AccueilAccueil  TumblrTumblr  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Communauté
Φ Soutenez After Dawn !
Φ Nous sommes passés en 2481
Φ Rejoignez les Clans !
Φ Privilégiez les rôles importants
Animations
Φ Les RP libres
Φ Début de l'intrigue !
Φ Profitez de la section RP de groupe
pour proposer vos idées RP

Flash info
MàJ Mise à jour #6 en place, un coup de neuf o/
PROMO Médaillons Soutenez AD sur Bazzart et PRD ! (doubles post interdits)
Intrigue Ne pas lancer de RP dépassant le 14/03/2481





Attendus
Merci de privilégier Helion Steros
évitezles Natifs
Personnages
41 joueurs ◈ 62 personnages
30 Hommes ◈ 32 Femmes
Helion 18 hab.
Reiver 15 hab.
Steros 15 hab.
Extérieur 12 hab.
Intrigue en cours
Φ Tout savoir sur le Chapitre I
Φ S'inscrire aux RP de groupe
Φ Merci de tenir compte du climat
Φ Début de la vague de froid : 17/01/2481
Φ Ne pas RP après le 14/03/2481
En RP

Partagez | 
 

 [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mer 28 Fév 2018 - 17:10


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…

Leur entrave se faisait des plus violentes. J’avais renoncé à me débattre, ma force était tellement insignifiante comparée à leurs mains abruptes de miliciens. Mille et une questions valsaient dans ma tête, me demandant, quel était notre sort à venir. Le pire était à envisager, surtout vu la direction que nous avions l’air de prendre. En même temps, faut pas être cruche pour se douter que la cellule était notre seule destination envisagée. Dans un soupir las, j’envisageais donc que la nuit ne se finirait pas du tout comme prévu. Du coin de l’oeil je regardai Eiv’, les  bras branlant le long de son corps, évanouie sur l’épaule d’un des miliciens.

Quelques minutes plus tôt, la jeune brune avait salué son courage comme jamais je ne l’aurais crue. Ni une ni deux, envoyant valser son avant-bras dans la tête d’un des gardes qui nous avait surprises dans notre tanière. J’avais eu l’espoir, que nous pourrions nous en sortir sans problème, avec l’aide de sa réactivité, et de ma vivacité. Mais les soldats étaient bien trop nombreux pour laisser présager à une fuite possible. Un autre était arrivé par-derrière, sans aucune hésitation, pour l'assommer sur l’arrière de crâne. J’avais crié, ne voulant pas qu’il lui fasse du mal, mais en vain de par une des mains couvrant ma bouche, couvrant ma voix pour ne provoquer aucune alerte.

“Alors, les demoiselles font des virées de nuits?”

Demanda le plus vicieux dans un sourire narquois. Caressant ma joue, comme si la chair fraîche que je représentais le faisait saliver à une horrible idée. Mettant le corps inerte d’Eiven sur son épaule, les deux autres m’attrapèrent chacun un bras, me maintenant fermement pour me faire oublier toute idée de fuite possible.
Donc tout en me débattant, faisant voler mes jambes comme un moulin, mais sans grand succès de toucher une quelconque cible, je lançai d’une voix étouffée.

“Maipff... Je bosse ici !!! On est juste venues voir si un cheval allait bien suite à une blessure !!”

Dans un vieux rire cynique ils m’ignorèrent complètement. Comme si la parole d’une civile, et d’une gamine qui puisest, n’avait absolument pas d’importance à leurs yeux.

“LACHEZ-NOUUUS !!! ”

Une bonne béquille dans la jambe mit un terme à mon appel au secours. Même si au fond j’avais espéré voir Elrych sortir de nulle part, venant à notre rescousse, comme à son habitude. Mais pour ce coup-là, il n’y avait aucun espoir, pour sûr. Les soldats ne retenaient pas leurs coups, aucune gêne à nous blesser, bien au contraire ils avaient l’air d’y prendre un sacré plaisir.

Au bout d’une dizaine de mètres, je m’étais donc enfin calmée, me contentant de les suivre docilement. C’est donc avec effroi que je vis les cellules apparaitre devant nous. L’idée d’y passer la nuit ne me plaisait guère, mais j’avais comme l’impression que les choses ne s’arrêteraient pas à ça.

Jetant Eiven sans aucune douceur contre le sol froid, ils me poussèrent à mon tour dans un geste violent. Atterrissant contre le mur du fond où j’y repris appuis, mon regard se tourna d’abord vers les sauvages qui nous narguaient de l’autre côté des barreaux.

“Passez une bonne nuit les poupées ! On vous rapporte la compagnie ! Amusez-vous bien !"


Leurs rires obscurs me provoquèrent des frissons, qu’est-ce qu’ils entendaient par de la compagnie? Aucune idée, mais je m’attendais au pire. Je me dirigeai alors vers ma colocataire, agenouillée à ses côtés pour lui soulever doucement la tête. Un regard désolé sur mes yeux, suppliant qu’elle ouvre enfin les siens.


©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Jeu 1 Mar 2018 - 3:20



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
TIC. TOC. TIC. TOC. Les aiguilles résonnaient dans la nuit. Allonge sur mon lit j’arrivais pas a trouver le sommeil. TIC. TOC. TIC. TOC. J’essayais de me concentrer sur les aiguilles. Mais ce n’était pas chose aisée. Elle me hantait. Tous les jours. Toutes les nuits. Chaque petite seconde de ma vie était obsédée par elle. Je la voulait. Je voulais serrer son petit coup si fort que son visage deviendrais bleu. Je voulais lui expulser les yeux a la petite cuillère, lui arracher tout espoir. Je  voulais voir son visage se déchirer sous la douleur, son corps se tordre, incapable de se défendre. Je voulais qu’elle ressentes ma haine jusqu’a son dernier souffle. Que sa vie s’échappe dans un tourment d’horreur et de souffrance.

Depuis ces derniers mois, je ne pouvais plus me concentrer que sur elle. Meme si personne n’ose m’en parler, s’il s’ose déjà ouvrir leurs misérables bouche devant moi, je sais bien que mon travail est moins passionne. Je n’arrive plus a me concentrer. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la veux. Je la v-...

Alors que je ruminais infiniment sur mon lit, je n’entendit pas tout de suite le soldat arriver a ma porte. Il était hésitant a parler. Il savait que me caresser du mauvais sens pouvais lui coûter un détour chez le service des soins. Ils apprennent vites ces recrues.
Lentement, je me releva en position assise et attendit de savoir ce que ce jouet faisait a ma porte. Apres quelques secondes de silence, je me levis et commençais a enfiler mon uniforme. Que ce soit pour le punir lui ou un autre, sa venue signifiait bien que j’allais devoir sortir de mon lit.

Je.. Mon sergent, excusez moi de vous déranger en pleine nuit.. J-je... nous avons deux civiles prise en train de fouiner dans les écuries après le couvre feu. Elle se sont montrées hostiles et un de hommes de la patrouille a été assommé.

J'esquis un bref sourire. Deux civiles... Au moins j’aurais de quoi occuper mon insomnie. Je fis un geste de la main signifiant au patrouilleur de sortir de ma vue et fini de m’habiller. Le manque de sommeil me donnait un air cadavérique. Si il était possible de l’etre plus qu’a mon habitude.
Je me mis en route pour les cellules tranquillements, c’est pas comme si on etait presses. Je me demandais bien ce que j’allais pouvoir leur faire. Agression sur un milicien en service… Aucune chance que je laisse cette chance passer. Meme si la passion netait plus aussi forte, je ne peux pas que de temps en temps c’est pas soulageant.

Sur mon chemin je croisais les autres miliciens de la patrouille, les envoyant un a un vaquer a leurs occupations d’un geste ou d’un. Ne vous inquiétez pas, papa s’occupe de tout maintenant. J’adorais la peur que j’inspirais autour de moi. Je me souviens alors que je n'étais qu’une recrue parmi tant d’autre a Helion, tout le monde se permet de vous parler encore et encore, de partager son avis, d’essayer d'avoir des conversations,... juste par qu'il est dans le même pièce. La discution est une perte de temps. Rien que le fait de devoir prononcer des mots est une perte de temps. Avec un geste j’en dit plus qu’un phrase, un regard pourrais en raconter autant qu’un livre, il suffit de connaitre son corps et savoir l’utiliser. Mais maintenant c'est fini tout ça. Personne ne me parle a moins de ne pas avoir le choix.

Je me faufila discrètement vers les cellules, usant de l’obscurité de la nuit pour me dissimuler. J’avais une petite préférence pour les entrées silencieuse. Tel un prédateur tapis dans le noir j’observais mes deux nouveaux jouets.

La première, je la reconnu après quelques secondes ce qui me fis soupirer. Kaenya. La petite poupée de Gentle. Ça peux être divertissant... Il n’y a pas qu’elle et moi ici, les autres patrouilleurs savent qu’on est ici. Je vais devoir faire attention a ne pas laisser de trace… La deuxième civile ressemble a… Non... Ce n'est pas... Si c'est bien elle. Oui. Oui. OUI. OUI! OUI!!! C’est ELLE! ELLE est la. A ma merci. Je n'avais qu'a tendre de bras pour lui terminer sa vie. Cette putain de Eiven Hadler. Je vais pouvoir la découper. La massacrer. Lui briser les jambes, lui… Non. Il ne faut pas que je m'emporte. Le commandant. PUTAIN. LE PUTAIN DE COMMANDANT. Tout ce que je veux, c'est que cette pétasse meurs. Je n’en peux plus de l'avoir dans la tete. Il va falloir garder mon contrôle. Je pris quelques inspirations et lentement j’emergais de l’ombre, faisant claquer mes chaussures a chaque pas, m’arrêtant juste devant la porte de leur cellule, les regardant avec mépris toujours sans gaspiller une goutte de ma salive.
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Jeu 1 Mar 2018 - 10:54




torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Amocher un milicien, ça pouvait vite dégénérer. Pas besoin d'être extralucide pour comprendre que dans "se faire oublier" Goran parlait de ce genre de choses ; de ces élans où même si on se sent menacé, mieux vaut coopérer et plaider sa cause que de frapper et se rendre inévitablement coupable... Comme dans la plupart des situations, j'avais réagi impulsivement sans faire attention aux conséquences que ça engendrerait. En même temps, l'unité de défense et moi, ça avait toujours été plus ou moins la guerre... À part Krymov et ses hommes, ce n'était pas la peine d'en parler.

Alors que l'homme que j'avais mis à terre s'était relevé pour aider ses camarades à nous traîner, j'étais restée dans les vapes sans comprendre ce qui se passait. Bazardée dans une cellule sans la moindre délicatesse, ni la poussière, ni le froid du béton ou l'austérité des lieux ne m'atteignait. Les mains de Kaenya avaient beau me soutenir, mon corps était toujours inerte et abandonné quelques longues minutes. Je finis par émerger non sans un mal de tête atroce... ah oui. Le fameux coup qui m'aura mise hors d'état de nuire. Je n'étais pas très douée au combat, ma semaine d'entraînement ne pouvant faire le poids contre les années pratiquées par les miliciens. Mais je pouvais faire la différence, jouer dans la balance. C'était assez compréhensible que je m'en sois pris une après le tour de force...

