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 (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne

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 Sujet: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Lun 26 Fév 2018 - 21:32



Devil's playground
Welcome to the devil's playground. You can tread where demons play ; it's your Candyland where dreamers dance and I promise that it's safe. Welcome to the devil's playground. You can look and you can touch ; it's a real fine day at the black parade and I swear it won't cost much.

La Terre entière semblait s'effondrer autour de nous. Après le tremblement, la panique. Des ordres avaient été criés, j'avais été bousculée, balayée et secouée dans tant de sens que je m'étais perdue à rester prostrée sur moi-même à attendre que la tempête ne passe. La pluie acide rongeait les étals et la tente sous laquelle je m'étais réfugiée. Bientôt je n'aurais plus que le ciel comme couverture et quelle horrible couverture pour l'heure... Tremblante et fébrile, je parvins à prendre mon courage à deux mains et pus courir jusqu'au bâtiment en dur le plus proche. La porte était coincée mais je forçai et forçai dans l'espoir de pouvoir m'y réfugier. Elle finit par céder, laissant un interstice où je pus me faufiler non sans mal. Il s'agissait d'une réserve avec quelques sacs en lin, des caisses et autres récipients. Un petit entrepôt où l'obscurité s'annonçait aux rayons de lumière qui laissaient apparaître la poussière virevoltante. L'abri en bois avait l'air solide, je me terrai dans un coin à espérer que tout se finisse enfin.

Loin d'être assez optimiste pour croire que qui que ce soit viendrait s'inquiéter de mon absence et me chercher dans tout ce capharnaüm ambiant, j'espérais qu'au moins je pourrais en ressortir vivante et indemne. Quelques éraflures aux bras, aux jambes et au visage laissait entrevoir que j'avais subis les tumultes des tremblements. Mais j'étais encore sous contrôle. Parvenant à rester calme - ce qui était assez relatif - et à ne pas céder complètement à la folie. Rongeant mes ongles, j'observais avec attention la porte encore légèrement entrouverte et prêtais une attention particulière à tout bruit extérieur. Difficile de savoir desquels se méfier. Je sursautais à chaque cri humain, chaque appel auquel je ne parvenais à répondre présente. Jusqu'à ce que l'effroi me prenne en voyant que quelqu'un essayait à son tour d'enfoncer la porte. J'aurais pu l'aider ou tout du moins signifier ma présence. Mais tétanisée, j'étais prostrée dans mon coin. Entra un animal ; un chien. Suivit de près par son maître qui se fraya un chemin. Je ne vis pas son visage tout de suite. C'est lorsqu'il eut refermé la porte et qu'un éboulement se fit entendre que je discernai ses traits. Une terreur naissante me paralysa le visage dans un rictus incrédule. Que faisait-il ici ? Pourquoi était-il à Steros ? Des questions que j'étais incapable de poser, me redressant sans parvenir à me déplacer ni à prononcer le moindre mot. Tout ce que je souhaitais c'était me jeter vers la sortie et quitter cet endroit même si cela voulait dire que je devrais courir sous la vague de pluie acide.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Jeu 1 Mar 2018 - 14:15

Devil's playground


Mes yeux s’ouvrirent dès la première secousse, l’instinct de survie ne me donnant pas un sommeil profond et parfaitement réparateur. Je me redressais et sortais rapidement de la tente attribuée quelques jours plus tôt par l’intendant des lieux. Mon chien n’était pas dans la tête. Il avait dû attendre que je somnole pour filer. Cela faisait plusieurs jours que je sentais son inquiétude sans même devoir poser ma main sur lui. L’animal couinait et bien que je l’apaisais, une vague puissante et violente s’imprégnait en moi, me faisant me blottir dans un coin de ma tente pendant plusieurs heures, tremblant comme une feuille. Impossible de comprendre ce qui se passait dans l’esprit de l’animal.

La panique s’installa sur Steros et les gens courraient dans tous les sens. Appelant mon ami à quatre pattes, je sentais les premières gouttes tomber sur mes bras découverts. La sensation n’arriva pas immédiatement mais la sensation de brûlure me fit pousser un grognement. C’était quoi ce délire ? Qu’est-ce que c’était que cette pluie ? Cherchant le chien, j’étais bousculé par des personnes qui passaient par là et j’entendais les pleures d’une jeune fille qui tomba à quelques mètres de moi dans ce qui allait être une flaque d’eau si la pluie ne cessait pas rapidement. Pourquoi je fis ce geste, je n’en savais foutre rien, mon clebs était ma priorité mais je soulevais la fille qui n’était qu’un poids plume et partait en direction d’un abri dur le plus proche. La laissant avec les personnes déjà à l’intérieur, je ressortais malgré les contre-indications des autres habitants.

J’appelais le chien, marchant d’un pas rapide, attrapant de quoi me protéger même si ce n’était qu’une maigre défense, j’entendis à l’autre bout de la rue, le jappement bien reconnaissable de l’animal qui n’était qu’un couinement de souffrance. Il avait réussi à trouver un abri mais ce dernier ne tiendrait pas longtemps car des trous apparaissaient déjà dans la toiture de tissus. Lui intimant de venir, l’animal boitait et n’arrivait pas à avancer malgré l’envie de me rejoindre. Observant le sol gorgé d’eau, il devait être blessé aux pattes. Alors je l’attrapais et cacher son visage dans le tissu que je pliais pour empêcher que la pluie n’atteigne son nez ou ses yeux.

Je me mis à courir en direction d’un autre abri dur. Celui où j’avais laissé la jeune fille était trop loin et je devais me rendre le plus rapidement possible pour soigner les blessures de mon chien. Courant sous la pluie, je sentais les brûlures s’intensifier mais je n’avais pas le temps de m’arrêter dessus. Mon regard s’arrêta sur un abri dur qui était à quelques mètres de moi dont la porte étaient légèrement entrouverte. Je fonçais là-bas et l’animal commença à se débattre pour se libérer. Dans le feu de l’action, je ne réussis pas à le maintenant, le laissant sauter sur le sol alors qu’il était presque devant l’entrée de l’abri.

J’émis un sifflement bien précis et l’animal entra le premier suivi de près par ma personne qui donna un coup dans la porte pour la fermer. Je sentis un nouveau tremblement qui me fit perdre pied. Un bruit sourd m’indiqua qu’il s’était passé quelque chose derrière la porte. Ma priorité n’était pas d’aller vérifier ce qui s’était passé mais c’était mon chien. Entendant du mouvement, je me retournais pour y découvrir une personne dans l’ombre. Me redressant pour m’approcher de mon animal, je ne lâchais pas du regard la personne dont je reconnus parfaitement les traits. Saoryne. L’invendable, la petite sauvageonne qui m’avait donnée tant de mal mais que je fus incapable de tuer.

Oh, fut ma première réaction, me rendant compte qu’elle risquait de me mettre dans la merde si elle parlait.

Je n’avais raconté à personne mon passé de marchand d’esclaves, disant avoir vécu avoir un groupe qui avait été décimé par Reiver.

Alors ça, c’est emmerdant, dis-je en me concentrant sur mon animal.

Parlais-je de sa présence ou de l’animal qui avait les pattes abîmées par la pluie ? Je laissais le doute sur mes paroles mais il était évident pour moi que c’était sa présence qui allait me poser des problèmes. Depuis combien de temps était-elle là ?

T’as survécu après être parti ? Comment t’as fait ?

Si elle essayait de s’enfuir, je comptais bien l’en empêcher, pas tant que je n’aurai pas éclairci certaines choses avec elle. Mon avenir en dépendait.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Ven 2 Mar 2018 - 14:18



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Plongée dans la catatonie causée par le choc de voir mon geôlier ici-même, dans le seul endroit où jamais je n'aurais pensé rencontré un de ces tortionnaires immoraux se permettant de décider du droit de vie ou de mort sur autrui, de vendre et asservir qui leur semblait, je ne cillai qu'à peine. Ma respiration frêle et incertaine suffisait seulement à me maintenir debout. C'est emmerdant, dit-il. Emmerdant pour moi, ou pour lui ? Je ne savais même pas s'il me parlait à moi ou à son chien. Je ne regardai pas l'animal bien que sa présence ajoutait à ma crainte. Le réel prédateur était le maître : celui qui avait été en quelque sorte mon maître. Ce chien avait cependant l'air d'être bien plus digne de la considération que l'on doit accorder à un être humain que moi : l'animal n'était ni enchaîné, ni enfermé. Il m'avait maintenue dans une cage sombre et piteuse pendant des années... Me nourrissant à peine. Oui, me nourrir, m'abreuver, m'accorder de me laver, de me vêtir. J'avais été un animal pour lui durant tout ce temps. Aussi rabaissée et humiliée que ça en avait l'air.

