la confusion et la fatigue provoquées par l'ascenseur émotionnel des dernières minutes pour se faire un trou, mine de rien.

Elle allait répondre. Elle voulait répondre. Elle n'en eut pas le temps : Eagon cueillit ses lèvres d'un baiser qui effaça ses remarques acerbes. Si le fait qu'il lui prenne la main avait eu l'effet d'un coup de jus, le contact des lèvres d'Eagon sur les siennes l'électrifia complètement. Son cœur manqua plusieurs battements avant de reprendre un rythme régulier - mais un peu fou. Un délicieux frisson parcouru sa colonne et elle avait l'impression que tout ses sens s'exacerbaient, fixant dans sa mémoire tout les détails de cet instant : la sensation de ses mains sur elle, le goût de ses lèvres, le bruit du vent dans les branches, son odeur masculine, à peine altérée par le sang de sa blessure, qui l'enveloppait comme une couverture rassurante, la vision fugitive de ses yeux qui avaient tout dit et plus encore. Le sentiment que tout était à sa place, que rien ne pourrait altérer la force qui les liait.
Comme mues d'une volonté propre, une de ses mains vint se poser sur sa poitrine, l'autre sur sa joue, caressant du pouce le chaume rugueux de sa barbe, en appréciant tous les détails, avide d'enregistrer tout ce qu'elle ne savait pas encore de lui - et elle avait le sentiment qu'il y aurait beaucoup de choses à apprendre. N'avait-il pas dit lui-même qu'elle ne le connaissait pas vraiment ? Un peu plus tôt ? Juste après lui avoir dit qu'il tenait plus à elle qu'elle ne l'imaginait ? Juste après lui avoir dit que sa place était à ses côtés ? Juste après lui avoir dit...

Elle fronça les sourcils.
Il parlait de partir. Il avait dit qu'il pourrait partir. Quitter Steros si... Si quoi ? Ca lui semblait tellement absurde, tellement...
Tellement terrifiant, maintenant qu'il avait balayé toutes les barrières qu'elle avait mis autours de ses sentiments. Elle l'aimait, il fallait voir les choses en face désormais. Mais comment pourrait-elle envisager quoi que ce soit avec lui s'il pensait disparaître un jour ? Une vague de terreur pure submergea ce doux moment de bonheur tout aussi absolu. Ses doigts contre lui se crispèrent et au prix d'un effort de volonté, elle s'arracha à lui, poussa sur sa poitrine pour le tenir à distance. Elle évita son regard de peur d'y succomber. A la place elle secoua la tête avant de parler :
" Pourquoi ? Quoi ? A quoi tu joues ?! Tu peux pas... tu peux pas me dire que tu pourrais partir n'importe quand et m'embrasser ensuite comme si de rien n'était ! Je ne suis pas... Je ne peux... Je ne pourrais pas te le pardonner ! Si c'est ce que tu veux, alors... " Elle osa enfin relever les yeux sur lui. Son regard dans le sien, elle savait que tout avait changé, irrémédiablement. Elle secoua la tête légèrement en serrant les lèvres, déterminée. " ... Alors tu restes." Elle marqua un temps, un peu incertaine, avant de lever le menton pour se donner l'air plus sure d'elle qu'elle ne l'était en réalité. En réalité, elle était tout aussi terrifiée que lorsqu'elle avait cru qu'il mourrait sous les griffes de la créature, car les conséquences seraient les mêmes : elle le perdrait. " Tu restes. Quoi qu'il arrive. " Sa machoire se crispa avant de poursuivre. " Ou tu pars. Maintenant. C'est trop tard, de toute façon. Mais si tu attends, ca sera pire. Alors s'il te plait... " Reste était le dernier mot qui aurait du franchir ses lèvres, mais sa voix se brisa. Elle se reprit pourtant et braqua sur lui un regard où se mêlaient peur, espoir et défi. Et tout ce qu'elle ne lui avait encore jamais dit - en partie parce qu'elle n'en connaissait pas elle-même les détails.