Mes paupières se levèrent dans l'obscurité où je discernai les traits contrits de Kaenya. Elle ne devait pas avoir l'habitude de ce genre de finalité. Moi non plus à vrai dire... même si encore récemment j'y avais passé deux horribles nuits mêlant calmants et compagnie d'Hylios pour ne pas littéralement disjoncter, je n'avais pas de cellule à mon nom. Ces lieux je les abhorrais... que ce soient les cellules où les salles d'interrogatoire qui les jonchaient. Même lorsque je venais ici accompagnée du Commandant pour sonder les survivants amenés, j'étais au bord de la crise de panique... Mais là c'était différent.

Kaenya était là.

Merde ! Kae est là ! Je me sentis si mal, culpabilisant à l'idée d'être à l'origine du détour de cette patrouille qui nous avait chopées. Prenant sa main que je serrai pour tenter de la rassurer, je me dis qu'en tant que responsable elle pouvait aspirer à quelques privilèges comme justifier le fait qu'elle soit dehors après le couvre-feu. Même si sans prévenir le sergent responsable de la garde au préalable, ce devait être compromis d'utiliser le travail comme excuse. La cellule grisâtre était bercée par une lumière blanche terne et grésillante. Ce n'étaient pas ces cellules fermées d'une porte qui empêchait même les lumières artificielles de nous donner une impression de vie. Je me redressai doucement en me tournant vers les barreaux serrés qui nous enfermaient. Une sorte de cellule d'observation où nous avions été placées en attendant de rencontrer la personne en charge de la sécurité de cette nuit. Son visage ne me disait rien, il n'avait - à mes yeux - pas de visage. L'effroi se lut dans mon regard lorsque je compris : Wrex. Ce psychopathe dégénéré et déséquilibré qui avait supervisé mes premiers jours à Reiver...

La plupart des miliciens faisaient leur travail, sans poser la moindre question. Comme des automates programmés. C'était leur rôle, leur fonction. Et si la majorité le prenait tel quel, d'autres - comme Asher - y prenaient un tel plaisir que c'en était malsain. Se retrouver entre les mains de telles personnes était terrifiant. J'ignorais que depuis mon arrivée, mes interrogatoires avaient été observés et supervisés par le Commandant, ce qui avait alors empêcher Wrex de laisser libre cours à son imagination. La frustration qu'il ressentait et l'aversion qu'il me portait m'étaient inconnus. Toutefois, ses yeux suffisaient à me laisser comprendre qu'il me désirait morte. Bien qu'il m'effrayait toujours, un autre nom était passé en tête de liste à mon grand damne... Son capitaine. Drake. Ce qu'il m'avait fait était bien plus difficile à encaisser que toutes les tentatives d'atteinte de Wrex à mon égard. Ça ne me rassurait pas pour autant cela dit...

Seul le silence s'autorisait à prendre la parole dans ce croisement de regards qui annonçait la suite et tout ce que ça impliquait de désagréable pour Kaenya et moi. Oserait-il faire quelque chose à une responsable placée sous l'autorité de l'unité d'exploitation sans lui laisser de chance de s'en sortir avec une convocation auprès du capitaine auquel elle était rattachée ? Se permettrait-il de me faire quoi que ce soit avec le risque que Wernher lui tombe dessus dès lors que l'annonce lui sera faite ? J'espérais que le Commandant ait demandé à être prévenu du moindre aller que je pouvais faire en cellule, au même titre qu'il avait exigé de l'équipe médicale d'être prévenu en cas d'admission portant mon nom... Mais j'en doutais fortement. Autant m'éviter des ennuis, il pouvait le faire sans mal, autant quand j'y étais plongée jusqu'au cou, il ne semblait pas bouger le petit doigt. Lorsque le directeur Eil m'avait enfermée pour infraction aux règles, je n'avais pas eu la moindre nouvelle de Goran et pensait qu'il m'avait laissée pourrir dans une cellule pour ne pas contrarier son second. Alors qu'il avait, en réalité, écourté la sanction à sa manière. En attendant, j'allais devoir prendre sur moi et essayer de ne pas énerver Asher plus qu'il n'avait l'air de l'être. Enfin énervé... ce qui était d'autant plus inquiétant c'est que derrière les peintures qu'il arborait, il semblait comblait. Comme un enfant devant le présent qu'il désirait le plus au monde...

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Jeu 1 Mar 2018 - 14:51


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya



Observant ses paupières au moindre signe de mouvement, j’étais là, agenouillée près d’elle. Ne la quittant pas des yeux, tout en m'interrogeant sur notre avenir prochain. A quoi pouvait-on bien s’attendre ? Je ne saurai le dire, mais sûrement au pire vu la réaction des miliciens. Jamais depuis mon arrivée à Reiver, je ne m’étais retrouvée de ce côté-là des barreaux. Triste ironie, que d’y finir, accompagné d’Eiven, au moment même où le dialogue commençait à se faire. Mais il fallait bien avouer que ce n’était pas une surprise, à force de décamper de ma chambre, cela aurait bien fini par arriver tôt ou tard, tant pis pour moi, tant pis pour nous… Au pire des cas, on y resterait un jour, ou deux grand maximum. Elrych entendrait sûrement parler de cette histoire.. Enfin, c’est ce que je croyais.

Ma colocataire finit enfin par sortir de ses profonds songes, doucement je lui relevai la tête. Un léger sourire d'excuse au visage. Peut-être que sans moi, nous ne nous en serions pas là actuellement.. Même si je  savais que je n’avais pas besoin de m’en vouloir.. Que cela ne ferait en rien évoluer les choses. Il fallait juste patienter, espérer que notre sentence ne soit pas si terrible que cela. Lorsque Eiven fut enfin maître de ses esprits, je me reculai doucement, relevant mes genoux au niveau de mon visage, pour y poser ma tête, avec un regard légèrement abattu.

Des pas se firent entendre en échos, des foulées sûres et très proches. Sa dissimulation avait été réussie. On n’aurait pas pu se douter qu’une personne était arrivée de bien loin. Juste là devant la porte de la cellule, je reconnus ses traits. Wrex, ce fameux Wrex. Ce visage qui avait eu le don de hanter certains de mes cauchemars. Trop d’années où je sentais son regard pesant sur moi, comme sur une petite proie que l’on prend le temps de savourer. À Helion, à Reiver, il m’avait suivi partout et je pense que si je n’avais pas eu la protection d’Elrych, je serais bien vite tombée dans ses griffes.
Nombreuses fois, lorsque je vivais encore chez le milicien, je l’avais aperçu, au coin de ma rue. M’observant avec un regard vide, et si intense à la fois. Je n’avais jamais autant eu peur, pas une peur comme celles qui me parcouraient régulièrement, une peur morbide, des frissons qui descendaient jusqu’au plus profonds de mes entrailles. C’était un fantôme, qui me suivait, un fantôme que je n’arrivais à me débarrasser. Pour clôturer la chose, il avait continué sa traque, me rejoignant un an après mon arrivée.

Dans un silence qui lui était propre, bien à lui, il nous parcourait de son regard, celui que je ne connaissais que trop bien. Il n’avait jamais vraiment franchi la limite, peut-être grâce à la protection du capitaine, peut-être, car je n’étais qu’une civile lambda qui servait à quelque chose pour l’avant-poste. En tout cas, jusqu’à maintenant je pensais que c’était suffisant. Honte à moi…

Lorsque le vide profond de son visage cadavéreux se posa sur la brune, je perçus une flamme que je n’avais encore jamais vue chez lui. Une animosité particulière, comme si Eiven révélait d’étrange pensée en lui. Aucuns mots n’arrivèrent à franchir mes lèvres, comme s’il nous avait contaminés avec son silence solitaire. Pourtant je voulais avertir Eiven, lui dire que mon pressentiment n’était pas de bon augure. Mais je restais là, en boule, l’observant d’un air effrayé, essayant d’en laisser le moins paraître possible.



©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Ven 2 Mar 2018 - 21:56



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
Ca aurait put être n’importe qui. Sur les 500 personnes qui vivent dans l’avant poste, ca aurait pu être n’importe qui mais non. Il fallait que ce soient elles. Elles étaient la, allonge le sol mortes de peur et je ne pouvais rien faire. Pas sans conséquences.  

Je les regardais immobile une à une pendant quelques minutes avant de tourner les talon et les laisser derrière moi pourrir dans leur cellules. Il n’y avait pas le feu, elle pouvait bien poireauter là à imaginer toute sortes de horreurs a ma place. J’avais besoin de temps. Si je restais là, la tentation était trop grande et j’allais faire une bêtise. Une bêtise irréparable.

Je partis m’installer dans la salle d’interrogation, non sans envoyer quelques recrues aller chercher les prisonnières, ici je pouvais réfléchir calmement. Les outils de torture, les vieilles taches de sangs, … tout de cette salle s'apaisait. Debout au milieu de la salle, j’attendais.

J’avais beau tourner la situation dans tous les angles, si je touchais à un seul cheveux de Eiven cette nuit ça allait mal finir pour moi. Un jour je l’aurais, mais pas ce soir. Pourtant je ne pouvais pas la laisser filer d’entre mes doigts. C'était une chance unique. Quel dilemme!

Avec Kenya, c'était un peu plus simple, rien que ma présence la rendait mal à l’aise. Elle et moi ca remonte a loin. C’est Gentle qui a tout commencé. Je comprend qu’on me réprimande si je faute, mais me traîner dans la boue sans raison? Je ne pouvais pas. Et comme c'était un sergent, je n’avais pas la possibilité de me venger, pas directement. Et Kaenya apparu, sa petite protégée. Elle m’a permis de bien m’amuser! La traquer, la mettre mal à l’aise, toujours avoir un regard dans le dos. J'étais devenue son ombre. Elle ne pouvais rien rapporter, elle n’osait surement pas, elle était impuissante face a cette peur au coin de son œil. La seule chose qui m'empêchait d’agir était qu’on me réprimande. Elle était toujours sa protégée.

Les recrues ne tardèrent pas à arriver avec les deux civiles. Je fis un geste de la tête en direction des chaises posées devant moi, a environ un mètre et demi l’une de l’autre, les deux me faisant face. Une fois qu’elles furent assises et attachées. Je leurs fis un geste pour indiquer la sorties et les jeunes recrues sortir à vive allure.

C’est partit.

Je leurs tourné le dos et commença à examiner les outils de tortures sur la table derrière moi. Je caressais doucement les outils un à un, parfois les prenant en main pour les sentir en ma possession. Marchant lentement tout autour de la table je leurs fis enfin le don de ma voie.

Bienvenue.”

Je pris une pause dramatique.

Par laquelle de vous deux je vais commencer… ?