Il reprit la parole en s'étonnant visiblement de ma survie. Je réprimai un sanglot qui me permit de détourner mon regard du sien. Tremblant comme une feuille en automne prête à tomber au sol, je déglutis avec difficulté. Incapable de lui répondre. Ma poitrine me faisait mal... était-ce le manque d'oxygène ou la peur qu'il m'inspirait ? La panique était prête à lancer ses assauts et à me conquérir. Mes yeux s'humidifiaient de larmes témoignant de cette terreur qu'il m'inspirait. Même si rien à part nous ne semblait bouger, j'avais l'impression que tout bruit et toute chose s'intensifiait à m'assaillir de toute part. Les tremblements se faisaient de plus en plus fort et j'essayais de les contrôler pour les réprimer. Visage déformé par le souvenir de ces années de confinement, il me fallait redoubler d'effort pour ne pas me décompenser... Mais en vain.

Mes yeux s'embrumaient des larmes qui venaient rouler sur mes joues et dans un élan précipité par mon instinct de survie, je vins me jeter contre la porte pour essayer de l'ouvrir et m'enfuir. Je forçais, forçais, poussant et tirant cette maudite porte entravée en appelant à l'aide pour espérer qu'on vienne m'éloigner de cet homme. « Au secours !!! Faites-moi sortir !!! » Mais je ne parvenais ni à ouvrir la porte, ni à couvrir les bruits environnant. Je n'avais aucune envie de me confronter à ce type ni même de chercher à comprendre comment il avait fait pour atterrir ici. Je voulais le fuir sans prendre le temps de réfléchir à ce qu'il peut bien me servir comme raison. Si bien allait-il se contenter d'ailleurs de me tuer, m'achever et prétexter alors qu'un malheureux accident avait eu raison de moi... Cédant littéralement à la panique, j'en venais à énerver son animal de compagnie et à ne rien faire d'autre qu'empirer la situation quand le bruit d'un craquement de bois se fit entendre à raison de mes assauts sur la porte bloquée.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Lun 5 Mar 2018 - 14:35

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La petite sauvageonne tremblait comme une feuille à ma vue, lui faisant ressortir bien des souvenirs traumatisants. Elle ne s’était jamais rendue compte des avantages de vie qu’elle avait eu pendant toutes ses années mais ne voyait en moi et en mes anciens frères que des geôliers sans merci. C’était le cas mais chacun survivait à sa manière et la traite d’êtres humains étaient ce qui rapportait le mieux. Les esclaves n’étaient pas nourris ou alors n’avait que les restes mais c’était dans de très rares cas. Ils étaient habituellement vite vendus mais cette femme, aussi agréable à regarder soit-elle, n’avait jamais réussi à trouver un acquéreur. Même les cannibales n’avaient pas voulu d’elle tant sa chair était tendue. Alors pendant toutes ses années, la jeune femme avait vu défiler des gens qui partaient plus facilement. Mais elle n’avait jamais vu les hommes et les femmes mourir de faim lorsqu’ils étaient invendables. J’étais celui qui avait décidé de m’occuper d’elle. Je n’avais aucune raison de le faire mais une chose en moi, profonde et incrustée, refusait de la laisser mourir. Probablement un enfant pour elle, je me voyais comme son sauveur. Mes anciens frères n’avaient guère aimé cette décision mais mes poings avaient fait taire leur inquiétude.

Restant à ma place, je pouvais la voir se décomposer lentement devant moi, tentant de résister à l’envie de céder à la panique. Des larmes coulaient le long de ses joues et je la vis foncer sur la porte par laquelle j’étais entré. A ce geste j’avançais de quelques pas mais m’arrêtais en voyant que la porte ne s’ouvrait pas alors qu’elle appelait à l’aide, sa voix n’étant pas suffisamment forte pour se faire entendre. À l’arrêt, je me mis à rire, comprenant que nous étions coincés dans cet espace clos et confiné. Mais quelques choses n’allaient pas et mon instinct me poussait à l’écarter de la porte. De la poussière épaisse tombait du plafond alors que Saoryne s’acharnait sur la porte pour essayer de l’ouvrir. Quelque chose n’allait pas. Dans la cohue, l’animal couché aboyait rajoutant à ce vacarme une tension qui s’accentuait plus les secondes passaient.

Tout se passa rapidement que je ne compris pas entièrement ce qui s’était passé. Je me jetais sur elle, l’attrapant et la soulevant pour l’éloigner, sentant derrière moi la chute d’un objet lourd. La maintenant fermement d’une main contre moi, ses jambes ballantes, une autre main sur sa bouche, l’empêchant de hurler de respirer par la même occasion. Je nous retournais pour voir où était mon chien qui s’était éloigné, boitant à moitié avant de s’allonger un peu plus loin. Mon cœur battait à en vouloir de ma poitrine et ma respiration était rapide mais pourtant profonde.

Chuuuut, personne ne pourra t’entendre alors cesse de crier, tu fais peur au chien, lui soufflai-je à l’oreille avant de descendre un peu ma main pour la laisser respirer.

Je la maintenais ainsi, cherchant à savoir si elle allait se calmer ou non. Je n’aimerais pas devoir utiliser cette étrange capacité sur elle tant elle semblait prise dans une avalanche d’émotion que je ne saurais sûrement pas gérer. Passer ma vie à les écarter, je ne pouvais que feindre en avoir, mais les ressentir pouvait être douloureux.


Calme-toi Sao, on est coincé ici et tu vas t’épuiser pour rien.

Pourquoi l’avais-je sauvée ? Je ne pouvais l’expliquer. Ce petit bout de femme fragile me faisait perdre la raison.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Lun 5 Mar 2018 - 19:07



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Fuir, partir loin, loin de lui. Personne n'avait l'air de m'entendre... l'extérieur avait l'air si chaotique que c'était plus que compréhensible. Je ne réfléchissais même pas à ce qui m'attendait dehors. De toute façon, la porte paraissait ne pas vouloir s'ouvrir... Toujours éprise de cette panique à laquelle j'avais cédé, je forçais sur le bois pour qu'il vienne à me laissait un échappatoire. Mais rien n'y faisait et bientôt je sentis les bras de Jaxson m'étreindre et m'éloigner de la porte. J'avais beau essayer de me débattre, il me tenait fort et plaça l'une de ses mains sur ma bouche. Nous fîmes un tour alors que l'armature de l'abri semblait s'effondrer. Le vacarme résonna dans l'abri et nous surprit tous. Un instant mon cœur s'arrêta, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer. S'il ne m'avait pas éloignée de la porte, j'aurais été ensevelie sous ces débris qui encombraient notre seule sortie... Poussant de toute mes forces pour m'extirper de cette tenaille, je sentis son souffle venir me demander de me calmer, que crier était vain et que la seule conséquence était l'énervement de son chien. Des sanglots m'échappèrent à l'idée de me retrouver à nouveau enfermée... et avec lui. Sa main se baissa pour me permettre de respirer à nouveau. Je tentais toujours de crier, de m'éloigner de cet homme qui ne semblait pas décidé à lâcher prise.

Mon corps frêle ne faisait pas le poids contre le sien... Ni contre sa carrure, ni contre ses muscles. Il m'intimidait autant par sa présence que par son regard perçant. Il me faisait penser à un serpent : de ceux qui vous plantent les crocs dans la chair et vous empoisonne jusqu'à l'agonie et une mort certaine. Lente et douloureuse. Il était ça : une mort lente et douloureuse. Toutes ces journées passées à voir son visage disparaître dans l'encadrement d'une porte me tenant captive. Ces heures à dépérir de plus en plus, ne comprenant pas pourquoi... périclitant à en perdre la raison. Je ne voulais pas revivre ça... Je peinais à m'intégrer à Steros mais j'étais persuadée que s'il y avait un lieu où je pourrais me reconstruire, où je pourrais me sentir à nouveau en sécurité, chez moi, c'était cet endroit. Pourquoi avait-il choisi le même endroit ? Était-il seul ou avec les autres membres de son clan ? Est-ce que les régisseurs étaient seulement au courant de qui ils étaient ? « Calme-toi Sao, on est coincé ici et tu vas t’épuiser pour rien. » Peu à peu, je me résignais, ne pouvant réprimer mes sanglots et un hurlement étouffé par sa main. Je ne voulais pas... je ne voulais pas... Mes mains essayaient de desserrer ses bras mais au final, seuls mes ongles se plantaient dans sa chair et je ne parvenais pas à faire bouger son étreinte d'un millimètre...

