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 Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori

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 Sujet: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Lun 26 Fév 2018 - 2:04

Holding on to so much more than I can carry


Cela fait quelques jours qu’il est revenu de mission « top secrète ». Enfin, revenu, c’est un bien grand mot. Disons que l’un de ses collègues de mission l’a trainé dans le sable brûlant du désert pendant qu’il se vidait de son sang, puis l’a jeté quelque part dans Steros, aux yeux de tous, l’air de dire « démerdez-vous avec ce boulet ». Super. Merci les amis. Nori a trouvé le moyen de se prendre une balle. Heureusement pour lui, la balle l’a traversé et n’est pas restée dans son corps. De plus, elle n’a pas touché d’organes non plus. C’est un véritable miracle et ça n’arrivera pas deux fois, alors le jeune homme prend ça comme un avertissement, si on peut dire. Nori n’est pas spécialement superstitieux, mais il sait que c’est la dernière fois qu’il part en mission suicide pour Aliam. Les choses ont changé il faut dire. Il s’est de nouveau rapproché de Caelyne. Ca l’a adouci de retrouver une amie, quelqu’un de son âge pour parler. Nori semble s’ouvrir aux autres, timidement, mais il s’ouvre. Ca le rend plus heureux aussi, parce qu’il se rend compte que tout le monde ne le déteste pas à Steros. Alors, certes, il n’a pas dix mille amis, mais ses relations avec les autres protecteurs se sont apaisées. Tant est si bien qu’il en vient à se demander si ce pourquoi il se bat, si sa colère, si tout ça, là, c’est justifié, si ça a vraiment du sens de s’accrocher à des choses qui se sont passées il y a dix ans. Ok, son père c’est super-connard, mais il est à Hélion. A quoi bon s’en occuper ? A quoi bon s’occuper d’un fantôme qui le hantera toute sa vie ?

Nori est resté inconscient quelques jours, le temps que son sang se renouvelle assez, qu’il reprenne des forces et des couleurs. Et puis un jour, il s’est réveillé quelques minutes, sacrément dans le coltar. Le protecteur ne saurait dire qui il a vu à ce moment-là. Finalement, il s’est rendormi quasiment instantanément, pour se réveiller pour de bon un jour plus tard, en début d'après-midi et avec une sacrée douleur dans l’abdomen. Un médecin s’occupe de lui, s’assure de savoir s’il se sent bien. Alors la première chose qu’il demande, c’est de la nourriture. Il meurt de faim. Vraiment. Le médecin lui annonce qu’il a demandé à Zorhan de venir, que vraisemblablement il voulait être le premier à être au courant de son réveil. Ce à quoi Nori ne peut s’empêcher de geindre :

— Je peux pas voir la lieutenante en premier ?

La compagnie de Cae lui est évidemment beaucoup plus agréable que celle de Zorhan. Il s’attend évidemment à se faire remonter les bretelles. Pourtant, Nori a bien compris la leçon. En revanche, il est assez préoccupé. Ne plus vouloir participer aux missions est une chose, contrarier Aliam, s’en est une autre. Le médecin l’aide à se redresser dans le lit de fortune, non pas sans douleur, puis lui donne un bout de pain prévu en cas qu’il se réveille affamé, le temps qu’elle aille lui chercher un repas consistant à la cafétéria. Nori n’a aucune idée de l’heure qu’il est, mais mange son bout de pain avec entrain. Zorhan finit bien par montrer le bout de son nez, et Nori ne peut s’empêcher d’ouvrir la bouche avant d’avoir la sensation de se faire allumer.

