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 +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings

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 Sujet: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 1:07

Eiven
&
Krymov
Du rhum, une femme et des parpaings
Une furie. A trois plombes du matin, une furie venait de débarquer dans le bloc d'un Krymov pour son jour de repos. Trois choses étaient de notoriété publique:

1) le jour de repos du sergent Sherkan, il ne sortait pas de son bloc
2) le jour de repos du sergent Sherkan, venir cogner à sa porte signifiait prendre un bourre-pif et une floppée de jurons aussi longue que la route Helion-Steros.
3) si un passage au 2) n'était pas suffisant à calmer l'ingénu qui le dérangerait ce jour là, la case suivante, c'était une semaine à l'infirmerie. Minimum.

D'un autre côté, il faut dire qu'il avait un rituel assez spécial lors de ces rares journées : il transgressait les règles des lieux. Enfin, en soi, il n'était pas autorisé à violenter sauvagement la bleusaille, il n'était pas autorisé à répondre comme il le faisait à ses supérieurs, il n'était pas autorisé à fracasser les civils récalcitrants qu'une simple poussée suffisait à écarter lorsque son travail requérait de disperser une foule...Mais là, il n'était pas question de travail, non. Ces jours-là, Krymov s'enfilait une bouteille d'alcool fort et ronflait comme un sonneur jusqu'au lendemain. C'était aussi simple que ça. Si ça se savait en haut lieu, inutile de préciser qu'il en prendrait pour son grade, si ce n'était plus, mais peu importait, il restait enfermé.

Sauf que ce jour-là, ce n'était pas le cas. Non, ce jour là, quelqu'un était venu frapper à la porte à trois putains d'heures du matin, avant qu'il n'aie fini d'enquiller sa bouteille, alors qu'il était déjà bien attaqué. Alors, comme d'habitude, il s'était dirigé vers la porte, l'avait ouverte de la main gauche en préparant un aller simple du poing droit en direction de la cloison nasale de l'importun qui venait lui péter les burnes en pleine nuit...et qui se révéla être une importune. Non pas qu'il fasse de différence entre hommes et femmes, il n'avait aucun problème à cogner sur les gens, qu'ils aient une paire de couilles ou une paire de miches, mais il eut un instant d'hésitation quand il reconnut le visage d'Eiven, qui entra sans y avoir été invitée sans qu'il ne lui décolle le bourre-pif de coutume.

-On a une journée d'entraînement à rattraper!, déclara-t'elle, déterminée, alors qu'il fermait la porte en poussant un soupir de lassitude aux vapeurs éthanoïques si prononcées qu'à l'odeur seule, on aurait pu craindre une combustion spontanée de son souffle. Il n'était cependant pas encore arrivé à jouer les dragons, à son grand dam.
- Putain...de bordel à queue de pompe à merde de raclure de chiottes ! Le concept de "jour de repos", ça t'dit rien?  Et il est TROIS HEURES DU MAT'!...Pffff...Tiens, rends-toi utile et file-moi la 'teille sur mon pageot...

Le regard à moitié vitreux, l'articulation qui merde et la sympathie qu'a foutu le camp, du vrai Krymov de compétition. Il se laissa tomber lourdement sur une des caisses qui contenait ses affaires, celles-là même dans laquelle il avait balancé son bowie le jour où Eiven et lui s'étaient retranchés ici pour avoir la paix.

- Rassure-moi, p'tite, t'as dit ça pour déconner? Parc'que si tu comptes sur moi pour t'entraîner aujourd'hui, tu peux toujours aller t'brosser. J't'aime bien, c'pas la question, mais là...j'suis en pause, tu captes? Genre ciboulot, muscles, carcasse, tout en pause à part le gosier et l'foie! Après, si tu veux t'en jeter une, j'ai deux canons d'avance sous mes fringues...Eh, merde, j'suis assis d'sus!, conclut-il, comme pris d'une révélation divine avant de se relever, d'ouvrir la caisse et de sortir une bouteille scellée à  la sève séchée. Ca fait du bien d'avoir la gueule à l'ouest, des fois, tu d'vrais essayer, j't'assure!..bon, tu m'la files c'te bouteille? J'vais pas en ouvrir une nouvelle alors qu'y m'en reste un tiers sans bouchon...tiens, r'garde, elle est par là...

Evidemment qu'Eiven pouvait voir la bouteille posée sur le lit, en appui sur le coussin comme un privilégié d'Hélion sur un divan, mais il ne put s'empêcher d'indiquer la direction en attrappant son Bowie et en le lançant sans crier gare vers l'oreiller, le localisant dans l'espace sans faire réellement attention au fait qu'Eiven se trouvait sur la trajectoire. Le couteau siffla dans l'air et vint se planter dans le matelas juste avant l'oreiller. La lame était passée à deux doigts de transformer la native en fontaine d'hémoglobine, parti en direction de son aine, et vue la longueur de la lame, celle-ci lui serait ressortie par les jambons, mais c'était sans compter sur la forme de la jeune femme, qui eut un réflexe impressionnant en sortant de la trajectoire de la lame au dernier moment. Sans même la regarder, Krymov se doutait qu'elle allait râler, et tenta de désamorcer les remontrances à venir, avec l'adresse évidente d'un type à jeun qui vient de s'enfiler soixante centilitres d'alcool fort.

- Ouais, je sais, c'était mal parti, mais t'as de bons réflexes! pas là peine d'en faire un plat...Bon, tu m'la passes, cette bouteille? Ou j'vais vraiment être obligé d'ouvrir la suivante...


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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 1:37



Du Rhum, une femme et des parpaings
Fifty thousand tears I've cried. Screaming deceiving and bleeding. You won't hear me. Don't want your hand this time I'll save myself. Maybe I'll wake up for once not tormented daily defeated. Just when I thought I'd reached the bottom : I'm dying again. I'm going under, falling forever. I've got to break through : blurring and stirring the truth and the lies... So I don't know what's real and what's not. Always confusing the thoughts in my head so I can't trust myself anymore. Scream at me : I'm so far away... I won't be broken again. I've got to breathe, I can't keep going under.

Se faire oublier. Devenir invisible aux yeux de tous. Je me frayais un chemin dans l'ombre à éviter les gardes, les lumières. Traversant les allées en prenant soin d'y être seule. Aucun bruit ne me prendrait par surprise. Pas même ce luminaire grésillant dont les coupures faisaient danser des ombres inquiétantes sur les blocs grisonnants et austère du camp. Je ne pouvais pas rester à ne rien faire... À alimenter cette rage et cette aversion qui me hantait. Chaque instant passé à espérer m'endormir tout en priant pour ne pas fermer les yeux et risquer de revoir son visage. Réentendre sa voix. Ressentir ses mains me parcourant...

La chambre était vide, Kaenya semblait ne plus vouloir s'approcher de moi après que j'ai manqué de lui enfoncer violemment mon poing dans son visage. Mais je n'étais pas allée vers elle pour m'excuser... pour me risquer à lui expliquer. Je ne voulais pas qu'elle sache - même si elle semblait avoir compris - et encore moins qu'elle partage mes peines. Kaenya avait déjà bien assez à gérer avec ses peurs et ses tourments pour pas que je n'y ajoute les miens.