Le chien s'était éloigné, terré pour fuir la menace. Je ne comprenais pas ni ne cherchais à comprendre pourquoi il m'avait éloignée de la porte. Mon compte aurait été bien vite réglé et il n'aurait même pas eu à se farcir le sale boulot : car peut-être était-ce qu'il prévoyait ? En finir avec moi... Je ne lui prêtais aucune intention charitable. À mes yeux, cet homme n'avait fait que me regarder pourrir dans une cage à espérer qu'un jour, quelqu'un veuille bien de moi. J'avais été laissée enfermée, privée de ma dignité et tout ce qui donnait de la valeur à un être humain. À cause de lui, à cause d'eux, j'avais tout perdu : tout... Bien que je ne possédais pas grand chose, c'était toute ma vie. Tout mon monde. Tout ce qui avait de l'importance à mes yeux. Depuis que j'étais parvenue à m'enfuir, je cherchais une nouvelle raison de vivre, une direction à prendre, pourquoi pas un combat à mener pour que ma vie regagne ne serait-ce qu'on soupçon de valeur. C'était dur, bien plus dur que ce à quoi je m'attendais. Et mon état n'arrangeait en rien les choses... Je sais bien que j'ai un problème, que je suis différente des autres, trop différente. Mais je voulais essayer... rien qu'une fois je voulais avoir le sentiment d'avancer. Sans doute était-ce trop demandé et que pour une raison ou une autre, je devais fatalement me retrouver entre les serres de ce rapace de Jaxson...

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Lun 5 Mar 2018 - 22:50

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Saoryne tentait de se débattre mais en vain. J’attendais plusieurs minutes jusqu’à ce qu’elle décide enfin d’arrêter de s’agiter et que ses ongles ne s’enfoncent plus dans ma chair. Je la déposais sur le sol, la libérant de mon étreinte forcée, reculant de quelques pas pour aller immédiatement voir mon animal allongé plus loin, couinant son anxiété. Il avait pressenti les évènements bien avant que cela n’arrive.

En regardant la pièce où nous étions, je trouvais des récipients où il y avait ce qui semblait être de l’eau, ne m’attardant pas sur le reste. Je la reniflais et en fis couler un peu par terre pour voir la couleur. L’eau était claire et semblait potable mais je ne cherchais pas à la boire. M’abaissant vers l’animal, je restais, plus par habitude, tourné vers la petite sauvageonne afin d’avoir un œil sur elle car malgré sa chétivité, elle pouvait m’attaquer avec n’importe quel objet dans la pièce.

Émettant un son particulier, le chien s’allongea sur le côté, le regard brillant. Je rinçais ses pattes à l’eau pour enlever les traces de la pluie acide sur ses coussinets, passant même mes doigts dedans malgré les couinements de l’animal qui n’aimait pas ce qui se passait. Je finis par lui caresser la tête et le museau à la recherche de brûlure possible, avant de lui arroser une partie du museau pour m’assurer. Il rechigna, se levant tout en se secouant pour enlever le peu d’eau qui l’avait mouillé. Remuant la queue, il fit quelques pas mais boitait encore de cette mésaventure. Je le sifflais pour l’obliger à venir près de moi, ne voulant pas qu’il aille la voir, de peur qu’elle soit agressive avec lui. Je ne le tolérerai pas mais je sentais la curiosité de l’animal car il la regardait, remuant la queue, la langue pendante.

Je voulais lui poser des questions mais la jeune femme se renfermerait dans son mutisme par confort. Alors je m’asseyais par terre, posant une main protectrice sur l’animal allongé à mes côtés, tout en observant Saoryne d’un regard neutre, impassible de sa détresse. Aucune de mes paroles n’arriverait à l’atteindre vu l’état de catatonie dans lequel elle était plongée.

On va sortir de là mais on est plus en sécurité ici que sous la pluie, dis-je simplement en jetant un bref coup d’œil à la porte.

J’attendais de voir si les choses se calmaient à l’extérieur, en surveillant le bruit et j’essaierai après de voir si je pouvais faire quelque chose de ses armatures qui bloquer notre chemin.



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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 6 Mar 2018 - 0:08



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Il n'était plus question de fuir, la porte était bloquée, encore plus entravée à mesure que le toit s'effondrait. Continuerait-il à se décomposer avec nous en-dessous ? Cette fois, Jaxson ne pourra pas me faire éviter les débris. Lui-même serait pris dedans... Je soupirai d'un dernier sanglot, me résignant peu à peu à retrouver un semblant de calme. L'homme finit par me lâcher, reculant voir son animal alors que je m'éloignais à son exact opposé, me planquant contre un mur à prendre ma tête entre mes mains. Je luttais pour ne pas céder à la folie et frapper ses murs, voire les gratter jusqu'à ce qu'un chemin se forme. Cette pensée suffit à me démanger. Passant mon pouce sur le bout de mes ongles, je fermai le poing, le serrant pour m'éviter de venir gratter le mur. Mais c'était plus fort que moi... le visage déformé par ce nouveau besoin obnubilant mes muscles : gratter ce fichu mur. Doucement, je me tournai, faisant dos à Jaxson et son chien, une main ouverte posée sur mur, front reposé contre lui, les doigts qui me démangeaient venaient gratter en un ignoble bruit de rongeur s'attaquant à un trop gros morceau.

A me concentrer sur ce mur, j'essayais d'occulter la présence de Jaxson. Il s'occupait de son chien et ils faisaient bien trop de bruit pour que la friction de mes ongles ne recouvre le tout. Traits encore tirés par la peur, par ce toc qui m'éprenait et émettait ce bruit si atroce à mes oreilles, je me retenais de ne pas venir frapper ma tête contre la cloison qui me séparait de la liberté. La voix de Jaxson perça le vacarme sur lequel je voulais me concentrer pour oublier sa présence, son retour dans mon champ de vision, dans mon espace vital... mais je n'y prêtai pas vraiment d'attention. En tout cas pas assez pour écouter ce qu'il me disait. « Qu'est-ce que tu fous là ? Pourquoi t'es à Steros ? J'veux pas retourner là-bas... j'vous cause pas de problème ici... alors pourquoi t'es venu ? » J'ignorais son but. J'ignorais ce qui était arrivé à son clan. J'ignorais ce qui l'avait poussé à venir ici et non ailleurs. Si c'était pour moi, s'il m'avait suivie, ou si tout ceci n'était qu'un coup du sort nous mettant inutilement et chaotiquement à l'épreuve. Ne pas savoir était une chose. Tout comme poser les questions. Restait à savoir si j'étais apte à croire les réponses. Les croire et en plus les accepter. J'ignorais que ce n'était pas la première fois qu'il me sauvait la vie...

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 6 Mar 2018 - 11:23

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Que faisait-elle dans l’ombre ? Cherchait-elle une issue ? La rigidité du mur la rassurait-elle ? Je l’avais vu se décomposer semaines après semaines pendant tout le temps au côté de mon clan, pour ne devenir que l’ombre d’elle-même. Le bruit de fond de ses ongles sur le mur me fit grincer des dents tant le bruit pouvaient être désagréable. Pourtant je la laissais faire, trop occupé par l’état de santé de mon chien.

Saoryne me regardait d’un air absent, perdue dans son monde mais arriva quand même à m’adresser la parole. Ma première réaction fut de rire. Si j’avais voulu la récupérer, je n’aurai pas mis autant de temps et je n’aurai certainement pas laisser ouvert la porte de sa cage. Mais ça, la petite sauvageonne ne pouvait le savoir et je ne tenais pas à ce qu’elle le sache, ni qu’elle apprenne qu’elle aurait pu mourir des années auparavant au lieu de subir tout ce calvaire. Une chose au fond de moi refusait de la laisser mourir même si lui avoir ouvert la porte était un signe de capitulation. Comme un oiseau enfermé dans une cage, je lui avais rendu sa liberté pour mieux mourir après. Je voulais partir avec elle mais je compris que c’était impossible.Deux jours plus tard, mon groupe se faisait exterminer parce que nous avions capturé deux miliciennes.

Adossé à une caisse en bois, je voyais la pluie entrer par l’ouverture faite dans le bâtiment. Elle ne pourrait atteindre le coin de la pièce où nous nous trouvions, chacun de notre côté. Devais-je tout lui raconter ? En ayant eu un bref aperçu de son état, je n’avais pas l’impression qu’elle pourrait m’atteindre même en connaissant mon histoire.

Tout ne tourne pas autour de toi, répondis-je calmement. Ça faisait un moment que je voulais partir et je suis parti. Steros était alors une évidence.

Des années à côtoyer du monde, ils ne comprenaient pas l’absence d’attache qui me caractérisait.

Ils ne viendront pas te chercher. Ils sont morts si ça peut te rassurer. Même s’ils auraient voulu, tu n’avais aucune valeur. Les mangeurs de chairs ne voulaient même pas de toi.

Impossible de savoir si cela allait la rassurer car j’étais encore vivant et devant elle. Passant une main dans mes cheveux qui tombaient sur l’épaule, l’adrénaline tombée, je sentais les brûlures de la pluie ronger ma peau. Intimant à mon chien d’un geste de ne pas bouger, je me redressais, faisant quelques pas vers la porte, vers la fine pluie qui tombaient sans s’arrêter, attrapant au passage le seau d’eau pour me le verser sur la tête. Cela me calmera un peu mais j’étais trempé à présent et il n’y avait rien pour me changer.