— Je sais. Je suis désolé. Je…

Et puis il ne trouve plus rien à dire. Nori se trouve un peu penaud. Il soupire. L’aveugle est comme un gamin, il a tellement peur que Zorhan l’engueule qu’il n’ose pas quitter son bout de pain (du moins ce qu’il en reste) des yeux, comme s’il avait le pouvoir de le sauver. Peut-être que finalement, il a plus peur de Zorhan que d’Aliam. Étonnamment, il a mille-et-une chose à dire à l’intendant. Il voudrait tout lui raconter de A à Z, d’où il vient, pourquoi il est arrivé à Steros, comment il en est venu à se laisser entraîner par Aliam. Le jeune homme voudrait aussi un câlin, mais il ne se voit pas le lui demander. Et puis après, il voudrait lui demander de ne pas l’engueuler, puis lui confier ses craintes par rapport à Aliam. Mais il ne dit rien. Nori ne sait pas si ce sont des choses qu’il peut lui dire, s’il serait réceptif à tout ça. Au final, Nori a beau avoir changé, quand on revient sur cette question, le petit garçon de dix ans, celui qui vient de connaître l’abandon et qui a peur de le connaître à nouveau est toujours là dans un coin.

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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Mer 28 Fév 2018 - 22:24



[...] So much more than I can carry

Cela faisait plusieurs jours que les requêtes s'entassaient. Que je me morfondais dans des soucis qui n'avaient pas pour centre d'intérêt Steros malgré ma place. Je n'ai jamais prétendu être la personne la plus qualifiée pour l'intendance, j'y avais seulement trouver ma place, une utilité. Mais j'avais ça de différents avec les autres régisseurs que je peinais à laisser certaines choses de côté pour mettre en avant mes obligations envers le camp avant ma vie privée. Celle-ci n'était pas très développée, mais en cette période elle semblait prendre inévitablement le pas sur tout le reste. Le gamin s'en était pris une. Pour quoi ? Par qui ? À cause de qui ? Ces rapports de mission non officiels, ces virées dangereuses où l'objectif n'était connu que des protecteurs commandités et du Guide. Ça commençait à me les briser sévèrement.

De voir qu'en plus Nori était mêlé à ces histoires obscures et qu'il avait failli y laisser la vie ? Ça me mettait hors de moi. Aliam savait qu'il ne devait pas venir me chercher tant que je n'aurais pas la certitude que Nori allait s'en sortir. Je ne pouvais pas reprocher à Nori de s'être fait embarqué dans tout ça... ce gosse a sa volonté propre et je sais pertinemment que jamais il n'acceptera d'écouter mes conseils, mes recommandations. Le seul moment où il se montrait réceptif, c'était lors de nos entraînements privés. En dehors de ça, il se révélait être une telle tête de mule que c'en était à me fracasser la tête contre un mur...

Mais les semaines, les mois, les années passées à tenter de veiller sur lui, le guider, avaient créé cette affinité particulière ou même si je n'en venais pas à lui tapoter l'épaule et à le cajoler, je tenais à lui. Ce n'était pas qu'une question de promesse, ce n'était plus qu'une question de promesse depuis longtemps... La vie lui demandait de se battre bien plus que la grande majorité des personnes. Mais il le faisait sans s'en plaindre, sans crier à l'injustice et se terrer dans un terrier à attendre que la mort ne vienne l'éprendre de son baiser fatal. Seul dans mon bureau qui n'avait vu personne depuis l'entrée de Nori à l'infirmerie, je laissais mon esprit voguer au gré de bien des pensées qui étaient loin d'être constructives. J'étais impuissant face à ce qui arrivait à Nori et ça me rendait malade... J'attendais alors. Imperturbable. Sauf par l'irruption de Greir. Elle devait me prévenir du réveil de Nori. Ce qui finit par arriver.