Une journée perdue, à espérer disparaître et que sonne la fin. Ce n'était pas moi... je ne voulais pas baisser les bras. Mais d'être ainsi isolée, cloisonnée, ça ne faisait que me ronger de l'intérieur. Je voulais que tout se passe comme si de rien n'était. Car ce qui s'était passé, personne n'aurait pu l'empêcher et personne ne pouvait défaire ce qui avait été fait. La seule façon de surmonter ça, c'était de passer à autre chose. Mettre ce drame de côté et continuer à avancer. Je n'allais pas me laisser mourir sur un lit à affronter les regards de pitié et de compassion. Ces derniers ne faisaient que me rendre encore plus honteuse, encore plus vulnérable. Un sentiment que je voulais éradiquer : je ne voulais pas être une chose fragile que l'on plaint. Hors de question. Drake n'aurait pas de victoire sur moi tant que je pourrais marcher la tête haute. C'était difficile, ça me rendait encore malade, mais j'étais une battante. Et c'est ce que je vais faire : me battre. Il aura eu le dessus sur mon corps mais ne l'aura jamais sur mon esprit.

Non étrangère à ces blocs, je savais qu'ils étaient calmes et modérément surveillés. Ceux du Commandant et du Directeur l'étaient bien plus. Mais les allées où s'enchaînaient les blocs des sergents restaient facilement accessibles. Me cachant à chaque impression de mouvement, à chaque bruissement, je me faufilai dans le bâtiment qui abritait la piaule de Krymov. "Passe une nuit à l'infirmerie, deux s'il le faut" quelle connerie. À part me donner l'impression d'être une malade en convalescence, ça ne m'avait pas aidée... Un repos à Kaenya, peut-être, mais c'était bien la seule chose qui avait dû être bénéfique. Discrètement, je frappai à sa porte afin qu'il m'ouvre. Ce qui ne tarda pas à se faire. « On a une journée d'entraînement à rattraper », lançai-je avec impertinence en me glissant entre le sergent et la porte qu'il referma. Une odeur d'alcool étouffante régnait dans la pièce. Je fronçai les sourcils et me tournai vers lui. Il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'il était complètement imbibé d'alcool... En pleine nuit, sérieusement ? Je promettais de ne plus me plaindre de mes insomnies passées à tourner pendant cinq heures dans mon lit... même si, vu son état, il ne devait pas vraiment voir les minutes passer.

Ça m'était égal. Si Krymov se permettait cette dépravation, qu'il assume cet état : un soldat ne doit-il pas être prêt à toute heure, à tout moment ? Quand Drake m'avait traînée hors de mon lit en sous-vêtements, ça ne l'avait pas gêné : j'aurais dû être prête. Cette règle s'appliquait également aux sergents. Ce dernier pesta d'injures raffinées en plaidant que c'était son jour de repos, me demandant ensuite de lui envoyer sa bouteille. Je jetai un œil sur cette dernière, alors posée sur le lit. Puis reportai mon attention sur Krymov, perplexe et dubitative. Il ne me croyait pas lorsque je parlais d'entraînement. Je n'arrivais pas à dormir d'avoir été en repos une journée, préconisée par ses soins. Alors il dormira plus tard. Ok... mon insomnie était plus due à l'idée que j'avais la nausée rien qu'à penser aux allusions que mon esprit ferait à cette nuit passée dans le bureau de Drake, mais c'était plus défoulant de me dire que Krymov payerait avec moi ce manque de fatigue. Tomber comme une feuille morte, terrassée par l'épuisement, c'était le seul moyen que j'avais pour m'assurer un sommeil assez lourd pour ne pas avoir ces images dans mon esprit.

Les paroles de Krymov étaient aussi décousues que ses gestes... il fixait cette idée de boire comme un besoin physionomique indispensable à sa survie. Pathétique... "avoir la gueule à l'Ouest". Hiaana avait déjà essayé de me faire boire et honnêtement, ce n'était pas une expérience dont j'étais très fière. Alors non merci, pas cette nuit. Je pense qu'il me faudrait beaucoup de temps avant d'accepter de lâcher prise et de délaisser à nouveau le contrôle que je pouvais avoir sur moi-même. Mais le sergent insistait pour que je lui donne sa fichue bouteille. Comme si la raison de mon inaction était mon incapacité à la voir, il jugea bon de me l'indiquer en lançant son couteau en ma direction. Yeux écarquillés, j'en appelai plus à mon instinct de survie qu'à ma technique et m'éloignai de quelques centimètre salvateurs en une inspiration forte de stupeur. Krymov se justifia hasardeusement, comme si tout était calculé : j'étais capable de l'éviter, alors pourquoi pas ?

Je pris sa bouteille et la balançai en sa direction. Assez éloignée de lui pour pas le blesser et assez fort pour qu'elle vienne se brisée contre le mur. « La voilà ta bouteille ! Oh ? Vous avez perdu vos réflexes sergent ? » Je me retournai pour tirer un coup sec sur le couteau pour m'en munir et fis un pas vers Krymov. « Essaye dans ouvrir une autre et c'est allongé dans une flaque d'alcool que tu finiras ta nuit. » Je m'en fichais qu'il veuille se mettre aussi minable. Ne pensant pas que ça pouvait être après ce qui s'était passé la veille, pour gérer une impasse émotionnelle ou n'importe quelle autre connerie. C'était Krymov. L'avantage avec ce genre de type, c'est qu'eux-mêmes semblaient en avoir rien à faire de leur propre état. Je me doutais bien à travers ses propos qu'il n'accepterait pas de m'entraîner à cette heure ni même ce jour. Le provoquer était donc une option qui m'était naturellement venue à l'idée. En plus de le stimuler - je l'espère - ça me défoulait bien plus qu'un simple combat d'entraînement.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 11:24

Eiven
&
Krymov
Du rhum, une femme et des parpaings


- C'était un peu l'programme, au cas où t'aurais pas compris, d'me coller une mine jusqu'à c'que j'laisse tomber la 'teille, j'te signale...P'tain, j'aurais du écouter mon vieux... "d'viens pédé et traine qu'avec des mecs, fils, 'sont moins chiants qu'les gonzesses", qu'y disait...Visionnaire, le paternel...mort, mais visionnaire..., déclara-t'il presque solenellement, index levé vers le plafond pour appuyer ses mots.


Néanmoins, Krymov s'amusait de la situation. D'ailleurs, quand il avait picolé, un rien l'amusait. Il poussa même le vice jusqu'à accentuer l'impression d'ébriété qu'il donnait. Certes, il était bien attaqué, inutile de le nier, à ce niveau là, il voyait presque une Eiven et demi, mais cela dit, il était encore en parfaite capacité de tenir debout! Marcher droit serait une autre paire de manches, mais tenir debout rester dans ses capacités. Il ne s'enhardit pas à faire monter Eiven dans les tours, pas tout de suite...aussi ne déboucha-t'il pas la seconde bouteille,mais poussa le vice jusqu'à la ranger...pour tourner le goulot de sa gourde et compenser ce qu'il avait perdu du contenant qu'Eiven avait fracassé contre le mur derrière lui.

- Pis mes réflexes... ils t'emmerdent, si on s'battait, suffit que j'te tombe dessus et tu pourras pas m'lever...j'ai même pas b'soin d'me battre, mon gabarit f'rait l'taf. Et j'ai toujours ma putain d'coquille...donc bon courage pour mettre ta menace à exécution conclut-il en refermant sa gourde pour la replacer à sa ceinture avant de tapoter son flingue. Pis, ça, c'est un automatique. Plus b'soin d'viser, j'tends l'bras, j'arrose, c'est réglé. Alors r'pose mon putain de schlass et arrête de m'les péter, tu veux?