Je vis l’animal ramper petit à petit en direction de Saoryne et lorsqu’il se rendit compte que je l’observais, le chien s’arrêta prit sur le fait, sa queue remuant rapidement. Il aboya d’un ton joueur. Il avait l’habitude de jouer avec les humains mais surtout de les chasser et devait s’habituer maintenant à ne traquer que des animaux. Il devait sûrement se rappeler de son odeur vu qu'il l'avait côtoyer pendant un moment. Alors voulait-il la mordre ou jouer simplement avec elle comme il le faisait à moi?

Chttt, fis-je en lui faisant un signe de retourner de l’autre côté de la pièce pour laisser la jeune femme tranquille. Comment t’as fait pour venir ici ? ça fait une trotte depuis le campement.

Je réitérais ma question car il lui avait fallu bien une semaine pour rejoindre Steros du campement. Et j’avais des informations qui me permettraient de savoir si elle allait me mentir ou non, si elle en était capable ou non.




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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 6 Mar 2018 - 12:23



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Le rire de Jaxson me fit serrer la mâchoire et venir reposer mon front contre le mur. Continuant à gratter, étouffant des sanglots qui me revenaient. Je ne voulais pas revivre ce cauchemar, devoir supporter à nouveau la présence de ces brutes sans cœur ni âme. Il vint répondre de sa voix rauque que l'univers ne tournait pas autour de moi. C'était pour des raisons qui lui étaient propres qu'il avait quitter son clan. Qu'il avait rejoint Steros. Jaxson était le seul des siens à être parti ? L'avaient-ils laissés partir ? J'avais tant donné pour les fuir que de revoir l'un de leurs membres me faisait inévitablement penser qu'il venait pour moi. Cela n'avait rien d'illogique ni d'auto-centré... Les coïncidences étaient trop flagrantes pour que tout ceci ne soit que le fruit du hasard. Et pourtant...

Un homme comme Jaxson à Steros ? Mais comment avaient-ils pu ne serait-ce que le laisser approcher du campement ? Leur avait-il menti ? Si je venais à leur expliquer qui il était vraiment, ce qu'il était vraiment, le blâmeraient-ils ? Eagon me croirait, lui, il croirait mes dires et ferait en sorte que son ami Zorhan le fasse expulser du camp, forcément ! Il fallait que Steros se débarrasse de ce monstre... Jaxson m'assura que personne ne viendrait me chercher. Personne de son groupe en tout cas. Car ceux-ci avaient été défaits. Et quand bien même, je n'avais strictement aucune valeur à leurs yeux. Personne ne voulait de moi. Je n'avais été qu'un poids pour eux toutes ces années. Je fermai les yeux, persévérant à creuser ce mur en vain. Me concentrer sur l'atroce grincement de mes ongles frottant la matière, ça avait le mérite de ne pas me faire fléchir. Je n'entendais que d'une oreille lointaine les mouvements de Jaxson. Sentant à chacun d'eux un frisson de peur à l'idée qu'il vienne s'approcher de moi. L'aboiement de son chien me fit sursauter de stupeur et me plaquer un peu plus contre ce mur qui devenait mon meilleur ami. Visage tiré par la terreur, je luttais pour ne pas fondre en sanglots tant j'étais mal. Son maître sembla le calmer, mais ça ne le rendait pas moins inquiétant...

Jaxson me demanda une nouvelle fois comment j'avais pu arriver jusqu'ici en vie. Une question plus que légitime... Si Zelphyra n'avait pas été là, je n'aurais même pas survécu une journée dehors. Assoiffée, affamée, éreintée par cette course où l'adrénaline seule m'avait portée jusqu'à me rappeler que mon corps restait celui d'un être humain maintenu en captivité des années durant. Elle m'avait sauvée, récupérée à moitié crevée sur une étendue de terre dont je me souvenais encore de la saveur. Je me souvenais aussi de la chaleur de son étreinte, du réconfort de sa voix malgré ce ton si distant et froid qu'elle s'échinait à garder. Je me souvenais de la chaleur du feu, de ces repas qu'elle servait après sa chasse. J'aurais aimé rester avec elle, mais toute deux nous savions que cette vie n'était pas faite pour moi. Et que la vie à Steros n'était pas faite pour elle... Zelphyra m'avait cependant donné la foi de continuer, de persévérer et de croire au fait que les choses allaient finir par s'arranger, que tout rentrerait dans l'ordre et que viendrait un jour où toutes ces misères seraient qu'un élément de mon passé que j'aurais enfin surmonté. Visiblement, ce jour n'était pas arrivé... « Tous les êtres humains ne cherchent pas à asservir et vendre leurs congénères », parvins-je à siffler entre mes dents avec cette colère qu'il m’insufflait, mêlée à la détresse dans laquelle je me morfondais. Rien dans cet abri ne m'inspirait la moindre confiance. J'avais l'impression d'être à sa merci... terrifiée et déchirée par ce faux espoir que j'avais cultivé depuis mon arrivée à Steros : ici je suis en sécurité. Je ne serais plus en sécurité que loin de lui. Si ces partenaires étaient morts, lui ne l'était pas. Et je n'étais pas en position de l'empêcher de me faire le moindre tord... « J't'en supplie ne me fais pas de mal... » échappai-je en me glissant le long du mur jusqu'à arriver par terre, genoux contre ma poitrine, toujours tournée vers le mur que j'avais cessé de gratter. Des larmes roulaient sur mes joues, je maintenais mes yeux fermés, me résignant à accepter la situation à défaut de pouvoir m'en échapper.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 6 Mar 2018 - 14:02

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Saoryne ne développa pas plus son explication, restant trop vague pour m’assurer de ses dires. Mais elle avait rencontré Zelphira, cette même femme qui m’avait sauvé la vie des années auparavant. Tout le monde ne vivait pas comme moi et c’était tant mieux, cela faisait plus de monde à échanger. Il était rare de rencontrer des personnes comme elle. Elle possédait une force supérieure à la normale et j’ai bien failli la vendre à Reiver, un dernier échange pour en terminer avec cette vie mais je n’avais pas pu. Je savais aussi que les miliciens ne feraient pas face à Zelphe, sauf peut-être la grosse brute, cette montagne de muscles qui ne me donnait pas envie de l’approcher. Un combat d’en l’arène avec lui aurait été grandiose… Bref, je l’aimais bien cette fille au fond si je pouvais seulement m’octroyer le droit d’aimer quelqu’un.

C’est la vie, on survit comme on peut,  dis-je en fouillant dans les caisses.

Les caisses contenaient des réserves faites par les habitants. Si cela devait durer plusieurs jours, nous aurions au moins de quoi nous nourrir. Je poussais, les déplaçais pour voir s’il n’y avait pas de couvertures. Ma peau me faisait mal et je serais les dents pour ne pas grogner de douleur. Alors que je continuais à fouiller, Saoryne me supplia de ne pas lui faire de mal. M’arrêtant dans ma recherche, je baissais la tête. Avais-je seulement un jour lever la main sur elle ? Non, je l’avais secouée, bousculée pour qu’elle arrête d’être hystérique face aux potentiels acheteurs mais je considérais ne jamais lui avoir fait de mal. Un soupir s’échappa de mes lèvres alors que je me retournais pour la voir s’effondrer sur le sol, ses doigts continuant de gratter inlassablement le mur.

Je n’en ai pas l’intention, Sao,  soupirai-je lasse. Je n’en ai jamais eu l’intention.

Je décidais de m’approcher d’elle pour lui faire passer un message. M’agenouillant à côté d’elle, j’attrapais doucement son menton pour faire pivoter sa tête vers moi. Des larmes continuaient à couler le long de ses joues, que j’essuyais d’un pouce.

Par contre, si j’apprends que tu as parlé à quelqu’un de notre histoire, crois-moi, ce n’est pas quatre murs qui m’empêcheront de t’ôter la vie. Est-ce bien clair ? Si tu gardes le silence, tu n’auras rien à craindre moi.

Mon regard ne lâchait pas le sien empli d’une terreur sans nom. J’entendais encore le grincement de ses doigts sur les murs. Alors pour la faire arrêter, je lâchais son menton où continuait de ruisseler des larmes pour attraper ses deux mains et vérifier leurs états.

Arrête ça. Tu vas te faire mal. Et arrête de pleurer, c’en est fini de cette vie, pour toi comme pour moi. Tu es ici maintenant et tu as la chance de pouvoir te reconstruire à Steros alors arrête de chialer.