Sans attendre, sans même prononcer le moindre mot à la messagère, j'avais sauté de ma chaise pour me rendre au chevet du gamin. Lorsque j'arrivai à sa hauteur, je fus accueilli par ses excuses. Je fronçai les sourcils, perplexe. De quoi s'excusait-il ? D'avoir pris une balle lors d'une mission ? Sa blessure, je doutais qu'il l'ait cherchée. Il s'était confronté à un danger mais je n'étais pas à l'imaginer suicidaire se lancer corps et âme dans un assaut désespéré contre l'ennemi. Et s'il avait vraiment merdé quelque part, il ne serait certainement pas là. « Ferme-la Nori », manquai-je de le ménager face à ses excuses et les regrets que sa posture laissaient comprendre. Je n'étais pas vraiment doué pour réconforter et apporter mon soutien à autrui avec délicatesse. Je n'avais pas ce qu'on appelait la fibre maternelle. Pourtant, c'est sans hésiter que je posai une main rassurante sur son épaule, m'approchant en m'asseyant sur le rebord du lit. Une deuxième main se posa sur son poignet. Je le scrutais comme si je réalisais que cette tête, j'aurais très bien pu ne jamais plus la revoir. Cette idée me fendait le cœur comme si une flèche venait le traverser et le diviser. « Je suis si content de voir que tu t'en sois sorti en vie... » Je soupirai, resserrant légèrement mes mains contre lui comme si ça pouvait l'empêcher de se retrouver à nouveau en danger. Garder les gens que l'on aime près de soi n'a jamais été une façon de les protéger. Les emprisonner les empêchait de se mettre en danger, mais ça les empêchait également de vivre. Et ça... je ne pouvais pas l'imposer à un jeune homme tel que Nori. Je n'avais aucun droit de l'imposer à qui que ce soit d'autre d'ailleurs...

J'avais eu le temps de pester contre lui, son inconscience et les risques qu'il prenait. Mais à l'avoir vu dans ce lit, blessé, éteint, j'avais été déstabilisé. Nori était muni d'un courage certain, d'une dévotion pour les autres, pour Steros, qui en faisait un élément important de la défense de ce bastion que l'on cherchait tous à protéger, à préserver. Si la voie qu'il avait choisi était plus risquée que celle d'un artisan ou tout autre métier pouvant se faire entre les remparts de Steros, je devais l'accepter. Et je l'avais accepté. Avec les dangers que ça comportait en priant pour que jamais une pareille situation n'arrive. Mais prier était vain. Ce n'était qu'une façon de croire que quelqu'un là-haut décidait pour nous de la tournure que les événements prenaient. Or, il n'y avait personne. Tout n'était qu'un enchaînement aléatoire guidé par la seule théorie du Chaos. Nori n'était pas là à cause de lui, il était là à cause de ce que son chemin impliquait. Une philosophie que je ferais bien d'assimiler pour moi-même, mais j'étais bien trop fermé à cette idée pour ne serait-ce qu'y songer.

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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Mer 18 Avr 2018 - 0:33

Holding on to so much more than I can carry


Zorhan était apparu très rapidement dans sa chambre. Plus rapidement qu'il ne l'avait cru en réalité. Alors que l'aveugle commence à s'excuser, l'intendant l'interrompt brutalement. Il ne saurait dire s'il est vraiment en colère, mais tout le laisse à penser que oui.

— Ferme-la Nori.

Le jeune homme se fige alors que le ton de son supérieur est sec. Il se retrouve un peu plus penaud et ne tique plus d'un poil. En réalité, la nervosité le pousse à émietter davantage son bout de pain, celui qui est censé le caller le temps que le médecin lui apporte un véritable repas. Zorhan a toujours un petit côté impressionnant, même s'il ne laisse pas facilement ce sentiment dominer. La sensation de culpabilité est beaucoup plus forte aujourd'hui. Il est comme un enfant ayant l'impression d'avoir fait une grosse bêtise. Finalement, il vient s'asseoir sur le bord du lit, posant une première main sur son épaule, puis la seconde sur son poignet.

— Je suis si content de voir que tu t'en sois sorti en vie...
— On se débarrasse pas de moi comme ça,
tente-t-il avec humour.