Je les regardais une à une, lentement, intensément, avec tous ses outils autour de moi, des millions d'idées sanglantes défilait dans mon esprit. Je pris en main un des petits couteaux et le posa au sol devant les filles. Je fis tourner le couteau sur lui même, comme le fameux je de la bouteille que joue les jeunes adolescents en chaleurs. Le couteau fit quelques tours avant de s'arrêter sur… Kaenya. Je m'accroupi devant elle et lui adressa mon plus beau sourire, avec toutes mes dents et mes grands yeux ouverts.
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Ven 2 Mar 2018 - 23:06




torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Kaenya semble encore plus apeurée, comme si par le passé il l'avait déjà traumatisée. Ça ne m'étonnait qu'à moitié : ce type était un cauchemar sur pieds. Ses yeux, sa façon de se comporter, de nous observer... C'en était malsain. La tension montait dans le silence macabre que le milicien inspirait. Le fait qu'il tourne les talons ne me rassurait pas, mais en même temps je restais confiante : rien de ce que nous avions fait ne justifierait qu'il s'en prenne à nous. Certes... un milicien assommé... il n'allait peut-être pas laisser passer ça comme ça. Mais Wrex n'avait aucune raison de s'en prendre à Kaenya et il devait savoir que s'en prendre à moi pour si peu pourrait lui causer plus d'ennuis qu'autre chose. Wernher appuierait le sermon qui me serait fait sans ménagement aucun, avec cette froideur et ce détachement dont il savait si aisément faire preuve. Mais il ne cautionnerait pas qu'Asher en vienne à m'atteindre physiquement pour cette infraction... En tout cas, je l'espérais. Je n'étais pas à m'en remettre à l'influence que le Commandant pouvait avoir sur la façon dont les gens agissaient avec moi à l'avant-poste, mais je commençais à comprendre les avantages que cela comportait.

Quelques minutes pouvaient nous laisser croire que rien n'arriverait. Pas sans parole. Pas sans avertissement... Je regardai Kaenya avec un air désolé. « Il te fera rien, je le laisserai pas toucher un seul de tes cheveux, quoi qu'il en coûte », dis-je en la serrant contre moi. Elle paraissait si fébrile à l'idée de devoir faire face à ce dégénéré que j'en oubliais mes propres appréhensions. Le silence reprenant place dans la cellule froide et lugubre.

Des gardes ne tardèrent cependant pas à venir nous ouvrir. Fronçant les sourcils, je me relevai avant qu'ils n'osent poser une seule main sur moi. Ce que l'un tenta de faire en saisissant mon bras. Je le dégageai d'un geste brusque. « Me touche pas » J'avançai sans me faire prier. Il accéda à ma requête en se contentant de me pousser légèrement dans le dos pour que je prenne la direction qu'il souhaitait. Le deuxième garde s'occupait de faire sortir Kaenya. Inspire 7 secondes. Expire 8 secondes. Les recommandations du sergent Sherkan résonnaient dans mon esprit à chaque situation délicate ou dangereuse. Même si ça ne suffisait à me sauver, au moins ça me permettait de mieux analyser la situation. Le calme était une arme redoutable que j'apprenais encore... cédant bien vite à mes impulsions.

Le chemin que les gardes nous faisaient prendre ne m'était pas inconnu. Mon cœur accélérait son rythme... j'œuvrais pour le calmer, pour me calmer. Ils ne nous feraient rien. Perplexe, je tentai de jeter un œil sur Kaenya, comme pour capter son attention et la rassurer dans un simple regard. Cela n'avait pas grande valeur, mais je me doutais que la pression lui serait difficilement supportable. Le garde qui m'escortait me dépassa pour ouvrir la porte de la salle où nous étions attendues. Wrex posté au centre, face à lui deux chaises. Inspire 7 secondes. Expire 8 secondes. Sourcils froncés, je le dévisageai amèrement avec cette lueur insolente que l'on me prêtait et qui m'avait déjà coûté bien des ennuis. Je n'y faisais pas particulièrement attention... ne contrôlant pas vraiment ce que l'on pouvait voir dans mes yeux. Je n'entrai pas par moi-même, le garde me prit par le bras. Ce à quoi, cette fois-ci, je ne rechignai guère. Il me força à avancer jusqu'à l'une des chaises et à m'y asseoir. Ce à quoi j'émis une certaine réticence qu'il endigua sans peine. Je ne pouvais pas faire grand chose pour éviter les liens à part m'attirer encore plus de problèmes... Alors j'abdiquai non sans pester intérieurement contre ce garde et Wrex. Kaenya fut installée à celle qui se trouvait à ma droite. Je ne lâchais pas le sbire de Drake du regard. Interdisant à la peur qu'il m'inspirait de prendre le dessus.

Un geste de Wrex suffit à réduire l'assemblée à Kaenya, le détraqué et moi. Je ne comprenais pas ce qui nous attendait, ne savais pas ce qu'il avait en tête... Ne pensant qu'à l'hypothèse selon laquelle il chercherait à nous effrayer. Comme si nous étions deux fillettes à qui on raconterait une histoire de prédateurs tapis dans l'ombre. Il machina ses jouets comme le prémisse d'une scène jouée bien trop de fois devant le même public. Il était à l'aise, dans son élément. Ce qui n'était pas notre cas à nous. Asher se décida à nous parler. Se demandant à haute voix par qui il allait démarrer. J'expirai un soupir désabusé en secourant doucement la tête de gauche à droite. Il ne ferait rien. Notre faute ne justifiait pas les pensées que je lui devinais sans mal... L'animal sanguinaire vint poser un couteau devant nous et se mit à le faire tourner. Ne pouvant nier l'appréhension qui me hurlait de plus en plus que je me fourvoyais : qu'il était loin de chercher à nous punir d'avoir violé le couvre-feu mais plutôt de s'adonner à l'un de ses petits jeux, j'observais avec attention la lame.

Elle tourna, tourna, encore et encore. Jusqu'à ralentir alors que mon cœur s'accélérait. Puis ce dernier se stoppa net. Kaenya. La lame pointait Kaenya. Mes yeux s'écarquillèrent un instant avant de fustiger Wrex qui s'accroupit alors face à elle. « L'approche pas connard ! » Ce genre de moments où il vaudrait mieux pour moi de me focaliser sur ma respiration que sur mes pulsions... « Elle n'a rien à voir avec cette virée nocturne, c'est moi qui l'ai entraîner dehors. Elle n'aurait jamais enfreint les règles alors laissez-la partir et ne vous en prenez qu'à la coupable », annonçai-je sans laisser le choix à Kaenya dont je ne me sentis pas d'affronter la terreur dans le regard.

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Sam 3 Mar 2018 - 17:15


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…


Enveloppé par la pénombre de notre cellule, il nous contemplait dans une grande réflexion des plus effrayantes. Son regard n’exprimait presque rien, ou alors je ne le discernais absolument pas. N’arrivant pas à percevoir s’il était en train de monter un plan machiavélique ou juste s’il était en train de se rendre compte qu’il ne pouvait rien faire sur nous. Eiven avait la protection du commandant, et moi, si un moindre coup venait aux oreilles d’Elrych, il pourrait finir vraiment mal. Donc pour l’instant, j’étais juste, apeurée, essayant de garder mes esprits, le mal ne m’avait pas encore vraiment rongé.. Ce qui ne tarderait à arriver. Mon élan de révolte que j’avais eu auprès des gardes, m’avait complètement abandonné, peut-être que c’était mieux comme ça.

Sans un mot, sans rien dire, comme à son habitude d’ailleurs, il s’en alla tournant les talons, nous laissant un minime espoir que les choses tourneront à notre avantage. Mais au fond de moi, cette boule ne partait pas, au contraire, elle grandissait de plus belle. Je me tournai alors vers Eiven, qui me prit dans ses bras.

“Eiv’, j’le sens mal ! Ce mec, c’est un démon ! Des années qu’il me traque… J’le sens vraiment pas là!”

En prononçant ses mots, la pression me monta, doucement j’enfouis mon visage dans ses cheveux, me rassurant de sa présence. Au fond, je n’avais plus aucune rancoeur envers elle, je savais qu’elle était prête à tout pour nous protéger, elle me l’avait prouvé. Mais j’avais bien peur, que dans cette situation, face à ce monstre, nous n’étions pas en capacité de force.

Des pas approchèrent et cette fois c’était au tour des gardes de se montrer. Chacun d’eux s’empara de nos bras pour nous maintenir bien fermement. Les pulsions de mon coeur commencèrent à s’affoler, donc notre sort n’était pas de terminer la nuit dans cette cellule, Wrex allait agir. Il allait jouer, comme il sait si bien le faire. Sans opposition, j’avançai calmement, docilement, laissant le garde me guider. Je n’étais jamais venu dans ses lieux, et l’atmosphère sordide et lugubre qu’ils dégageaient me provoqua un énorme frisson.  Les bas-fonds de Reiver, l’endroit que personne n’a envie de connaître, de s’y trouver, pour une quelconque raison.

Nous arrivâmes dans une pièce, pas vraiment grande, mais bien plus sordide que celles que j’avais pu voir par mon passé. Une sensation nauséeuse m’empara lorsque je vis la silhouette d’Asher devant nous, nous tournant le dos, à peine éclairé par une faible lumière. Deux chaises au centre de la salle, les recrues nous y installèrent, sans grandes difficultés pour ma part. Je sentais la tension d’Eiven et essayais de m’y raccrocher, gardant un contact avec elle, un espoir, un espoir incertain. Notre bourreau décida enfin à se faire entendre. C’est donc dans une posture presque théâtrale qu’il commença son cinéma.Je m’étais rattachée à l’idée que tout cela n’était qu’un pauvre spectacle, dans l’optique de nous faire bien plus peur que de mal, qu’il n’oserait pas, qu’il n’avait jamais vraiment osé à dépasser les limites.

Caressant des objets, qui me rappelaient ceux utilisés pour parer et former les fers des chevaux, l’homme avait l’air de se délecter à penser à une manière dont il pourrait les utiliser. A priori c’était loin d’être similaire à la mienne. J’avais l’impression de me retrouver dans un mauvais rêve, une scène d’un film d'horreur, bien trop grossière, bien trop fausse. Mais non, c’était bien la réalité, dans un regard apeuré, je cherchai celui d’Eiven, essayant d’y puiser ce calme dont elle faisait part.

Dans un rire presque nauséabond, Asher entreprit de poser un énorme couteau devant nous, pour déterminer laquelle de nous deux allaient avoir la chance d’être son premier jouet. Fixant l’objet, fixant le mouvement régulier et fluide dans le sens des aiguilles d’une montre, je voulais juste que ce cauchemar s'arrête, que le couteau ne désigne aucune de nous deux, et qu’une âme quelconque viendrait à notre secours. Mais c’était trop tard, personne ne savait que nous étions là avec lui, trop tard. La lame me pointa, dans un arrêt net et précis, elle pointa ma direction. Je ne la quittai pas des yeux, évitant de croiser ceux de notre bourreau. Je la fixais comme si l’objet pouvait en rire et se délecter de notre supplice, se délecter de la peur qui régnait en moi.

Mais trop tard, il s’approcha devant moi, m’obligeant à contempler son horrible visage, son hideux sourire parsemé de toutes ses dents de travers. La voix d’Eiven était devenue presque lointaine, je l’entendais riposter, crier,  me défendre, mais elle avait l’air si loin. C’était un brouhaha dans mon cerveau, un festival d’images plus horribles les unes des autres. Je repensais aux cris de ma mère, à son sang, ses entrailles qui gisaient devant moi sans que je puisse agir. À ce moment même, je me disais que ce sort m’était peut-être réservé, qu’il ferait de moi cette bouillie de chair, celle qui hantait mes cauchemars depuis tant d’années.

Je plongeai mon regard dans ses yeux, mon regard des plus suppliants, les larmes incontrôlées perlèrent sur mon visage, aucun son ne voulait sortir de ma gorge, bloqué au fond de mes entrailles. Pourtant je voulais crier, je voulais hurler, que quelqu’un nous entende, nous sorte de cette hallucination, qui n’en était, finalement pas une.