Nous allions passer les prochaines heures dans la même pièce, l’entendre pleurer et gratter les murs allait vite me gonfler et je repoussais le moment où j’allais poser ma main sur elle pour la faire se détendre un peu. La menace que je faisais peser sur elle était certaine. Son silence contre une vie tranquille. J’étais même prêt à l’éviter, à m’éloigner le plus d’elle si cela était l’arranger. Me voilà prêt à faire des concessions alors que je viens de retrouver ma petite sauvageonne.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 6 Mar 2018 - 19:32



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Une façon comme une autre de survivre, c'est tout ce que la traite d'humain lui inspirait : une façon comme une autre de survivre. Disposer aussi impunément de la vie d'autrui... Je ne leur avais rien demandé, rien fait de mal... Rien ne justifiait qu'ils m'aient prises dans leurs griffes. Rien n'excuserait jamais ce qu'ils m'avaient fait. Pourquoi Jaxson n'était pas mort avec eux ? Pourquoi à lui on lui avait laissé la permission de respirer ? La vie n'était pas un mérite, sans aucun doute. Mais je trouvais injuste que de mauvaises personnes viennent à survivre alors que de bonnes personnes périssent de leurs mains. Il a détruit des vie, des existences, sûrement tué plus d'une fois. Pourquoi bon sang ne s'était-il pas fait tuer avec ses pairs ? Le maudissant comme je le pouvais, je peinais à le croire lorsqu'il affirmait ne jamais avoir eu l'intention de me faire du mal. Comment pouvais-je le croire après tout ? Il ne pourrait pas me reprocher de ne pas prendre ses paroles comme argent comptant. Pas après toutes ces années où il me gardait captive.

De pas lourds et lents, il s'avança vers moi, se mit à ma hauteur alors que je venais me serrer un peu plus contre le mur pour éviter qu'il ne parvienne à m'atteindre. Stupide idée... Le bout de ses doigts vint trouver mon menton et le faire pencher vers lui. Le regard hésitant, fébrile face à la peur qu'il m'inspirait, mes yeux croisèrent les siens. Sa proximité m'incommodait et je voulais le pousser, le forcer à garder ses distances. Mais j'étais pétrifiée... Mes muscles tremblaient frénétiquement de panique. Jaxson proféra ses menaces sur un ton posé et sérieux. Ce qui accroissait l'intimidation de ses mots. Il était prêt à le faire, prêt à me tuer si ça pouvait lui épargner d'être révélé aux yeux des autres. La peur s'intensifiait dans mes yeux, soupirant un sanglot effrayé. Sans que je n'y prête attention, mes doigts frictionnaient de nouveau le murs. Sans violence aucune, il prit mes mains pour m'arrêter. Mes ongles étaient effrités à force de gratter, j'en avais cure... Je voulais qu'il disparaisse, qu'il meurt sur l'instant... C'était le seul moyen pour que je puisse à nouveau espérer trouver la paix : qu'il meurt. Jaxson me déclara sans trembler un instant des genoux que le passé devait être enterré, que ceci n'était plus ma vie. Plus sa vie. Peut-être que pour lui ça faisait une différence, pour moi il n'y en avait aucune : je n'étais plus captive, c'est sûr, mais je restais avec cette épée au-dessus de ma tête qui menaçait de tomber si je venais à dire quoi que ce soit.

Sous son ordre, j'essayais de réprimer mes larmes, d'arrêter de pleurer. C'était dur... mon ventre se tordait de toute cette tension qui nous entourait, de cette pression qui m'assommait. Une chance de refaire ma vie, c'était bel et bien ce que représentait Steros à mes yeux. Mais pas avec lui. Nos regards se mêlaient l'un à l'autre ; le sien autoritaire et confiant, le mien hostile et perdu. « Pourquoi t'es pas mort avec eux ? Pourquoi t'es en vie ? » Lui demandai-je au son d'un reproche, d'un regret à peine assumé. Sans savoir ce qu'il en était vraiment, je savais au fond que Jaxson était loin d'être celui à qui je devais reprocher ma captivité et ces années coupée du monde. Il était loin d'être celui qui m'avait fait le plus de mal. Mais il était là, face à moi. Représentant alors le plus tout ce que j'avais tenté de fuir... Impossible de dissocier son image de ce qui m'avait détruite.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mer 7 Mar 2018 - 18:12

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Bien que déstabilisé et émotionnellement détruite, Saroyne arriva à ravaler ses larmes bien que sur son visage était marquée la torture de ne pas à céder à ses émotions incontrôlables. Je gardais un calme serein, ne montrant aucune inquiétude pour la suite. Je n’en avais aucune. Je n’éprouvais que de l’agacement à la voir dans cet état car cela rendrait l’instant moins agréable. Si au moins elle pouvait se taire, arrêter de pleurer et arrêter de gratter, le reste passerait tout seul.

Elle me demanda pourquoi j’étais vivant. La regardant dans les yeux, lisant dans son ton et son regard un certain regard qui m’amusait, ce que je ne cachais pas. Elle aurait aimé me savoir mort, certainement dans d’atroces souffrances. J’aimerais la secouer un peu et lui dire ô combien elle avait eu de la chance par rapport à d’autres, mais cette chose au fond de moi me disait qu’elle ne pourrait pas comprendre. Relâchant ses mains, je surveillais qu’elle ne s’obstine pas à remettre ses mains sur le mur, restant encore un peu à ses côtés.

Tu ne veux pas arrêter de poser des questions inutiles ? M’oblige pas à en finir avec toi plus vite que prévu parce que tu auras réussi à me gonfler … Quoique… Je n’aurais enfin plus à me soucier de toi ... C’est presque intéressant.

Je la regardais avec un sourire presque carnassier avant de me lever pour retrouver mon chien qui s’était doucement rapprocher du milieu de la pièce, petit à petit au discrètement que ses griffes sur le béton lui permettaient. Je disais cela mais au moins cela me faisait oublier que j’avais mal. Asseyant à l’opposé de la pièce, en face d’elle, les jambes détendues, je faisais un signe pour que l’animal me rejoigne, posant sa tête sur une de mes cuisses, me permettant de lui gratter affectueusement la tête. Je fermais les yeux, écoutant la pluie, préférant attendre que cela se calme dehors avant d’attaquer à chercher un moyen de sortir de là.

Gratte le mur et je t’attache, c’est compris ? Dis-je calmement d’un ton autoritaire sans ouvrir les yeux gardant une main sur la tête du chien, une odeur d’animal mouillée me prenant les narines.

Autant se reposer un peu car les prochains jours risquaient d’être tendus. Les dégâts que la pluie allait causer à Steros risquaient de coûter cher à ces citoyens. Rien que l’idée de devoir être entassé comme des marchandises dans des murs de pierres, ça me faisait froid dans le dos.



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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Sam 10 Mar 2018 - 15:41



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Deux mondes nous séparaient, lui et moi. Deux mondes si différents et si éloignés que c'en était criminel de chercher à les confronter l'un à l'autre. Je ne voyais pas ce que nous pouvions nous apporter l'un l'autre à part cette douleur d'un souvenir que j'œuvrais pour oublier. Lui, une menace pour ce qu'il tentait de construire à Steros. Je n'arrivais pas à me calmer réellement, sentant le tressaillements de ces tremblements frénétiques qui s'acharnaient à vouloir m'ébranler. Jaxson ne m'apparaissait que comme un danger imminent, ce qui n'avait absolument rien de rassurant. Me demander pourquoi il était là n'était qu'un détail superficiel. Ce que je devais me demander c'est comment les choses allaient pouvoir se dérouler ? Je n'étais pas fiable, il ne me considérerait jamais comme tel car mon instabilité émotionnelle savait me faire passer d'un extrême à l'autre sans crier gare. Je ne voulais pas m'attirer plus d'ennuis que j'en avais mais je ne pouvais pas non plus me résoudre à le laisser me détruire une seconde fois. C'était impensable !

Ses mains relâchèrent les miens, m'accordant le sentiment d'un bref répit. Avant que sa voix ne tonne à nouveau. Mes doigts se reposèrent sur le mur contre lequel je semblais m'obstiner à vouloir me blottir. Ses menaces résonnèrent à nouveau, me faisant fermer du plus fort que je pouvais mes paupières. Couinant de cette peur qu'il m'infligeait, je faisais de mon mieux pour ne pas me remettre à pleurer. Ça ne changerait rien, c'est sûr, mais lutter contre moi-même me donnait au moins quelque chose d'autre sur lequel me focaliser. Il se leva pour retrouver son chien. Un calme sembla s'installer, rythmé par la pluie qui s'échinait à tomber sur le toit qui nous protéger de la nature, ne pouvant cependant nous protéger l'un de l'autre. Mes ongles vinrent se frotter discrètement sur le mur. Comme s'il le voyait ou avait pu l'entendre, Jaxson m'assura que si je venais à nouveau à gratter, il m'attacherait. Me retenant, je sentais une vague de chaleur me submerger, accompagnée de ce frisson d'inconfort que je ressentais lorsque je me refuser de faire une chose que mon esprit me commandait.