Il se racle la gorge légèrement. Ce moment n'est pas vraiment le plus approprié pour de l'humour, il l'admet volontiers et il se dit qu'il aurait mieux fait de se taire. Il tente de se redresser davantage dans le lit, non sans grimace, encore une fois. Les mots de Zorhan l'étonnent un peu, il ne s'attendait pas à de tels paroles à son égard. Surtout de sa part. Mais Nori ne se contente pas de se redresser, ses bras viennent encercler les épaules de son aîné. Ca lui semble un peu bizarre, mais à moins qu'il y ait protestation, l'aveugle ne bouge pas.

— Moi aussi. J'ai vraiment cru que j'étais fichu, à un certain point.

Ces souvenirs sont assez vagues. Nori se rappelle qu'il est tombé sur le sol. Mais il lui semble difficile de dire qui l'a porté, qui a posé ses mains sur son visage, a prit sa main. Mais il se rappelle un peu plus ce à quoi il pensait. Le brun reste silencieux encore un moment puis il ajoute, après avoir relâché Zorhan, concluant que faire des câlins aux gens c'était beaucoup trop bizarre pour lui :

— Je veux plus faire ça. (Il marque une pause :) Ca n'a aucun sens. Et ça me ressemble pas. Je ne vois plus l'intérêt dans tout ça. Si encore ça pouvait sauver des gens, je pourrais mais là... C'est juste envoyer des gens à la mort vainement. (Il secoue la tête :) Mais Aliam... Il va pas l'accepter. Je sais pas ce qu'il va vouloir faire de moi.

Nori est particulièrement bavard, non seulement par rapport à d'habitude, mais aussi pour quelqu'un qui vient de se réveiller d'un coma, peu profond, mais tout de même. Entre le moment où la balle l'a traversé et celui où il s'est évanoui, il a eu le temps de penser à un certain nombre de choses. L'aveugle n'ose pas directement demander à Zorhan de l'aider. Cette merde, il l'a cherché tout seul après tout. Après tout le cinéma qu'il a fait pour ne rien lui dire, il se sent un peu gonflé de revenir la queue entre les jambes et lui demander de l'aide. Et puis ce n'est pas le genre de Nori de pleurer de l'aide à qui que ce soit. En plus, c'est pas comme si Zorhan était dupe, il sait parfaitement ce qu'Aliam trafique et il aurait volontiers empêché le jeune homme de s'embarquer dans tout ça. Nori en a conscience. Il a aussi conscience que pendant des années, il s'est laissé diriger par sa colère, épargnant guère les gens autour de lui. Cette prise de conscience l'émeut quelque peu, mais il ne pleure pas. Il finit par dire :

— A vrai dire... Je suis plutôt désolé de m'être comporté comme un connard, un égoïste, un ingrat. Steros m'a sauvé et j'envoie tout le monde balader. Je t'ai blessé toi, Caelyne et beaucoup d'autres. Je me suis comporté comme si ma mort pouvait n'avoir aucune importance, que ça soit pour moi... ou pour les autres.

Il soupire longuement. Il pense surtout à Caelyne. Est-ce qu'elle va bien ? Est-ce qu'elle ne s'inquiète pas de trop ? L'aveugle n'ose pas vraiment poser la question à l'intendant.

— Mais je veux pas mourir. Surtout pour des idéaux qui ne sont pas les miens. Pas comme ça. Pas loin de chez moi. Je dis pas que je veux plus sortir.


Nori finit par arrêter de parler, joue avec ces doigts un moment avant de dire :

— Y'a un paquet de choses à dire, hein ?