Chaque année, le premier janvier était pour lui une date particulière. La date à laquelle il s'était fait sortir de Steros. Oh, non pas qu'il y attachât une importance particulière liée à une tristesse intense d'avoir perdu tous ceux qu'il aimait et autres conneries larmoyantes, non, en réalité, il se pintait la gueule pour mieux rire de l'ironie des choses: il était ailleurs, il refaisait les mêmes conneries, avait le même comportement du lever au coucher (quand il se couchait), savait parfaitement à quoi s'en tenir, mais au moins, c'était clair et net : pas besoin de mentir pour le tenir sur place. Le commandant était relativement direct avec lui, pas comme ce connard de Guide. Grosso merdo, Reiver avait récupéré un élément d'une certaine valeur que Steros avait jeté parce que leur système était bidon. Y avait toujours cette petite pointe de nostalgie parce qu'il y avait laissé de bons potes, et Leyrah, qu'il n'arrivait toujours pas à ranger dans la catégorie "pote" sans trouver l'entre-catégories qui lui correspondait, mais non, il ne buvait pas pour oublier, contraîrement à bien d'autres, il buvait pour se souvenir. Ce n'était arrivé qu'une fois, une SEULE fois qu'on ne lui accorde pas cette journée comme jour de repos, et après le scandale qu'il avait tapé, si l'on ne compte pas les miliciens qu'il avait tapés aussi, il avait eu sa fin de journée et la journée du deux. Avoir le premier janvier de libre, c'était la seule et unique condition qu'il avait posée lorsqu'il avait offert à Reiver sa connaîssance de Steros et de l'extérieur, ainsi que sa force de travail. Il fronça les sourcils en cherchant quelque chose dans sa veste.

- Faut qu'je graille un truc...Ou j'ai foutu ces merdes? se demanda-t'il à haute voix avant de se rendre compte que le paquet qu'il cherchait était tombé de sa poche: une petite pochette brune qui contenait des fruits séchés, à l'odeur forte et sucrée qu'elle dégageait (et qui parvenait jusqu'à ses narines...un véritable exploit au vu de l'haleine qu'il déployait).

Il en sortit un en le cachant à la vue d'Eiven de sa paume, et commença à le mâcher avec une application certaine, d'une part pour profiter du goût de l'agrume, de l'autre, pour éviter de se mordre la langue...Il avait intercepté un petit trafiquant pendant son service, du genre qui faisait du désordre dans les affaires de son fournisseur de gnôle, et s'était empressé de lui coller un coup de latte dans les dents, de chiper la cargaison qu'il avait sur lui, et de le coller aux arrêts pour détention de stupéfiants après avoir planqué le magot. Ce n'était pas grand chose, mais cinq beaux fruits de dragguier séchés, ça allait facilement chercher dans les vingt ou trente médaillons. Il y avait une éternité qu'il n'y avait pas touché, et la raison lui revint quand il s'enfila le second : si ça lui donnait un coup de fouet et l'aider à dessaouler, la descente était extrêmement désagréable, et surtout, il en faisait une surconsommation hallucinante, autre fois. Se remémorer son passif avec le dragguier le fit balancer vers la zone imbibée d'alcool la pochette en question. Il en écarta ses caisses, y compris celle qui lui servait de séant, sortit un briquet à silex, l'alluma et le lança sur la flaque qui s'embrasa tout de suite, consummant avec elle la pochette et les trois derniers fruits qu'elle contenait, non sans les avoir correctement révélés.

- Hm. D'la merde ces trucs...J'dois avoir aut'chose par là..., grommela-t'il sans cracher ceux qu'il avait en bouche, finissant de les avaler en fouillant dans une caisse voisine dont il extirpa non sans mal différentes noix en cerneaux dans un bocal en verre. Il s'en enfila cette fois deux poignées en un temps record...et semblait ne prêter ni attention aux flammes mourantes, ni à Eiven, qu'il gardait néanmoins en vue du coin de l'oeil. Si elle était là au beau milieu de la nuit, ce n'était pas juste pour lui gueuler dessus. Il soupira de plaisir en finissant la seconde poignée de fruits secs et releva le regard vers elle, ses pupilles dilatées comme celles d'un chat en chasse de nuit, et fit rouler ses épaules.

Il était encore très loin d'avoir retrouvé la totalité de ses facultés physiques et mentales, mais le début était encourageant : d'ici une demi-heure, il aurait regagné une bonne partie de son potentiel habituel! Mais inutile de compter sur un retour à la normale, tout le dragguier et toute la bouffe du monde n'y suffiraient pas. Au moins l'odeur du fruit sec se consummant commençait à couvrir celle de l'alcool dans la pièce...

- Et sinon, tiens! Qu'est-c'qui t'amène à v'nir me péter les roustons à trois plombes du matin comme ça? Hm? 'fin, pourquoi t'veux qu'on s'foute sur là gueule à c'teure là, grosso merdo?Tu t'es dit "tiens, j'arrive pas à dormir, et si j'allais m'faire latter la gueule?"

Krymov s'enfila une nouvelle poignée de fruits secs, passant par dessus un coup de flotte. Et dire qu'il voulait juste se pinter la gueule en toute tranquillité...C'était royalement raté pour ce coup là. Il ne la connaissait pas à la perfection, c'était un fait, mais pas besoin d'être sobre pour deviner qu'elle ne le lâcherait pas comme ça...Non, en fait, qu'elle ne le lâcherait pas tout court. Le feu finissait de s'éteindre à côté de lui (l'avantage de vivre dans un blockhaus en béton nu, c'était quand même que les murs crâmaient pas) quand il se leva enfin en faisant rouler ses épaules, la main sur la crosse de son cz75, le regard planté dans celui d'Eiven. Les premiers effets du Dragguier se faisaient sentir: son coeur battait plus vite, il sentait le sang battre à ses tempes et ses muscles comme revigorés. Son cerveau était encore embrumé, et il cilla à trois ou quatre reprises, son cristallin refusant de s'adapter à la hauteur, avant de faire craquer ses cervicales et sa mâchoire.

- J'savais bien qu'j'aurais du draguer Aerin et rester pro' avec toi...Au moins on aurait picolé ensemble., lâcha-t'il, désabusé, en préparant ses appuis à une éventuelle offensive physique. Si ça attaquait tout de suite, les choses ne seraient pas simples, mais il lui suffirait de tenir une dizaine de minutes encore pour que le dragguier ne fasse son effet à plein badin...Et là, elle n'aurait plus aucune chance. Du moins, si l'alcool n'était pas plus fort que prévu...
CODAGE PAR AMIANTE@Eiven Hadler
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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 12:10



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Silencieuse, je regardais le spectacle navrant de sa décadence. C'est pour lui que ça me faisait chier plus que pour moi. J'avais vu des hommes en bien pire état... Malgré la situation, ça ne me posait pas plus de problème que ça de le voir dans cet état-là. Confirmant même ce qui m'attirait chez lui : en dépit de tout et de tous, Krymov était humain. Pour les bons comme les mauvais côtés. Et peu m'importait que les mauvais côtés soient plus nombreux que les bons ; j'étais loin d'être exempte de défauts - bien au contraire - et je ne me voyais pas lui reprocher les siens.

Spectatrice, je serrai mes doigts autour du manche du couteau alors qu'il me demandait de le lâcher. Il arrivait encore à voir ce que j'avais dans les mains, c'était bon signe... Mais non, je ne le lâcherai pas. Du feu qu'il fit s'allumer émanait une odeur qui ne m'était pas inconnue : du dragguier. Sérieusement ? Je soupirai, déconcertée. Le sergent - ce qu'il en restait tout du moins - se méprenait sur son avancée : bien sûr que si j'étais venue me battre car je n'arrivais pas à dormir. Je ne pouvais pas supporter l'idée de rester seule entre quatre murs à me méfier de chaque bruits de pas dans le couloir. Espérer ne jamais recroiser sa ni en vrai ni en songe. Il fallait que j'arrive à passer au-dessus de tout ça et c'était pas en ruminant seule dans une chambre ou sur un lit du centre médical que ça allait avancer. J'avais besoin d'extérioriser, de laisser sortir toute la haine qu'il y avait en moi. Et m'entraîner était le seul moyen constructif d'utiliser cette énergie.