Penser à autre chose, essayer de m'éloigner de cette situation désastreuse. Après de longues minutes, je me détachai du mur pour m'asseoir plus conventionnellement : adossée au mur, genoux ramenés jusqu'à ma poitrine, entourant mes jambes de mes bras croisés pour y enfouir mon visage. Je ne voulais pas voir Jaxson. Je voulais parvenir à occulter sa présence de cet abri délabré, saccagé par le tremblement et la pluie acide. Dans cette bulle improvisée, j'essayais de revoir des visages rassurant, les chants de Myho et toutes ces petites choses qui pourraient me faire oublier ce qui se passait. Même si j'étais encore effrayée par ce qui se passait à l'extérieur, l'inquiétude de la présence de Jaxson était bien plus forte... Ce n'est qu'au bout d'une bonne demi-heure passée à vouloir l'effacer de mon entourage que je tombai de fatigue dans cette posture sombre et repliée sur moi-même. Une heure après, peut-être moins, je commençai à m'agiter dans de faibles sursauts...

Une ombre me guettait. Une ombre sans visage qui grandissait, grandissait, jusqu'à envahir toute la pièce. Mes mains se délient et se posent au sol. Les yeux grands écarquillés, ma poitrine se levant à chaque inspiration profonde qui manquait de se faire écraser par la terreur qui m'agrippait le cœur. L'ombre s'approchait, je tentais de la regarder mais elle n'avait pas d'yeux. Les miens se baissent et suivent son avancée. Elle s'approche, dominant le sol jusqu’à bientôt atteindre mes pieds. Je les recule, encore et encore, me compressant contre le mur qui me bloque. Je gémis de peur puis à mesure que l'ombre avance, ces gémissements deviennent des cris. Mes yeux s'embrument de larmes et je me débats contre l'air. Contre cette chimère qui m'empoisonne et m'étreint à me donner le sentiment de littéralement étouffer. La peur me contrôle et je me cogne le bras contre la caisse qui est à ma gauche. Mes pieds battent l'air pour repousser l'ombre hostile. Je continue de crier sans m'entendre, de me débattre sans me défendre. Je n'ai pas la portée de ce que je fais ou vis à cet instant... profondément endormie et pourtant profondément terrifiée. Ces terreurs nocturnes dont Eagon avait pris l'habitude de se soucier. Où de sa voix paisible et monotone il tentait de m'apaiser jusqu'à ce que la crise passe...

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Dim 11 Mar 2018 - 11:56

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Elle arrivait à obéir quand elle le voulait. Au moins ça en moins à gérer dans cette pièce. Gardant une main sur l'animal, je la regardais reprendre une posture plus naturelle. Ramenant ses jambes contre elle, Saoryne enfouit son visage derrière ses bras croisés appuyés sur ses genoux. J'eue un rire silencieux en la voyant ainsi alors que j'étais adossé contre une caisse, les jambes détendues, n’exprimant aucune crainte.

Le silence s'installa dans la pièce et bien que je continuais à surveiller la sauvageonne du coin de l'oeil, je sentais le sommeil commencer à me tirailler. En soit, ce n'était pas tous les jours que je pouvais profiter d'une sieste en plein milieu de la journée et personne ici pourrait m'emmerder d'en faire une. Cet instant de paix, bien que superficiel car je ne pouvais dormir sur mes deux oreilles avec elle dans les parages, j'entendis des gémissements et des cris plaintifs venant de l'autre côté de la pièce. Haussant un sourcil, je l'observais s'agiter alors qu'elle ne semblait que rêver. Enfin, cauchemarder serait plus juste.

Je décidais de ne rien faire mais les minutes passaient et cela devait agaçant de l'entendre et de la voir dans cet état. Alors je soupirais, intimant à nouveau à mon chien de rester à sa place d'un geste sec et me dirigea vers elle, glissant contre le mur, à côté d’elle.

Réveille-toi Saoryne.  

Peut-être préférerait-elle rester dans cet état de torpeur si elle me voyait à côté d’elle. Peut-être hurlerait-elle encore une fois et j’en finirai par l’assommer pour jouir du confort de ne plus l’entendre pleurnicher pendant que j’essaierais de déblayer l’entrée de la pièce pour pouvoir sortir.

Jetant une dernière fois un regard en direction de mon chien, je savais que j’allais commettre une erreur en posant ma main sur elle, en apaisant ses angoisses mais cette chose au fond qui se terrait à l’intérieur de mon corps s’imposait à moi comme indispensable. Peut-être que de grands penseurs pourraient expliquer cette faiblesse mais je ne voyais pourtant en elle qu’une marchandise qui n’avait pas été marqué sur mon avant-bras gauche. La tuer m’était impossible. La considérer m’était impossible.

Ma main se posa sur le haut de sa nuque, glissant sous ses cheveux ébène. Il ne suffisait pas seulement d’un simple contact pour que cela fonctionne. Mes yeux se fermèrent pour me focaliser sur le lieu où s’était installé ses peurs. Avec les années, j’avais appris à me libérer de l’espace pour ne me retrouver que dans un grand espace noir où des scènes apparaissaient, des personnes de manière éphémères apparaissaient et disparaissaient si je ne les arrêtais pas au bon moment. Dans cet espace se concentraient toutes les peurs, les souffrances, les angoisses, l’ensemble des émotions que pouvaient ressentir l’autre et celle de Saoryne était dans une telle confusion que je me perdais dedans. J’étais comme en plein jour avec elle et il m’était impossible de les attraper car elles venaient à moi pour m’emporter avec elles.

Alors je criais de me lâcher, je me débattais, tentais de les frapper pour qu’elles s’éloignent de moi. Ces émotions voulaient me tuer. Comment pouvait-elle vivre avec tout cela en elle ? Elles étaient en train de me noyer, de m’engloutir avec elle, je levais une main en l’air pour me sortir de là mais elles avaient réussi à m’ensevelir.

J’étais coincé dans cet espace alors que mon corps dans la pièce était allongé au sol, le regard vide, des larmes roulant sur mon visage et le reste de mon corps pris de soubresauts. C’était une erreur que j’avais commise en la libérant de ses angoisses car cela ne serait que de courtes durée mas je ne savais pas pour combien de temps j’en avais avec les siennes.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 13 Mar 2018 - 16:59



Devil's playground
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Le calme était une notion bien éloignée de mon corps et de mon esprit à cet instant où je me battais contre des ombres chimériques. Je n'avais aucune conscience de ce qui se passait et n'aurais certainement aucun souvenir de ce qui était entrain de se passer, même si les marques des coups que je portais me donneraient un certain nombre d'indices... Je me blessais souvent la nuit. Hormis lorsqu'Eagon était là pour me veiller. Je n'étais pas de tout repos pour lui, bien au contraire. Mais il semblait m'estimer assez pour ne pas m'en tenir rigueur. Bien que parfois sa patience paraisse avoir atteint ses limites, le bâtisseur continuait à vouloir veiller sur moi. Malgré les ragots, malgré le jugement des autres. Je n'étais pas vraiment bien vue à Steros... Mes différences et mon comportement instable en faisaient reculer plus d'un. J'avais conscience que ma place ici ne tenait qu'à un fil. Que je pouvais remercier Leary plus que n'importe qui car elle avait insisté pour que ce camp me laisse une chance. Nous n'étions pas les meilleures amies du monde, pour sûr, mais elle croyait en moi, au fond. Je ne voulais pas la décevoir, ni la faire venir à l'idée qu'elle a eu tord de me faire confiance.

Bien que mes yeux étaient à demi-ouverts, je n'étais pas là. Je n'étais pas là avec lui. Cet homme qui s'était approché pour poser une main sur moi. Non pas par un coup, mais par une attention que je ne lui connaissais guère et dont, consciente, je me serais défendue jusqu'à l'impossible. Mes songes étaient cependant plus persistants que son contact. Je me débattais à le frapper de coups qui paraissaient surhumains à mes muscles mais qui étaient sans doute incapable de lui faire le moindre mal. Un instant se passa où j'eus un vertige, de ceux qui vous font sursauter à manquer de hurler. Mes cris de terreurs s'estompèrent toutefois dans ce saut vers le néant ; comme si ce cauchemar était une épine qu'on venait de retirer de mon pied. Un soulagement, un sentiment de plénitude insoumise se confondant à un nuage de doux coton m'enveloppant. Mes yeux se fermèrent doucement et mes muscles se détendirent. Laissant chacun de mes membres choir. Ma respiration devenait calme, longue, profonde...