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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Sam 12 Mai 2018 - 21:56



[...] So much more than I can carry

Le ton léger de Nori cache la contrariété de son état. S'il m'était impossible de savoir ce qu'il pensait réellement de ce dernier, de ce qui l'avait conduit à finir ainsi, je continuais de chercher un moyen de le soutenir du mieux que je pouvais. Ne sonnait pas l'heure des sermons et de cette distance perpétuelle que je mettais entre les autres et moi. Ce n'était pas une situation que j'étais souvent amené à géré, me contentant d'ordinaire de jouer d'objectivité et de neutralité pour ne pas laisser mes jugements interférer dans mes rapports avec les habitants. Là, les circonstances étaient différentes. Si ce n'est pas une faiblesse de se montré concerné et investi auprès d'une personne, c'est un comportement que je préfère cependant éviter. Au-delà d'une image à préserver, c'était également un moyen de pousser les autres vers ce détachement. Chose qui ne m'était pas donné de respecter ce jour. Et Nori n'avait pas eu besoin de me voir pour le comprendre. Ses bras vinrent se glisser autour de mes épaules sans que je n'ai le moindre mouvement de recul, bien au contraire. Si je ne considérais pas avoir la fibre paternelle, force était d'admettre qu'avec lui, il y avait plus qu'une simple question de promesse...

Déliant son étreinte, le jeune homme se recula pour tenter de m'expliquer son ressenti. Son éloquence soudaine me fait ciller mais j'écoute avec attention ses paroles. J'ignorais de quoi il était question mais ce dont j'étais sûr, c'est que ça me déplaisait au plus haut point. Envoyer des gens à la mort ? Si j'étais loin d'encore lier Aliam à la situation de Nori, je savais qu'il s'agissait d'une machination impliquant un régisseur. Sans les paroles de Nori, il me serait impossible de voir clair dans cette histoire. Mais peut-être était-ce volontaire : me laisser hors de ça. Après tout, il me connaissait assez pour savoir que si je venais à trop en apprendre, à trop en savoir, je me passerai de son avis pour prendre des mesures, quoi qu'elles m'en coûteraient. Silencieux, je laisse Nori me dire ce qu'il a sur le cœur. Des remords concernant son comportement, le tord qu'il a pu causer à ceux qui tiennent à lui en faisant fi de leurs avis, de l'intérêts qu'ils peuvent lui porter. Comme si ça n'avait aucune importance. Ça en avait pour ces personnes, pour nous. Comprenait-il aujourd'hui que ça en avait également pour lui ? Je l'observe avec une attention particulière, réfléchissant à ses mots et à ce qui pouvait le pousser à se livrer ainsi. D'avoir échapper à une mort certaine, ça avait dû le chambouler au plus profond de son être...

Laissant une main sur son épaule, la serrant comme pour me rassurer et m'assurer qu'il soit bien en chair et en os face à moi, je tente de l'encourager à s'exprimer. « Tu ne dois rien à Steros. Tu peux être reconnaissant envers la communauté, vouloir la défendre et te battre pour elle, mais ça ne doit pas être un fardeau. Tout comme tu as le droit de défendre les idées de quelqu'un sans que cette personne n'ait à te forcer à te battre pour elles. Il faut que tu comprennes qu'ici, toi seul doit décider du chemin que tu veux prendre. Personne, pas même Aliam, ne peut t'imposer de risquer ta vie pour une cause que tu ne souhaites pas défendre. » Difficile de savoir ce qui avait pu se passer pour que Nori se retrouver dans des ennuis plus gros que lui au point qu'il en vienne à risquer sa vie. J'avais beau tenter de trouver une hypothèse valable, je ne trouvais rien de cohérent. Peut-être me voilai-je trop la face sur l'intégrité de certaines personnes... Certaines vérités n'étaient pas bonnes à entendre et pour l'équilibre des choses, il valait parfois mieux ignorer des faits que devoir vivre avec le poids imposé par leur connaissance. Être lucide n'était pas un cadeau, loin de là... Et malgré le fait que ça pourrait m'aider à savoir comment je pouvais arranger sa situation, je ne forçai pas Nori à m'expliquer en détail ce qui s'était passé. Préférant lui faire confiance cette fois, le laissant choisir de parler ou non. De détailler les faits ou simplement quérir mon soutien dans l'épreuve qu'il traversait.