Krymov se releva enfin en clamant qu'il aurait dû tenter son coup avec Aerin, qu'au moins avec elle, ils auraient picolé de bon cœur. Il aurait dû. Sans l'ombre d'un doute. Mais il était incapable de faire ça : d'aller faire face à des sentiments. Pas si étonnée qu'il puisse en avoir pour l'infirmière, je mis de côté ces mots ; mettant pour l'heure ça sur le coup de son état. Si je m'étais laissée happer par les bras de Krymov, c'était pour éviter ça, pour éviter ce genre de confusion dans les sentiments et les émotions. C'était bien assez le bordel dans ce que je pouvais ressentir pour espérer qu'en face, le type ait au moins la tête sur les épaules et ne s'amuse à se jouer de moi comme pouvait le faire Wernher. Mais c'était certainement trop demandé. Et sûrement injuste de ma part de le lui reprocher après ce qui m'était arrivé. Sourcils froncés, je le toisai d'un regard noir et pris le couteau par la lame. Un élan minutieusement calculé fit valser l'arme jusqu'à érafler le haut de l'oreille de Krymov pour se cogner au mur et retomber sur la caisse dans un bruit sourd. « C'est pas trop tard pour ça, si tu la veux c'est pas moi qui te retiendrai », lançai-je sur un ton plus sérieux que je ne l'avais souhaité.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 13:37

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Elle venait de lui balancer son couteau à la tronche, et il n’avait pas bougé d’un iota. Si il était une chose que Krymov ne craignait pas, c’était bien la mort. Fallait bien nourrir les vers à un moment où à un autre, alors que ce soit plus tôt ou plus tard, bien peu lui importait. Depuis enfant, il avait admis l’idée que c’était une fin et une fatalité : on échappait pas à la mort. Il aurait pu se décaler, s’énerver. Mais non. Si elle avait raté son lancer, il se serait retrouvé avec au mieux une oreille en moins, au pire, la vie en moins. La souffrance qui habitait ce monde, la pourriture permanente des âmes et des gens, il en avait assez, depuis longtemps. Mais était-il trop lâche ou trop courageux pour se suicider ? Ni l’un ni l’autre. Il préférait attendre que ça vienne, des fois qu’il puisse aider à quelque chose entre temps. Eiven le surprit avec sa réponse, qu’elle balança le plus sérieusement du monde, mais il se retint de rire en entendant ce qu’elle avait à dire.

- C’est pas trop tard pour ça, si tu la veux, c’est pas moi qui te retiendrais.
- Pfff. L’infirmerie est loin, et j’me f’rais vite chier avec elle. C’la dit, admets qu’elle est bien foutue. Pis bon, j’te crois pas un instant. Tu t’sentirais mal, personne peut t’saquer ici, t’as réussi à te foutre ta colloc’ à dos, Wernher sait pas quoi foutre de toi, et j’pense pas qu’t’irais t’réfugier dans les bras d’Hiaana ou de Drake, y en a un qu’est jamais là et qui dit pas la moitié de c’qui pense, et l’autre qu’est toujours là mais qu’a pas appris à penser. Pis c’est un faux cul et un connard de première. Eil est trop parano pour toi, et j’vois pas un seul milicien ou civil dans l’coin qui peut t’blairer et qu’t’apprécies, à part Mund, mais il est pédé comme un phoque., déblatéra-t’il sur un ton neutre avant d’enfin faire réellement face à Eiven en ricanant doucement. Il adorait Mund, c’était un gars bien, un bon soldat, et un collègue comme on en avait rarement. Mais sur ce point là, y avait pas photo : Mund, si ça n’avait pas une verge et un beau cul, ça ne l’intéressait pas. Non, sans déc’, j’voulais juste picoler tranquille, à la base, tu pourrais pas m’suivre et arrêter d’jouer les furies, là ? On s’met une mine, on pionce toute la journée et d’main, r’tour aux choses sérieuses, c’est aussi simple que ça! Si t’as des problèmes de sommeil, après une bouteille, j’t’assure que ça passera facile !

Très Krymovien comme réponse : une réponse factuelle, une mini-dissertation sur la situation, puis une connerie en conclusion. Enfin, ça, c’était assez rare, en réalité : il fallait qu’il desserre les dents et lâche plus qu’une phrase ponctuée de jurons et jalonnée d’insultes pour en arriver à ce point là, mais il était nettement plus loquace après avoir picolé.

-Et merci pour l’couteau...J’espère juste que tu m’as pas abîmé la pointe, j’y tiens à c’ui là! poursuivit-il en reprenant l’arme non sans en avoir inspecté la lame du bout du pouce : un peu émoussée au point d’impact mais encore en bon état.

Il sortit de sa veste une pierre à aiguiser et commença à la polir, attendant une réaction de la part de la jeune femme. Eiven était impulsive, et ce soir là, elle l’énervait plus qu’autre chose. Mais c’était bien là à l’avantage de la native : il ne pouvait se permettre de lui refaire la gueule comme il l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. D’une part, un petit bout de décence l’en empêchait, il l’appréciait beaucoup, en réalité, pété ou pas pété, et d’autre part, c’était la pupille du grand chef. Et même lui ne pouvait pas se permettre d’emmerder Wernher outre mesure...Si il lui refaisait le portrait, il était bon pour la balle ou la lame, quelle que soit son utilité au sein du camp, et c’était assez moyen comme fin. Surtout pour une histoire aussi puérile que celle-ci : si l’on excluait l’interdiction sur l’alcool qui circulait à Reiver, que faisait-il de mal ? Il se pétait tranquillement le crâne dans son coin, sans rien demander à personne, alors pourquoi l’emmerdait-elle pour ça ? Il n’était pas en état de l’entraîner efficacement, ça se voyait à des kilomètres, ça se sentait, et ça s’entendait à sa voix.

- Ecoute, cocotte, tu veux vraiment que j’t’entraîne maint’nant ? T’as vu ma gueule ?  Sérieux, à part dire d’la merde et m’écraser sur mon plumard, j’suis pas bon à grand-chose, là. Tu pouvais pas faire quatre séries de cinquante pompes et cinq de quarantes abdos chez toi, plutôt que d’venir là ? Ca t’aurait autant crevé, et t’aurais fait du muscle...si c’est d’la compagnie qu’tu veux, t’as qu’à l’dire, j’t’assure que quand on m’cherche pas, j’suis marrant quand j’ai picolé, pis si tu veux t’battre, au pire, tu fous ta paillasse contre le mur, tu cognes dedans comme une sourde, et tu t’imagines ma tronche dessus, ou celle de quelqu’un qu’tu peux pas saquer...Mais si ça t’amuse de m’cogner, vas y, hein. J’suis tellement bourré qu’j’m’en rendrais compte que d’main.


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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Ven 23 Fév 2018 - 14:36



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Il se fichait complètement de mon geste... Je soupirai une nouvelle fois, déconcertée. Ok, je n'avais pas paniqué non plus à l'idée de lui trancher littéralement l'oreille : même si je n'étais pas une adepte du lancer de couteau, j'étais bonne archère et savais viser juste alors à vrai dire... il n'y avait aucune réelle raison de craindre que la trajectoire soit faussée au point de planter sa cervelle pour l'heure atrophiée. Krymov évoqua ouvertement que de toute façon, ça me ferait bien chier qu'il aille avec elle. Évidemment... mais c'était moi que ça regardait, pas à lui. Si c'était son choix, je n'avais rien à y redire, je n'étais pas en position de redire à quoi que ce soit... Le sergent se perdit dans des élucubrations où il évoquait mes potentiels rapprochement avec d'autres miliciens. Le fait que personne ne pouvait m'encadrer à Reiver. Je cillai. Il y avait quelques personnes que je pouvais considérer comme des connaissances non-hostiles... c'était déjà ça. Le mieux que je pouvais espérer sans doute; Je me mordis l'intérieur des lèvres à l'évocation de Drake, retenant le rouge d'atteindre mes pommettes. Pourquoi parlait-il de lui et de Hiaana ? Je retins un pas de recul à l'idée qu'il puisse savoir quoi que ce soit de compromettant avant de me rappeler que de toute façon, vu sa tête, il ne se souviendrait certainement pas de tout ce qu'il balançait.