©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Dim 4 Mar 2018 - 14:22



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
J'étais persuadé de l'ennuie de cette nuit. Avec mes deux princesses mes options étaient limités. Je n'avais pas vraiment quoi que ce soit en tête, juste quelques coups de pressions et un peu de frayeurs, rien de trop bruyant. Mais je n'avais pas anticipé cette tournure…

La rage dans la voix de Eiven m'enchantait. J'en voulais plus, il fallait voir à quel point elle aimait son… amie. Je voulais l'entendre crier,  la voir supplier, je voulais  faire de sa nuit un  tourment sans fin.
Sans adresser un regard à mon objet de fixations, je caressait les longs cheveux de Kaenya. J’avais appris avec le temps que plus je me montrais doux, plus ça faisait de l’effet. Nos visages étaient si proches que je pouvais entendre sa respiration. Les larmes coulaient le long de ses joues sans aucun contrôle. Elle semblait comme bloquée, tel une statue. Incapable de parler ou de bouger. Je sortis ma langue et lui lécha ses larmes du côté gauche, du bas en haut, avant de resserrer l’emprise de ma main sur son cuir chevelu. Salé. Lui tirant le crâne vers l'arrière, on pouvait apprécier son joli cou, qui me perdis dans mes pensées un moment... Il me suffisait de ramasser mon couteau et de lui trancher la gorge. Et en quelques minutes elle serait vidée de son sang. La vie était si fragile. Mais cela ne m'apporte rien, une mort rapide n'est pas amusant. Toujours en lui retenant la tête en arrière, je ramassa ma petite lame et me remis en position debout.

Quand on y pense, la pauvre Kaenya n’avait jamais rien fait pour mériter son traitement. Elle était simplement rattachée à la mauvaise personne à chaque fois. Gentle, Eiven, … Elle avait un don pour s’enticher des personnes qui me cherchent des puces. Et ce chien de garde, il a beaucoup de puces. Tellement de puces qu’il ça le démange à le rendre fou, alors faut pas lui en vouloir de mordre.

Je faisais dangereusement glisser la lame autour de la gorge de Kaenya, éraflant par endroits, avant de la rejeter en arrière, la faisant basculer au sol avec sa chaise. Allez Eiven chante moi les mélodies de horreur.
Si je pouvais l’atteindre à travers Kaenya, cela rendait les choses beaucoup plus intéressantes.. Je pourrais assouvir mes envies et lui faire cracher le morceau à cette putain. J’aurais les félicitations du Commandant, et il s’en fichent complètement de la nana de Gentle, parce j'aurais brisé Eiven.

Enfin, je pris mon temps de tourner la tête vers Eiven. Je lui adressa un petit sourire avant d’aller me glisser derrière elle. Lui tenant la chaise dans le dos dans chaque main, je la fit pivoter dans un grincement qui brisait le silence de la pièce, de façon à ce que son champ de vision soit centrée sur son amie.

Fait attention à ce que tu dis avec ta vilaine langue, je risque de te la confisquer…

Lui avais-je murmuré à l’oreille. Je savourais chaque minutes de cette nuit. Chaque regard qu’elle lui lançait, chaque éclat de rage. Je me délectais de toutes ses réactions. Mais il fallait encore plus de réactions. Je devais l'anéantir. Cette nuit.

Je revint auprès de Kaenya pas a pas, faisant dos à Eiven. Si je voulais obtenir quelque chose de concret, il allait falloir les remuer un peu plus. Doucement je défis la braguette de mon uniforme, pris en main mon membre et entreprit d’uriner sur la responsable des écuries. L’odeur de pisse infecta toute la salle. Une fois ma tâche terminée, je remis mon pénis dans mon pantalon et quitta la salle. Il me fallait de nouveaux instruments. Ceux qui sont ici étaient trop… brutaux pour Kaenya. J’avais une toute autre idée en tête….
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Dim 4 Mar 2018 - 15:18




torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Les peurs de Kaenya étaient justifiées. Ce type était un détraqué... je n'en avais pas vu de nombreux, mais il figurait indéniablement dans le top cinq des pires raclures et enfoirés que cette planète ait su faire vivre. Impossible de savoir ce qu'il nous préparait, mais effectivement, ça n'annonçait rien de bon. Bien que je restais persuadée en mon for intérieur qu'il n'attenterait rien contre moi sous peine de voir le Commandant le dépiauter en mille petits morceaux, je n'étais pas confiante pour ce qui était de Kaenya... Le voir la toucher ainsi me donnait la nausée. Je tirais sur mes liens, ceux de mes poignets et de mes chevilles, mais impossible de me défaire de ces cercles de métal qui m'immobilisaient. Son sourire narquois n'eut que mon regard rempli de haine en comité d'accueil.

Sans ménagement, le chien de garde fit basculer la chaise où était installée Kae. Un sursaut à vouloir la rattrapé... amorti par ces liens qui me paralysaient. Me mordant les lèvres pour ne pas le couvrir d'insultes vaines, je m'appliquais à rester calme, au moins en apparence. Il n'imaginait pas ce que Wernher lui réserverait s'il venait à apprendre ce qui se passait cette nuit dans ces cellules... Je trouverai bien un moyen de faire passer ces agissements envers Kaenya comme totalement abusifs. Consciente de ma naïveté, je ne pouvais m'empêcher de croire qu'Asher assurerait assez ses arrières pour qu'au moindre mot au Commandant en vienne à nuire autant à Kaenya qu'à moi... Les mecs comme Wrex, comme Drake, ça me mettait hors de moi : pouvoir en toute impunité abuser des autres, c'était à devenir dingue ! Comment Goran pouvait laisser faire ça ? Comment la situation avait pu dégénérer à ce point ? Reiver n'a jamais eu la réputation d'être un havre de paix, certes, mais tout de même : avec le nombre de personnes intègres qui s'y trouvaient, pourquoi les choses n'évoluaient pas dans un bon sens ? Vers une communauté plus saine, plus viable ? Un avertissement se glissa entre ses lèvres quant aux paroles que je pouvais prononcer et l'hypothèse qu'à trop aiguiser sa patience, je finirais pas en perdre ma langue. Un soupir exaspéré reflétait la colère que je ressentais à cet instant. Ne le quittant pas des yeux, je cherchais un moyen d'épargner Kaenya... le provoquer pour attirer son attention me semblait être une bonne idée, mais Wrex paraissait plus intéressé par la terreur qu'il inspirait à Kaenya.

Continuant à réfléchir sur un moyen de nous extirper de cette situation, mes traits se raidirent de dégoût lorsqu'il vint à uriner sur Kae. Mon cœur flanquait des baffes à ma poitrine et mon envie d'arracher à Asher ses parties génitales remplissait mon esprit... quelle était la supercherie ? Qu'est-ce que les hommes de Reiver avaient avec le fait de pisser à la gueule des gens ? Cette ignominie sur pattes m'écœurait à faire jaillir des souvenirs qui, pour moi, n'étaient pas si lointains que ça. « Sale porc... t'aime t'en prendre à des civiles enchaîner parce qu'à armes égales t'arrive pas à t'en sortir ? Comme c'est pathétique... » Même si je bouillonnais de rage envers ce type, je maintins un ton calme et presque joueur. Voir Kaenya au sol ainsi aspergée me faisait l'effet de lames de rasoir parcourant mon corps. Ne pas pouvoir me lever et en décoller une dizaine dans la gueule d'Asher me faisait vriller... Quoi qu'en même temps, agir avec violence n'allait faire qu'aggraver la situation... Mais si je parvenais à prendre le blâme et faire en sorte que Kaenya soit mise de côté, alors j'aurais en partie gagné. Je ne voulais pas qu'il lui fasse de mal. Ni lui, ni personne. Le contour de mes yeux rougissait de cette humidité qui appelait des larmes que je ne laissais pas sortir. Je n'étais peut-être pas la plus robuste et encore moins la plus froide, mais je n'allais pas le laisser gagner si facilement à sombrer dans la panique...

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Lun 5 Mar 2018 - 21:24


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…

Cette situation me dépassait complètement. Qu’est-ce qu’il cherchait en nous emmenant ici? Nous châtiant d’un mal que nous n’avions pas fait ? À provoquer une quelconque réaction de ma part ou celle de ma complice? Je n’en avais pas la moindre foutue idée. C’était juste une vermine, plus basse que les autres, plus basse que mes anciens démons, ça, j’en étais sûre. Depuis tant d’années il n’avait jamais véritablement concrétisé son harcèlement. Et en huit ans, j’avais réussi à dépasser tout cela. À me reconstruire, peut-être pas au point que je l’aurais voulu, certes, mais j’étais plus cette gamine craintive qu’il fixait avec délice à la sortie du bloc d’Elrych. Je l’avais ignoré, me disant que de toute manière chacun de nous deux avaient mieux à faire, à reconstruire sa vie à Reiver. Mais alors, pourquoi maintenant, pourquoi avec Eiven ? L’idée que cela était dédié pour elle, pour l’atteindre d’une autre façon, me traversa l’esprit. Je ne voyais aucune autre raison, sinon il ne se délecterait pas de son supplice, de voir la rage grandir dans ses yeux. Je n’étais pas en posture de lui glisser quelques mots, voulant lui dire qu’il fallait qu’elle ignore tout actes qu’il ferait envers moi, qu’elle montre que cela ne l’atteignait presque pas, je ne voyais que cette solution. Mais je ne pouvais pas, son visage trop près, son rire nauséabond, ses yeux globuleux, me pétrifiaient.


L’acier froid de la lame glissait durement sur ma jugulaire, parcourant ma gorge doucement, il alternait la pression pour me griffer légèrement, sans vraiment laisser de marque. De toute manière, j’étais persuadée qu’il ne me ferait aucune trace visible, trop peur qu’Elrych ou quelqu’un d’autre le remarque, trop peur pour sa propre peau. C’était qu’un putain de bousier, un mange merde qui savait tellement jouer du rôle qu’il s'était construit. Mais dans l’état actuel où je me trouvais, j’étais incapable de l’en accuser. Tout ce qu’il avait fait resurgir, des images que j’avais tant eues de mal à enfouir, à oublier de ma mémoire, elles étaient là, me paralysant, m’obligeant à les revoirs, devant moi, comme s’ils étaient là pour partager ma souffrance.  D’un coup sec, je volai vers l’arrière, ma chaise tombant les quatre fers en l’air, ma tête heurta le sol dans ma chute, ce qui me provoqua un déboussolement passager. Quelques secondes pour reprendre mes esprits et une idée me vint, une idée sûrement stupide, mais je n’avais plus rien à perdre, je crois. Forçant de toutes mes forces sur le métal qui enserrait mes poignées, je les sentais humide, je sentais qu’ils étaient à vif, saignant à force d’essayer de m’en libérer. S’il ne voulait pas me faire de marques, alors je m’en ferais moi-même, peut-être que je pourrais utiliser ses blessures contre lui. Peut-être pas.

Quelques pas vers Eiven me firent reprendre mon souffle, continuant à forcer, même si c’était en vain. J’essayais de me calmer, de respirer, d’atteindre des idées un peu plus claires, un peu moins obscures. Je n’entendis pas les quelques mots qui lui susurra à l’oreille, me doutant du pire, cherchant juste à oublier ses flashs qui se voulaient plus rapides, plus présents. Ils m’enracinaient dans leurs horreurs, m’imaginant le pire de la part de Wrex, et en effet, la monstruosité arrivait.
Revenant vers moi, me jugeant de toute sa hauteur, il commença par défaire son pantalon pour sortir son membre, je ne le regardais pas, je ne voulais pas voir cette ignobilité devant moi, qui me narguait. Et le voilà, qu’il commença à m’uriner dessus, dans un sourire des plus satisfaisants. Il en prenait un énorme plaisir.