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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Mer 23 Mai 2018 - 1:47

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— Tu ne dois rien à Steros.
— Si.

Il a le malheur de couper Zorhan, il aurait peut-être dû se taire. Alors il ne dit rien de plus même s’il n’en pense cependant pas moins. Si les éclaireurs ne l’avaient pas trouvé, il serait mort. Ces derniers n’avaient pourtant aucune obligation de le ramasser, de le ramener à Steros et de s'embarrasser d’une teigne comme lui. Ils auraient pu le laisser mourir. Oui, ils auraient pu. Peut-être est-ce aussi pour ça qu’il se sent obligé de montrer que malgré son handicap, il est aussi capable que les autres ? Il laisse son aîné poursuivre, entreprenant de mâchouiller un bout de son pain :

— Tu peux être reconnaissant envers la communauté, vouloir la défendre et te battre pour elle, mais ça ne doit pas être un fardeau. Tout comme tu as le droit de défendre les idées de quelqu'un sans que cette personne n'ait à te forcer à te battre pour elles. Il faut que tu comprennes qu'ici, toi seul doit décider du chemin que tu veux prendre. Personne, pas même Aliam, ne peut t'imposer de risquer ta vie pour une cause que tu ne souhaites pas défendre.

— Non, mais s’il a pas confiance en moi, il va essayer de se débarrasser de moi, comme il l’a fait avec d’autres. C’est ça qui m’inquiète.

Une petite voix en son fort intérieur lui dit que s’il avait su, il ne se serait jamais laissé entraîner dans cette galère. Mais comme on dit, on ne refera pas le monde avec des “si”.

— Tu sais à quel point Aliam a une dent contre Hélion. A tel point qu’il a monté une équipe. La plupart sont des orphelins
(il marque une pause, retenant un rire rempli de sarcasme :) J’imagine qu’ils sont plus facilement malléables que les adultes.

Le jeune homme laisse largement sous-entendre qu’il fait parti de ces orphelins, avec une once de mépris pour lui-même. Encore un silence, durant lequel Nori se demande s’il peut tout dire à Zorhan. Son histoire personnelle est-elle si importante que ça ? Est-elle si différente de celles des autres orphelins ? Nori n’a rien de si spécial, rien qui puisse excuser un tel comportement. Pourtant, il ne veut plus garder tout ça pour lui. C’est trop lourd. Et cet événement a provoqué un déclic majeur chez Nori. Il soupire, se ravise. Ca lui semble tellement plus compliqué de le dire à Zorhan. Des histoires tragiques, il en a certainement entendu des centaines. Finalement, il en sait très peu sur son aîné, sa vie a peut-être été tout aussi tragique que la sienne.

— J’ai laissé la colère me dominer.


C’est tout ce qu’il arrive à exprimer : des regrets. Il n’arrête pas de penser, cs demande à quoi son monde aurait eu l’air sans lui. Il aurait continué à tourner, sans doute. Et Nori n’aurait rien accompli pour lui-même. Le jeune homme n’a pas la vocation d’être un héros pour Steros ou quoi que ce soit d’autres, mais il voudrait, malgré tout, vivre une vie remplie, accomplie au moins émotionnellement parlant. Il l’a laissée vide pendant douze ans.

— Aliam nous a envoie près de déploiements de Reiver pour saboter leur camps provisoires. Aller à Reiver même est beaucoup trop dangereux, mais quand ils envoient leurs soldats à l’extérieur, c’est là qu’il nous envoie.