Ça restait difficile de ne pas prendre en compte ses mots. J'étais loin d'être capable d'encaisser tout ça... encore trop vulnérable après ce qui m'était arrivé quand bien même je voulais prétendre le contraire. Mais en vérité, ça n'allait pas. Rien n'allait... Krymov m'invita à abandonner l'idée de me battre et à me saouler à ses côtés. Boire pour trouver le sommeil ? Et quoi ? Demain je me réveillerai avec autant de mal et en plus en étant malade : quel intérêt ? Ça ne ferait rien avancer. Et j'étais justement venue pour ne pas reculer, ne pas stagner. J'avais besoin de lui pour ça, et non de ses combines où je me retrouvais à m'entraîner seule ou allongée sur un lit d'infirmerie.

Krymov avança l'évidence : en l'état, il était certainement incapable de m'apprendre quoi que ce soit. Mais au moins il était là. Et si je donnais raison à ses propos sur le fait que j'étais seule dans ce putain de camp, je rejetais son idée de me condamner à le rester, au moins pour cette nuit. Je ne supportais pas l'idée de me retrouver avec moi-même, de devoir gérer la situation toute seule. À défaut d'en parler, je voulais au moins avoir un semblant de soutien, aussi involontaire soit-il. Juste l'illusion un instant que je pouvais compter et ne pas être laissée de côté comme une pauvre merde en plein désert. « Frapper un matelas inoffensif, faire des pompes ou même descendre une bouteille, je pourrais très bien faire tout ça chez moi, c'est sûr. J'ai pas vraiment besoin de tes conseils pour faire les choses dans mon coin... Mais c'est pas ce que j'veux. Alors bouge-toi ! » Lui ordonnai-je sèchement et le regrettant l'instant d'après. Krymov était le seul à m'accepter dans tout ce merdier... Le seul qui pouvait mettre des parenthèses pour m'accorder un soupçon de répit. Et c'était le seul que j'allais importuner et de qui j'allais exiger l'attention. Ce serait mentir que de croire que Wernher ne partageait pas ce souci, mais on avait beau me prêtait une place privilégiée auprès du Commandant, je n'étais pas certaine de pouvoir me permettre d'aller frapper à sa porte sans passer un séjour en cellule. Alors égoïstement je m'en remettais à la seule autre personne qui m'avait témoigné un intérêt sincère sans penser qu'il avait sûrement d'autres choses à faire, d'autre priorités.

Sentant la culpabilité se mêler à la colère, je m'avançai sans contrôler mes pas jusqu'à me planter devant Krymov et le fixer avec intensité. « Tu... » Je n'avais pas la force de l'engueuler... Une gifle directe claquant sur sa joue et résonnant dans l'antre suintant l'alcool m'aide cependant à pester ouvertement. « Tu fais chier Krymov ! » Ce n'était pas de honte que rougissaient mes joues mais de fureur. Je n'avais rien à exiger de lui, il en avait déjà fait beaucoup. Et pourtant, je sentais qu'il était ce dont j'avais besoin pour m'en sortir. Mais c'était le problème avec les personnes qui se révélaient plus humaines que les pions conditionnés : ils étaient humains. Avec les faiblesses que ça impliquait. Faiblesses auxquelles j'avais moi-même à faire. Je le poussai sans vraiment parvenir à lui faire perdre l'équilibre. « Si ça t'éclate tant que ça, ok ! Je bois mais tu te bats et tu la fermes, y aura pas d'autre compromis », lançai-je alors que je bouillonnais de colère et de l'envie de lui en retourner une deuxième jusqu'à ce qu'il réagisse.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 0:31

Eiven
&
Krymov
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-Si ça t'éclate tant que ça, ok ! Je bois mais tu te bats et tu la fermes, y aura pas d'autre compromis
- Pour que je ferme ma gueule, faut m'tuer, c'est aussi simple que ça! Mais sinon, ça m'va: tu picoles et on s'cogne! "Nas zdrovi'ya", p'tite!

Krymov souriait, à moitié goguenard, un état d'esprit dans lequel il était rarement, plus apte à renvoyer chier les gens qu'à rire d'eux ou avec eux. Il entreprit donc de déboucher d'un coup de dents la seconde bouteille et de s'en enfiler une bonne rasade d'une trentaine de centilitres avant d'expirer bruyemment en tendant la bouteille à Eiven. C'était pas de la gnôle de tapette qu'on lui avait refourgué, ça chauffait de la langue à l'estomac, et il commençait à envisager avec un froncement de sourcil significatif qu'il était possible que ça pique autant à la sortie qu'à l'entrer. Ca promettait pour le lendemain au réveil...

- Fais gaffe, ça cartouche, et pourtant j'goulotte depuis un moment!, la mit-il en garde en poussant un long soupir de soulagement en sentant la fin du trajet du liquide brûlant jusqu'à son estomac.

Il fit rouler ses épaules quand elle eut saisi la bouteille et s'étira en se concentrant pour ne pas perdre l'équilibre (chose assez complexe quand on approche des deux grammes d'alcool par litre de sang), et tenta d'envoyer deux coups de pieds dans le vide. Passée la hauteur de hanche, il ne se risqua pas à frapper plus haut pour des questions évidentes de stabilité. Quelques coups de poing fendirent l'air, moins assurés que d'habitude, mais néanmoins toujours parfaitement aptes à faire ressentir une bonne force d'impact. Lorsque le dragguier aurait fini sa montée en puissance, il serait parfaitement apte à lui apprendre à venir l'emmerder à trois du mat' pendant son jour de repos! Mais en attendant, il faudrait faire sans. il rangea son couteau en manquant de tomber, se décala jusqu'au centre de la pièce, et sautilla sur place pour s'échauffer.

- C'quoi c'te gorgée de tafiolle?.. Eh...eh! on a dit qu'tu buvais, pas qu'tu trempais les l-lèvres! Allez, colle toi une... v-vraie descente et viens-là, qu'on en déc-couse! Putain...ça s'dit, ça, "découse"? C'est moche...Picole et viens t'faire péter les dents!, lâcha-t'il en continuant à s'échauffer les épaules, visiblement plus satisfait de cette formulation.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 1:21



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Réprimant un énième soupir à sa remarque, j'abdiquais et prenais la bouteille qu'il venait d'ouvrir pour en boire une gorgée. Rien que l'odeur suffisait à me donner une idée de ce que j'allais boire et ce n'était pas reluisant... Sûrement plus fort que le breuvage de Hiaana... Je redoutais déjà les effets que cet alcool allait pouvoir avoir sur moi. Krymov me prévint même de la force de cette gnôle. Ce que je bus passa pratiquement inaperçu sur le niveau de la bouteille. L'idée de jeter une lampée au sol pour faire l'illusion de me traversa l'esprit. Mais Krymov n'était sans doute pas encore assez éméché pour mordre à un tel hameçon. Un sol plein de gnôle, ça ne passait pas inaperçu même chez un type ivre comme lui. Je m'échauffai également de quelques mouvements avant qu'il ne vienne à me reprocher mon manque de descente. Roulant les yeux, je repris la bouteille et en bus deux lampées devant lui avant que mon visage ne vienne à se crisper. Le coup était dur à accuser... L'alcool n'était pas une habitude chez moi - et heureusement - alors sentir ainsi mon œsophage brûler n'avait rien d'habituel. Ce qui se lisait parfaitement sur mes traits.