Ce n'était pas normal. Bien que ces quelques réflexions me parurent se faire en une fraction de secondes, lorsque j'ouvris les yeux, cela faisait quelques minutes sans doute que Jaxson était allongé au sol. Emprisonné dans son propre corps. Je me redressai et plissai les yeux pour discerner ce qui se passait. Le chien s'inquiétait, aboyait. Mon corps était endoloris mais je me sentais paisible... Que s'était-il passé ? J'étais vraisemblablement perdue ou encore entrain de rêver... Toujours est-il que je m'avançai en glissant sur mes genoux jusqu'à Jaxson. J'ignorais pourquoi je venais à m'inquiéter pour lui, mais je posai une main sur son épaule, l'autre sur sa joue en espérant capter son regard. « Jaxson ? Qu'est-ce qui t'arrive ? » Mes yeux se fronçaient d'incompréhension et d'impuissance. Mon ton était calme, ma voix basse.. j'avais l'impression d'être encore dans mes songes... Seuls les aboiements du chien apeuré me tendaient à croire que non, j'étais bel et bien réveillée. Déboussolée, j'ignorais ce que je pouvais bien faire pour l'aider. Je me contentais d'éviter qu'il ne se blesse.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Jeu 15 Mar 2018 - 14:37

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Me voilà complètement ensevelit sous les angoisses torturées de ma petite sauvageonne. C’était le noir complet autour de moi et je n’entendais plus rien à part le son de ma respiration. Ressentir des émotions à petite dose était plutôt agréable et je les recherchais que cela soit la douleur ou la joie mais ce flot de sentiments imprévisibles avait de quoi rendre fou. Cependant, alors que je pensais tout espoir perdu, une lumière apparaissait au-dessus de moi. Une voix lointaine m’appelait par mon prénom et ce son venait d’en-haut lui aussi.

Je sentais mes armes contre moi, jusque-là absence et je les pris pour me débarrasser de toutes ces horreurs qui m’entouraient aux visages déformés avec ces corps aux formes impossibles. Petit à petit, j’arrivais à me dégager d’elles et ces peurs partaient en courant au fur et à mesure que je donnais des coups de hache, montrant que je leur résistais et que j’étais plus fort. La lumière grandissait au point d’éclairer parfaitement mon espace, me ramenant dans la pièce où nous étions coincées avec Saoryne.

Son visage. Son fut la première chose que je vis. Son visage était au-dessus de moi, je pouvais sentir ses mains sur mon corps. Elle me semblait inquiète et loin de cette petite femme qui hurlait à l’aide une heure plus tôt. Mes yeux brillaient encore des larmes qui continuaient de ruisseler pour disparaître dans mes cheveux alors que je croisais son regard. Elle pouvait y lire les reliquats de peur qui erraient encore en moi. Mon premier réflexe fut d’attraper sa main posée sur ma joue, brusquement. Mais ma poigne ne fut pas constrictive et je ne la forçais pas à ôter sa main. Son contact me paraissant tellement apaisant à côté des horreurs que j’avais ressenti plus tôt.

Mes yeux se fermèrent à ce contact. Ma respiration était rapide comme si j’avais couru pour sauver ma vie. Ce corps qui avait pourtant supporté tant de coups, tant de douleurs semblaient en morceaux à cet instant. Je le sentais encore pris d’assaut par ces tremblements qui s’amenuisaient au fur et à mesure que j’arrivais à reprendre le contrôle de mon être. L’animal aboyait d’inquiétude, n’osant pas se rapprocher et arrivait à me ramener définitivement sur terre.

Je finis par la libérer de ma prise, passant une main lourde sur mes yeux pour les essuyer. Parvenant à me redresser, je me glissais contre le mur, tout en fixant Saoryne.

Comment tu te sens ? Demandai-je autoritaire et avec une froideur obligatoire.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Jeu 15 Mar 2018 - 19:16



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La panique qui ébranle le corps massif de Jaxson veut se faire contagieuse mais j'essaye de prendre sur moi. Mon cœur bat à vive allure aussi fort qu'il peut alors que je tente de faire quelque chose d'utile. D'utile... je ne faisais qu'essayer de le réveiller, de le faire sortir de sa torpeur. Mais c'était loin d'être vraiment utile... Lorsque ses mouvements se firent plus mesurés, moins violents, je me contentai de rester près de lui pour m'assurer qu'il émerge. Pourquoi cet élan d'inquiétude ? Je mettais ça sur le fait que j'avais bien plus peur de son comportement inconscient que de l'homme en question. Que le calmer me permettrait d'être moins effrayée... Mais en réalité, je devais nourrir une certaine empathie. L'idée même suffisait à me donner la nausée, mais je n'étais pas du genre à rester de marbre lorsque quelqu'un était en danger. A contrario, je parvenais à oublier bien des préoccupations quand il s'agissait de me concentrer sur l'état de quelqu'un autre. Même si c'était Jaxson...

Je sursautai lorsqu'à son réveil il prit mon poignet. Il ne me faisait pas mal, mais la surprise avait faire un bon dans le vide à mon cœur essoufflé par ces tumultes. Les aboiements du chien allaient en cessant. Ma main restait près de son visage, emprisonné dans une poigne qui, vu la stature de l'homme, aurait pu me broyer littéralement les os. Peu à peu, Jaxson sembla reprendre ses esprits, me lâchant avant de se redresser lentement. Mon souffle était haletant, mon regard inquiet et apeuré. De légers tremblements me parcouraient à cette proximité donnée. Jaxson alla s'adosser contre le mur le plus proche. Je n'eus qu'à pivoter sur moi-même pour faire à nouveau face à lui. Il me demanda avec un détachement effarant comment je me sentais. Un instant je réfléchis à la question. Hormis l'adrénaline causée par son état à lui, je me sentais étonnamment... bien. « Ç-ça va. Toi par contre... » lançai-je sans oser finir ma phrase. Ma voix était douce, basse, reposée. Je ne comprenais pas ce qui c'était passé. Mes songes étaient toujours agités, mais les légers coups que je ressentais me laissaient croire qu'ils avaient été particulièrement éprouvants. Je ne comprenais toutefois pas pourquoi Jaxson était venu vers moi, pourquoi il s'était retrouvé dans cet état... C'était étrange, cette sensation de ne pas avoir tous les éléments.

Avec hésitation, je me hissai à sa droite pour me poser également contre le mur. Mon regard était évasif, fuyant, et je n'étais assurément pas à l'aise à côté de lui. Mais visiblement, nous allions passer encore bien des heures dans cet abri et nous serions l'un pour l'autre, les seuls soutiens à espérer... « Qu'est-ce que c'était ? » Finis-je par demander, curieuse et inquiète. Je n'avais pas confiance en lui, mais il ne faisait pas de doute que s'il avait réellement souhaité me tuer, il l'aurait déjà fait. De mon côté, je ne vois pas qu'elle menace je pouvais représenter aux yeux de Jaxson. Je le comparais à un animal sauvage tel un ours, et moi une plante verte incapable de faire ou dire quoi que ce soit. Plus passive que jamais... Je détestais cette image que j'avais de moi-même. Une image faussée mais qu'une simple contrariété suffisait à renforcer.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Sam 17 Mar 2018 - 20:15

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Je me remettais doucement de cette agression. Mon cœur reprenait un rythme normal même si j’avais l’impression qu’il cherchait encore à sortir de ma poitrine. Mon regard était encore humide alors que je me remettais dans cette carapace, cette armure fortée par des années d’apprentissage. Les bras ballants, les épaules avachies, je cherchais à cacher mes derniers frissons en me contenant mais la jeune femme avait bien remarqué que quelque chose d’anormal s’était passé. J’étais stupide, elle me faisait faire des choses stupides. Elle n’osait pas me dire que je n’allais pas bien et son hésitation n’apportait qu’un peu plus d’huile sur le feu. Je n’avais rien à dire alors je haussais les épaules, lourdement, poussant un soupir.

Le silence reprit sa place alors que ma petite sauvageonne se posait à mes côtés contre le mur. La crainte de m’approcher semblait s’être évaporée en même temps que ses angoisses. Tournant légèrement la tête vers elle seulement à moitié, je pouvais y voir malgré tout une gêne. Pourtant, Saoryne avait choisi de s’installer à ma droite. La regardant du coin de l’œil, je la sentais perplexe. Elle en vint à me demander ce que c’était. Forcément, elle voulait comprendre comment en un contact, un calme presque enivrant avait réussi à envahir son corps. Et comment en étais-je arrivé à un état léthargique quelques secondes après.

Rien, dis-je froidement, continuant de la fixer du coin de l’œil, ne donnant aucun indice à l'état dans lequel j'étais.

Il ne fallait pas lui montrer que je ressentais quelque chose. Pourtant cette petite femme me faisait peur. Ses émotions me faisaient peur. Faisant un signe à mon chien, l’animal s’approcha en boitant vers nous. Il hésitait à se mettre entre nous mais je savais qu’il avait connu son odeur depuis un bout de temps, cela pourrait l’aider à se familiariser avec ce changement de vie. Avec un autre geste, je l’obligeais à ce qu’il s’installe entre nous. Face à nous, la bête s’allongea tout en nous regardant simultanément. Je lui passais une main sur son crâne encore humide de l’eau versé un peu plus tôt. J’attrapais la main de la jeune femme, malgré une petite résistance, tournant sa paume de main vers son museau pour lui faire sentir cette odeur bien connue. Il releva les babines mais j’émis un grognement et l’animal après quelques secondes d’hésitations lécha la main de ma petite sauvageonne. Puis je lui laissais le choix de l’enlever ou non en la libérant de mon étreinte. Ma tête se posa contre le mur et je fermais les yeux, voyant entre sous mes paupières ses corps immondes cherchaient à m’atteindre malgré mon retour à la réalité.