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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Jeu 24 Mai 2018 - 14:20



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Si son impertinence parvenait encore à m'énerver dans ce genre de situation, je ne lui en tins pas rigueur, poursuivant mon laïus sans l'en brimer. Je secouais la tête à sa réponse. La confiance d'Aliam ne suffit pas à maintenir quelqu'un ou à l'exclure de Steros. C'était aberrant. On ne pouvait pas plaire à tout le monde et Aliam n'était pas du genre intolérant à rejeter en bloc toute personne venant s'opposer à lui. Sinon je ne serais plus là depuis longtemps... tout comme d'autres. Certains devenaient des dangers pour la communauté, il fallait les en éloigner. Mais Nori était tout sauf un danger. Ce petit n'avait de cesse que de se porter en martyr à devoir faire bien plus ses preuves que d'autres, à se considérer comme devant chaque jour se surpasser pour ne pas être évincer. Mais tout ceci n'était qu'un état d'esprit développé par son handicap. Car malgré ça, il était protecteur : n'était pas protecteur qui le souhaitait, et encore moi avec une cécité. Sa place devait suffire à lui faire comprendre sa légitimité. Mais trop longtemps il s'était auto-flagellé de ne pas être une représentation parfaite de ce que doit être une personne. Or, personne ne peut être parfait.

la suite de ses mots me fit ciller. Les orphelins étaient malléables... plus que d'autres ? Pourquoi penser ça ? Je comprenais sans mal les raisons qui pouvaient l'amener à cette réflexion. Baissant légèrement la tête, je ramenai cette situation à ma propre expérience. J'avais cru tout devoir à Helion d'avoir été ma nourrice, mon père, ma famille. Je m'étais dévoué au dôme comme si je lui devais la vie et tout ce qui pouvait s'en suivre. Mais les années m'avaient fait réaliser que sans réciprocité dans ce genre de rapports, on se faisait bouffer. Et aucun être humain n'avait le droit d'en ronger un autre à ce point. L'âme de Nori n'appartenait pas à Aliam, mais à Nori seul. L'idée qu'Aliam se serve de certains résidents pour alimenter sa haine était plus que préoccupant... Mais une chose à la fois.

À nouveau, Nori se fait loquace. Je l'écoute avec attention. La colère n'était pas un fardeau que je portais. Préférant la réflexion à l'impulsion, la raison à l'émotion. J'espérais pouvoir communiquer ce tempérament à ce jeune homme qui, malgré son calme et son détachement, m'avouait avoir perdu le contrôle à un moment où, visiblement, il ne fallait pas. Nori détailla à ma surprise ce qui l'avait mis dans cet état. L'attaque d'un camp de miliciens de Reiver. Mon cœur se mettait à battre d'une colère froide. Elle n'exploserait pas, je n'explosais pas. Mais les paroles de Nori étaient bien plus graves que qu'il devait imaginer. Je me pinçai les lèvres, voulant rester centré sur son bien-être, son état, et non partir en croisade à l'interroger comme un survivants ramassé sur le bord d'un sentier. « Tout ceci est très, très, très grave Nori. Je me doute que ça n'a pas dû être une décision pour laquelle on t'a laissé être en pleine possession de tes moyens mais ce qu'Aliam a fait, ce qu'il fait, tu sais que ça nous met tous en grand danger ? » Ne pouvais-je m'empêcher d'appuyer. Je pris une inspiration, une seconde. Déglutissant et tournant sept fois ma langue dans ma bouche avant de l'ouvrir. La première proposition qui me venait en tête était de l'inciter à rester dans ce groupe formé secrètement par Aliam. De reprendre du poil de la bête et de continuer à participer à ces missions en œuvrant de son mieux pour les saboter elles. Mais c'était le mettre en danger. Et face à Reiver, au groupe, mais également face à Aliam. « Le Guide ne pourra pas te virer. Sois-en sûr, je ne le laisserai pas faire une telle chose. Pour ça tu peux compter sur moi, sur Caelyne mais aussi toutes les personnes que tu côtoies à Steros. Tu as toujours été un exemple malgré ton caractère parfois digne de ramasser une valse de claques, lançai-je sur un ton léger pour dédramatiser ses craintes. Je vais être honnête avec toi, je ne sais pas ce qui va se passer à présent. Mais je ne te lâcherai pas d'une semelle. J'ai des yeux et des oreilles un peu partout au camp, je ferais également de mon mieux pour être plus présent pour toi et ce à n'importe quel instant alors je t'en prie, repose-toi et on reparlera de tout ça quand tu seras rétabli. » Je n'allais pas laisser passer une telle chose, même s'il ça me prendrait du temps et des risques.