Je reposai la bouteille sur une caisse non loin de nous. « Satisfait ? » Je regrettais déjà d'entrer dans son jeu. Mais c'était sûrement la seule façon d'obtenir ce que je voulais de lui : un défouloir vivant rendant les coups. Ce n'était pas un élan suicidaire que j'expérimentais, loin de là. Mais j'avais besoin de quelque chose qui me faisait réagir, qui me permettrait de réellement sortir ce qui restait ancré en moi comme une colère et une aigreur me rongeant de l'intérieur. Plus que sérieuse dans ma proposition, je m'avançai vers Krymov et armai sans attendre un poing vers son flanc gauche en me baissant pour éviter sa garde. Je la passe sans grand effort - devant sûrement remercier son état vacillant - mais le coup n'atteignit pas sa cible aussi bien que je le souhaitais...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 1:33

Eiven
&
Krymov
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-Satisfait?, avait-elle lâché avec la tronche de celle qui venait de découvrir le fossé entre ce qu'il y avait dans la bouteille et la flotte.
- Mouaiiiiis...p'tite joueuse...

Elle tenta aussitôt une première offensive au niveau du flanc gauche du sergent, dont les réflèxes furent un peu lents, mais suffisamment bons pour lui éviter de prendre le coup de plein fouet. Il n'y avait pas à dire: elle était clairement moins éméchée que lui...L'alcool ne lui était sûrement pas monté au crâne. Il allait devoir faire avec, et le challenge lui plaisait, pour tout dire. Mais il lui fallait répliquer, dans ce bloc aux murs de bétons : le sergent Sherkan, se laisser cogner sans rendre les coups? C'aurait été du jamais vu. Immédiatement, alors qu'il s'était baissé pour mieux encaisser le coup, il tendit son corps d'un bloc en remontant sèchement son coude vers la mâchoire de la jeune femme, avec la ferme intention de lui montrer qu'il pouvait être bourré ET coller des calottes de compétition. L'articulation anguleuse, encadrée par un avant-bras musculeux et un biceps d'acier, était bien partie pour venir lui caresser méchamment le menton, alors qu'il sentit son estomac se serrer légèrement. Mouvements brusques et alcools, sans doute une des combinaisons les plus douteuses qu'il aie pu espérer...Se déconcentrant de son coup, pour éviter une remontée éthylique il ne tendit pas suffisamment son bras pour que l'offensive soit assez rapide, elle avait placé son avant-bras fin le long de la trajectoire du coude, qui, dévié, avait longé le membre pour se diriger vers le plafond sans toucher son objectif premier.

- Pas mal! souffla-t'il, dents serrées, en sentant son articulation longer le bras blanc de la native.

Mais il n'allait pas en rester là, voyant dans le geste de la jeune femme une merveilleuse occasion d'enchaîner, il se baissa d'un bloc et la ceintura. Jambe droite contre la jambe gauche d'Eiven, il tourna légèrement son épaule gauche vers la droite et souleva la jeune femme comme s'il s'agissait d'un fétu de paille pour lui faire faire un arc de cercle par dessus son corps. Autant le décollage dut faire bizarre à la native, autant l'atterrissage sur la paillasse, occiput en premier, fut impressionnant à voir. Sur le béton, il aurait été inutile d'espérer la voir se relever dans l'heure, mais c'est un Krymov satisfait qui se dirigea en pas chassés rapides vers la bouteille pour s'en renvoyer une gorgée en gardant un oeil sur son adversaire qui se prépara à l'assaut suivant en reposant le contenant.

- Heureus'ment qu'c'était pas par terre, hein? M'enfin, t'aurais été soulagée d'tes problèmes de sommeil...Mais t'attends quoi pour t'réveiller, hein? DU NERF, BORDEL! J'AI MASSACRE DES GRANDS MERES PLUS ENERGIQUES QUE TOI! UN PEU D'RAGE, LA D'DANS, UN PEU D'FUREUR! J'vais finir par m'endormir si tu restes molle comme ça pendant dix minutes...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 2:20



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Même complètement saoulé, Krymov avait de quoi me donner du fil à retordre et cela m'énervait bien plus que le reste : je voulais réussir à lui en mettre une mais il dévia avec aisance mon premier coup, profitant de ma posture désavantageuse pour essayer de m'en mettre une au visage. Je voyais le coup m'atterrir sur le menton mais sa précision laissait à désirer... ce qui me permit de le dévier. Ses yeux tentaient de rester sur les miens dans son petit encouragement masquant son instant de faiblesse plus que valorisant mon action. Mais mon attention déviée lui permit de me saisir de façon surprenante et de me faire voler à travers la pièce pour retomber sur la paillasse. Un gémissement de stupeur et un soupir agacé à l’atterrissage me prirent.

Krymov ne se démonta guère et alla picoler une nouvelle fois dans la bouteille dont les effluves suffisaient à appuyer l'effet de l'alcool que j'avais ingurgité. Rechignant, je saisis également la bouteille et bus une nouvelle lampée m'électrisant, restant fairplay en remplissant notre deal : il se bat, je bois... quelle idée à la con. « J'ai pas l'intention d'te laisser m'foutre en l'air pour gérer mes insomnies. Tu crois vraiment que je pourrais me montrer aussi lâche à éviter les problèmes plutôt qu'essayer de les gérer ? » Lui lançai-je avant de me replacer devant lui. S'il s'endormait avec du dragguier, alors le problème venait sûrement d'autre chose que de mon manque d'énergie... « Espère pas te débarrasser de moi si facilement, Krymov. » Je m'avançai d'un pas vers la droite pour l'attaquer mais à vouloir lui lancer un coup de pied au genou pour le déstabiliser et profiter de son équilibre incertain, c'est le mien que je perdis. Un coup de pied lancé mais dont la réception se résultat d'un vertige que je devais sans doute à l'alcool qui faisait effet...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 2:39

Eiven
&
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Elle arrivait encore à articuler convenablement, ce qui n'était plus vraiment le cas de son vis-à-vis, bien éméché, qui ne prêta pas la moindre attention à ses paroles. Et le pire, dans tout ça? C'est qu'elle était partante pour re-boire un coup! Enfin, à l'instant où elle se saisit de la bouteille, ce n'était pas encore dramatique.

- Blablablaaaa... eut-il pour seule réponse à sa provocation, sensée, certes, mais qui ne trouva en son mental embrûmé de vapeurs éthyliques aucun écho.

Avec le grammage qu'il devait se cogner à cet instant, peu de choses auraient pu l'atteindre, et, chose très inhabituelle chez Krymov, son regard se perdit même un instant sur le postérieur de la jeune femme pendant qu'elle buvait. Elle était quand même sacrément bien foutue, il fallait le reconnaître...Cependant, elle devrait encore travailler les coups de pieds et l'équilibre. Ou la tolérance à l'alcool, c'était selon, mais en tout cas, le coup qui partait en direction du genou de Krymov n'y arriva jamais, et elle finit à moitié en grand écart. Ca lui sauva d'ailleurs probablement la mise quand un roundhouse kick vint faucher l'air à hauteur précédente de son visage: trop peu réactif pour tenter la parade, le sergent avait opté pour l'application du dicton "la meilleure défense, c'est l'attaque"...et avait lui aussi perdu l'équilibre quand son pied avait touché le sol. Il avait fait deux pas en arrière, bien contre son gré, en manquant de se vautrer lamentablement, mais réussit à retrouver une position stable et se redressa non sans se dire qu'il avait manqué de peu de s'envoyer lui-même dire bonjour au béton.