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 Sujet: Re: (23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary   Mer 23 Mai 2018 - 23:41

Cette réaction il ne s’y était pas attendu. En fait, il n’attendait rien. Eagon avait agit sur un coup de tête, laissant pour la première fois de sa vie parler ses sentiments. Peut-être qu’il aurait du réfléchir pour une fois, avant d’embrasser Leary. C’est vrai que quelques minutes plus tôt, il avait avoué vouloir quitter Steros si les choses tournaient mal. Dans un sens cette idée restait encrée en lui. Il ne se voyait pas embrigadé dans une guerre civile contre Hélion pour la sauvegarde de Steros, alors que les terres commençaient à mourir. Parfois, il était bon de laisser tomber une idéologie vouée à l’échec pour repartir sur des bases saines. C’était stupide que de croire que la première idée est forcément la bonne. Mais la question ne se posait pas. Il y avait réfléchi, tout simplement et avait bêtement averti Leary. Parfois, il se maudissait de se précipiter dans des discours croyant bien faire, alors qu’il provoquait tout l’effet inverse.

Bon sang, ce qu’il aurait donné pour retourner en arrière. Quelques heures seulement, juste avant leur départ. Au moins il aurait pu tâcher d’éviter le regard de Leary et se concentrer sur les travaux qu’il avait à diriger. Malheur que de l’avoir embrassé ! Même si cet échange fut pour lui un plaisir réel, il doutait que ce fut de même pour celle qui se trouvait en face de lui.

Eagon resta planté là, les bras ballants, ne sachant quoi rétorquer. Les relations amoureuses ce n’était pas son fort. Ce n’était pas pour rien qu’il préférait rester cloitrer dans sa hutte et se perdre corps et âme dans la construction de Steros. Car les femmes étaient bien trop compliquées à saisir. Et visiblement, il n’avait pas choisi la plus facile à comprendre. Leary attendait probablement une réaction de sa part. Qu’il prononce un mot, une phrase. Quelque chose qui puisse la rassurer. Mais il ne pipa mot. Un simple haussement d’épaules qui lui fit mal, puis il se retourna pour déballer la tante et le matériel de campement.

La situation allait être très étrange s’il ne déniait à se manifester. Pourtant, Eagon ne savait pas quoi dire. Son cerveau chauffait, tandis que sa bouche restait muette. Finalement il opta pour la fuite. Après avoir monté la tante dans un silence mortel – qui déplaisait au plus haut point à Leary – Eagon s’enfonça dans les bois du marécage pour trouver un bois sec pour le feu.

Il revint au bout de longues minutes d’absence. Leary était assise sur une souche d’arbre, le fusillant clairement du regard. Avait-il prit assez de temps pour trouver une réponse adéquate à la question ? Non. Eagon n’y avait plus songé. Il avait agit bêtement, comme un adolescent rempli d’hormones, incapable de comprendre que certaines actions ont certaines conséquences. Il déplorait son manque de maturité à ce niveau là … comme quoi, on apprend de ses erreurs tous les jours.

Le feu en place, le bâtisseur s’installa à quelques mètres de distance de Leary. Il redoutait sa réaction. Toujours dans un silence pesant, il plongea ses bras dans une des besaces et en sorti de la viande séchée. Leur repas du soir était bien maigre, mais c’était mieux que rien. Ils tiendraient au moins jusqu’au lendemain pour le retour.

« Je t’ai donné mon point de vue au cas où les choses viendraient à changer. S’il n’est plus viable de rester à Steros, alors je partirais. Pourquoi rester dans un lieu où l’avenir ne peut plus se dessiner à l’horizon ? Qu’aurais-tu à perdre de quitter Steros si les choses venaient à mal tourner ? Je n’ai pas dit que je le ferais … j’ai dit que je n’hésiterais pas à le faire si les choses tournent mal. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Je n’ai pas dit que je partais Leary. Tu comprends de travers … ou alors tu veux comprendre ce que tu veux comprendre. »

Il mâchouilla son bout de viande, puis son regard se plongea aussitôt dans les flammes du feu de camp. Un couteau planqué dans le creux de ses doigts, il sculptait en point un bâton trouvé à ses pieds. Eagon n’était pas à l’aise … peut-être que la nuit lui porterait conseil, ou mieux encore, permettrait d’oublier ce malaise qui s’imposait à eux. Chose qu’il n’avait aucunement souhaité. Bien au contraire.

@Leary Meehan

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(23/01/2481) Un trésor enfoui, vestiges du passé pv Leary
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