Je me débattais du plus que je le pouvais, gigotant dans tous les sens, scellant mes yeux et ma bouche pour qu’aucun liquide ne pénètre par mes orifices.  La voix d’Eiven vint à mes oreilles, même si j’avais l’impression qu’elle était à un lieu de moi, je sentais sa force et sa rage tout près de moi.

“C’est ce qu’il cherche… Ne réagit pas.. Il arrêtera…”

Mais comment dire cela dans une telle situation, je rêvais juste qu’elle se lève et qu’elle fasse de lui un immaculé. Je rêvais qu’elle le lui arrache et qu’il saigne, qu’il se vide de son sang, lui amputant ce qui faisait de lui un homme.  Je me noyais dans cette odeur atroce, me disant qu’elle ne me quitterait, au grand jamais, qu’elle me suivrait jusqu’à la fin de ma vie, m’obligeant à repenser à ce moment, encore pour bien longtemps. Un sanglot, non, bien plus, des larmoiements jaillissaient de mes yeux, dans un sanglot, je hoquetai en tremblant.

“En.. Enflure, t’es qu’un putain… de monstre !”

Je voulais juste que tout s’arrête, qu’il cesse ce jeu, tellement stupide. Je voulais enlever cette substance répugnante de mon corps, de mon visage. Comment en est-on arrivé à un tel point ? L’impression que j’avais de moi, gisant sur le sol comme une enveloppe salit, comme une jeune fille souillée, je n’aurais jamais pensé un jour ça de moi, jamais.



©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 6 Mar 2018 - 0:12



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
J'ignorait les remarques des deux filles et continua ma sortie. Avec toutes ces larmes et cris, j'arrivais a peine a contenir ma bonne humeurs. Quelle tournure! Il n'y a même pas une heure j’étais encore dans mon bloc a attendre que la nuit passe et maintenant, je risque de savourer un de mes rêves les plus fous. Je savais ce qu'il me restait a faire. Le seul moyen de la briser était de tuer Kaenya.

Plus j'y pensais, moins je voyais d'autre alternatives. Elle n’était pas très importante dans la survie du camp, n'importe qui peux prendre son job. Meme Eiven, ce serait d'autant plus marrent si elle était assignée aux écuries. La ou son amie est morte. A cause d'elle. Je laissais échapper un gloussement rien qu'a cette idée.
Le seul problème restait Elrych... Il viendra en force si sa choupinette disparaissait. A moins que... Mais oui!

Je pressa un peu le pas a travers les divers blocs de la Milice. Je ne voulais pas rater une miette de mon spectacle, les commentaire de l’audience étaient des plus délectables. En fouillant un peu dénicha le matériel dont j'avais besoin. Un sceau. C’était aussi simple que ça. Je le remplis d'eau et repris ma route vers la salle d'interrogatoire.

" Je vous ai manqué? "

Dis-je en entrant. Je mis le sceau au sol, proche de la ou se situait Kaenya. Je me délectais de ce spectacle. Mais j'avais une mission a remplir. Sinon tout cela allait vraiment mal finir pour tout le monde dans cette salle, moi y compris. Il fallait que Eiven lâche quelque chose, rien qu'une information et ça en vaudrais la peine. Si j'arrivais a lui faire avouer ce qu'elle cache, alors tout cela sera même récompense.

" Eiven Hadler. "

Commença-je avec de prendre une petite pause.

" Je crois qu'il est temps de cracher le morceau. "

Je me dirigea de nouveau vers ma table a outil, cette fois je savais exactement ce que je voulais. Ce petit bijou que Bishop m'a fabrique, un objet unique avec un but bien précis, un vrai talent ce mec. Je pris en main l’instrument, assez petit. C’était une attache a placer autour de la tete, avec des petites pinces de chaque cotes qui permettait de retenir les paupieres ouvertes. Impossible de rater une seule seconde. Bien sure, c'etait pour Eiven.

Je revint vers elle, l'appareil en main. et me glissa dans son dos. Cette fois il fallait que les deux entendes alors je pris une voix un peu plus forte.

" Il va falloir me donner quelque chose si tu ne veux pas que ça empire. Il parait que t'as de pouvoirs magiques? Regarde La pauvre Kaenya. Elle souffre a cause de toi. Souviens t'en. Avant qu'il soit trop tard..."

Sur ce, je lui passa l'appareil autour de la tete et contourna la chaise pour faire face a ma victime. Lavoir aussi proche de moi me donnait des frissons, j'avais envie de l’étrangler jusqu’à ce que ses yeux sautent de leurs orbites mais je me retint, je lui attacha les paupières avec précaution tout en étant ferme. Il ne fallait pas qu'elle bouge trop, je risquerais le lui crever l’œil par accident.
Une fois ma spectatrice en position, je lui donna une petite tape approbative sur la tete et retourna me concentrer sur Kaenya.

Je n'avais plus le choix. J'avais laisser mes émotions prendre le dessus un moment et je l'avais déjà commencée. Si je m’arrêtais maintenant, je n'avais aucune explications. Meme si je doute que cette peureuse irait raconter quoi que ce soit. C'est a ce moment que je remarquais un détail pas si insignifiant. Ses poignets commençait a rougir, irrite par le frottement contre ses liens. Sale petite peste. Je déferla sur la blonde et attrapa les deux bras de la chaise, la remontant en position assise d'un cou sec. Elle était toute proche de moi a nouveau, l'urine dégoulinant sur elle. Je fit mine de reculer en me bouchant le nez.

" Personne t'as appris a te laver crasseuse? "

Intérieurement je riais aux éclats. C’était vraiment gamin.. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Je me permis de détacher Kaenya, elle n'avait pas besoin de la chaise. plus maintenant. Elle pouvais se débattre tant qu'elle le voulait, elle n'aurait jamais le dessus sur un Milicien entraîné depuis 20 ans et puis c'est pas comme si elle pouvais me faire "mal". Je la tenais par l’arrière du cou et la força a s'accroupir devant le sceau. Le regard braque sur Eiven j'attendais, ignorant complètement Kaenya sous mon emprise.

" Alors? "
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 6 Mar 2018 - 12:02

HRP :
 



torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Kaenya n'avait aucune chance de se débattre, aucune chance de se défendre. Et j'étais toute aussi impuissante qu'elle... L'odeur de l'urine agressait mon odorat, me ramenant quelques jours en arrière où j'étais plus ou moins à sa place. Je voulais parvenir à me dire que tout ceci ne signifiait rien, que peu importait ce qu'il faisait, il ne la dégradait pas. Mais c'était impossible. Je ne pouvais pas nier l'impact que ça avait, l'impact que ça renvoyait. Être spectatrice de ça me rendait malade... Incapable de faire quoi que ce soit, mon sang bourdonnait de colère dans mes tempes. Asher restait impassible, parti bien trop loin dans son délire et ses rêveries. Je lus cependant dans son regard un éclair de lucidité. Pas de cette lucidité qui le rendrait raisonnable et le ferait nous ramener dans nos cellules avant que qui que ce soit ne s'inquiète de notre sort. Celle où il devait avoir trouvé un moyen de nous causer du tord sans que rien ne lui soit reprocher ensuite.

Soudainement, Wrex quitta la pièce où nous nous trouvions. Intriguée par sa démarche assurée qui ne me disait rien qui vaille, j'attendis qu'il soit hors de notre portée pour m'inquiéter de l'état de Kaenya. « Kae, tu tiens le coup ? » Lui demandai-je, un soupçon de détresse dans la voix que je ne parvenais à masquer comme je l'aurais souhaiter. « Je... je crois qu'il cherche juste à t'atteindre, il n'avait jamais fait ça envers moi avant... » parvint-elle à balbutier. M'atteindre ? Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas l'idée ni ce dont elle parlait. « Comment ça avant ? » L'avait-il déjà torturée ? Elle m'expliqua rapidement que cela faisait plusieurs années qu'il la traquait. Un jeu qui paraissait la traumatiser et le délecter... La peur, c'était ce qui le faisait bander visiblement. « Je vois pas pourquoi il chercherait à m'atteindre, j'lui ai rien fait à ce type ! C'est juste un dégénéré ! » Lançai-je à Kaenya en ne comprenant toujours pas ce qu'il pouvait me vouloir à moi. J'étais plus dans ses papiers depuis que Goran m'avait prise sous son aile et fait sortir de cellule ! Mais... si c'était ça ? Si justement Asher était frustré d'avoir vu l'un de ses jouets lui être confisqué ? Je n'étais pas un très bonne psychologue et le connaissais bien trop peu pour l'affirmer, cependant au vu de son comportement, ça avait l'air de se tenir...

Kaenya m'assura qu'il devait chercher quelque chose, qu'elle ignorait quoi, mais qu'il cherchait à obtenir quelque chose sans l'ombre d'un doute. Je plissai les yeux, courbant mes lèvres en les mordillant. Et si tout ce qu'allait subir Kae serait par ma faute ? Que le hasard nous avait mises dans une chambre commune pour que cette pauvre femme subisse les ricochets de ma malchance et le malheur que je semblais attirer à chacun de mes pas ? Si tout ceci était de ma faute... Non, ça ne pouvait être possible... « Il a rien à chercher ! Il a rien à trouver ! Cet enfoiré ne fait que s'amuser... j'veux pas qu'il continue... j'veux pas qu'il te fasse de mal... il doit bien y avoir quelque chose à faire non ? » Demandai-je en vain, consciente que ligotées ainsi nous n'avions rien, absolument rien pour nous échapper. Kaenya en vint à m'expliquer que c'est de mes réactions dont il avait l'air de se repaître, qu'il ne fallait pas que je lui montre que ce qu'il pouvait lui faire à elle pouvait m'atteindre moi. « Tu veux que je le laisse faire ?! Que j'accepte qu'il te fasse endurer tout ça sans broncher ? J-je... c'est... fait chier !! Pestai-je en forçant sur mes liens comme s'ils pouvaient s'écarter par ce geste brusque. Cet enfoiré le payera d'une manière ou d'une autre... il a pas à nous faire ça juste par plaisir... On doit bien pouvoir faire intervenir un capitaine au moins ? Ne serait-ce qu'un autre sergent... n'importe qui de censé verra qu'il abuse de sa position et qu'il n'a pas à nous faire ça ! » Mais en pleine nuit, en pleine faute, personne ne viendrait nous chercher... Pourtant tout ce qui habitait mon esprit à cet instant c'était le visage de Goran. Sa voix tonnante qui, même si c'était pour m'engueuler, m'emplirait d'une félicité salvatrice...