- J'ai bien compris qu't'allais m'coller aux basques tout'la nuit et qu'pour avoir la paix soit j'te bourrais la gueule, soit j'te foutais KO...M'enfin, parti comme c'parti, dans cinq minutes, j'vais d'voir t'porter jusqu'à la paillasse! D'ailleurs, c'quoi qu'a s'coué l'plus, l'alcool ou l'atterrissage?, demanda-t'il le plus sérieusement du monde (au vu de son état) en se remettant en garde, son regard "légèrement" vitreux pointé sur Eiven.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 11:03

HRP :
 


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Krymov était parti bien loin, ce qui me dépitait et m'énervait en même temps. Assez pour que je veuille qu'en face se trouve cet enfoiré de Drake. Lui faire payer ce qu'il m'avait fait et tout ce que je devais accuser par sa faute. Les choses commençaient à s'arranger pour moi. Tout allait avoir peu à peu cette lumière vive me faisant comprendre que rien n'est perdu, que Reiver peut m'apporter ce que je cherche. Que Wernher ne veuille pas de moi à la milice, c'était la seule zone d'ombre qui se profilait. Il m'avait fait comprendre pourquoi j'aurais son soutien quoi qu'il arrive, j'allais avoir une place à l'avant-poste, un rôle à y jouer. Et au sortir de cette journée qui devait être dans les bonnes choses qui me sont arrivées dans la vie, me réconciliant avec mon choix de ne pas partir, il m'était tombé dessus. Sans autre raison que l'envie de me faire comprendre qu'intégrée ou non, je n'aurais jamais aucune valeur à ses yeux. Pour sûr, il avait su me blesser, m'humilier et m'enterrer six pieds sous terre. J'étais bien trop orgueilleuse pour admettre le mal qu'il m'avait fait. Pourtant mes yeux en suintait de cette noirceur que je pourrais sûrement justifier par l'état de Krymov.

Peu importait les raisons que se trouverait Drake, ce qu'il m'avait fait était d'une horreur sans nom. Même mon impertinence ne savait mériter ce genre de traitement. Que je n'ai pas balancé Krymov non, ça ne méritait pas ça : à son insistance, il savait déjà. Et l'évocation de régler cette affaire devant le Commandant était un point sur lequel je lui avais témoigné mon accord. Mais loin d'être idiot, le capitaine avait dû comprendre que rien à part une remise au clair des règles ne m'aurait été fait. Et Drake ne voulait pas le respect des règles. Il voulait juste une bonne raison pour me faire du mal. Un mal que si Wernher n'avait pas lu ce putain de dossier, il n'aurait jamais soupçonné. Je n'avais malheureusement aucun levier sur les médecins et ne pouvais les empêcher d'écrire leurs conneries sur ces dossiers. Je ne pouvais pas non plus les empêcher de parler au Commandant, de lui dire la vérité sur son état. J'étais impuissante à Reiver... envers tous. Je ne faisais pas partie du même monde... À croire que les survivants de mon genre ne rejoignaient jamais Reiver. Ce qui était fort probable. Les gens comme moi n'avaient rien à apporter à l'avant-poste.

De peu, j'évitai un coup de pied qui vola au-dessus de ma tête. Un coup qui s'occupa de finir l'équilibre de Krymov sans que je n'ai rien à faire. Il répondit à ma précédente remarque en disant qu'il savait bien que je ne le lâcherai pas. En effet, j'étais assez bornée - surtout quand j'étais énervée - pour ne pas lâcher prise facilement. Même si de récentes blessures me faisaient remettre en cause beaucoup de choses, visiblement, j'avais encore assez de cran pour m'imposer au sergent. Bien que l'idée de vouloir se prendre une raclée à cette heure dénote d'une certaine instabilité... « Une peu des deux, l'aérien avec ton alcool, je pense pas que ce soit adapté », répondis-je presque à vouloir sourire malgré mon exaspération. L'alcool avait un effet assez euphorisant sur moi qui pouvait vite dégénéré en une autre forme d'ouverture... Mais j'étais encore assez maîtresse de moi-même pour rester concentrée sur Krymov et l'idée de lui en mettre une. Me déportant vivement sur sa gauche, je ne poursuivis pas le coup de poing que j'armai dans cette direction, me retournant et finissant mon élan en atterrissant sur sa droite pour lui asséner un coup de poing à la mâchoire. Il était grand, bien trop grand par rapport à moi. j'aurais dû viser son buste ou son ventre dans ce geste, mais mon allonge trop courte me fit frapper l'air. Si mes traits se tendaient, ce n'était même pas de colère contre lui, mais contre moi : incapable de lui mettre un moindre coup même vu son état. Goran avait raison : je n'avais rien de l'étoffe d'une milicienne...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 11:45

Eiven
&
Krymov
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- T'peux parler, tiens!, lâcha-t'il en respirant plus profondément.

Le dragguier commençait à frapper sévèrement, et il anticipa l'arrivée d'Eiven, son appui, et le coup qui en suivit faucha l'air alors qu'il reculait à peine sa tête. Il tenta de lui saisir le poignet, mais faucha l'air. C'était pas le bon poignet. Il visait bien son poignet droit, là n'était pas la question, mais quand on voit tout en double, difficile de faire un grab potable. Parer un coup, soit, y avait qu'à parer les deux qui arrivaient en se disant que le bon était forcément là! mais en ce qui concernait les gestes de précision, c'était un poil plus complexe...il se recula d'un pas et se remit en garde avec la ferme intention de la mettre au tapis. Il n'était pas là pour lui péter des os (si il s'y amusait, il finirait dans de sales draps), mais il fallait bien la calmer. Il arriverait bien à lui coller une clé, à un moment ou à un autre...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 11:57



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Bien qu'ayant raté mon coup, je ne m'en déstabilisai pas plus que ça et parvins à éviter qu'il ne vienne saisir mon poignet pourtant bien avancé. Reprenant chacun une posture de garde, je m'abaissai pour lui faucher les jambes dans un coup de pied visant à faire fléchir ses genoux. Si je parvenais à le mettre au sol, sans doute aurais-je mes chances de le toucher... Son équilibre était incertain, je n'avais jamais Krymov avec des appuis si fragiles. Je voulais profiter de cette faiblesse. Ma décision sembla le surprendre assez pour que l'ouverture se maintienne. Mon pied droit plia son genou gauche et je le poussai en arrière pour qu'il vienne à tomber. Déterminée, j'engageai dans ce coup toutes mes forces pour le faire plier.

Malgré l'alcool qui me montait à la tête, ma prise eut l'effet escompté, le sergent retomba au sol et sa chute m'entraîna contre mon gré le rejoindre à terre. Nos visages se trouvèrent à quelques centimètres l'un de l'autre, partageant nos souffles haletant et les vapeurs alcoolisées qui rendaient la situation particulièrement pittoresques. Le surplombant, j'en profitai pour l'attaquer une nouvelle fois avant que la surprise du coup ne s'estompe au profit de sa riposte. Mais le dragguier devait faire effet car mon poing ne parvint à atteindre son visage...