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 Sujet: Re: Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori   Mar 24 Juil 2018 - 1:33

Holding on to so much more than I can carry


Le calme de Nori n’est qu’apparent. Il a toujours brûlé de haine, au fond. Pour son père, pour Hélion. C’était facile de le manipuler dans ce sens. C’est sûrement encore valable, dans un sens. On a beau dire qu’on se laissera plus avoir, il arrive toujours un moment où on se laisse entraîner dans le piège.
Il se rend compte qu’il s’est battu contre des fantômes et qu’il est passé à quelques millimètres de la mort pour ça. Ca l’a réveillé, brutalement. Il est probable qu’il ne soit plus jamais le même. Ca le force à être plus honnête avec les autres, mais avant tout avec lui-même.

— Tout ceci est très, très, très grave Nori. Je me doute que ça n’a pas dû être une décision pour laquelle on t’a laissé être en pleine possession de tes moyens mais ce qu’Aliam a fait, ce qu’il fait, tu sais que ça nous met tous en grand danger ?

Nori se pince les lèvres à son tour, passe sa main dans ses cheveux nerveusement. Il culpabilise mais n’ose pas l’exprimer ; le mal est fait. Difficile d’aller faire comprendre ça à ceux qu’il a déjà tué. Zorhan prend une longue inspiration. Sans trop savoir pourquoi, Nori l’imite. Il finit par murmurer, un peu hésitant :

— Maintenant je le sais oui. Mais j’étais en pleine possession de mes moyens, je crois. Aliam a simplement nourri la colère qui était déjà en moi... et la peur aussi, je crois. Je n’aurais jamais dû m’impliquer là-dedans.

Il a beau se dire qu’on ne refait pas le monde avec des « si », Nori ne peut pas s’empêcher d’avoir des regrets. Il se rend compte que c’était stupide et qu’il a fait exactement le contraire de ce qu’il voulait : protéger les intérêts de Steros, ceux du peuple. Il a juste été égoïste. Paralysé par la peur de se faire éjecter de Steros, peur qu’on l’abandonne, encore.

— Le Guide ne pourra pas te virer. Sois-en sûr, je ne le laisserai pas faire une telle chose. Pour ça tu peux compter sur moi, sur Caelyne mais aussi sur toutes les personnes que tu côtoies à Steros. Tu as toujours été un exemple malgré ton caractère digne de ramasser un valse de claques. Je vais être honnête avec toi, je ne sais pas ce qui va se passer à présent. Mais je ne te lâcherai pas d’une semelle. J’ai des yeux et des oreilles un peu partout au camp, je ferais également de mon mieux pour être plus présent pour toi et ce à n’importe quel instant alors je t’en prie, repose-toi et on en reparlera de tout ça quand tu seras rétabli.
— A propos de Caelyne... Je pense bien qu’elle est de son côté aussi. Elle ne participe pas aux missions parce qu’elle est lieutenante, elle peut pas partir comme ça je suppose. Toujours est-il qu’ils sont proches. Il faut que je lui parle, pour connaître sa position dans tout ça... Merci Zorhan. Je ne sais pas si je mérite tant de gentillesse mais merci.


Il lui esquisse un petit sourire, un peu timide, un peu fatigué aussi, car le réveil n’est pas facile. Nori ne sourit pas souvent, il est peut-être un peu soulagé de se dire qu’il y a des gens qui sont de son côté. Il a toujours vu des ennemis partout, des gens qui voulait se débarrasser de lui. Un aveugle ne peut rien apporter au camp, disaient certains.


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Holding on to so much more than I can carry — Zorhan & Nori
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