Laisser Kaenya souffrir aussi impunément, ça me donnait la nausée... Mes lèvres tremblaient de cette incapacité à me résigner. J'avais beau les mordre, je les sentais encore bouger. Kae me confia qu'il n'y avait pas beaucoup de solutions face à l'impasse dans laquelle nous nous trouvions. Elle voulait tabler sur le fait que si ça ne me touchait pas, il se lasserait et stopperait son jeu malsain. « Tu... tu crois qu'on peut en parler à qui ? Sherkan ? Tu le connais bien non ? » Dit-elle en dernier recourt. Je gardai la bouche entre-ouverte, interloquée par cette mention. En effet on s'entendait bien... mais j'ignorais que cette amitié était perceptible par les autres. Et s'ils savaient ? Et si d'autres savaient ? Mes joues se teintèrent légèrement de rose. « Elrych ? Enchaîna-t-elle en éliminant mes pensées paranos. Je sais pas si c'est judicieux... Putain d'enflure ! Comment un mec comme lui peut avoir autant de pouvoir, je voudrais qu'il crève... » Pesta la jeune femme avec raison. « J'ai peur que le jeu laisse place à pire si on vient à dire quoi que ce soit sans qu'ils soient là pour juger... je pourrais peut-être voir avec Wernher mais... » Des pas s'approchaient, ma voix se tut et mon visage se tourna vers l'entrée d'Asher. « Je vous ai manqué ? » Je me retins de lui cracher à la gueule.

Il avait un sceau d'eau à la main - enfin ce que je supposais être de l'eau - qu'il vint poser près de Kaenya. Un frisson d'effroi me parcouru l'échine à entendre mon nom être prononcé par sa voix. Il annonça qu'il était temps de parler. Je ne voyais pas de quoi il était question et le regardais d'un œil dubitatif. Il sélectionna un instrument de sa panoplie et revint vers moi. Je me redressai sur la chaise, jurant qu'à la moindre opportunité je lui enverrai un coup de tête dans la poire. Mais il se plaça dans mon dos, annonçant que je devrais lui donner quelque chose pour éviter que les choses ne viennent à s'aggraver. « Il parait que t'as de pouvoirs magiques ? Regarde La pauvre Kaenya. Elle souffre à cause de toi. Souviens t'en. Avant qu'il soit trop tard... » Des pouvoirs magiques ? Quoi ? Kaenya avait raison, il cherchait à m'atteindre à travers elle. Mais il me ramenait également trois mois en arrière où les miliciens cherchaient à savoir si j'étais une native évoluée ou non. Ma respiration sursauta à cette évocation et c'est un regard désolé que je fixais Kaenya. Je tressaillis à sentir le métal froid venir se poser sur ma tête. « Qu'est-ce que tu fais ?! » M'offusquai-je en voulant me défaire de ce truc. Il maintient ma tête fixe et je vis les pinces si près de mes yeux. Impossible de bouger sans m'en crever un... Il plaça ce dispositif sur mes paupières, les maintenant ainsi ouvertes de force. Ce pourri prenait son pied... me tapotant le sommet de la tête comme s'il me félicitait d'être restée sage. Ne pas réagir... le laisser seul dans son délire... Comment allais-je pouvoir supporter ça ?!

Asher retourna vers Kaenya. La relevant brusquement en la targuant d'une remarque désobligeante sur l'odeur qu'elle lui devait. Il retira finalement ses poignets des armatures qui la maintenaient sur la chaise, ainsi que les entraves qui condamnaient ses chevilles. Si seulement j'avais été à sa place... Ce mec serait déjà à terre à pleurer pour que sa mère vienne le chercher. Mon cœur battait fort, mes doigts s'accrochaient aux accoudoirs alors que la pression me montait. Mes yeux commençaient déjà à me piquer... Wrex plaça Kae à genoux devant le sceau d'eau. Il allait la noyer. Petit à petit, jusqu'à ce que je lui donne ce qu'il veut. « Je vois pas qui serait assez con pour donner de la valeur à des paroles obtenues par la torture, physique ou psychologique... Ni comment des gens peuvent être assez abrutis pour croire qu'il existe des personnes ayant des pouvoirs magiques putain ! Si j'te dis que je peux faire apparaître un lapin ça te va enfoiré ?! » J'essayais de me contenir mais je n'y parvenais pas... Je frémissais de peur à l'idée de ce que Kaenya allait subir par ma faute. Et je ne pourrais pas détourner les yeux, je ne pourrais pas ignorer ce qu'il lui fait... « J'ai pas de pouvoir magique alors arrête ça !!! » Lui criai-je alors que je sentais déjà les larmes venir humidifier mes yeux brûlant.

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 6 Mar 2018 - 17:07


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…


Brisée, une seconde fois, j’avais l’impression que mon coeur, mon cerveau, toute mon âme même, se décomposaient en petits morceaux. Cet homme, cette abjection de la nature n’aurait jamais dû exister. Je ne comprends pas comment il a pu se développer comme ça, sans coeur, sans aucune conscience. Merde à la fin, on a tous eu des problèmes dans notre passé, en quoi il était au-dessus des autres pour se défouler comme ça sur nous, sur moi ? Il ne méritait qu’une chose, c’était de finir dans le désert dévoré par une bande de féroce Sabre à grandes dents. Et encore, je ne suis même pas sûre qu’il souffrirait assez, la rage qui me brûlait, désirait tant qu’il endure la même peine qu’il m’offrait, avec tant de grâce. Finalement, je me découvrais autrement, il y a quelques années, je n'aurais même pas été dans la mesure de réfléchir, alors que là, il attisait un feu en moi, un feu qu’il fallait juste que j’apprenne à utiliser à mon escient. Mais pour l’instant je ne pensais qu’à cette odeur de pisse qui me recouvrait, que me donnait envie de vomir. Putain de nausée, si je ne me retenais pas, je crois que j’aurais lancé un énorme pavé devant moi.

D’un pas vif, mon tortionnaire quitta la salle, me laissant quelques instants de répit avec mon amie. Les bruits de ses pas s’éloignèrent, indiquant qu’il n’était plus à portée de voix. Je me retournai sur moi-même, essayant de ravaler ma flottées de larmes, pour pouvoir regarder Eiven d’un regard, que j’évitais d’être suppliant. D’un ton doux et conciliant elle me demanda mon état, sans n’y répondre vraiment, je m’enpressai de lui dire les quelques mots qui n’avait pas réussit à franchir mes lèvres quelques instants auparavant. Avant ? Les images de son visage narquois, masqué par l’ombre des blocs de miliciens d’Helion me revinrent, son horrible sourire tirant son visage.

“Des années qu’il me guette.. Mais il n’avait jamais touché à un de mes cheveux, jamais… Je ne comprends pas pourquoi, maintenant, pourquoi avec toi.. “

Elle ne comprenait pas, ne voyant pas la raison de s’en prendre à elle. À  vrai dire, je ne comprenais pas moi non plus. Il ne la connaissait pas, en tout cas pas vraiment, et moi non plus. Enfin du moins je ne connaissais pas son passé, mais cela m’était bien égal, chacun à ses propres démons à combattre. Mais là, en l'occurrence, nous en avions un en commun.
J’entendais sa voix, la haine qu’il y avait, qui me réconfortait presque, me ressaisissant pour ne pas me laisser emporter par le désespoir. Je puisais un peu de sa force, pour lui répondre dans un tremblement, ma voix n’était pas claire, mais j’y mettais de la conviction.

" il cherche à te faire réagir... j'en peux plus, c'est sûr... il me fait tellement penser à mon passé...Mais... mais je ne vois qu'un moyen, il ne faut pas que tu montres que ça te touche! C'est ce qu'il cherche ! C'est ça qui le délecte Eiv ! "

Mon regard alarmant était posé sur elle, la suppliant presque d’agir contre sa nature. D’agir comme lui, sans sentiment, oubliant toute pitié envers moi. C’était beaucoup plus simple à dire qu’à faire, j’en étais consciente, même pour moi, lui demander ça, ne me réjouissais guère.

"Tu veux que je le laisse faire ?! Que j'accepte qu'il te fasse endurer tout ça sans broncher ? J-je... c'est... fait chier !! Cet enfoiré le payera d'une manière ou d'une autre... il a pas à nous faire ça juste par plaisir... On doit bien pouvoir faire intervenir un capitaine au moins ? Ne serait-ce qu'un autre sergent... n'importe qui de sensée verra qu'il abuse de sa position et qu'il n'a pas à nous faire ça !"

Je la voyais gigoter, comme si son courroie allait se défaire grâce à sa rage, comme si à la force de ses paroles elle pourrait nous délivrer.Un espoir que j’aurais voulu croire.. Mais en vain.

" je ne vois pas autre chose... a moins que tu es réussir à te délivrer... s'il voit que ça ne te touche pas, il arrêtera peut être ? Je crois que tu as raison.. Il ne faudra pas laisser passer ça.. mais je ne sais pas si j'en aurai la force Eiv'... tu.. tu crois qu'on peut en parler à qui ? Sherkan ? Tu le connais bien non ? Elrych ? Je ne sais pas si c'est judicieux.. Putain d'enflure !! Comment un mec comme lui peut avoir autant de pouvoir, je voudrais qu'il crève..."

La fin de ma phrase s’enveloppa dans ma peur, parcourue de frisson que je n’arrivais à contrôler. Eiven m’indiqua que ce n’était peut-être pas judicieux, c’est alors que mes sanglots reprirent, comme si notre peine était vouée à ne jamais finir. Des pas, ses pas, se firent entendre, pour laisser place à son odieuse voix. J’étais dos à lui, m’imaginant juste ce qu’il avait bien pu aller chercher pour continuer son adage. M’attendant au pire, je fermai les yeux pour essayer de reprendre mon souffle, pour reprendre mes esprits. Je ne voulais pas sangloter devant lui, je voulais montrer que j’étais plus forte que j’en avais l’air. L’entendant posé du métal sur la table, je vis également un sceau à côté de moi. Putain, mais qu’est-ce qu’il foutait ? J’espère que le karma se retourna contre toi connard, et pas qu’un peu.. Doucement, je respirais pour atténuer les battements de mon coeur contre ma poitrine, continuant à forcer sur mes liens pour amplifier mes marques… D’un rire cynique il commença à déblatérer sur d’éventuel pouvoirs magiques. Mais de quoi il parle là? Je ne comprenais vraiment plus rien.. C’est vrai que j’avais entendu par le passé, que certains natifs avaient des dons particuliers. Mais pas Eiven non? Je l’aurai su en vivant avec elle ? En tout cas, c’est ce que je croyais.


Rouvrant les yeux, je le vis poser un objet des plus étranges sur le visage de mon amie. Non mais qui est-ce qui peut inventer des trucs comme ça ? Faut être vraiment tordu pour cautionner une telle torture. N’importe qui que ce soit, je le détestais pour avoir aidé Asher dans son idée. Voyant ses yeux écarquillés par les bouts de métal. En tout cas, cela compliquerait bien les choses pour ne pas faire réagir Eiven, je ne sais pas si elle en serait capable, si moi, je serais capable de ne pas supplier. Continuant son petit numéro, il m’approcha, gardant ce vieux rictus aux lèvres. Brusquement, il m’empoigna par les bras pour me relever sur ma chaise, son visage était si près de moi, il me dégoûtait, m’écoeurait. Sa réflexion était de trop, donc sans réfléchir je lui crachai un énorme mollard à la gueule, sans aucune hésitation, que je finirais sûrement par payer.  Au moment où il me détacha de la chaise, de toutes mes forces j’essayais de me débattre, même si c’était une idée vaine. Je sentis son contact sur ma nuque, et en faisant mouliner mes bras sur lui je tentai de le griffer, de lui arracher sa peau de toute mon ardeur. Mais il n’avait aucune réaction, aucune. Me forçant à m’incliner près du fameux seau. Je m’attendais au pire...