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 12:20

Eiven
&
Krymov
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SBREEEEEEUM. Il s'effondra lourdement sous l'offensive, perdant l'équilibre à peine le contact initié entre le pied d'Eiven et son genou, se vautrant magistralement avec un bruit mat. Elle ne perdit pas une seconde pour venir au dessus de lui, mais  il eut le temps de remonter ses genoux contre son torse. Il aurait pu, alors qu'elle essayait de venir lui en poser une, lui balancer un coup de botte ferrée dans la tronche, mais il se contenta de lui couper l'allonge  avant de lui enserrer la taille de ses jambes avant d'envoyer violemment ses hanches vers la droite, faisant basculer la jeune femme sur le côté alors qu'il se plaçait au dessus d'elle garde prête à encaisser un coup supplémentaire, mais alors qu'elle semblait vouloir se débattre, il brisa sa garde pour immobiliser les poignets de la jeune femme au sol...et perdit de nouveau l'équilibre, se retrouvant toujours au dessus d'elle, assis sur ses abdominaux, sa tête au creux du cou de la native, et ses bras appuyés au dessus de la tête de celle-ci.

- Tu vas finir par m'essouffler, putain...j'suis trop bourré pour ces conneries..., souffla-t'il en faisant peser tout son poids sur elle. S'il ne pouvait pas l'immobiliser autrement, autant la forcer à s'épuiser en se débattant...
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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 12:37



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Le retour de bâton ne mit pas longtemps à arriver et avant même de savourer la victoire que représentait en soi l'idée d'avoir mis à terre un Krymov bourré, je me retrouvai déportée sur le côté avec le sergent en aplomb. Bien que sa stature et ma posture pouvaient rendre la situation intimidante, l'alcool qui faisait effet rendait plutôt l'instant étrangement excitant... Ses mains vinrent saisir mes poignets. Geste que je révulsai d'un à coup pourtant vain. Le milicien sembla s'écrouler au sol, tête au-dessus de mon épaule. Je craignais que cette proximité et ce souffle dans mon cou ne vienne à me mettre mal à l'aise mais tenter de repousser le poids mort d'une telle masse relèverait de l'exploit vu mon état... Je tentai en vain de le repousser en pressant mes mains contre son torse alors qu'il se plaignait de l'effort que je lui demandais. « T'es pas croyable... incapable de tenir cinq minutes en combat ? Les situations de crise sont au courant qu'elles ne doivent jamais survenir le jour de repos de la princesse Krymov Sherkan sous peine de l'essouffler ? » Je n'étais pas une situation de crise, certes, mais pour lui il fallait rester sur le qui-vive même à l'avant-poste. N'était-ce que pour les cours ? Seulement pour les recrues en formation et une fois milicien ou sergent on a le droit de s'accorder du repos ?

Mon ton sarcastique se perdit toutefois au profit d'un éclat de rire inopiné provoqué par l'imagination de la situation. Refaisant la scène dans mon esprit, je nous trouvais pitoyables et l'alcool rendait cet état pathétique amusant... J'essayais encore de le pousser sans la moindre conviction, échappant dans ce rire importun quelques encouragement. « Lève-toi, tu m'écrases Krymov ! » Ce bref amusement était pourtant jonché d'autre chose qu'une hilarité réprimée. Mes nerfs devaient sans doute m'abandonner un à un et l'alcool m'empêchait d'extérioriser ça par la haine et la rage... J'étais loin de l'étouffement et de l'inconfort, mais je n'avais pas la force de le pousser. Mon visage se tournant en direction du sien sans que je ne puisse le voir même du coin de l'œil, je l'incitais en poussant son épaule à se décaler pour me libérer de son emprise.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 13:51

Eiven
&
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S- Tu m'en fais une belle, de situation de crise, tiens...la princesse t'emmerde, et déclare que t'es un excellent séant pour son derche princier..., grommela-t'il sans faire attention à sa maigre tentative de se dégager alors qu'elle se fendait la poire.

C'est vrai qu'ils avaient été particulièrement ridicules, à rater les trois quarts de leurs coups, à s'étaler comme des brèles et à se retrouver par terre. Il avait une monumentale flemme de se lever, mais partageait son rire avec plaisir. Ils devaient vraiment avoir l'air débile...Mais qu'en avaient-ils à faire? Ils étaient en safe zone.

-Lève-toi, tu m'écrases Krymov !
-[b] Nan, j'suis bien, là...
, ronchonna-t'il en prenant un peu plus de poids sur ses cuisses pour alléger la charge sur le corps de la native, T'es confortable. constata-t'il sans pour autant s'écarte, ricanant doucement. Mais qu'est-ce que tu peux être chiante...Et pourtant, j't'aime bien. C'est bizarre.
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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 14:17



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Au moins la situation semblait également l'amuser ; un instant d'insouciance volé, piraté. Il n'avait pas l'intention de se relever, s'installant au contraire un peu plus à mon faux désarroi. Ses commentaires sur le confort que je pouvais lui apporter laissèrent place à ma chiantise et au paradoxe selon lequel malgré ça, il m'appréciait. « Tu préfères me laisser t'embêter plutôt que de risquer de t'ennuyer ? » Ce n'est pas avec fierté que j'acceptais l'idée d'être un fardeau pour quiconque se retrouvait dans mon entourage. Mais je devais avouer ne pas être de tout repos. Ce qui était fatiguant pour les autres et encore plus pour moi-même...

À défaut de pouvoir me défaire de lui, je passai une main par-dessus son épaule en abandonnant l'idée de le sortir de son état pratiquement végétatif. « Alors quoi ? Tu vas rester là jusqu'à ce que j'arrive à te dégager ? » Demandai-je d'une voix basse. Je sentais l'alcool commencer à me faire tourner la tête. Peinant à garder mes yeux correctement ouverts.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 14:36

Eiven
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- C'est une option...mais si j'm'endors, t'es mal.

Il se redressa légèrement, juste ce qu'il fallait pour la regarder dans les yeux, arborant ce petit sourire amusé, insolent, presque pernicieux, ce sourire qui avait une forte tendance à agacer les recrues, qui, en règlent général, savaient qu'elles allaient prendre une correction radicale dans les secondes ou minutes à suivre. Mais il n'était pas question, à cet instant de corriger Eiven. Ils avaient beau être bien éméchés, elle avait retenu bien plus de ses leçons qu'il ne l'aurait pensé. Contre quelqu'un de peu entraîné, elle aurait largement sa chance, c'était un bon début. Si le combat avait duré, cependant, il aurait fini par l'assommer, quelles que soient ses tentatives...Mais cela était bien loin derrière. Forçant sur ses abdominaux pour se maintenir en angle sans avoir à s'appuyer sur elle, il avait plongé son regard dans celui de la jeune femme, arborant toujours ce petit sourire aussi agaçant qu'aguicheur.

- Qui sait, p't'êt' que j'aime bien quand tu m'embêtes, musaraigne...
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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   Lun 26 Fév 2018 - 15:22



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Les yeux de Krymov me perçait d'une étincelle à la fois joueuse et dangereuse. J'ignorais ce que j'attendais réellement de lui, ce que j'étais en droit d'attendre de cet homme. Ma raison me criait de ne pas insister, de ne pas maintenir ce regard langoureux et défiant. Pourtant, ce dit esprit, cette raison, avait une voix bien trop faible face à l'alcool et ces émotions que le sergent m'inspirait bien malgré lui... je ne voulais pas laisser mes envies prendre le dessus quand bien même ça pourrait me procurer un apaisement salvateur. Krymov n'avait pas à gérer ça...

« Une musaraigne qui devrait avoir peur d'un tel prédateur ? » De ma hauteur, même le plus insignifiant des animaux saurait être une source de méfiance et de peur. Pas lui... je ne voulais pas le craindre car j'avais pour lui cette confiance me laissant prête à croire que le mal qu'il pourrait me faire ne serait que pour mon bien si tant est qu'il me le dise avec ses yeux rieurs. Non, il ne me faisait pas peur. J'avais bien plus à craindre de moi-même que de cet homme à la chaleur envoûtante.

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 Sujet: Re: +18 (01/01/2481) Terminé - Du rhum, une femme et des parpaings   

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