Je me repose un peu, Sao, et j’essaie, après, de voir pour déblayer l’entrée. J’ai bien peur que la pluie ne s’arrête pas tout de suite.

Un triste constat. Le bruit de la pluie n’avait pas diminué mais les cris, eux, semblaient s’être arrêtés.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Mar 20 Mar 2018 - 18:11



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Les traits peu rassurés, j'observais Jaxson du coin de l'œil. Encore méfiante et embrumée. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait et le fait d'être enfermée dans cet abri avait un aspect anxiogène qui revenait petit à petit. Comme si un repos m'avait été accordé quelques minutes et que la porte donnant sur mes démons s'ouvrait à nouveau, pas à pas. Au moins, j'arrivais à maintenir un certain calme. Surtout compte tenu de la présence de cet homme... À mes interrogations implicites il n'eut qu'un haussement d'épaules en guise de réponse. Je fronçai les sourcils. Mécontente de cette locution mimée, n'osant toutefois pas réitérer la question au risque de m'en ramasser une. L'intimidation restait omniprésente. Il était évident que je n'étais pas à l'aise et ne le serais jamais en sa compagnie. Je ne me sentais d'être assez bien placée pour chercher à m'enquérir de ce qui le rongeait comme mal.

Même si je soupçonnais qu'il n'était pas étranger à ce qui venait de se passer, comme si ça venait de lui, sans pouvoir l'expliquer, je n'insistai pas lorsqu'il répondit que ce qu'il venait de vivre n'était rien. Jaxson ne devait pas être aussi robuste qu'il ne le laissait paraître... Une faiblesse qu'il devait vouloir garder pour lui et dont je n'aurais peut-être pas dû être témoin. Une nouvelle fois, je ne cherchai à insister, échappant mon regard du sien en reposant ma tête contre le mur auquel nous étions tout deux adossés. De toute évidence, Jaxson cachait quelque chose. Je ne pensais pas avoir vraiment envie de savoir quoi... ce n'était pas une question de désintéressement de sa personne, mais plutôt une crainte sous-jacente de lui prêter des émotions et des sentiments qui me forceraient à le voir autrement que comme le monstre que je voyais en lui. C'était plus facile pour moi de le détester et de le méjuger que de chercher à le comprendre. Et cette position paraissait lui aller ; le survivant n'avait pas l'air enclin à ajouter quoi que ce soit de plus.

Alors que le silence régnait en maître, nous accordant de profiter des affres qui ébranlaient l'extérieur et cette pluie qui tombait, tombait, tombait, Jaxson fit approcher son chien. Ce fidèle compagnon l'avait suivi tout ce temps ? Jusqu'à Steros ? L'homme paraissait avoir une bien haute considération pour l'animal. Plus qu'il n'en aurait jamais pour n'importe quel être humain. Étions-nous si indignes de lui ? Si insignifiants à ses yeux pour qu'il ne s'entiche que de ce chien et vienne à vendre impunément d'innocents voyageurs ? Un contraste qui sonnait faux... Je ne considérais pas que la vie des êtres humains avait plus de valeur que celle des animaux, aucunement. Mais lui paraissait mettre la faune au-dessus de l'Homme. Un choix étrange... mais pas si éloigné de son état d'esprit, pensai-je. Il avait l'air incapable de s'attacher à qui que ce soit d'autre. Je ne lui prêtais pas des airs de cœur vide, Jaxson avait l'air d'aimer ce petit être à quatre pattes. Mais dans toute sa prétention et son orgueil, il devait sans doute penser que de toute façon, personne ne méritait ses égards.

De gestes calculés, il fit s'installer son chien entre nous. Malgré les températures fraîches, de l'animal émanait une certaine chaleur. Mes yeux regardèrent le canidé d'un air pensif. Distraite, je sursautai lorsque Jaxson bougea et vint prendre ma main. Je déglutis en le targuant d'un œil perplexe mais suivis le mouvement qu'il m'entraînait à faire. Ma main sous le museau du chien, je fixai mon regard sur ce dernier, appréhendant ce qu'il s'apprêtait à faire. L'animal paraissait sentir ma peur et mon appréhension. Jaxson lui intima un grognement qui sembla le dissuader de me faire le moindre mal. C'est alors que le chien vint me lécher la main. Le geste me surpris mais lorsque Jaxson me lâcha, je n'éloignai pas ma paume de l'animal. L'observant avec une bienveillance naissante. Alors que je m'accordai de caresser le chien, Jaxson déclara qu'il allait se reposer et qu'il tenterait ensuite de déblayer la sortie lorsque la pluie aura cessé de tomber. Je lui portai un regard dubitatif avant de voir que ses paupières se fermaient pour de bon. De longues minutes s'écoulèrent avant que mes paupières ne viennent également à se fermer. Elles étaient lourdes... si lourdes... Le sommeil me prit à nouveau. Sombre mais bien moins agité que la fois précédente. Mes bras se firent ballants et ma tête glissa du mur jusqu'à l'épaule de Jaxson contre laquelle je reposais alors.

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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   Dim 25 Mar 2018 - 15:09

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J’avais pu voir la main de Saoryne rester une fois l’avoir lâchée. Elle vint même caresser l’animal qui, malgré ses airs sauvages, ne pouvait s’empêcher d’apprécier une main bienveillante sur sa tête. Alors quand on s’attaquait à son arrière-train, l’animal devenait fou. Mais je ne m’attardais pas sur cette vue, plus que satisfaisante. Mes paupières lourdes me firent tomber dans un sommeil réparateur. Je sombrais alors dans des rêves ou se liais encore les angoisses de ma petite sauvageonne à mes craintes.

Ouvrant un œil, le sentiment ne plus savoir où j’étais s’effaça rapidement en découvrant la pièce. Je me sentais de nouveau moi-même, loin de tout. Mon chien dormait à côté de moi et je sentais un poids sur mon épaule. Regardant l’origine, je pouvais voir ma petite sauvageonne la tête posée contre moi, son corps étant pris de petit soubresaut mais rien à voir avec la crise de tout à l’heure. Les heures devaient avoir défilé à toute allure car j’avais l’impression qu’il faisait plus sombre dans la pièce. Je regardais la jeune femme encore endormie, le visage caché par quelques mèches rebelles avant de décider de me lever, poussant en premier lieu l’animal avant d’écarter Saoryne. L’envie de la posséder s’était éveillée en moi et je préférais m’en aller plutôt que de céder à mes pulsions. Ce qui n’était pas mon genre habituellement profitant largement et grassement de chaque opportunité, chaque situation. Je ne pouvais la briser encore plus qu’elle ne l’était. Ce bout de femme éveillait en moi des réactions opposées à ce que j’étais car à l’inverse des autres, je ne jouais pas de jeu avec elle. Là où la retenue aurait été un avantage et apprécié avec un autre, elle devenait nécessaire avec elle.

Étirant mes muscles endoloris, je fis quelques pas en direction de la porte de sortie. Une pluie fine continuait à tomber mais je ne prenais pas le risque d’essayer pour voir si elle allait me brûler la peau ou non. Je m’approchais du morceau de bois qui s’était effondrée devant la porte d’entrée. Pas de bruit de l’autre côté, peut-être avaient-ils tous trouvé un lieu pour se protéger. Observant la poutre, j’essayais d’abord de la pousser mais elle semblait être bloqué bien plus en hauteur. Alors je forçais pour la soulever pour arriver à la décaler centimètres par centimètres pour nous permettre d’avoir un accès à la porte et essayer de l’ouvrir. J’avais peur que quelque chose d’autres bloque de l’autre côté mais chaque problème en temps et en heures.

Un mouvement m’indiqua que la jeune femme était réveillée, ou du moins avait bougée. Peut-être était-elle là à me surveiller depuis que je l’avais repoussée avec une certaine douceur pour ne pas la sortir de ses songes ou peut-être avait-elle réussi à dormir quelques minutes de plus...

J’ai vu un peu de nourritures dans une des caisses, grognai-je en posant la poutre, n’ayant pas l’impression d’avoir beaucoup avancé.

Je me reculais pour voir et secouais la tête. Cela allait être long, terriblement long. Me rapprochant de la porte, j’essayais de l’ouvrir en glissant ma main contre la poignée et la porte s’ouvrait mais était, sans surprise, bloquée de l’autre côté. Mais une personne avec ma carrure ne pourrait pas passer, par contre la frêle petite Saoryne pourrait se faufiler. Je doutais qu’elle cherche à ramener des renforts pour me faire sortir de là, surtout si la pluie ne cessait pas.

Si j’arrive à pousser ce morceau suffisamment, tu pourras sortir en te glissant.

Et alors je me remettais au travail sans lui adresser le moindre regard.


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 Sujet: Re: (15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne   

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(15/01/2481) Devil's playground ▬ Jaxyne
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