©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 13 Mar 2018 - 2:19



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
Pas de surprise, Eiven n’allait pas lâcher le morceau si facilement. Elle ne l'avait pas fait lors de notre première séance, il y a trois mois. Par contre je n’aurais jamais imaginé que Kaenya ait encore la force de se battre. Sérieusement, après 10 ans on pense connaître une personne mais on peut toujours être surpris! Entre son énorme crachat et ses tentatives de se libérer de mon emprise, je suis impressionné. Je pensais vraiment qu'à ce stade elle ne serait plus qu’une poupée molle remplis de désespoir. Enfin, je vais pas me plaindre d’un peu d’action. J'essuyais mon visage de ma main libre et lui susurra ces quelques mots...

" Tu devrais vraiment mieux choisir tes amis… "

Sur ce, je lui plongea la tête dans le seau de toute mes forces, usant de mes deux mains cette fois ci. La hargne quand on sent sa vie en danger est bien plus puissante que la personne elle même, c’est bien connu dans cette salle.
1… 2… 3… 4 secondes! Je lui tira la crinière vers le haut, sans vraiment forcer vu qu’elle luttait pour sortir du sceau. J'attendit un peu et répéta l'opération plusieurs fois. 1… 2… 3… 4 secondes! 1… 2… 3… 4 secondes! 1… 2… 3… 4 secondes! 1… 2… 3… 4 secondes! Un fois qu’elle avait du mal à reprendre son souffle, je la laissa tomber par terre et retourna auprès de Eiven.

" Qu’est ce qui fait plus mal? Kaenya ou tes yeux? "

Je ne pus m'empêcher de rire. Une double torture mesdames et messieurs ! Oui Ven me l’avait bien répète que mon petit jouet pouvais rendre aveugle. Il fallait que les yeux du prisonnier reste humidifiés à intervalles régulières. Je sortit un petit flacon de ma poche, lui pris le menton d’une main et de l’autre lui administra quelques gouttes d’eau dans les yeux.

" J’attend le lapin Eiven. "

Non je ne suis pas idiot, bien sure que ce n’est pas ça. Mais elle avait un lapin magique bien à elle, c'était juste pas un lapin. Et même si ce n’était pas ça, si elle était totalement ordinaire, elle cachait quelque chose, c'était obligé. Il n’y a pas de fumée sans feu comme on dit et puis... on a toute la nuit.
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 13 Mar 2018 - 17:22




torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Elle aurait beau tenter de tout faire pour s'échapper, ça ne changerait rien. Il la rattraperait. Kaenya avait raison. Son seul but était de lui faire du mal pour m'atteindre moi. Car Wrex n'était pas fou... il savait que si le moindre mal m'était fait et que le Commandant s'en voyait être informé, il en serait fini d'Asher Wrex. Peu importe sa place auprès de Drake. Après ce qui m'était arrivé il y a quelques jours, je savais que Goran ne ferait aucun cadeau à qui que ce soit. Et le cas d'Asher ne ferait pas exception à la règle... Je songeais à comment m'y prendre. Comment faire payer tout ceci à Wrex sans avoir à en subir les répercussions ; pour moi comme pour Kaenya.

Je savais ce qu'il allait faire. J'avais été à la place de Kae. Une, deux, trois, quatre secondes. Plongée sous l'eau. Une fois ça allait. Deux fois, on parvenait à prendre une inspiration assez longue pour tenir. Trois fois, on essayait de la prendre, cette inspiration. Mais l'eau s'approche bien trop vite. Quatre fois... on perd son souffle. Cinq fois, on a l'impression de se noyer même en remontant à la surface. Mais on n'en mourrait pas et l'eau ne causait pas tant de séquelle. Le manque d'oxygène le faisait. Cependant, il ne pouvait abuser de ce geste. Elle perdrait connaissance et deviendrait hors concours, ça n'était pas cohérent avec son cirque... Et il ne pouvait pas décemment la tuer avec pour seul motif : elle est sortie après le couvre-feu ou bien : Eiven ne voulait pas répondre à une question à laquelle on considérait qu'elle avait déjà répondu. Asher fit quelques pas vers moi, satisfait de son manège.

Ce qui me faisait le plus mal entre Kae et mes yeux ? Qu'il entre son rire dans l'équation. Sa tronche et son existence même. Je ne pris pas la peine de répondre, recevant de la flotte sur le visage. Mes yeux pleuraient et me brûlaient encore plus... « J’attend le lapin Eiven », dit-il sous son air suspicieux et perfide. « J'ai déjà dit tout ce que j'avais à dire au Commandant et je suis sûre qu'il ne cautionnerait pas ce pseudo-interrogatoire qui sert plus de défouloir à ton esprit détraqué. Si une seule information me concernant manquait à Wernher, il saurait me poser les questions sans s'en remettre à toi. Enlève-moi ça et laisse Kaenya tranquille. Si t'arrête là, chacun rentre chez soi et on oublie tout ce qui s'est passé », sifflai-je entre mes dents. Il devait savoir. Savoir que la sagesse serait d'accepter l'idée. De ne pas laisser les choses s'empirer. J'étais prête à marchander à bien des niveaux. Mais je préférais essayer l'option la plus diplomatique : celle du statut quo où on efface l'ardoise. Peut-être que Kae ne saurait le faire, bien qu'elle ne me semblait pas aussi rancunière qu'il n'y paraît, mais j'osais me porter garante de son silence.

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mer 14 Mar 2018 - 22:13


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…


Je ne savais pas d’où j’arrivais encore à puiser cette force, mais si elle me permettrait de le faire choir, de le faire un minimum douter de lui, alors je continuerais. On était là, comme deux pantins, comme deux poupées, prêtes à assouvir les désirs de l’enfant maître. Tu parles d’un enfant, ce n’était juste qu’un putain de paumé qui ne sait même pas lui-même ce qu’il cherche, pour sûr. Mais j’avais grandi, je m’étais renforcée avec le temps, et ça, il avait l’air d’en être surpris. Je n’étais plus cette gamine qu’il prenait un malin plaisir à terroriser. Au coin d’une rue, au coin de l’écurie, au fin fond du mess, ces yeux se répercuter comme des caméras qui n’osent vous lâcher un instant. J’avais passé des heures, des jours, même des mois, à me demander ce qu’il me voulait, mais sans réponse, non, jamais je n’avais pu en savoir les raisons. Quand je vois maintenant de quoi il est capable, je me dis que c’estt mieux ainsi.

Mais sa force, ses mains attrapant mes cheveux comme s’il était sur le point de me les arracher, me tirant le crâne comme s’il ne me considérait même plus comme un être humain. Les questions virevoltaient dans mon cerveau. Pourquoi faisait-il cela ? Que cherchait-il à soutirer d’Eiven ? Et quoiqu’il cherche à trouver, pourquoi lui ? Quel rôle jouait-il dans tout ça sérieux ? Il se prenait pour le bourreau de Wernher ou quoi ? Putain de psychopathe. A priori, il n’en avait pas fini avec moi, non loin de là. Je compris vite, quand le seau d’eau se rapprocha à une vitesse grand v de mon visage, que je pouvais me débattre de toutes mes forces, cela ne servait strictement à rien.

“Non, noooon !!!”

Prise de panique, ce qui m'empêcha d’emplir mes poumons d’air, il m’enfonça la tête dans le bac, sentant l’eau rentrer dans mes narines, dans ma bouche, j’essayais de crier, mais cela n’améliorait guère ma situation. Quelques secondes passèrent avant que je puisse revoir la lumière. Reprenant mon souffle haletant, j’essayais de me dégager, en vain. Sans une hésitation, il me replongea la tête dans ma pénitence. Commençant à angoisser, je sentis l’oxygène m’abandonner, laissant les secondes se prolonger plus qu’elles ne le paraissaient. Il recommença, encore deux fois et plus il faisait, plus j’avais l’impression que les secondes s’écoulaient comme des minutes. Perdant la notion du temps, perdant tous mes autres sens, l’air me manquait et aucun son ne voulut sortir de mes entrailles. J’avais la sensation de nager dans le néant, un néant contrôlé par un horrible démon.

Mon corps gisait sur le sol, allongée sur le côté, j’essayais de recracher l’eau qui avait gonflé mes bronches. Comment cette sensation, ce manque d’air, peut autant déboussoler quelqu’un ? C’était horrible, il fallait être une personne horrible pour faire endurer ce genre de chose. Mes cheveux ruisselants encadrèrent mon visage, laissant perler des gouttes sur tout mon maigre corps. J’avais froid, j’étais terrorisée, recroquevillée sur moi-même, mon regard se posa sur celui défiguré d’Eiven. Les yeux grands ouverts, prêts à sortir de leurs orbites, j’entendis sa voix dans un écho lointain.

...on oublie tout ce qui s'est passé.

“Non, NON, je ne peux pas oublier ! Je ne peux pas oublier son urine, je ne peux pas oublier cette sensation de suffocation, je ne peux pas oublier son sourire cynique et narquois, heureux de nous voir souffrir!”
J’avais envie de le crier, de hurler à n’en plus pouvoir. Mais rien, mon souffle coupé, rien ne sortit de ma bouche, tout était bloqué dans ma gorge. Au fond, je savais qu’elle avait raison, elle jouait les cartes que je lui avais données, restée impassible et elle le faisait très bien. Mais tout ce mal remontait en moi, je commençais à perdre le contrôle total.  Mes yeux s’embuèrent, ne sachant pas si c’était des larmes ou l’eau qui noyait mon visage. À cet instant précis, je doutais de quoi j’étais capable, je ne pouvais pas, je ne voulais pas rester dans le silence, dans le secret, s’en était trop.




©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mer 28 Mar 2018 - 14:24



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
Parce que tu pense que ta voix a de l’influence? Stupide stupide gamine. Je ne pris même pas la peine de répondre. Non, je me contenta de retourner auprès de ma pauvre victime, Kaenya. Elle était à peine consciente. Il fallait que je prends mon temps si je ne voulais pas qu’elle crève tout de suite. Enfin… Pas trop non plus, on ne va pas gâcher le plaisir de la nuit.

Oublier… Oublier. Non mais elle était complètement conne la pauvre. Si je pouvais “oublier” sa misérable existence on ne serait pas la. Si je pouvais me lever le matin et oublier que le fait qu’elle marche dans ce camp librement me donne la gerbe, oublier qu’elle n’est pas a sa place… C’est impossible. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne le ferais pas. La seule sortie de cette soirée c'était que quelqu’un succombe. Elle, moi ou Kaenya. Il fallait que quelqu’un tombe.

Vu la situation, il était peu probable qu’il ne m’arrive quoi que ce soit. C’était la voix d'un milicien contre deux gamines. Elles étaient en tort pour commencer. Tant que Eiven en ressort intacte, je recevrais au pire une tape sur les doigts.
Pour ce qui est des deux filles ce n'était pas la même histoire. Kaenya n’avait pas de place importante au camp. Sa voix encore moins et Eiven était détestée par plus de la moitié de l’avant poste la mettant dans une position de faiblesse.

Je pris la blonde par le cheveux pour la relever, qu’elle puisses faire face à son amie, lui sussurant à l’oreille.

On dirait Eiven ne valorise pas ta vie

Et une fois de plus je lui plongea la tête sous l’eau, plus longtemps cette fois, 6 secondes. il fallait que ca deviennent plus effrayant. je répète l'opération deux fois avant de la laisser retomber au sol pour réhydrater les yeux de Eiven. Normalement, Kaenya devrait survivre une autre série… mais elle est déjà très faible.

Je ne leurs adressait pas la parole, je n'avais rien d’autre à ajouter. J'étais maintenant un simple travailleur perfectionnant son oeuvre, concentré et précis. Attendant un résultat.  

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
avatar

Messages : 3003
Médaillons : 2152
Crédits : Vanka / Anaphore
Avatar : Lyndsy Fonseca
Pseudo : Vanka
Présence : Présente

Multi-comptes : Vaughn, Zorhan, Wolfrem, Ayeen


Personnage
Occupation : Larbin du commandant de Reiver
Âge : 27 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil, évolué



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Mar 3 Avr 2018 - 19:26




torture interroge, douleur répond
Walk with me through the dark until we reach lightning skies, where the tightest knots untie. Lights so bright... Walk with me through lost time until we reach lightning skies, where the tightest knots untie.

Il serait difficile pour Kaenya de passer outre ces traitements et inévitablement, je la comprenais. Mon empathie envers elle était plus forte que je ne le souhaitais... Ne parvenant pas à m'empêcher de projeter l'image de ma sœur au travers de ses yeux bleus et ses traits que la vie n'avait de cesse de vouloir durcir en vain. La haine que m’insufflait Asher n'était pas pour arranger les choses. Faire comme si tout ceci ne m'atteignait pas était d'une difficulté sans nom ! Mes paroles n'avaient aucune importance pour le tortionnaire. Il vint attraper Kae par les cheveux et la traîner jusqu'au seau d'eau, déclarant que je n'accordais aucune valeur à sa vie.

Incapable de ciller, je sentais le feu éprendre mes yeux alors incapables d'exprimer quoi que ce soit d'autre que la douleur. S'il ne voulait pas m'entendre, entendre la raison et la vacuité de sa question, cette torture ne prendrait fin qu'une fois nos deux vies arrachées. Supplice que je le maudissais d'infliger à Kaenya bien plus qu'à moi. Je connaissais la violence des hommes et en avais malheureusement vu toutes les nuances. Qu'elles soient de mots, de coups, de sexe ou de pression psychologique, le panel paraissait m'être dévoilé comme un apprentissage pour passer le cran au-dessus : comme si survivre à tout ceci me permettrait de m'accomplir. Une horreur qui bordait mes nuits de cauchemars et de visions m'empêchant de dormir.

À de longues reprises, la tête de Kaenya était ensevelit sous l'eau. Je serrai les dents, incapable de lui donner de réponse, incapable de la sauver. Dans cette terrible vision, je m'en remettais à l'idée que de toute façon, Wrex avait trouvé là un jeu qui n'était pas prêt de le lasser. Si jamais je venais à lui dire ce qu'il voulait entendre, que ce soit vrai ou non, il en viendrait à poursuivre ses atrocités. Les raisons ne lui manqueraient pas... Laissant un instant de répit à mon amie semblant être dépossédée d'elle-même, il vint humidifier mes yeux. Le contact de l'eau sur mes iris asséchées m'arracha un râle d'agonie que je ponctuais d'un « Enfoiré !!! » empli de colère et de douleur. Je ne permettrais plus à qui que ce soit de te faire du mal, tels étaient les mots de Goran à mon égard. Respiration haletante, à voir Kaenya lutter pour rester parmi nous, l'idée de laisser Wrex s'en sortir s'effaçait radicalement de mon esprit. Il allait devoir comprendre que s'il me laissait sortir en vie, le Commandant lui tomberait dessus. Et s'il me tuait, il serait dans son intérêt d'en finir également avec Kaenya et les gardes nous ayant ramenées ici. Goran aurait tôt fait de lui réserver toutes ces tortures qu'Asher affectionnait avec ce petit plus que seul le Commandant savait prodiguer. « Pourquoi tu te mets en tête que j'ai le moindre pouvoir ou je ne sais quelle autre merde ? J'ai passé des jours à me faire cuisiner par tes p'tits copains et par le Commandant, ça te suffit pas pour lâcher l'affaire ?! » Si tout cela était basé sur de réelles raisons, alors il n'aurait pas eu à attendre cette coïncidence pour me tomber dessus...

inspired by bat'phanie propulsed by vanka

_________________
you should not leave me


ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t154-eiven-hadler-far-from-thunder http://www.afterdawn-rp.com/t90-eiven-hadler-nothing-else-matter
avatar

Messages : 122
Médaillons : 439
Avatar : Freya Mavor
Pseudo : Sha Lottie
Présence : 7/7

Multi-comptes : Slown Erzion / Ven Bishop


Personnage
Occupation : Responsable des écuries
Âge : 26 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Civil



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Sam 7 Avr 2018 - 11:22


“La torture interroge, et la douleur répond.”
Asher & Eiven & Kaenya


Ferme les yeux…
Respire….
Ecoute ton coeur…

Les yeux à demi clos, je ne percevais que leurs silhouettes floues, la masse maigre de Wrex s’approchant de celle de ma colocataire. Un instant de répit, un instant où j’essayais de recracher l’eau de mes poumons pour pouvoir respirer un air plus ou moins frais. Gisant sur le sol froid, je rampais vers l’opposé, mais sans vraiment grand succès, la force m’avait complètement abandonnée. Ce n’était juste qu’un instinct de survie qui grandissait peu à peu en moi. L’idée qu’il me tue ne m’avait pas encore traversé l’esprit, mais à cet instant, en voyant la haine qu’il nous portait à Eiven et à moi, j’en eus un léger frisson. Ce n’était pas possible, il ne pouvait pas, Elrych le saurait et il ne laisserait pas passer cela. Il ne pouvait s’en prendre à Eiv, la protection du commandant lui donnait une immunité… Je commençais à douter de tout, peut-être avait-il un plan plus “conséquent” que juste nous torturer pour obtenir des réponses inexistantes ?

Les monstrueux tatouages revinrent en ma direction, ses pas lourds s’entrechoquèrent juste à côté de mes oreilles. Il était là, prêt à me faire endurer une deuxième sentence. Je n’avais plus la force de parler à peine celle de respirer. Me tirant avec cruauté par la chevelure, je me sentis me relever faisant face à Eiven. Mon corps était un poids mort, mais Asher me tenait assez fermement pour que je ne m’écroule pas. Ma vision se nettifia, pouvant puiser la force d’Eiven dans son regard déformé, elle avait la rage, une rage impuissante mais bien présente.

Mais sans me laisser une seconde de plus, notre bourreau m’enfonça la tête dans la pénitence, bien plus longuement que les fois précédentes. N’étant pas prête, comment l’être pour ce genre de chose, je sentis l’eau sillonner mes sinus, asphyxier ma bouche, me laissant la sensation de me noyer dans un immense lac. Le milicien réitéra la procédure encore deux fois de plus, ce qui fit résonner les secondes dans mon crâne, déformant le temps au fil de mon exécution.

Dans un dernier élan, mes jambes tremblèrent, se secouèrent, dans un dernier spasme inutile. Mes bras posés sur le sol, qui me soutenaient dans une dernière émulation de force, lâchèrent pour m'effondrer sur le plancher glacial. J’avais l’impression que mon cerveau se noyait dans les limbes des enfers.  Le silence qui nous enveloppait fut rompu par la voix d’Eiv, que je n'entendais que très faiblement. Si loin et si basse à la fois, je n’en compris pas le sens, je ne comprenais absolument rien. Je me sentais partir, sans un mouvement, couchée sur le sol, je repensais à mes parents, aux êtres que j’avais aimé, à Djebann, à Elrych… Gardant l’espoir de les revoirs un jour...



©️Pando


_________________
IF WE SHADOW.

By COM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t859-reiver-kaenya-obs-you-are-your-only-limit http://www.afterdawn-rp.com/t847-kaenya-obs-you-are-your-only-limit
avatar

Messages : 131
Médaillons : 403
Crédits : Avatar : Juny the Kid ; Signature : FRIMELDA
Avatar : Rick Genest
Pseudo : Hyena
Présence : Présent



Personnage
Occupation : Second du Capitaine de Defense, accreditation M1
Âge : 36 ans
Localisation : Reiver
Reiver • Milice



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   Jeu 10 Mai 2018 - 17:52



LA TORTURE INTERROGE, ET LA DOULEUR RÉPOND.
ft. @Eiven Hadler & @Kaenya Obs.
J'en croyais pas mes oreilles. Hadler et sa cuisine me fit éclater dans un fou rire. Elle n'a rien vu, rien sentit, rien. Comment pouvait-elle croire que les petites tapes sur la main qu'elle a reçu jusqu'alors soit ne serait-ce qu'un minimum de torture. Quand on a Goran qui donne des ordres, les prisonniers ne sont a peine effleurés. C'est une insulte. Je déteste qu'on supervise mon travail, ou qu'on m'en donne des limites, mais d’après Eiven c’était bien suffisant. Quelle conne. Si j pouvais je lui découperais les paupières, éplucherais sa peau ou la marquerais au fer, maintenant ca c'est de la torture. L'agonie, la perte d’espoirs, le souhait de la mort, si le prisonnier ressent tout ça; alors c'est un travail bien fait.

Je ne pouvais pas me retenir, j'ouvris ma grande gueule " SUFFISANT?" lui cria-je d'un ton choqué " Parce que tu crois que ce que tu as subit avant était difficile? " Je ne pouvais pas me retenir de rire encore. Elle osait vraiment dire a moi, Asher Wrex, qu'elle en ait déjà eu assez? Quelle insolence. Quelle stupidité. C'est comme remuer un os devant la truffe d'un chien.

Je me plaça de nouveau derriere Eiven, regardant son amie sur le sol. Lentement je lui libérais les yeux. Je ne pouvais pas risquer de lui détériorer sa vue irréversiblement, bien que l'envie ne manque pas. Ce serait la fin de ma petite mise en scene avant de continuer. " Elle a déjà subit tellement plus que toi et je ne cherche meme pas a l'interroger. Tu crois vraiment que c'est suffisant?"

Je peux le sentir, elle cache quelque chose. Ce n'est peut être pas un don mais elle est pas net. Jamais je n'ai laissé un prisonnier filer sans être satisfait. Jamais. Je poussais lentement sa chaise vers son amie, de manière a ce qu"elle puisses presque la toucher. Il était temps. Il fallait faire souffrir Eiven pour de vrai.

Je sortit quelques secondes pour interpeller deux miliciens qui montait la garde dans les couloirs. "Allez me chercher un sac pour la morgue. Maintenant." Je parlais d'un voix assez forte pour que les deux filles puissent m'entendre. Ils parurent surpris mais se ruèrent hors de ma vue assez vite, ne voulant pas attirer ma haine sur eux.

je m'accroupi après de Kaenya. La mis en position au dessus du sceau pour la dernière fois "Eiven Hadler. Des dernier mots pour ton amie?"
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________


No Mercy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.afterdawn-rp.com/t937-reiver-asher-wrex-bourreau-de-l-avant-poste#11952 http://www.afterdawn-rp.com/t884-asher-wrex-he-bites-as-much-as-he-barks-uc
Contenu sponsorisé



 Sujet: Re: [03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”   

Revenir en haut Aller en bas
 
[03/01/2481] “La torture interroge, et la douleur répond.”
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
After Dawn :: L'Extérieur :: Avant-poste Reiver :: QG :: Cellules-
 
Sauter vers: